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Pas d’affolement nous voilà : La Petite Populaire à l’honneur
Retrouvez l’équipe de « Pas d’affolement nous voilà » sur RE2M. Invité : La Petite Populaire. Au programme : interviews, musique et émotions à Cadillac.
C’est reparti pour une heure de sincérité et de partage sur les ondes du 98.4 FM. Ce dernier jeudi du mois, l’équipe de l’émission « Pas d’affolement nous voilà », enregistrée depuis l’Hôpital de Cadillac, a de nouveau prouvé que la radio est une formidable thérapie collective.
Un café associatif pas comme les autres
Pour ce numéro, le micro était tendu à David, salarié de l’association « La Petite Populaire » basée à La Réole. Créée en 2016, cette structure fêtera bientôt ses neuf ans. Plus qu’un simple organisateur de concerts, c’est un véritable tiers-lieu inclusif où l’on vient boire un café, participer à des ateliers et surtout, rompre l’isolement. David a rappelé l’importance de ces espaces de vie sociale en Sud-Gironde, invitant les auditeurs à venir célébrer leur anniversaire début décembre avec des concerts aussi éclectiques que déjantés, comme le spectacle « Tout est cassé ».
Des chroniques entre terre et ciel
Ce qui fait le sel de « Pas d’affolement », c’est la diversité des intervenants. On passe du rire à l’émotion en quelques secondes. Inès nous a partagé sa passion pour la liberté en 50cc et le dessin, tandis que Guen Douz a livré un témoignage touchant sur son ancien métier de grutier, racontant comment on apprivoise le vertige à 25 mètres de haut.
La nature était aussi au rendez-vous avec Pascal et Hugo, qui ont poétisé sur l’automne, avant que Pascal ne nous emmène dans les bois pour une chronique passionnée sur la cueillette des cèpes. Côté sport, c’est Nou Mouké, ancien joueur pro à Pau-Orthez, qui a analysé le phénomène NBA du moment.
Talents locaux et musique live
L’émission sert aussi de tremplin aux talents du coin. Valérie a mis en lumière Laurie, une photographe installée à Cadillac spécialisée dans les portraits de famille et la maternité.
Mais le moment suspendu de l’émission fut sans doute la découverte de Plume. À tout juste 18 ans, cette jeune artiste de Préchac a offert un moment de grâce au piano-voix, mêlant slam et chant avec une maturité désarmante. Une prestation saluée par David, qui y voit l’essence même de ce que la culture locale doit soutenir.
Une émission riche, inclusive et profondément humaine, à réécouter sans modération sur RE2M.org.
On n’est pas des enfants : Fêtes et Foot au Foyer Lévite
Retrouvez l’équipe du Foyer Lévite sur les ondes. Au programme : victoire en foot adapté, musique folk et magie de Noël. Une émission sincère et vivante.
Quand le micro s’allume sur le 98.4 FM, l’énergie est palpable. L’émission « On n’est pas des enfants », animée par Francis et la joyeuse bande du Foyer Lévite, nous a offert ce mois-ci une plongée rafraîchissante dans le quotidien de ses résidents. Entre exploits sportifs, débats de société et féerie de fin d’année, retour sur une heure d’antenne où la spontanéité est reine.
L’émission a démarré sur les chapeaux de roues avec le football adapté. Xavier, attaquant vedette, n’a pas caché sa fierté après le tournoi de Sauvagnon. Le bilan ? Une victoire éclatante contre Oloron et un enthousiasme débordant, ponctué par son désormais célèbre « Yes ! ». Si les chaussures étaient grises (et non bleues, petit débat en studio !), la performance, elle, était haute en couleur. C’est ça l’esprit d’équipe : on gagne ensemble, on perd ensemble, mais surtout, on joue.
