Le 11 mai 1987 s'ouvre un procès pour l'Histoire sous très haute sécurité : le premier en France pour crime contre l'humanité. Le premier aussi à être filmé dans son intégralité. Pour couvrir l'évènement, plus de 700 journalistes, venus du monde entier.
Dès le premier jour, c'est la nausée. Quand il entre dans la salle d'audience, le monstre Klaus Barbie, âgé de 73 ans, arbore un sourire. La France entière le regarde. Défendu par Jacques Vergès, il quittera même le banc des accusés dès le troisième jour pour regagner sa cellule, arguant le fait d'avoir été extradé illégalement de Bolivie.
Mais sur obligation du juge, il devra affronter ceux qu'il a torturés, il verra défiler à la barre ces autres à qui il a enlevé un frère, une sœur, une mère, un père, un ami, déportés dans les camps de la mort, et qui jamais n'en sont revenus. Ils seront nombreux à témoigner de la cruauté de celui que l'on appelait le Boucher de Lyon. Le peuple juif et la France regardent leur bourreau en face.