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Cette semaine de rentrée est marquée aussi par la reprise, ce vendredi 4 septembre, de l'Arkema Première Ligue, le championnat de France féminin de football. Au niveau amateur, la pratique attire aussi de plus en plus de jeunes filles. En 2025, la Fédération français de football recensait 250 000 joueuses, dirigeantes, éducatrices et femmes arbitres licenciées, un record. Mais l'institution sportive veut aller encore plus loin et doubler les inscriptions d'ici deux ans. Un objectif ambitieux qui passe par la visibilité des équipes féminines dès le plus jeune âge. Chaque année depuis dix ans, la Vinci Mixed Cup rassemble sur le terrain des jeunes joueuses et des jeunes joueurs pour un tournoi international mixte.
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Troisième épisode de notre série consacrée à la rentrée en France. On s'intéresse aujourd'hui à la rentrée des étudiants étrangers, qui font face à une forte hausse de leurs frais. Depuis le début du mois de juillet, les aides personnalisées au logement (APL) ne sont plus versées aux étudiants étrangers non Européens. Seuls les boursiers et les étudiants en activité professionnelle continuent de les percevoir. Déjà affectés par la hausse des frais d'inscription à l'université, cette mesure compromet encore plus leurs possibilités de rester en France. Le reportage de Cassiopée Etchevers.
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En France métropolitaine, c’est la rentrée scolaire ce mardi 1er septembre pour plus de 11 millions d'élèves. Une période qui rime, pour beaucoup de mères de famille, avec explosion de la charge mentale. C'est-à-dire tout le travail de préparation, de planification et d'anticipation des tâches domestiques. Dans ce cas précis, des tâches relatives à la rentrée des classes. Achat de fournitures scolaires, de vêtements ainsi que les démarches administratives pour l’inscription à la cantine ou aux activités extra-scolaires de leurs enfants par exemple, tout repose quasiment sur les épaules des mères.
À quelques jours de l'ouverture des classes, cette mère de famille achète les fournitures de ses deux enfants. Une tâche qu'elle est la seule à effectuer dans son couple, et donc, la charge mentale, elle connaît bien : « Oui, au quotidien, c'est quelque chose qui est tout le temps constant chez une maman. J'ai envie de vous dire, particulièrement avant la rentrée scolaire où il faut tout acheter, il faut que tout soit prêt, il faut qu'ils aient toutes leurs affaires. Puis il y a aussi le stress de ne rien oublier ». À la question si elle est épaulée par le père, elle répond : « Pour ce qui concerne l'école, c'est moi qui gère tout toute seule. Voilà pour ce qui concerne la rentrée, les réunions de rentrée, la préparation et les devoirs aussi. C'est maman. »
Dans les allées de ce magasin spécialisé, les papas sont très peu nombreux. Mais ce père de quatre enfants tient à le dire : « Les papas sont aussi présents, ont la charge mentale. Elle est à la fois chez les mamans mais aussi chez les papas. Et d'ailleurs, j'en suis la preuve vivante parce que je fais les courses pour les enfants pour leur rentrée scolaire ».
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Pourtant les chiffres le montrent : malgré une amélioration, les femmes sont bien plus nombreuses à ressentir une surcharge mentale. Selon un sondage Ifop publié l'an dernier, 55 % des femmes disent que la charge familiale du quotidien repose essentiellement sur elles, contre 18 % pour les hommes. Et parmi les tâches qui incombent souvent aux mères : l'accompagnement scolaire. Quelques jours avant la rentrée, l'association Espoir de Femmes de la ville des Mureaux a organisé un atelier qui leur est dédié. Parmi les participantes, cette mère de 3 élèves :
« Il y en a en primaire, au collège, qui rentrent au lycée. Donc c'est vrai que c'est compliqué. Réussir à gérer tous les enfants, les devoirs, le stress. Ils ne sont pas dans les mêmes écoles, donc ce qui fait qu'ils réussissent à se diviser. Donc c'est vrai que la charge mentale est dure, et énorme ».
Mais Joanna Dubois, coach scolaire et animatrice de l'atelier, leur a prodigué quelques conseils : « Penser à soi, prendre du recul dans les moments où ça devient difficile. Demander de l'aide, c'est important. Elles ne sont pas toutes seules. Vous parliez de maman solo, mais il y a aussi des maisons comme ici, des personnes qui interviennent auprès des enfants qui peuvent être là pour les aider temporairement. Ça, c'est important, comme la famille. Quand ce ne sont pas les mamans solo, il y a le papa, c'est-à-dire qu'il a aussi son rôle à jouer dans l'accompagnement et l'éducation des enfants, ça c'est important ».