L’art occupe une place centrale au foyer. Jean-Marc, véritable mélomane, a partagé son ambition de se mettre à la guitare folk acoustique, inspiré par ses idoles apaches. De son côté, Damien garde le rythme à la batterie. L’équipe a d’ailleurs profité de l’antenne pour diffuser leurs coups de cœur, dont la mélodie envoûtante de « Soleil Bleu ». Une parenthèse musicale qui prouve que la créativité n’a pas de barrières.
L’actualité, c’est aussi la santé. Avec l’hiver qui pointe son nez, la question de la vaccination contre la grippe s’est invitée autour de la table. De Sophie à Christophe, chacun y est allé de son anecdote. Si certains avouent avoir versé une petite larme ou eu un peu mal au bras, le consensus est là : mieux vaut prévenir que guérir. Un échange touchant de sincérité qui rappelle, comme le dit Morgane, que se protéger, c’est aussi protéger les autres.
Impossible de clore l’émission sans évoquer les fêtes. Le Foyer Lévite s’est paré de ses plus beaux atouts. Morgane nous a décrit avec précision les décorations : du rouge et blanc à l’entrée, du bleu pour l’unité 1 et 2, et du vert pour l’unité 4 (celle des footballeurs !).
Si le menu du 25 décembre reste encore un mystère pour certains gourmands comme Samuel, l’excitation est bien là. Entre les sapins, les guirlandes et l’attente des cadeaux, l’esprit de Noël a déjà envahi les couloirs et le studio radio.
Rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles aventures, avec toujours autant de franchise et de bonne humeur.
Il y a quelque chose de vibrant dans la rue Maubec à Langon. Devant la devanture en pierre blonde, Gaël pose avec un sourire franc, vêtue d’un pull orange flanqué du mot « ROCK ». Ce détail visuel n’est pas anodin : il résume à lui seul l’énergie qu’elle insuffle dans son combat pour une consommation différente.
Depuis dix ans, Gaël ne vend pas simplement des objets d’occasion ; elle transmet des histoires. Sa voix, enjouée et directe, s’illumine lorsqu’elle évoque les « merveilles » et les « petits trésors » qui peuplent ses étagères. Ici, pas d’algorithmes froids ni de colis anonymes. Gaël est l’antithèse de Vinted. Elle incarne le commerce de proximité dans ce qu’il a de plus noble : le contact, le toucher, la certitude que chaque vêtement d’enfant, chaque livre ou chaque paire de skis a été choisi avec soin pour vivre une nouvelle vie.
Son moteur ? Une passion née de sa propre maternité, transformée en une entreprise militante et chaleureuse. En l’écoutant décrire l’avalanche de jouets et de tenues de ski qui préparent Noël, on comprend que sa boutique est un bastion de résistance contre le gaspillage. Gaël nous rappelle, avec une simplicité désarmante, que redonner une vie aux objets, c’est aussi redonner du sens à nos échanges.
C’est souvent la bête noire des patients et l’angoisse des aidants : la déglutition. Dans l’émission Espoir sans tremblement, Gérard et Francis, accompagnés de l’orthophoniste Marie-Justine, ont levé le voile sur ce sujet parfois tabou mais central dans la maladie de Parkinson. Car oui, bien manger, c’est avant tout une question de sécurité et de plaisir.
Voici ce qu’il faut retenir pour apprivoiser la dysphagie au quotidien.
On avale notre salive ou nos aliments des milliers de fois par jour sans y penser. Mais avec Parkinson, cette mécanique de précision peut se dérégler. Les muscles manquent de coordination ou sont plus lents. Résultat ? Le clapet qui protège nos poumons ne se ferme pas assez vite, et c’est la « fausse route ».
Ce n’est pas une fatalité qui touche tout le monde de la même façon, mais les statistiques sont là : entre 50 % et 100 % des malades rencontreront une gêne à un moment donné. L’important, c’est de repérer les signaux faibles avant que cela ne devienne problématique.
Les signes qui ne trompent pas :
Une petite toux systématique pendant ou après le repas.
Le nez qui coule ou les yeux qui pleurent en mangeant.
La sensation que « ça reste collé » ou qu’il faut se racler la gorge souvent.
