RCI | Français : Reportages

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  • Québec : la loi sur la laïcité validée par la Cour supérieure avec des exceptions
    Dans une décision rendue mardi, la Cour supérieure du Québec a validé la Loi sur la laïcité de l’État, plus connue sous le nom de loi 21, avec certaines exceptions.

    Adoptée par l’Assemblée nationale en juin 2019, cette loi interdit le port des signes religieux pour les fonctionnaires de l’État en position d’autorité, dont les enseignants du primaire et du secondaire dans le réseau public, pendant les heures de travail.

    Dans un jugement de 240 pages, le juge Marc-André Blanchard valide la loi, mais estime que certains articles ne s’appliquent pas aux élus de l’Assemblée nationale ainsi qu’aux réseaux scolaires publics anglophones.

    La Commission scolaire English Montréal (CSEM), l’une des parties contestataires de la loi, s’est dite satisfaite de cette décision. Son président Joe Ortona croit que « cette loi a des effets négatifs sur le personnel et la culture de tolérance véhiculée dans les écoles de sa commission scolaire ».

    « Il nous a fallu refuser des emplois à des candidats et des candidates qui étaient qualifiés, certains ont refusé des promotions et d’autres n’ont tout simplement pas postulé », a-t-il dit dans une vidéo.

    « La loi force les individus à choisir entre un emploi au gouvernement et le désir de porter des signes religieux », a-t-il ajouté.

    Les avocats du réseau scolaire anglophone estimaient que la Loi sur la laïcité contrevenait à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés qui protège le droit à l’instruction dans la langue de la minorité.

    Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice du Québec - Photo : La Presse canadienne/Jacques Boissinot

    Le gouvernement du Québec n’a pas tardé à réagir par la voix de son ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette. Il a indiqué qu’il fera appel.

    Selon lui, le jugement de la Cour supérieure crée une division dans l’application de la loi en fonction d’un critère linguistique. « L’article 23 de la loi constitutionnelle de 1982 n’a pas été conçu pour ça, alors nous irons en appel », a-t-il dit.

    Les lois du Québec doivent s’appliquer pour tous et sur l’ensemble du territoire québécois. Il n’y a pas deux Québec, il n’y en a qu’un seul.Simon Jolin-Barrette

    Peu après son ministre de la Justice, le premier ministre du Québec, François Legault, est allé dans le même sens et a exprimé sa déception.

    « C'est comme si la laïcité et les valeurs ne seraient pas protégées de la même façon pour les Anglo-Québécois et les francophones. Pour tous les Québécois, il doit y avoir des valeurs communes. Il va falloir se poser des questions : pourquoi les droits des Anglo-Québécois ont un impact sur nos valeurs communes », a-t-il déclaré.

    Des manifestants en faveur de la loi sur la laïcité à Montréal - Photo : Radio Canada/Jacaudrey Charbonneau

    Pour pouvoir adopter la Loi sur la laïcité, le gouvernement a eu recours à une disposition de la loi fondamentale canadienne appelée la clause dérogatoire ou clause nonobstant.

    Elle lui permet d’éviter une contestation de la loi par ceux qui estiment qu’elle est discriminatoire et contraire à la Charte des droits.

    Malgré cette clause, les contestataires ont allégué que la Loi sur la laïcité cause des torts sérieux aux minorités religieuses et aux droits des femmes musulmanes qui portent le voile.

    Il ne fait aucun doute qu’en l’espèce la négation par la loi 21 des droits garantis par les chartes entraîne des conséquences sévères sur les personnes visées. Non seulement ces personnes se sentent ostracisées et partiellement mises à l’écart de la fonction publique québécoise, mais en plus certaines voient leur rêve devenir impossible alors que d’autres se trouvent coincées dans leur poste sans possibilité d’avancement ou de mobilité. De plus, la loi 21 envoie, en outre,
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  • ÉPISODE 1 | Ginella Massa – Laisser sa marque à la télévision
    Originaire du Panama, Ginella Massa est la première Afrolatino-Américaine et la première femme portant le hidjab à la télévision canadienne.
    Avec plus de 10 ans d'expérience en coulisses et en ondes, Ginella a travaillé, tant au niveau local que national, à la télévision et à la radio.

