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  • Promotion du français au Québec : les pratiques des entreprises saluées
    L’Office québécois de la langue française (OQLF) a lancé les Mérites du français 2020.

    L’appel de candidatures pour cette édition du concours est d’ores et déjà lancé par l’Office, et il se poursuivra jusqu'au 24 janvier.

    Cet appel cible les organisations établies au Québec, notamment les entreprises et les organismes, dont les « réalisations en francisation les plus inspirantes et innovatrices »  seront récompensées.

    Julie Létourneau, directrice des communications à l’Office québécois de la langue française. Crédit : Office québécois de la langue française.

    Julie Létourneau, directrice des communications à l’OQLF, précise les exigences de participation. Elles doivent s’inscrire en droite ligne avec les objectifs édictés :

    renforcement de la place du français dans le milieu de travail
    francisation du service à la clientèle
    promotion de la langue française
    francisation du personnel qui n’a pas le français pour langue maternelle
    divertissement en français (Source : communiqué)

    ÉcoutezFR_Entrevue_9-20200108-WIF90

    L’affichage en français fait partie des pratiques qui sont saluées par l’Office québécois de la langue française. Crédit : iStock
    Assurer la vitalité du français en milieu de  travail
    Ce concours annuel est organisé depuis 1990 pour souligner les projets des entreprises qui œuvrent au rayonnement du français par la diffusion d’une langue de qualité.

    « En plus de 20 ans, il y a eu de belles réalisations : création de vocabulaires spécifiques, d’outils linguistiques, de logiciels en français, un perfectionnement du français dans le clavardage avec les clients, des comités de francisation, bref toutes sortes de réalisations dans les entreprises pour faire rayonner le français dans les milieux de travail », a affirmé Mme Létourneau, dans l’entrevue avec Alice Chantal Tchandem.

    Généralement, l’Office reçoit entre 50 et 70 candidatures tous les ans, et ces candidatures sont étudiées par la suite par un jury.

    « On encourage les entreprises à déposer leur candidature. Au mois de mai, il y aura un gala lors duquel les finalistes vont être récompensés. On honore ces gens-là et on remet un trophée. Lors de cet événement, on fait des placements dans les médias pour souligner le travail de ces entreprises en matière de francisation », a conclu Julie Létourneau.

    La vidéo suivante illustre l’expérience d’une entreprise qui s’est démarquée, lors de l’édition précédente des Mérites du français.

    https://www.youtube.com/watch?v=4FLA99qfNeU


    Sur le même sujet :

    Le 26 août 1977, l'Assemblée nationale adoptait la Charte de la langue française, mieux connue sous le nom de loi 101.
    4 min
  • La coordination de l’aide canadienne en cas d’incendies comme en Australie
    Lorsqu’un important feu fait rage au Canada, une entente mutuelle entre le fédéral, les provinces et les territoires permet de coordonner l’aide à apporter.

    Le Canada peut aussi demander de l’aide à des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, le Mexique et les États-Unis avec lesquels il a signé un accord. Bien que ce soit le fédéral qui chapeaute ces interventions, ce sont les provinces qui ont le dernier mot quant à leur participation.

    À ce jour, le contingent canadien est composé de 95 personnes qui ont été déployées par petits groupes en Australie depuis le 3 décembre dernier. Ce sont des spécialistes en logistique, des gestionnaires des opérations et des analystes des comportements d’incendies.
    « Le combat de feux doit être adapté à la géographie où l’on se trouve et aux conditions de la météo. Au Québec, on a des lacs partout, les gens connaissent bien les avions-citernes, les gros avions jaunes […] En moins de 10 minutes, ils peuvent larguer l'eau et retourner se remplir et ainsi de suite. » Stéphane Caron de la SOPFEU (Société de protection des forêts contre le feu)
    En Australie, ils utilisent d’autres techniques comme le largage de liquides, qui ressemblent à de la gelée, sur des régions proches de zones incendiées. Ce qui a pour effet de retarder la propagation des feux. On y utilise aussi la technique de brûler à l’avance des zones afin que les flammes ne trouvent pas de matière à combustion.