Une perte de poids inexpliquée (parce qu’on mange moins par peur).
C’est le piège classique expliqué par Marie-Justine. Les aliments qui mélangent le liquide et le solide sont les plus traîtres. L’exemple typique ? La clémentine. Vous croquez (solide), mais du jus gicle au fond de la gorge (liquide) avant que vous ne soyez prêt à avaler. Votre cerveau est confus : doit-il gérer le morceau ou le jus ?
Même combat pour les soupes avec des morceaux ou le melon d’eau. Pour sécuriser le repas, on privilégie les textures homogènes.
Pas besoin de tout mixer en purée dès le début ! Des ajustements simples changent la donne :
La posture avant tout : On ne mange pas avachi dans le canapé devant la télé. Le dos doit être droit, le menton légèrement rentré vers le bas (surtout pas la tête en arrière comme pour boire au goulot, c’est la voie royale vers les poumons !).
Le calme : La déglutition demande de la concentration. Évitez les grandes discussions ou les distractions pendant que vous avalez.
L’adaptation des plats : Si c’est trop sec (comme un biscuit sablé qui s’émiette), ajoutez de la sauce, de la crème ou trempez-le. Le but est de créer un « bol alimentaire » qui glisse tout seul.
Contrairement aux idées reçues, l’orthophoniste ne gère pas que les problèmes de diction. C’est le spécialiste de la « tuyauterie » de la gorge. Un bilan orthophonique permet de voir exactement où ça coince (phase buccale ou pharyngée) et de donner des exercices ciblés. C’est du sur-mesure.
Si un proche s’étouffe, il faut distinguer deux situations :
Il tousse bruyamment : C’est bon signe ! Laissez-le faire. La toux est le réflexe naturel pour expulser l’intrus. Ne tapez pas dans le dos (ça pourrait faire descendre l’aliment). Encouragez-le à tousser.
Il ne fait aucun bruit, devient bleu/rouge : Là, l’air ne passe plus. C’est une urgence vitale. Il faut pratiquer la manœuvre de Heimlich immédiatement et appeler le 15.
Comme le rappelle Gérard, vivre avec Parkinson, c’est s’adapter. Le sport, le mouvement, et même le chant aident à maintenir le tonus musculaire, y compris celui de la gorge. Les troubles de la déglutition se gèrent très bien s’ils sont anticipés. L’objectif reste le même : garder le plaisir de la table et la convivialité, sans la peur au ventre.
C’est une histoire de transmission, d’amour pour un territoire et d’une volonté de faire vivre le lien social. Brigitte et Jean-Jacques Azcoïtia, arrivés à Monségur en 2020, ont choisi de s’investir pleinement dans la vie locale en reprenant les rênes de la traditionnelle Foire aux Délices.
Leur parcours les a menés jusqu’à cette bastide girondine un peu par hasard, après l’achat d’une maison à rénover. Mais très vite, l’envie de s’impliquer a pris le dessus. Jean-Jacques, ancien banquier et commerçant, et Brigitte, issue du secteur de la sécurité sociale et experte en gestion de projet, ont trouvé dans l’association Vivre en Monségurais un terrain idéal pour mettre leurs compétences au service du collectif.
Lorsque les précédents organisateurs, Philippe Bourger et Véronique Kera, ont souhaité passer la main après de nombreuses années, le couple Azcoïtia n’a pas hésité. Pour eux, pas question de laisser s’éteindre cette manifestation emblématique. Ils ont décidé de relever le défi, épaulés par une équipe de bénévoles motivés, pour offrir une nouvelle édition à la hauteur des attentes.
Le dimanche 14 décembre, de 8h30 à 17h30, la Halle de Monségur va vibrer au rythme des fêtes de fin d’année. Cette édition 2025 s’annonce riche, mêlant plaisirs de la bouche et beauté du geste.