    Dans ce premier épisode de la série-balado Laisser sa marque, Ginella Massa parle de ses motivations, de ses craintes et de ses défis à la tête de sa propre émission à la télévision publique canadienne en anglais.

    Lors de notre conversation, elle explique qu'elle a eu plusieurs moments de doute, en raison de son apparence.

    Cependant, elle dit ne jamais avoir douté de son héritage culturel et encore moins de son engagement à informer et à représenter toutes ces femmes qui s'identifient à elle et qui ont du mal à se faire entendre dans le monde des médias aujourd'hui.

    Écoutez cet épisode :

    https://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2021/01/MP3-FR-GINELLA-MASSA.mp3
    Voix hors champ : Ginella Díaz
    Narration et réalisation : Paloma Martínez
    Musique : © APM Music






    L’émission Canada Tonight with Ginella Massa est diffusée du lundi au vendredi à 20 heures (heure de l’Est) sur CBC News. (Photo : Gracieuseté de la ©Canadian Broadcasting Corporation)
    9 min
  • 153e anniversaire du Canada célébré de façon unique et historique
    Ce premier juillet, les célébrations entourant la fête du Canada sont un peu plus calmes alors que la population tente de maintenir ses distances de la COVID-19. Il existe pourtant des moyens de célébrer l'anniversaire d'un pays né en 1867 même si on doit le faire à distance ou en différé dans certains cas.

    Stade olympique de Montréal. (Twitter)

    C'est le cas à Montréal où les chanteurs québécois Charlotte Cardin, Hubert Lenoir et Patrick Watson, ainsi que la chanteuse folk inuit Elisapie font partie des artistes qui joueront devant des gradins vides au Stade olympique et ce dans un spectacle télévisé pré-enregistré de 60 minutes. Les promoteurs qualifient l’événement « d'historique » le décrivant comme étant « le premier spectacle sans public sur le terrain du Stade olympique ».

    On y injectera ici et là de traditionnelles déclarations politiciennes notamment de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ou du ministre canadien du Patrimoine, Steven Guilbeault exprimant nul doute leur satisfaction de vivre dans le deuxième plus grand, selon les atla et meilleur pays au monde, selon certains.

    Parmi les autres événements télévisés qui passeront certainement à l'histoire au pays, il y a celui d'un chef d'orchestre en Colombie-Britannique filmé dans son jardin et qui sous l’œil curieux de plusieurs voisins agitera sa baguette et bougera vigoureusement des bras alors qu'il dirigera 28 musiciens de l'Orchestre symphonique de Surrey jouant tous à distance l'hymne national canadien.

    Une date historique pour l'hymne national canadien

    La fête du Canada cette année coïncide avec le 40e anniversaire de la proclamation de l'Ô Canada comme hymne national du pays.

    Le directeur musical de l'Orchestre du Centre national des Arts à Ottawa Alexander Shelley offre ainsi aux Canadiens d'enregistrer leur propre version de l'Ô Canada et de courir la chance de s'entendre l'interpréter en compagnie, virtuellement, des musiciens de l'orchestre.

    La ville de Toronto a elle aussi déplacée ses célébrations de la fête du Canada en ligne avec des une journée complète de festivités qui inclura la participation de Gordon Lightfoot.

    Cet auteur-compositeur-interprète et guitariste canadien de 81 ans a connu un succès international dans le domaine de la musique folk, folk-rock et country. On le considère souvent comme le plus grand auteur-compositeur canadien et il est connu dans le monde entier.

    Les personnes qui souhaitent célébrer la fête du Canada doivent faire preuve de créativité cette année. Les grandes célébration ont été annulées ou déplacées vers des fêtes virtuelles en raisons des dangers posés par la COVID-19. (Bruce Reeve/CBC)

    150e anniversaire d'un premier ministre canadien souligné lors de ce 153e anniversaire

    RB Bennett (Archives du Nouveau-Brunswick)

    Au Nouveau-Brunswick, dans l'est du pays, le Centre commémoratif RB Bennett, à Hopewell Cape, célébre ce mercredi le 150e anniversaire du 11e premier ministre canadien.

    RB Bennett a dirigé le pays pendant la Grande Dépression et a institué certains des changements les plus reconnaissables dans la société canadienne, notamment les créations de la Société Radio-Canada, de la Banque du Canada, de la Commission canadienne du blé et de l’assurance-emploi.