    Stéphane Caron, coordonnateur à la SOPFEU, explique comment les ententes internationales pour l’échange de personnel sont bénéfiques entre des pays comme le Canada et l’Australie, car lorsque c’est l’été là-bas, c’est l’hiver ici.

    Stéphane Caron répond aux questions de Maryse Jobin. Photo : SOPFEU/M. Caron sur le terrain au Québec.FR_Entrevue_1-20200107-WIF10

    Des pompiers profitent de températures plus fraîches pour faire une pause avant que des flammes atteignent la région de Towanba en Australie, le 7 janvier 2020. Photo : Reuters/Tracey Nearmy.

    En complément

    Non, ceci n'est pas une photo satellite des feux en Australie (Radio-Canada)

    Des pompiers du Canada et du Québec se battent aux côtés des Australiens (RCI)

    Des feux plus fréquents en Californie, c’est la nouvelle norme (RCI)
    8 min
  • Défi j’arrête : 6 semaines pour cesser de fumer
    Le tabagisme est en régression au Québec avec seulement 17,5 % de la population qui fume.

    Des chiffres encourageants, mais qui le sont moins chez les 18 à 34 ans. En fait, 22 % des jeunes sont accros au tabac.

    Pour sa 21e édition, le Défi j’arrête, j’y gagne a mis en place des bourses ou des prix à gagner pour les inciter à laisser tomber cette habitude nocive pour la santé.

    Les statistiques ne mentent pas : 19 % des décès au Québec sont liés au tabagisme.

    Ceux et celles qui veulent relever ce défi ont jusqu’au 10 février pour s’inscrire à un programme de 6 semaines qui est un pas dans la bonne direction, car il s’agit d’un objectif réaliste.
    « 70 % des personnes qui fument ont tenté au moins 4 fois d’arrêter...» - Dre Christiane Laberge
    Dre Laberge explique comment la motivation de fumer diffère selon que l’on est compulsif ou anxieux, par exemple. Pour avoir une chance d’y mettre fin, il faut comprendre pourquoi on le fait.

    La Dre Christiane Laberge répond aux questions de Maryse Jobin. Photo : gracieusetéFR_Entrevue_1-20200106-WIF10
    8 min
  • Conquérir l’efficacité : 4 clés pour optimiser les performances en entreprise
    « L’efficacité est un savoir agir », relève Alessandra Pintore qui met sur le marché l’ouvrage Conquérir l’efficacité.

    Alessandra Pintore, formatrice, gestionnaire et conférencière, auteure du livre « Conquérir l’efficacité » Crédit : Exergue Communications
    Une combinaison gagnante de tous nos savoirs
    Mme Pintore souligne qu’il y a toute une démarche qui mène à l’efficacité.

    « Elle commence par la phase la plus difficile, c’est l’introspection. C’est ce qu’on appelle l’art du savoir-être [...] Elle nous permet de regarder avec objectivité les objectifs que nous voulons atteindre, pour qu’on soit un peu plus ciblé. Une fois qu’on a fait cette introspection, c’est certain qu’on part du bon pied. Là, il faut être capable aussi d’optimiser notre temps. On a 24 h dans une journée, et ça, c’est probablement la ressource la plus équitable que nous avons, parce que tout le monde a les mêmes heures dans une journée. Qu’est-ce qui fait la différence entre les gens qui sont efficaces ou non, ce n’est vraiment pas le temps à leur disposition, mais qu’est-ce qu’ils font avec ce temps », souligne-t-elle dans l’entrevue suivante avec Alice Chantal Tchandem.

    ÉcoutezFR_Entrevue_9-20200106-WIF90

    Découvrez cet ouvrage à partir du 8 janvier. Crédit : Exergue Communications

    Savoir gérer son temps c’est la deuxième étape après l’introspection, mentionne la spécialiste en compétences relationnelles et experte en développement de la main-d’œuvre. Celle-ci souligne l’importance de savoir « choisir ses batailles » et d'agir en fonction de ses priorités, selon que les tâches sont urgentes ou importantes, essentielles ou accessoires.

