Rats d'Opéra

Rats d'Opéra

By Jean-Pierre ViditSociety & Culture
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Rats d'Opéra episodes

  • Les feux de l’amour sorcier
    L’œuvre de Manuel De Falla « El Amor Brujo » - « L’amour sorcier » -est, en la circonstance de sa production à l’Opéra-Théâtre de l’Eurométropole de Metz pour la fin de la Saison 23/24, associée en ouverture au drame lyrique en deux actes « La Vida breve » qui fera suite à cette première partie.
    Précisons que ce drame lyrique – La Vida Breve – sera traitée dans l’émission suivante dont vous trouverez le podcast explicatif sous le numéro 2421. Pour remettre l’émergence de cette œuvre dans le contexte foisonnant du début du XXème siècle à Paris, il est important de signaler que de nombreux ballets sont créés à Paris. Ils le sont souvent sur la commande de Diaghilev, le directeur des Ballets Russes. Citons, pour mémoire, que c’est le chef d’origine messine Gabriel Pierné qui est à la baguette lors de la création de L’oiseau de feu en 1910. N’oublions pas que Paris, en cette période, est un centre artistique majeur où se font…et se défont les réputations. Des disciplines artistiques différentes : peinture avec Picasso, chorégrahique avec Michel Fokine, musique avec Stravinski : Petrouchka en 1911 puis le Sacre du Printemps en 1913, Daphnis et Chloé de Maurice Ravel en 1912… se rencontrent autour de projets impliquant plusieurs disciplines artistiques.
    L’amour sorcier est un ballet pantomime pour orchestre de chambre et cantaora c’est-à-dire une chanteuse de flamenco. Le thème de cette pantomime en 16 tableaux trouve ses racines dans les mélopées propre au chant gitan qui se pratique dans les rues et les places de l’Andalousie. Elle raconte l’histoire d’une jeune femme poursuivie par un démon « l’amour sorcier » qui l’empêche de faire le deuil de l’amour – et du mari – qu’elle a perdu. Le défunt serait censé venir perturber le nouvel amour qui se dessine : la veuve « joyeuse » oubliant celui qui vient de la quitter. Le fantôme sera peu à peu attiré par le feu dans lequel il va tomber et disparaître à jamais. Laissant la veuve toute à sa joie et à sa nouvelle vie.

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    1 hr
  • Deux amoureux du répertoire français deuxième partie

    Nous suivons dans cette seconde émission le parcours choisi par deux chanteurs qui comptent actuellement dans les distributions des grandes scènes nationales et internationales : Benjamin Bernheim et Cyril Dubois. Ce sont tous les deux des ténors. Nous allons plus spécifiquement nous intéresser à Cyril Dubois qui est un « ténor de grâce » - c’est-à-dire un « ténor léger ». Nous pourrons vérifier et apprécier, au cours d’extraits choisis dans son dernier disque « So Romantique » paru sous les auspices du Palazetto Bru Zane, des airs qui nous permettent de rendre hommage à l’opéra français. Le choix proposé par Cyril Dubois nous incite à retrouver des compositions connues de compositeurs célèbres – Auber, Boieldieu, Halévy, Donizetti, Gounod- mais aussi d’autres moins célèbres comme Luce-Varlet, Clapisson, Dubois. Nous réserverons – pour des raisons de chauvinisme bien compréhensible et excusable – une place particulière à Ambroise Thomas, compositeur messin dont le célèbre Mignon ne doit pas faire oublier des opus moins connus : Le roman d’Elvire et Raymond qui figurent sur le disque de Cyril Dubois. Ils laissent aussi préfigurer un autre succès international : Hamlet.

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    1 hr
  • Deux amoureux du répertoire français

    Nous suivrons au travers de leurs productions discographiques deux ténors de premier plan : Benjamin Berhneim pour son disque ( 2019) intitulé de son seul nom et Cyril Dubois pour un disque, plus récent, (2023) dont le titre est So romantique !
    Il ne s’agit, bien sûr pas, de faire une comparaison entre ces deux voix qui tiennent actuellement l’un et l’autre le devant de la scène lyrique française. Mais, plus exactement, de comprendre et de bénéficier du regard et du choix qu’ils ont faits – plus pour le second que le premier – du répertoire de l’opéra français. Ces divers morceaux et extraits nous permettront d’explorer chez Bernheim toutes les facettes de sa palette vocale et de découvrir chez Cyril Dubois les traces du « ténor de grâce » devenu le « ténor de demi caractère ». Il nous permettra d’entendre pour Cyril Dubois les choix de répertoire qui vont de Boildieu et sa célébrissime Dame Blanche écrite en 1825 pour Louis Ponchard et quelques années plus tard La fille du Régiment de Donizetti avec l’air de Tonio « Ah mes amis quel jours de fête » où les vaillants contre ut réalise un mélange entre des lignes vocales belcantistes typiquement italiennes et la romance française. On notera également, au passage, leur affinité commune pour Gounod.