    Ces célébrations ne prendront fin que vendredi, ce qui constitue la date de naissance de RB Bennett.

    Dans la capitale canadienne Ottawa

    Il n'y aura pas de feux d'artifice pour illuminer le ciel au-dessus de la colline du Parlement canadien cette année.

    En lieu et place, le ministère canadien du Patrimoine canadien propose un feu d'artifice virtuel à 22 h, heure d'Ottawa, où les Canadiens sont invités à pointer leurs appareils mobiles ou leurs tablettes vers le ciel.
    0 min
  • Projet de cartographie anti-éviction dans un quartier défavorisé de Montréal
    Des chercheurs de trois grandes universités de Montréal se sont joints à des résidents d'un quartier montréalais pour développer une nouvelle étude pour mieux comprendre la crise du logement. Le Projet cartographique anti-éviction de Parc-Extension, chapeauté par les universités McGill, Concordia et du Québec à Montréal, a pris forme lorsque des locataires du secteur ont commencé à dénoncer avoir de plus en plus de difficulté à trouver un logement abordable et de qualité dans le quartier.

    D'ailleurs, samedi, des résidents de Parc-Extension ont pris part, à pied, en voiture et à vélo, à une caravane pour dénoncer les évictions qui ont lieu dans leur secteur à pour demander des mesures d’urgence supplémentaires afin de « conjuguer avec la crise du logement ».

    Selon les organisateurs de cette manifestation, avec l'arrivée à échéance de la plupart des baux de location le 30 juin prochain, plusieurs locataires pourraient se retrouver à la rue cet été, au milieu d’une pandémie mondiale. Les locataires dénoncent une explosion des prix des loyers, des taux d’inoccupation à leur plus bas en 15 ans, ainsi que le recours à la discrimination de la part des propriétaires, particulièrement lorsque des locataires et des familles racisées, issues de l’immigration et à faible revenu, sont concernées.

    RCI a parlé à Emanuel Guay, doctorant et chercheur du Projet de cartographie anti-éviction de Parc-Extension, et à Amy Darwish et André Trépaner du Comité d'action Parc-Extension (CAPE). Ils nous ont expliqué que cette idée est née d'un collectif formé au début de l’année 2019 afin de documenter « les conséquences de l’embourgeoisement » à Parc-Extension ainsi que les stratégies pour contrer ses effets négatifs.

    Son objectif principal est de documenter notamment le déplacement résidentiel forcé de ménages à faible revenu. Avant le confinement, les intervenants et les intervenantes du CAPE entraient les données de chaque locataire rencontré subissant une demande de reprise, d’éviction pour agrandissement, subdivision ou changement d’affectation et demande de départ pour des rénovations. Ces données ont servi de base pour le rapport « MIL façons de se faire évincer » que le Projet de cartographie anti-éviction de Parc-Extension a publié la semaine dernière.Emanuel Guay, chercheur

    Le projet cartographique est né au début de l’année 2019 afin de documenter « les conséquences de l’embourgeoisement » à Parc-Extension ainsi que les stratégies pour contrer ses effets négatifs. (Photo : Projet de cartographie anti-éviction de Parc-Extension)

    En effet, ce rapport dont M. Guay fait mention est le résultat d'une recherche qui a suivi l'ouverture, en septembre 2019, du nouveau Campus MIL de l’Université de Montréal au sud du quartier Parc-Extension. La recherche conclut qu'en ce qui concerne le logement, la construction et la mise en fonction du campus ont mené à des augmentations de loyer, des évictions et des déplacements de résidents, dans un contexte marqué par des taux d’inoccupation bas à Parc-Extension et plus largement à Montréal.

    Le rapport dit aussi que des groupes communautaires ont été déplacés et des réseaux de soutien se sont déstabilisés puisqu'on assiste à une forme particulière d’embourgeoisement provoquée par l’arrivée d’étudiants dans le quartier et un marché immobilier spéculatif.