    Par la suite, il est primordial d’élaborer un plan d’action et de prévoir l’organisation.

    « C’est la dernière étape », observe Mme Pintore. Elle explique qu’il s’agit en quelque sorte d'agir comme si on était en face d’un coffre à outils où il faut puiser les ressources nécessaires à l’éclosion d’un savoir-faire porteur de valeur ajoutée.

    Ces ressources découlent de formations et d'autres ateliers de renforcement des compétences en vue d'atteindre l'efficacité personnelle ou de groupe tant dans les secteurs privés que publics, précise la formatrice, qui est aussi membre de l'Association canadienne des conférenciers professionnels.

    Elle mentionne qu'en ce qui a trait à la gestion optimale du temps, selon les objectifs fixés, la performance d’une entreprise n’est possible que si les ressources humaines sont bien outillées et ont acquis une expérience solide au fil des ans.

    La fondatrice de la firme de formation Solution & Co a formé plus de 50 000 personnes occupant diverses fonctions au sein des compagnies canadiennes. Elle estime qu’en près de deux décennies, elle est suffisamment outillée pour  aiguiller efficacement les Canadiens sur les pratiques susceptibles d’améliorer leurs capacités, en ce qui a trait à la gestion efficace de leur temps.

    C’est ainsi qu’elle annonce la mise sur le marché, dès mercredi, de son livre qui identifie les obstacles à l’efficacité et propose les moyens d’y faire face.

    Elle insiste sur l’importance du travail en équipe qui permet de déléguer certaines des tâches auxquelles un employé peut être soumis, ce qui permet d’éviter les délais inutiles.

    L’employé devrait pour cela faire preuve d’un savoir-vivre qui lui permet d’entretenir des relations conviviales, et savoir mettre en valeur ses compétences relationnelles.

    « Il s’agit notamment du savoir-être », précise Alessandra Pintore.

    Elle soutient qu'un employé sur lequel on peut compter en tout temps pour relever le défi de la performance, c'est celui qui est capable de démontrer de la résilience et de réagir adéquatement en situation d'adversité. C'est aussi celui qui présente des qualités d'empathie et de ...
    7 min
  • L’angoisse climatique peut avoir des conséquences sur notre santé mentale
    Connaissez-vous l’éco-anxiété? Les changements climatiques avec ce qu’ils comportent de catastrophes écologiques mettent au défi l’avenir même de notre humanité pouvant créer des troubles psychologiques sérieux. Afin de comprendre cette nouvelle pathologie, on en parle avec Christina Popescu, doctorante en psychologie à l’Université du Québec à Montréal.

    Bien qu’il n’y ait pas encore de définition précise de l’éco-anxiété, rappelle en entrevue téléphonique Christina Popescu, c’est une forme d’anxiété, une souffrance qui est liée aux changements climatiques et à l’attente de futurs désastres environnementaux.

    « Les symptômes s’apparentent beaucoup aux troubles anxieux, explique la chercheuse. L’éco-anxiété n’a pas été encore répertoriée dans le DSM (Le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), sorte de bible de la santé mentale. Mais on remarque chez les personnes atteintes d’anxiété beaucoup d’inquiétude et des idées négatives quant à l’avenir de la planète et même des humains. »

    « On observe également chez ces personnes un manque de motivation dans les activités au quotidien, ajoute Mme Popescu. Les gens se disent, que si tout risque bientôt de disparaitre, alors à quoi cela sert-il à continuer de vivre comme on le fait. »

    Écoutez l'entrevue avec Christina Popescu (6 minutes et 22 secondes) :

    FR_Entrevue_1-20191227-WIF10

    Ces idées sombres peuvent aussi avec des conséquences sur la qualité du sommeil et créent un sentiment de deuil, précise la chercheuse qui détient une maîtrise en science politique.