Côté délices, les gourmands seront servis. Une cinquantaine d’exposants sont attendus, proposant le meilleur du terroir : canards gras et foie gras (une spécialité locale incontournable), porc noir, poulet fermier, fromages, charcuteries, mais aussi des douceurs sucrées comme le miel, les confitures, les crêpes ou les canelés. Les viticulteurs locaux seront également de la partie pour faire déguster les vins de la région.
Côté artisanat d’art, la sélection promet d’être variée et qualitative : travail du bois et de la résine, textile, savons artisanaux, bijoux, peinture sur porcelaine… De quoi dénicher des cadeaux de Noël uniques et faits main.
Parce que la Foire aux Délices est avant tout une fête populaire, Brigitte et Jean-Jacques ont mis l’accent sur les animations, notamment pour les enfants. Des ateliers gratuits leur seront proposés : maquillage, création de bijoux, peinture sur bois… Et pour immortaliser l’instant, une photographe sera présente.
Nouveauté cette année : une tombola originale ! Pour tout achat de 12€ minimum sur un stand, les visiteurs recevront un billet de tombola. Une manière ludique d’encourager le commerce local et de faire gagner de jolis lots offerts par les exposants.
Avec cette reprise, Brigitte et Jean-Jacques Azcoïtia inscrivent la Foire aux Délices dans la continuité, tout en y apportant leur touche personnelle : celle de la convivialité et du plaisir de faire ensemble. Rendez-vous sous la Halle pour célébrer l’esprit de Noël à la sauce monséguraise !
Elles sont deux, complices et dynamiques, unies par une même volonté : faire bouger les lignes pour les enfants de leurs communes. Eugénie, la nouvelle présidente de l’association Drôle d’APEI, et Sophie, sa vice-présidente, sont venues au micro pour parler d’un événement qui leur tient à cœur : le Marché de Noël de Saint-Brice, prévu ce samedi 6 décembre.
Si Drôle d’APEI existe pour soutenir les parents d’élèves de Saint-Brice, Coirac, Castelviel et Martres, elle revendique fièrement son indépendance. Pas d’affiliation nationale, juste l’énergie de bénévoles locaux déterminés. Eugénie, qui a pris la présidence le 3 novembre dernier après une période de flottement au sein du bureau, incarne ce renouveau avec un pragmatisme rafraîchissant. Sophie, elle, a choisi de rester vice-présidente pour jongler avec ses obligations personnelles, prouvant que l’engagement associatif est avant tout une affaire d’équilibre et de passion partagée.
Ce samedi 6 décembre, la salle des fêtes de Saint-Brice va se transformer en véritable village de Noël. Dès 9h, une vingtaine d’exposants — créateurs de bijoux, tourneurs sur bois, couturières, et gourmandises locales — accueilleront les visiteurs. Mais Eugénie et Sophie ne se contentent pas d’aligner des stands. Elles ont concocté un programme dense pour faire vivre l’esprit de Noël toute la journée.
Au menu : du yoga pour se réveiller en douceur, des séances photos avec le Père Noël (parce qu’il n’y a pas d’âge pour y croire), des contes lus par une bénévole dévouée, et des ateliers créatifs pour écrire sa lettre au pôle Nord. L’accent est mis sur la convivialité, avec une buvette, de la restauration sur place, et même un « Happy Hour » de Noël pour les adultes en fin de journée.
L’enthousiasme des deux femmes est contagieux lorsqu’elles évoquent la « Super Tombola ». Grâce à la générosité des commerçants et artisans locaux, ce sont plus de 40 lots qui seront mis en jeu. Une manière pour l’association de remercier ceux qui jouent le jeu du local.
Et pour clore cette journée en beauté, Eugénie et Sophie ont prévu une surprise : un flashmob final ! Une première pour l’association, imaginée pour rassembler petits et grands dans un même élan de joie. « On veut que les gens gardent un très bon souvenir », confie Eugénie. À les entendre, le pari est déjà gagné. Rendez-vous à Saint-Brice pour partager ce moment de chaleur humaine.
Comprendre et désamorcer les crises d’angoisse et le stress aigu.