    Traditionnellement, le quartier Parc-Extension de Montréal se caractérise par une forte proportion de résidents issus de l’immigration et à faible revenu. Les auteurs du rapport et initiateurs du projet insistent pour dire que ce quartier compte avec un réseau communautaire très fort.
    Qui sont les personnes les plus à risque de se faire évincer et pourquoi?
    Plusieurs personnes sont à risque de se faire évincer, notamment les locataires payant un loyer moins élevé et dont les revenus ne leur permettent pas de suivre l’augmentation en cours des loye...
    0 min
  • Bon 75e anniversaire à Radio Canada International!
    Cela fait 75 ans aujourd'hui qu'est né Radio Canada International. Afin de soutenir les troupes militaires canadiennes parties libérer l'Europe de l'occupation allemande, le 25 février 1945, le Service international de Radio-Canada effectuait sa première diffusion dans le monde en ondes courtes.

    Il a fallu attendre 1970 avant que ce Service international de Radio-Canada trouve son nom actuel de Radio Canada International (RCI).

    En cette fin de Deuxième Guerre mondiale, le ministre de la Justice de l’époque, Louis St-Laurent, avait défini ce Service international comme étant une « étape dans l’histoire de la Société Radio-Canada, mais aussi dans l’histoire des relations internationales de la nation canadienne ». Il allait lui-même passer à l'histoire peu de temps après en devenant le 12ᵉ premier ministre du Canada (1948-1957).

    Les premières diffusions ont été faites en quatre langues : français, anglais, allemand et tchèque. 

    Puis, quelques mois plus tard, nous ajoutions à ces langues de diffusion le néerlandais et le slovaque.  

    En 1946, des programmes en suédois, norvégien, danois et espagnol se sont ajoutés, suivis en 1948 par des émissions en portugais et en italien. Durant ses 75 ans, RCI a diffusé au total en 20 langues. 

    Aujourd’hui, RCI ne diffuse plus sur ondes courtes. En 2012, son budget ayant été considérablement réduit, Radio Canada International est devenue une webradio dont le service est maintenant offert en cinq langues.
    Tam-Tam Canada soulignait l'an dernier le 74 anniversaire de Radio Canada International

    Témoignages d'auditeurs

    Paul Jamet est un scientifique français qui a presque le même âge que Radio Canada International.

    Dans cette entrevue enregistrée en 2015, il offre un témoignage personnel sur ses affinités envers la radio internationale et sur ses années d’écoute de RCI depuis les JO de Montréal en 1976.

    ÉcoutezFR_Reportage_1-20200225-WRF10

    Un spécialiste des vieilles radios à l'écoute de RCI

    Pendant des années, Philippe Marsan travaillait de jour comme expert en nouvelles technologies de télécommunication en France. Mais le soir et la nuit, il se transformait en spécialiste de l’écoute des vieilles radios.

    Il y a 15 ans, lors du 60e anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie, il avait capté RCI en ondes courtes avec un ancien récepteur à lampes qui fonctionnait pendant la Deuxième Guerre mondiale au moment justement où Radio Canada International effectuait pour ainsi dire son baptême de l’air.

    ÉcoutezFR_Reportage_2-20200225-WRF20

    En complément

    75e anniversaire du jour J : le Canada, un allié crucial - RCI

    75 anniversaire du jour J : enfin une tombe et une cérémonie d’inhumation digne pour le soldat canadien John Collis! - RCI
    15 min
  • Montréal, Berne, Prague et Bucarest réunis pour la Journée mondiale de la radio
    Proclamé en 2011 par les États membres de l’UNESCO et adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2012 en tant que Journée internationale, le 13 février est devenu la Journée mondiale de la radio (JMR).

    Et, à l’occasion de la JMR 2020, l’UNESCO invite les stations de radio à promouvoir la diversité, à la fois dans leur salle de rédaction et en ondes.

    C’est ainsi que pour la première fois, dans cette émission de 20 minutes, Radio Canada International réunit trois partenaires internationaux pour vous faire découvrir leurs diversités.

    Stéphane Parent de Radio Canada International mène l’orchestre depuis Montréal en compagnie des journalistes de Swissinfo, de Radio Prague International et de Radio Roumanie International.