    « Toutes les mauvaises nouvelles liées à l’environnement et aux changements climatiques qui sont constamment répétées viennent exaspérer les symptômes. Mais d’un autre côté, c’est important de savoir ce qu’il se passe pour pouvoir réagir au niveau individuel, politique ou social. »

    Même s’il n’existe pas de recette miracle pour contrer l’éco-anxiété, le déni n’est pas une solution, selon la chercheuse. « C’est une réalité anxiogène, il reste que les personnes souffrantes peuvent décider de passer à l’action pour améliorer les choses ou de s’entourer de proches qui veulent changer le choses à l’échelle sociale ou politique. Cela peut aider à diminuer les effets anxieux. »
    L'écoanxiété : quand le sort de la planète vous angoisse https://t.co/Qlz5t7gWPK pic.twitter.com/K4mL1lvaLd

    — Radio-Canada Info (@RadioCanadaInfo) February 24, 2019


    L’éco-anxiété peut toucher toutes les tranches de la population, déclare Mme Popescu qui agit à l’Institut d’études internationales de Montréal. Elle constate d’ailleurs que les jeunes sont particulièrement concernés par cette pathologie.

    « Les enfants et ceux âgés de 18 à 35 ans, les " milléniaux ", peuvent souffrir de troubles. Il ne faut pas non plus oublier les travailleurs du milieu des ONG, notamment dans le secteur environnemental. Ils œuvrent constamment sur les sujets liés à la pollution, ce qui peut être très lourd à porter psychologiquement. »



    Après 12 jours de négociations, les 40 heures supplémentaires n'auront pas permis aux pays participants à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP25) de conclure une entente. La plus longue COP de l'histoire aura finalement accouché d'une déclaration commune. Le reportage de Michel Marsolais



    Lire aussi :

    Oiseaux d’Amérique du Nord et changements climatiques : attention, danger!

    Lutte contre les changements climatiques : le Canada doit en faire plus

    Les Canadiens s’inquiètent des changements climatiques, mais la moitié ne veut pas payer le combat
    7 min
  • La communauté maghrébine du Québec et les défis de l’intégration
    Comme toutes les communautés formant la mosaïque canadienne, la communauté maghrébine du Québec fait face elle aussi aux défis de l’intégration dans la société d’accueil.

    Plusieurs associations et centres communautaires offrent des services d’aide à l’intégration (Recherche d’emploi, entre autres).

    Mais, selon Mohammed Barhone, président de l’Assocation Racines qui s’occupe de la communauté maghrébine, l’intégration ne se limite pas à ces services.

    En entrevue avec Radio Canada International, il affirme que l’adaptation des méthodes d’intervention des services sociaux aux réalités des familles maghrébines immigrantes peut participer à une meilleure intégration.

    Et la sensibilisation des services sociaux à cette réalité se fait de différentes manières.

    Le président de cette association créée il y a quatre ans rappelle que « chaque année, l’organisme Racines organise un grand colloque qui rassemble plus de 250 personnes. Nous travaillons beaucoup sur les pratiques et les méthodes d’intervention et  sur l’accueil. »

    (Écouter l’entretien accordé à RCI par Mohamed Barhoune – 5 minutes 30 secondes)

    FR_Entrevue_9-20191226-WIF90
    « Avec le temps, nous avons compris que son impact sera beaucoup plus significatif si nous travaillons étroitement avec les institutions et les établissements de santé et de services sociaux qui, eux, travaillent directement avec la population. », Mohammed Barhone, Président de l’association  Racines
    La présence de Racines au comité la diversité du Centre Jeunesse de Montréal permet aussi, selon Mohammed Barhone, de de travailler directement  avec les intervenants et les intervenantes qui, eux, reçoivent les familles maghrébines.

    Les défis auxquels fait face la communauté maghrébine sont connus, selon lui. Les professionnels du milieu les connaissent très bien. Que ce soit la dynamique familiale dysfonctionnelle dans le parcours migratoire, les relations dans le couple ou la violence conjugale ainsi que la relation parents-ados, entre autres.

    Les jeunes issus de la communauté font eux aussi face à des défis dont le plus important serait la construction identitaire.

    Pour Mohammed Barhone, il n’y a pas mieux que de laisser « s’épanouir l’appartenance du jeune au Québec et au Canada »,  ceci n’entrant, en aucun cas, en concurrence avec la base culturelle ou religieuse transmise par la famille au jeune.