Le cœur qui s’emballe, la respiration qui se bloque, une envie soudaine de fuir… Nous ne sommes pas encore dans la crise de panique, mais nous n’en sommes pas loin. Guy-Arnaud Penet aborde ce mécanisme de survie du corps qui, face à une surcharge, bascule en mode alerte.
Loin d’être un signe de faiblesse, ces réactions touchent souvent des personnes très organisées et sensibles. L’astuce ? Apprendre à repérer les signaux faibles (micro-vertiges, mains moites) pour agir avant que le vase ne déborde.
Au programme de cette chronique :
La respiration vagale : Inspirer 4 secondes, expirer 6 secondes pour calmer le jeu.
L’ancrage sensoriel : La technique du 5-4-3-2-1 pour revenir à la réalité.
La prévention : Sommeil, réduction des excitants et pauses mentales.
En séance de kinésiologie, l’objectif est d’identifier la « mémoire émotionnelle » qui déclenche ce système d’alarme pour retrouver une sécurité intérieure durable.
C’est bien plus qu’une simple émission de radio que l’équipe de R.E.M nous a livrée cette semaine. Depuis Saint-Brice, à deux pas de Sauveterre-de-Guyenne, les travailleurs de l’ESAT Saint Jean ont capturé un moment de grâce avec la complicité de Mathieu, un de ces instants suspendus où le passé et l’avenir se croisent. Le thème ? La transmission. Mais oubliez la théorie : ici, on parle de vécu, de tripes et de cœurs serrés.
Sous la houlette de Lucas et Loïc à l’animation, l’émission s’est transformée en un hommage bouleversant à deux figures emblématiques des lieux, Nathalie et Michel, tous deux sur le départ après une vie entière consacrée à l’établissement.
Nathalie, cheffe de service, ne part pas simplement à la retraite ; elle laisse derrière elle une empreinte. Au micro d’Albert, dont les questions touchent toujours juste, elle revient sur quatre décennies d’évolution. Elle a connu l’ESAT quand ce n’était qu’une petite structure presque familiale. Aujourd’hui, l’établissement accueille 80 personnes, mais Nathalie insiste : les fondations, elles, n’ont pas bougé.
Ce qui frappe à l’écoute, c’est l’humilité de son message. Elle parle de confiance, d’autonomie, de cette liberté qu’il faut oser donner. « J’ai beaucoup transmis, mais j’ai énormément reçu », confie-t-elle. C’est peut-être ça, la véritable mission de l’ESAT Saint Jean : au-delà de l’adaptation du poste de travail ou de l’apprentissage technique, c’est une aventure humaine où les rôles s’inversent parfois. L’encadrant apprend autant du travailleur que l’inverse.
Et puis, il y a Michelle. 46 ans de maison. Sa voix raconte à elle seule l’histoire des murs. Avec une spontanéité désarmante, elle nous ramène à une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, celle de « Sœur Vincent », du réfectoire des sœurs et de ce petit verre de vin le midi – une autre époque, dirons-nous !
Michelle, c’est la gardienne des souvenirs : la mise en bouteille au château, le travail dans les vignes, la blanchisserie, les voyages en Corse ou au ski. En l’écoutant échanger avec ses collègues, on comprend que Michelle n’était pas juste une ouvrière parmi d’autres. Pour Marie-Paule ou Jean-Pierre, il était une boussole, un grand frère, parfois même une figure protectrice.
Quand il demande naïvement si elle manquera à l’équipe, la réponse de ses collègues est un cri du cœur. Oui, Michelle restera. Pas physiquement, mais à travers tout ce qu’elle a montré, expliqué, et par sa simple gentillesse. C’est la définition même du « savoir-être » que l’ESAT s’efforce de cultiver.
Ce moment charnière ne pouvait se faire sans évoquer l’avenir. Madame Morel, la nouvelle directrice adjointe, a pris la parole avec une délicatesse notable. Arriver après des figures historiques n’est jamais simple. Pourtant, son message est clair : elle est là pour saisir le témoin, pas pour réécrire l’histoire. Elle s’inscrit dans cette continuité, portant la responsabilité de maintenir cet « esprit de famille » qui semble être le ciment de Saint-Brice.