    FR_Reportage_2-20200213-WRF20




    PREMIÈRE PARTIE

    Dans un pays aux mœurs démocratiques très développées et ayant quatre langues nationales (allemand, français, italien et romanche), que signifie la diversité en Suisse? Réponse de Katy Romy du service international de la Société Suisse de Radiodiffusion (SSR). 6:22

    https://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2020/02/0095f6cd.mp3

    DEUXIÈME PARTIE

    Ileana Taroi de Radio Roumanie International explique comment la société roumaine peu ouverte à l'immigration, contrairement au Canada, vit la diversité depuis la chute du régime communiste de Nicolae Ceaușescu en 1989. 7:53


    https://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2020/02/0095f6cf.mp3





    TROISIÈME PARTIE

    Guillaume Narguet de Radio Prague International nous explique la signification de la diversité en République tchèque, un pays enclavé et encerclé par la Pologne au nord-est, l’Allemagne au nord-ouest et à l’ouest, l’Autriche au sud et la Slovaquie au sud-est. 5:43

    https://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2020/02/0095f6d2.mp3





    En complément




    Radio Canada International aura 75 ans ce 25 février 2020
    Faites le tour des 75 années d’existence de RCI grâce à des documents sonores, visuels et cinématographiques. Depuis 1945, c’est par les voix de Radio Canada International, que le Canada parle au monde.  D’abord sur ondes courtes puis sur le web et ce dans les cinq langues les plus parlées au monde: anglais, français, espagnol, mandarin et arabe.



    100 ans de radiodiffusion au Canada : Montréal au centre de l’histoire - RCI
    Les premiers pas de la radiodiffusion au Canada se sont faits à Montréal entre la fin novembre et le début décembre de 1919 dans un immeuble du quartier Saint-Henri, raconte Alain Dufour, président de la Société québécoise de collectionneurs de radios anciens (SQCRA).

    Radio-Dodo : une initiative canadienne et internationale pour les enfants de la guerre - RCI
    Découvrez Radio-Dodo, la première radio internationale de type communautaire qui réconforte les enfants victimes de la guerre. Nous allons dans ses studios à l'Université du Québec à Montréal et en France pour découvrir de nouvelles initiatives en Afrique.
    20 min
  • Iran-Irak : Trump méprise ses alliés, selon l’ex-ambassadeur d’Obama au Canada
    Bruce Heyman, l'ancien ambassadeur de Barack Obama au Canada, affirme que la décision de Donald Trump d'ordonner l'assassinat du général iranien de haut rang est le plus récent exemple où le président américain montre qu'il est prêt sur un coup de tête à sacrifier ses alliés comme le Canada.

    Bruce Heyman, un démocrate, est un critique féroce de Trump et se révèle un ardent défenseur des relations canado-américaines pendant le mandat mouvementé du président républicain. THE CANADIAN PRESS/Sean Kilpatrick

    Selon l'ex-diplomate, avec l'assassinat du général Qassem Soleimani, Donald Trump élève ce mépris des alliés américains à un nouveau niveau.

    Rappelons que le Canada a déployé en Irak 850 militaires et spécialistes qui tentent notamment de préparer l'armée irakienne au jour où les forces armées américaines auront quitté la région.

    Bruce Heyman était le diplomate américain qui avait aidé à négocier l'entrée de militaires du Canada en Irak en 2014 en tant qu'allié des États-Unis dans sa lutte contre la propagation de l'État islamique d'Irak et du Levant dans ce pays ainsi que dans la Syrie voisine.

    Or, par crainte de représailles après l’assassinat du général Soleimani, cette mission sous le commandement de la brigadière générale Jennie Carignan a été suspendue indéfiniment.

    Des retraits en série et des décisions unilatérales

    L'ancien ambassadeur rappelle la série de décisions internationales perturbatrices prises par Trump telles que les retraits des États-Unis de l'accord de Paris sur les changements climatiques, de l'accord commercial du Partenariat transpacifique et de l'accord nucléaire avec l'Iran, qui comprenait les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et l'Allemagne.

    Donald Trump s'adresse aux militaires américains lors d'une vidéoconférence tenue la veille de Noël dans sa propriété de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, le mardi 24 décembre 2019. (AP Photo/Andrew Harnik)

    Bruce Heyman dénonce ces décisions en série qui ont causé de sérieux maux de tête aux alliés des États-Unis, y compris le Canada, tandis que le meurtre de vendredi a mis en péril à ses yeux la mission de formation de l'OTAN en Irak que le Canada dirige à grands frais.

    « Nous étions partenaires dans cette lutte, dans la réduction du terrorisme », déclare M. Heyman dans une entrevue.