    En complément

    Site web de l'Associations Racines

    Les minorités ethniques sont surreprésentées à la DPJ (Le Devoir)
    6 min
  • Première ballerine et Fée dragée, la magie de Vanesa García-Ribala Montoya
    Vanesa García-Ribala Montoya est née pour danser. Et la danse a changé sa vie. Née à Madrid d'une mère espagnole et d'un père guinéen, son entrée dans la danse n'est pas passée inaperçue.

    Dans une interview, la danseuse nous a dit qu'elle a dû « casser la pierre » pour que sa présence en tant que femme et en tant que métisse ait la force de faire du bruit et de changer les choses dans un environnement régi par la tradition.

    La première ballerine des Grands Ballets Canadiens, Vanesa Garcìa-Ribala Montoya (Photo : RCI/Paloma Martínez)
    Première ballerine
    La plupart des jeunes danseurs rêvent de devenir un jour le premier danseur de leur compagnie de danse mais très peu atteignent ce niveau. Les prima ballerinas de toute compagnie de danse sont celles qui obtiennent les rôles principaux, mais surtout, elles sont les leaders des autres danseurs en raison de leur caractère et de leur présence, mais aussi de leur expérience.

    Vanessa a mérité l'honneur de devenir la première danseuse des Grands Ballets Canadiens en 2018 en raison de sa carrière lumineuse depuis son arrivée au sein de cette prestigieuse compagnie en 2006.
    Le Casse-Noisette et la Fée dragée
    Chaque année, Vanessa passe Noël à danser avec sa famille des Grands Ballets.

    Dans Casse-Noisette, un classique de la période de Noël, Vanessa interprète la Fée dragée, qui, comme son nom l'indique, est la plus douce de toutes. De plus, cette fée est le guide de Clara, le personnage principal de cette chorégraphie du danseur canadien Fernand Nault et de la musique de Tchaïkovski, dans un monde de rêve, de sucreries et de bonheur.

    Lors d'une récente conversation avec elle, Vanessa nous a dit qu'elle adore apporter cette magie aux familles au moment de Noël :

    https://youtu.be/4XvDSLu-ZXU

    Le Casse-Noisette des Grands Ballets Canadiens est présenté à Montréal jusqu'au 30 décembre à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.
    L'avenir
    Pour Vanesa García-Ribala Montoya, 2020 sera une année pleine de projets et de défis. Elle continuera à jouer les rôles principaux dans des pièces telles que La Belle au bois dormant, entre autres.

    Mais en mars, elle présentera avec deux autres chorégraphes des Grands Ballets, l'œuvre chorégraphique LUNA, qui s'inspire de cet astre et du mouvement des marées. Il s'agit de l'une de ses premières incursions dans ce domaine de la mise en chorégraphie de pièces de danse. Elle en est très enthousiaste!

    (Photo : ©Sacha Onyshchenko)

    Vanesa García-Ribala Montoya se perçoit comme étant une artiste à part entière qui veut partager des histoires et des émotions à travers la danse, que ce soit comme danseuse ou en tant que chorégraphe.

    Elle croit également que la danse pourrait changer la vie de quelqu'un comme cela a été pour elle. Peut-être même que la danse pourrait changer le monde, dit-elle. Qui sait?



    Pour écouter ce reportage, cliquez ci-bas: 

    FR_Entrevue_3-20191224-WIF30
    2 min
  • Décès d’Ahmed Gaïd Salah, homme fort de l’Algérie
    Le général Ahmed Gaïd Salah, puissant chef de l'armée algérienne, l'« homme fort de l'Algérie », connu également pour avoir poussé l'ex-président Abdelaziz Bouteflika à démissionner, est décédé lundi à l'âge de 79 ans d'une crise cardiaque selon la présidence algérienne.

    Ahmed Gaïd Salah est aussi connu pour avoir joué un rôle majeur dans l'organisation des élections présidentielles du 11 décembre dernier, boycottées par le hirak, mouvement de contestation populaire et une partie de l'opposition.