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    59 min
  • La Périchole ou le début de la fin

    La Périchole est une des dernières œuvres légères des « années d’or » de Jacques Offenbach.
    Ce dernier régnait en maître sur les divertissements. On critique beaucoup, dans la presse et dans les salons, l’hégémonisme de la position dominante d’Offenbach à l’affiche de nombreux théâtres parisiens. Il faut dire que se profile à l’horizon le premier des conflits qui va opposer l’Allemagne et la France en 1870 : premier volet d’une triste et malheureuse série. L’Empereur, Napoléon III, encerclé à Sedan est obligé de se rendre à l’ennemi c’est-à-dire au Kaiser. Cette défaite va entraîner la chute de l’empire et entraîner toute une série de troubles. On comprendra -sans que cela ne soit d’une logique à toute épreuve - que durant cette période troublée vont resurgir des sentiments antigermaniques assez compréhensibles. Offenbach en fera les frais du fait de son origine germanique et malgré sa naturalisation accordée en 1856 soit 12 ans avant la Périchole. Par ailleurs, nous allons voyager au Pérou mais un Pérou qui est moins LE Pérou géographique qu’un rêve de Pérou. Bien sûr, il ressemble de façon troublante à la société du Second Empire. Et le portait du Vice-Roi, amateur de femme comme il le chante dès le premier acte doit certainement viser les célèbres incartades conjugales de Napoléon 3. La réception de l’œuvre sera difficile car le public est choqué par l’attitude des puissants – en l’occurrence le vice-roi – qui, pour satisfaire ses désirs ou ses vices, n’hésite pas à suborner des gens qui souffrent de la misère. C’est indirectement une allusion aux oubliés de l’empire c’est-à-dire à toute cette population rurale venue dans les villes pour travailler dans l’industrie alors en pleine expansion et qui feront les beaux jours des descriptions de Zola dans les Rougon-Macquard.

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    1 hr
  • West Side Story au pluriel 2

    L’œuvre de Léonard Bernstein pour la musique et Stephen Sondheim pour les lyrics a donné lieu à de nombreuses éditions. D’abord dans le style de la comédie musicale qui a enflammé Broadway puis dans d’autres versions comme celle que Bernstein enregistra avec José Carreras et Kiri Ke Tanawa dans un registre nettement plus opératique pour se conclure par la version filmée qu’en tira Steven Spielberg en 2021 où les acteurs qui interprètent ces rôles légendaires sont aussi ceux qui interprètent réellement les chansons qui charpentent le film. Nous retracerons donc une première partie de cette œuvre mais l’originalité de notre démarche viendra de ce que nous mélangerons les interprétations afin que vous puissiez repérer et apprécier leurs différences. Nous nous arrêterons au mariage de Tony et de Maria pour explorer la suite tragique de cette œuvre qui reprend le thème shakespearien de Roméo et Juliette où s’affrontent non pas deux familles rivales mais deux bandes de quartier.

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    1 hr
  • West Side Story au pluriel 1

    L’œuvre de Léonard Bernstein pour la musique et Stephen Sondheim pour les lyrics a donné lieu à de nombreuses éditions. D’abord dans le style de la comédie musicale qui a enflammé Broadway puis dans d’autres versions comme celle que Bernstein enregistra avec José Carreras et Kiri Ke Tanawa dans un registre nettement plus opératique pour se conclure par la version filmée qu’en tira Steven Spielberg en 2021 où les acteurs qui interprètent ces rôles légendaires sont aussi ceux qui interprètent réellement les chansons qui charpentent le film. Nous retracerons donc une première partie de cette œuvre mais l’originalité de notre démarche viendra de ce que nous mélangerons les interprétations afin que vous puissiez repérer et apprécier leurs différences. Nous nous arrêterons au mariage de Tony et de Maria pour explorer la suite tragique de cette œuvre qui reprend le thème shakespearien de Roméo et Juliette où s’affrontent non pas deux familles rivales mais deux bandes de quartier.

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    1 hr
  • Florencia : le voyage à rebours