    « Ce qui me préoccupe, du moins tel que rapporté publiquement, c'est que les États-Unis n'ont pas consulté nos alliés avant cette action. Et si c'est le cas, cela a mis le Canada et d'autres pays dans une situation assez difficile et complexe sur le terrain. »

    Le Canada à un rôle non seulement militaire, mais aussi diplomatique à jouer

    L'ex-ambassadeur est d'avis que les alliés américains, y compris le Canada, ont un rôle diplomatique à jouer pour calmer la donne. « J'espère que les alliés des États-Unis se parlent entre eux et tentent de trouver le meilleur moyen de calmer les choses », ajoute-t-il.

    François-Philippe Champagne (REUTERS / Ivan Alvarado)

    Le ministre canadien des Affaires étrangères François-Philippe Champagne semblait justement s'affairer à cette tâche lundi, lors d'une série d'appels téléphoniques avec ses homologues irakien et jordanien.

    Le Canada demeure engagé « envers un Irak stable et uni et pour la défaite durable de Daech » à réitérer le ministre dans son entretien avec son homologue irakien, Mohammed Ali Al-Hakim.

    Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’est entretenu pour sa part avec le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg.

    Le Canada doit poursuivre sa mission d'aide militaire

    Les deux hommes ont souligné l’importance de réduire les tensions et de soutenir la sécurité et la stabilité en Irak et dans l'ensemble de la région.
    5 min
  • Nouvelle envolée économique dans l’Ouest canadien grâce à l’hélium
    L’hélium pourrait se transformer en nouveau levier économique majeur pour l’Ouest canadien, qui est aux prises avec la crise pétrolière.

    L'hélium est l'élément chimique de numéro atomique 2, de symbole He. (Wikipédia)

    L'hélium est le deuxième élément le plus abondant dans l'univers après l'hydrogène. Mais ici sur Terre, les réserves diminuent et les prix montent en flèche.

    Or, des réserves dans le sous-sol de l'Ouest canadien pourraient à la fois faire éclater les pénuries qui frappent les industries depuis une décennie et faire rebondir l'économie de deux provinces, l'Alberta et la Saskatchewan.

    L’Ouest canadien a un avantage sur les autres nouvelles sources d’hélium : le plus gros de ses réserves se situe dans des bassins constitués à 95 % d’azote, un gaz sans danger pour l'environnement (l’atmosphère de la Terre est composée d’environ 78 % d’azote) qui peut être évacué en toute sécurité dans l’atmosphère après l’élimination de la teneur en hélium de 1 à 2 %.

    La demande pour l'hélium ne cesse d’augmenter

    Un gros consommateur d'hélium est le scanneur par résonance magnétique. Le milieu médical utilise ainsi un cinquième de la production d'hélium. PHOTO : ISTOCK

    L'hélium est un gaz pratiquement inerte et sans danger. Son point d'ébullition est aussi le plus bas parmi les corps connus.

    Sa capacité unique à rester liquide à des températures extrêmement basses en fait l’agent de refroidissement de choix pour les aimants supraconducteurs dans la recherche et la médecine lors de l'utilisation des fameux tests de résonances magnétiques.

    L'hélium est également essentiel dans le domaine spatial et pour le soudage au plasma. Ce gaz naturel est également utilisé dans la fabrication de téléphones intelligents.

    Le marché mondial de l’hélium, quant à lui, s’est largement ouvert à la suite de la décision du gouvernement américain, il y a cinq ans, de vendre progressivement ses réserves stratégiques de gaz inerte et de transférer ce marché au secteur privé d’ici 2021.

    Le contexte serait donc mûr pour une résurgence de l’industrie d'extraction d'hélium en Saskatchewan, soutient Melinda Yorkowski, géologue en chef adjointe à la Saskatchewan Geological Survey. La province a exploité l’hélium à partir de puits pendant une décennie, il y a 50 ans, mais le marché avait sombré en raison d'une chute des prix.
    Au rythme actuel de la consommation, on s'attendait encore récemment à ce que les réserves mondiales connues d'hélium s'épuisent entre 2030 et 2040. Or, les nouveaux puits d'exploitation dans l'Ouest canadien seraient en train de changer la donne...
    North American Helium est la plus active de la petite poignée d’entreprises qui se sont jetées sur les 1,7 million d’hectares de baux et de permis d’exploitation d’hélium en Saskatchewan. (PC)FR_Reportage_2-20200106-WRF20

    Une entreprise canadienne exploitant bientôt  10 % de tout l'hélium du monde

    Marlon McDougall (PC)

    North American Helium est la plus active d'une petite poignée d’entreprises qui investissent dans des projets d'extraction d'hélium. Son président est Marlon McDougal, 59 ans, qui a oeuvré pendant 35 ans dans l'extraction du pétrole.