    Nous avons contacté le géopolitologue Raouf Farrah du groupe Sec Dev basé à Ottawa et membre du mouvement Ibtykar.  Ce dernier se définit comme « un mouvement citoyen et politique, engagé pour l'émergence d'une Algérie démocratique, sociale, moderne et résolument tournée vers l'avenir ». Raouf Farrah nous a parlé des conséquences à court et long terme du décès du général Gaïd Salah. 

    Comment envisagez-vous l'avenir de l'armée algérienne et de l'Algérie tout entière maintenant que ce personnage a disparu? Laisse-t-il un grand vide ou son temps était révolu?



    https://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2019/12/RAOUF-FARRAH-1_2019-12-23T13-14-19.187.mp3

    L’Armée nationale populaire d’Algérie est une armée structurée, une institution forte qui, je pense, saura dépasser le décès aujourd’hui de son chef qui est le général Ahmed Said Salah. Il y aura certainement de changements au niveau de l’état major, bien sûr au niveau de son commandement, mais aussi des différentes composantes de ce dernier. Mais je pense que l’institution restera fidèle à ce qu’elle est, c’est-à-dire une institution populaire, souveraine dont la principale prérogative est de défendre les intérêts nationaux algériens. Raouf Farrah

    Durant sa cérémonie d'investiture, le nouveau président, Abdelmadjid Tebboune, a élevé le général Gaïd Salah à la dignité de "Sadr", l'Ordre national du Mérite, il s'agit de la plus haute distinction, un honneur traditionnellement réservé aux chefs de l'État. Le général Gaïd Salah était au cœur du régime. Sa mort aura t-elle un impact sur la feuille de route du nouveau président?



    https://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2019/12/RAOUF-FARRAH-2_2019-12-23T13-14-19.187.mp3

    Le nouveau régime en Algérie est un régime qui est, avant tout, entre les mains du pouvoir militaire. Et donc, la désignation comme président d’état d’Abdelmadjid Tebboune par une mascarade électorale illégitime du 12 décembre dernier, que la majorité du peuple algérien rejette,  s’inscrit dans une stratégie que le haut commandement de l’armée en mis en place pour designer un nouveau représentant civil à ce pouvoir militaire. Donc en réalité, la distinction de Ahmed Gaïd Salah avec le « Sadr » est en fait vu comme une récompense octroyée par le nouveau représentant civil du régime à l’homme vieillissant qui a tout fait pour rejeter les revendications principales du peuple algérien, qui étaient le refus de cette élection et plutôt la construction d’un nouveau régime démocratique qui serait un État de droit par une période de transition durant laquelle un nouveau régime politique légitime pourrait prendre le pouvoir.Raouf Farrah

    Les actions, les décisions et le pouvoir du général Ahmed Gaïd Salah ont été fortement contestés par les manifestants anti-régime en Algérie, comment réagissent-ils à sa mort? 



    https://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2019/12/RAOUF-FARRAH-3_2019-12-23T13-14-19.187.mp3

    Je ne pense pas que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle. Le mouvement populaire est toujours dans la continuité, rien n’a changé pour ce dernier, les objectifs de la révolution du 22 février sont toujours les mêmes, la méthode restera la même, c’est-à-dire « la silmya », donc le pacifisme, jusqu’à ce que ce régime tombe et qu’un nouveau régime d...
    6 min
  • Violence conjugale : des mesures plus restrictives exigées pour les conjoints
    Le drame d’une mère et ses deux enfants tués la semaine dernière par le père qui se serait ensuite suicidé ramène à l’avant-plan toute la question de mesures restrictives à imposer afin de prévenir ce genre de drame.

    À la suite du témoignage d’une autre femme cette semaine qui a échappé de justesse à la mort aux mains de son ex-conjoint qui s’est suicidé devant elle, des intervenantes en violence conjugale exigent des changements pour contrecarrer les conjoints violents.

    Le gouvernement Legault a décidé de regarder le problème sous l’angle de l’urgence et a demandé à la ministre Isabelle Charest de préparer un plan d’intervention.