    L’opéra « Florence sur l’Amazone » est une œuvre de Daniel Catàn qui est né à Mexico en 1949 et décédé à Austin en 2011 alors qu’il était en train d’écrire et composer son dernier opéra « Meet John Doe ». Nous allons découvrir ce compositeur grâce à Philippe Stutzmann, Membre du Cercle Lyrique, qui s’appuie sur la retransmission unique de cette œuvre sur les écrans que le Met déploie dans le monde. La diffusion de cet opéra fait partie du groupe de 3 œuvres modernes et contemporaines que le Met a inscrit au début de sa saison 23/24 : Dead man walking, X, la vie de Malcom X et Florencia en el Amazonia. Une fois ses études terminées, Daniel Catàn retourne au Mexique mais séjourne au Japon, en Indonésie où il s’imprègne de la musique locale et surtout de l’instrumentation orientale. En 1991, il obtient un premier succès avec « La fille de Rappaccini » mais, comme la majeure partie des compositeurs des 30 voire 40 dernières années ,Daniel Catàn ne peut être rangé dans une catégorie stylistique définie et s’inspire des grands compositeurs du XXème siècle : Puccini, Stravinsky, Debussy, Ravel….L’action se situe au début du XXème siècle. Nous sommes à Leticia, ville portuaire de Colombie sur l’Amazone à la frontière du Brésil. En réalité, le synopsis nous fait suivre la diva Florencia Grimaldi qui s’apprête, incognito, à monter à bord du vaporetto « El Dorado » qui l’emmènera à Manaus. Après 20 ans d’absence, Florencia revient dans son pays d’origine pour la réouverture de la salle d’opéra brésilienne. Florencia a tout sacrifié pour sa carrière et, dans ce voyage, espère retrouver Cristobal, son bien-aimé, qu’elle a abandonné il y a bien des années pour les besoins de sa carrière et revient à l’occasion de cette réouverture à ses racines.

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    59 min
  • Base "Rat d'opéra"

    Nul doute que le nom de Porpora soit indissolublement lié au 18ème siècle pour deux raisons...
    La première est sa production d’opéras et d’arias composés pour les plus grandes voix qui, à cette période, étaient essentiellement groupées autour d’un certain nombre de noms qui remplissaient les salles à tout coup pour éblouir un public déjà conquis d’avance. Il s’agissait de Farinell, de Senesino, Cafarelli - entre autres – qui parcouraient l’Europe pour créer les opéras que des compositeurs écrivaient pour eux et surtout pour leurs voix. La seconde raison est que Porpora fût également un professeur de très grand talent – et donc très rechercé - que l’on venait consulter pour parfaire sa technique vocale. Stefano Aresi dans le livret du disque que Franco Fagioli consacre à Porpora souligné la primauté de ce maître tant dans le chant que dans la composition au point de faire de lui le maître reconnu et adulé de la puissante tradition napolitaine. On le voit dit encore le musicologue Stefano Aresi « comme le miroir privilégié de sa connaissance surprenante de la voix humaine » et les innovations qu’il a apporté peu à peu au répertoire comme au style ainsi que sa conception de l’art vocal fort puissamment enraciné dans la tradition napolitaine.
    Polifemo est l’un de ses succès les plus éclatants qui emprunte à la mythologie la matière de son livret où des airias redoutables de complexitédonnent l’occasion aux chanteurs de briller de mille feux par l’éclat de leur technique stupéfiante.

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    1 hr
  • Zémyre, la Belle et Azor, la bête
    La version du conte de Jeanne Marie Leprince de 1756 est probablement celle des versions qui plongent ses racines dans les temps les plus reculés puisqu’on en trouve des traces dès l’antiquité. Probablement parce le thème : la beauté et la laideur – et l’attitude que nous avons face à elle - sont des thèmes qui touchent tout un chacun. Comment accueillons nous les êtres différents et comment acceptons nous que les autres ne soient pas taillés à notre image. Nous suivrons la version qu’André-Ernest - Modeste Grétry donnera de l’œuvre à la cour du roi de France. Il faut préciser que le compositeur – belge d’origine - avait été appelé par Parie Antoinette comme professeur de clavecin mais aussi Directeur de la musique et pourvoyeur des divertissements royaux. C’est d’ailleurs au Palais de Fontainebleau que l’œuvre sera créée le 9 Novembre 1771. Zémyre, l’héroïne du conte, pour sauver son père est obligé d’aller le remplacer auprès d’Azor un terrible monstre effrayant comme prisonnière pour avoir pénétré dans le domaine en bafouant l’autorité de son propriétaire. Ce dernier tombe, bien sûr, amoureux de la belle jeune fille et cette dernière consent, après voir défailli face à sa laideur épouvantable, à le regarder et à voir les qualités de cœur qui anime cet homme et à ne plus le fuir. Elle va finir par l’aimer et lui trouver bien des qualités et faire ainsi tomber le sortilège qu’une fée malveillante avait jeté sur Azor. Le monstre se transforme alors sous les yeux de Zémyre en un jeune roi prêt à l’épouser. C’est comme dans la Cenerentola de Rossini, le « triomphe de la bonté ». Cet opéra en forme de conte nous propose également une partition fine et élégante – très 18ème siècle -qui contient le célèbre « air de la fauvette », morceau de bravoure pour le répertoire des sopranos qui, à l’instar de Mady Mesplé dans l’enregistrement utilisé pour cette émission, permet de faire valoir une voix exceptionnelle.

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    1 hr

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Cette émission est proposée par Jean-Pierre Vidit, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la…