    Recruté l'an dernier, il explique le climat d’excitation qui règne autour de cette nouvelle exploitation minière qui ressemble au climat d'effervescence qui régnait dans le secteur pétrolier et gazier dans l'ouest dans les années 1980.

    « On fait correctement les choses. On a une idée. On achète des permis d'exploitation sous-terrain. On en tire des images sismiques. On perce des puits d’exploration. On fait des découvertes et ça continue à partir de là. »

    North American Helium a foré 13 nouveaux puits d’hélium dans le sud-ouest de la Saskatchewan,
    3 min
  • Trop de sucre ajouté dans l’alimentation de la forte majorité des tout-petits
    Une nouvelle étude américaine révèle que l'industrie alimentaire nous rend accroc au sucre dès notre naissance en raison de l'omniprésence du sucre ajouté dans la nourriture des nourrissons.

    Selon l'enquête américaine, plus de 50 % des nourrissons et presque tous les tout-petits dépassent l'apport quotidien en sucre recommandé tant aux États-Unis qu'au Canada.

    Kirsten Herrick - USNC

    Selon la chercheuse principale Kirsten Herrick, de l'Institut national du cancer des États-Unis à Bethesda dans l'état du Marykand, la surconsommation de sucre, sous forme de sucre ajouté, commencé en très bas âge et elle a augmenté très rapidement au cours des récentes années.

    L'équipe de Herrick a analysé les données alimentaires touchant 1 211 jeunes enfants et constaté que les nourrissons consommaient ainsi environ une cuillerée à thé de sucres ajoutés par jour ; les tout-petits en consommaient pour leur part environ six cuillerées à thé par jour!

    L'étude publiée dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics révèle que près de 61 % des nourrissons (6 à 11 mois d'âge) et 98 % (12 à 23 mois d'âge) consommaient quotidiennement des sucres ajoutés. Ces sucres ajoutés se trouvaient principalement dans les yogourts aromatisés et les boissons aux fruits.

    Les purées pour bébés sont sous la loupe au Canada. Photo : IStock

    Nourritures pour bébés et sur le pouce « bourrées » de sucre au Canada

    Des chercheurs canadiens qui avaient eux-mêmes examiné, en 2017, la proportion de sucre ajouté contenu dans différents produits alimentaires emballés et vendus au Canada s’attendaient à retrouver celui-ci en grande quantité dans les friandises. Ils avaient pourtant été surpris par son omniprésence dans la nourriture pour bébés, dans les barres tendres et dans les boissons.

    Les chercheurs se sont penchés sur la présence de 30 types de sucre ajouté en se basant sur l’étiquetage des produits en vente, en mars 2015, dans les plus grandes chaînes d’épiceries canadiennes.

    David Hammond (Université de Waterloo)

    David Hammond, professeur à l’école de santé publique de l’Université de Waterloo, en Ontario, qui a travaillé sur cette recherche, soulignait que les trois quarts des boissons comportent aujourd'hui des sucres ajoutés, de même que des produits que les gens associent souvent à un choix santé, comme les barres tendres.

    Environ la moitié des produits destinés aux bébés examinés par les experts contenaient du sucre ajouté, avait révélé M. Hammond. En fait, les deux tiers des produits dont la liste d’ingrédients a été passée en revue – plus de 40 000 au total – contenaient au moins une forme de sucre ajouté.

    « Les gens font la différence entre une bouteille de jus d’orange et une bouteille de Coca-Cola [croyant que la première] est bien meilleur en matière de sucres contenus, indiquait David Hammond en exemple. Eh bien, si vous regardez notre analyse, cela vous dit, tout comme d’autres sources, que les jus contiennent en fait autant de sucre que les boissons gazeuses. »

    Pas de surprise quant à la découverte d'une omniprésence du sucre

    Jess Haines - Université de Guelph

    Jess Haines, professeur agrégé de nutrition appliquée à l'Université de Guelph en Ontario, n'est pas surpris par les résultats de la plus récente enquête américaine.