L’émission se clôt sur des choix musicaux qui en disent long. Evanescence, Titanic, Soprano… Des mélodies qui parlent de départ, de masques qui tombent et d’amour qui reste.
Bravo à toute l’équipe de l’ESAT Saint Jean pour ce travail journalistique et humain. Vous avez prouvé, une fois de plus, que vos compétences dépassent largement le cadre de l’atelier : vous êtes des passeurs d’émotions. Michel, Nathalie, bonne route à vous. Saint-Brice ne vous oubliera pas.
Elle préférait les éprouvettes aux paillettes et la biotechnologie aux défilés. Pourtant, le 25 octobre dernier, Priscilla a été élue Ambassadrice O’Réel Courbes Nouvelle-Aquitaine 2025. Retour sur le parcours inspirant d’une femme qui a décidé de tordre le cou à ses propres complexes.
C’est une histoire qui commence loin, très loin des podiums. Petite, Priscilla ne rêvait pas de robes de princesse, mais de chimie. « Je mélangeais les gels douche et les shampoings pour voir la couleur que ça allait donner, » raconte-t-elle avec un sourire dans la voix. Devenue une adulte au profil scientifique, un peu « geek » sur les bords et travaillant dans la biotechnologie, rien ne la prédestinait à porter une écharpe de miss. Et pourtant.
Il y a quelques mois, Priscilla traverse une période sombre. Le manque d’estime de soi et une confiance en berne lui font perdre ses repères. C’est le hasard d’un algorithme Facebook, alors qu’elle vendait des meubles en ligne, qui change la donne. Elle tombe sur le profil d’une candidate du comité O’Réel Courbes.
Curieuse, elle clique. Elle découvre un univers qui prône la bienveillance, loin des stéréotypes glacés des concours de beauté traditionnels. « J’avais peur du regard des autres, peur qu’on se dise ‘mais qu’est-ce qu’elle fait là ?' », confie-t-elle. Après une longue hésitation devant le formulaire d’inscription, elle appuie sur « Envoyer ». Le début d’une aventure humaine inattendue.
Si Priscilla a franchi le pas, c’est parce que le comité O’Réel Courbes n’est pas un concours comme les autres. Ici, pas de critères de taille, de poids ou de morphologie. Seule condition : être majeure. Le mot d’ordre ? La sororité.
« On est là pour s’entraider, pour reprendre confiance, » explique la nouvelle ambassadrice. Durant les mois de préparation, Priscilla a dû apprivoiser son image, apprendre à marcher avec des talons – un vrai défi pour celle qui est plus habituée aux baskets – et oser se regarder dans le miroir avec gentillesse. Les essayages de robes, le maquillage, les shootings photos ont agi comme une thérapie : « On se voit différemment. On se sent mieux. »
Le soir de l’élection, le 25 octobre 2025, Priscilla n’y croyait pas. Quand son nom a été prononcé, la surprise fut totale. « Je l’ai fait pour moi, pour me prouver que j’en étais capable, » glisse-t-elle.
Aujourd’hui, écharpe en bandoulière, elle ne compte pas se contenter de sourire sur les photos. Son rôle d’ambassadrice, elle le voit comme un porte-voix pour la résilience. « On peut traverser des épreuves difficiles, toucher le fond, et réussir à remonter. On peut s’en sortir, » martèle-t-elle.
Durant son année de règne, Priscilla sillonnera la région, des événements caritatifs comme Octobre Rose aux maraudes pour les femmes sans-abri avec l’association « L’Accueil des Lilas ». Une belle manière de prouver que la beauté, chez O’Réel Courbes, est avant tout une affaire de cœur et de courage.
Pour suivre les aventures de Priscilla et du comité :
Retrouvez le Comité O’Réel Courbes Région Aquitaine sur Facebook
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