    Selon Sabrina Lemeltier, le système judiciaire comporte plusieurs lacunes. Elle pointe du doigt le « 810 » une ordonnance d’éloignement qui évite de passer au criminel, mais dans lequel le conjoint violent s’engage à garder ses distances.

    Le problème selon elle, c’est que la femme qui a été victime de violence se retrouve à devoir surveiller ces allées et venues :
    « C’est à la femme ensuite de surveiller tous les bris de conditions, donc une des mesures que nous recommandons c’est notamment ce qui se passe en Europe, c’est-à-dire les bracelets électroniques. Que ce soit la police qui surveille ces hommes-là. Que ce ne soit pas les femmes qui surveillent chaque fois qu’elles sortent de leur auto ou de leur maison que monsieur n’est pas dans leur entourage. » Sabrina Lemeltier, directrice générale de la maison d'hébergement La Dauphinelle. 
    Sabrina Lemeltier a abordé cette semaine au Téléjournal 18 h de Radio-Canada les changements qui doivent être rapidement mis en place:

    Sabrina Lemeltier explique pourquoi les bracelets électroniques, comme ceux utilisés en France, pourraient être une solution dans certains cas de violence conjugale. Photo: Courtoisie.FR_Entrevue_1-20191220-WIF10

    Si vous inquiétez pour votre sécurité vous pouvez appeler SOS Violence conjugale, c’est la porte d’entrée pour avoir des services : 1 800 363-9010, 24 h sur 24, 7 jours sur 7.

    En complément



    Les mécanismes mis en place pour prévenir la violence conjugale, que ce soit le changement d'adresse ou même un ordre du tribunal, s'avèrent parfois complètement inefficaces. Une femme de Montréal a accepté de raconter le cauchemar qu'elle a vécu à la journaliste Julie Émond.
    5 min
  • Augmentation du salaire minimum de 4,8 % : une mauvaise nouvelle pour les PME
    Cette augmentation créera une pression supplémentaire sur les petites et moyennes entreprises partout au Québec, soutient la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

    François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI Crédit : FCEI

    Il s’agit généralement de petites entreprises familiales qui ont des difficultés à réaliser des marges de profit suffisamment importantes pour leur permettre de payer des salaires à la hauteur de la barre fixée par le gouvernement provincial, souligne François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI.

    Le gouvernement du Québec a décidé de faire passer le salaire minimum partout dans la province à 13,10 $ l'heure, soit une hausse de 60 ¢, à partir du 1er mai prochain.

    C’est bien loin des 15 $ souhaités par divers groupes sociaux. Mais pour la FCEI, c’est un véritable boulet pour les PME qui plient déjà sous le poids des charges sociales qu’elles sont contraintes de supporter.

    Celles-ci risquent de se voir asphyxiées par cette charge supplémentaire, en raison de l’effet domino qu’aura cette augmentation sur l’ensemble des salaires des employés, a mis en garde M. Vincent. Selon ses explications, l’augmentation des salaires des employés ayant peu d’expérience incitera les employeurs à rehausser les salaires pour l’ensemble de leurs travailleurs, pour éviter l’iniquité à l’endroit des plus anciens et plus expérimentés.

    ÉcoutezFR_Entrevue_9-20191220-WIF90

    Le vice-président pour le Québec de la FCEI suggère ainsi que le gouvernement privilégie davantage les mesures fiscales pour permettre un accroissement des salaires des travailleurs dont les salaires sont très faibles :

    bonification du montant personnel de base,
    primes au travail,
    crédits d’impôt ciblés.

    « Notre crainte est que les petits entrepreneurs fassent partie de ceux qui ne profiteront pas de cette hausse du salaire minimum. La hausse proposée de 4,8 % du salaire minimum est presque aussi importante que leur marge de profit et s’ajoute aux autres charges sociales payées par l’employeur. Pour atténuer cette pression financière, c’est souvent l’entrepreneur lui-même qui va travailler davantage ou diminuer son propre salaire », constate François Vincent, dans le communiqué.
    5 min

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