    "Les enfants mangent comme nous le faisons. Et les adultes, tant aux États-Unis qu'au Canada, mangent beaucoup de sucre », dit-elle.

    Selon Mme Haines, sa propre université est parvenue à des conclusions similaires dans le cadre d'une étude à long terme sur la santé des familles de Guelph, où les chercheurs ont examiné diverses habitudes des enfants âgés de 18 mois à cinq ans.

    En ce qui concerne l'alimentation,
    4 min
  • 2020-2030 sera t-elle la décennie des robots et des emplois décimés?
    Les fonctionnaires canadiens ne s'entendent pas sur ce que seront les impacts de la robotisation et de l'automatisation informatique sur différents secteurs de l'économie canadienne.

    Un nouveau rapport préparé par des fonctionnaires fédéraux affirme que la crise de l'emploi pour les Canadiens à cause du recours aux robots de toutes sortes par les employeurs ne sera pas aussi grande qu'annoncé précédemment.

    Dans une analyse menée en 2019, de hauts responsables au gouvernement canadien du secteur des technologies et de l'emploi estimaient qu’un scénario « apocalyptique » dans lequel l’automatisation éliminerait la moitié des emplois au Canada était «exagéré».

    Cette analyse s’inscrit dans une série d’exercices menés par les fonctionnaires fédéraux pour voir dans quelle mesure les programmes de sécurité sociale permettraient de répondre aux scénarios les plus pessimistes quant aux changements technologiques au sein de la main-d’œuvre.

    Des impacts au minimum non négligeables

    Dans des documents obtenus par La Presse canadienne grâce à la Loi sur l’accès à l’information, ces experts estiment tout de même que 11 % des emplois au Canada pourraient être automatisés d'ici les 15 à 20 prochaines années, et que 29 % des emplois existants étaient « susceptibles de changer considérablement » durant la même période.

    Ils relèvent également des indicateurs de fragilité pour les travailleurs dans certains secteurs de l’économie. Par exemple, les experts prévoient que certaines tâches, telles que la relecture de textes et la saisie de données, pourraient être sous-traitées à l’étranger à des travailleurs à plus faible salaire par l’entremise des plateformes en ligne.

    Ces experts qui conseillent le ministère fédéral de l’Emploi concluent que de nombreux adultes canadiens manquent de « compétences numériques de base » et de « compétences complémentaires » pour réussir dans le monde du travail de l’avenir.
    Mais la robotisation des emplois et ses effets pervers sont peut-être grandement exagérés. C’est ce qu’affirment encore beaucoup d’économistes... 
    Hydro-Québec met au point des robots qui peuvent monter sur les lignes à haute tension. | ICI.Radio-Canada.caFR_Reportage_2-20200102-WRF20

    Les conclusions de précédentes analyses d'experts : les robots menacent beaucoup d'emplois

    Selon une analyse fournie au ministre canadien du Travail le printemps dernier, jusqu’à 15 % des emplois pourraient être perdus au pays à cause de l’automatisation au cours des deux prochaines décennies. L'automne dernier, le gouvernement canadien s'était fait conseiller d’envisager de taxer davantage les technologies qui remplaceraient un travailleur afin de ralentir l'onde de choc de la robotisation sur le marché du travail.

    En 2016, on apprenait que près de la moitié (42%) des emplois au Canada risquaient d’être automatisés ou robotisés d’ici 10 à 20 ans, selon un rapport sur le marché de l’emploi publié par la société-conseil Labour Market Solutions. D’après cette enquête, la percée de la robotisation toucherait dans un premier temps les secteurs des transports et de la logistique ainsi que les emplois administratifs. Mais à plus long terme, prévenait-on, avec le développement du pouvoir créatif des robots, cette tendance à l’automatisation se généraliserait dans les emplois liés aux services, à la vente et à la construction.

    Quand le rapport a été publié, 24 % des Canadiens travaillaient dans ces catégories d’emplois. On parlait de 2,5 millions d’emplois à risque dans les principaux secteurs à potentiel d’automatisation.

    Les camions sans camionneur arrivent plus vite que les autos sans conducteur

    Un convoi de deux camions autonomes en Europe. Photo : Volvo



    RCI avec les informations de La Presse canadienne et la contribution de Véro...
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