Plus de 80 % des femmes estiment que leur charge mentale est « élevée » en ce qui concerne le suivi de l’éducation des enfants, contre 66 % chez les hommes.
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Lundi 31 août, c'est la rentrée des enseignantes et enseignants, avant de retrouver leurs élèves le lendemain. Et après un été caniculaire, comment enseigner le changement climatique sans inquiéter sa classe ? Comment démêler les fausses informations et dessiner un futur durable et désirable pour les plus jeunes ? Pour relever ces défis, les professeurs retournent sur les bancs de l'école pour se former
Pour mieux outiller les professeurs de France face à l'enjeu transversal de l'éducation au changement climatique, le programme de formation Climasco, porté notamment par l’Office for Climate Education et soutenu par le ministère de l’Éducation nationale, démarre, en cette rentrée des classes, dans trois académies du pays : Rennes, Créteil et La Réunion. Plusieurs milliers de professeurs et professeurs formateurs seront formés d’ici 2029 et il y a quelques semaines, certains ont eu un avant-goût des ateliers.
À Paris, ce jour-là, ils sont une trentaine à écouter attentivement le scientifique Christophe Cassou leur expliquer le fonctionnement du Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat auquel il participe. « Le Giec ne fait pas de recherche, il fait une compilation de la littérature scientifique. Cette méta-analyse constitue un socle commun de connaissances pour le monde entier et pour tous les acteurs, qu’ils soient politiques, ONG, syndicats ou grands groupes industriels. »
« C’est très important. Vous ne verrez jamais écrit : “Le Giec dit qu’il faut faire quelque chose. Le Giec dit qu’il faut manger végé. Le Giec dit qu’il faut développer les énergies nucléaires”, insiste le scientifique. Le Giec ne dit pas ça : il présente un panel de solutions possibles. Ensuite, suivant cette évaluation, les avantages et les inconvénients des différentes options, c’est aux États de choisir quelle solution est prise. »
« Aller vers des “futurs désirables” »Dans leurs écoles, collèges et lycées, ces enseignants abordent déjà le changement climatique avec leurs élèves. Le sujet est même inscrit au programme en France. Pourtant, beaucoup se sentent désemparés : certains manquent de connaissances scientifiques, d’autres de ressources pédagogiques. « Ces questions reviennent souvent : “Pourquoi on doit manger moins de viande ?” ou “Nous, on aime l’automobile. Dès qu’on aura 18 ans, on aura une voiture et on ne prendra plus le bus”, par exemple », témoigne Stéphanie Didot, professeure de lettres, histoire-géographie et éducation civique dans un lycée professionnel, qui enseigne à des élèves en section automobile, électricité ou maintenance industrielle. Les apprentissages sur le changement climatique entrent parfois en conflit avec ce que disent les familles.
Et surtout, tous les professeurs soulignent le défi de transmettre ces enjeux sans provoquer d’éco-anxiété. Ludovic Joubin, enseignant dans l’Ouest de la France, partage cette préoccupation : « On arrive vite à rendre anxieux les élèves, ou même nous, c'est compliqué d’aller vers quelque chose qui n’est pas positif. Donc, l’état d’esprit de l’éducation au changement climatique est en train de changer, souligne le professeur, il s’agit désormais d’aller vers des choses plus positives, des futurs désirables, comme cela a été dit plusieurs fois, et de créer des choses que les élèves puissent s’approprier et vers lesquelles ils ont envie d’aller. »
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Prebunker au lieu de debunkerL’objectif de la formation Climasco est aussi de mieux outiller les professeurs face à la désinformation climatique, à laquelle les élèves sont confrontés, particulièrement sur Internet. « Une fois qu’une pièce de désinformation entre dans le système cognitif, notre cerveau la mémorise et la garde. Cela signifie que le travail à faire ensuite est double : démonter la pièce, la “délocaliser” et la substituer par autre chose, explique Elena Pasquinelli, responsable recherche et évaluation à l’Office for Climate Education, qui anime un atelier sur l’esprit critique. C’est pourquoi, dans la recherche sur la désinformation, souvent on propose une autre manière de faire, appelée prebunking. Elle fonctionne comme une vaccination : je te prépare avant que la désinformation n’arrive, en t’expliquant comment elle pourrait se manifester et quels leviers elle pourrait utiliser. »
Prebunker au lieu de debunker, une pratique qui fait mouche auprès des participantes et participants. « L'histoire de l’inoculation, c’était hyper intéressant, de travailler en amont des fake news. C’est vraiment ça, l’enjeu », s'enthousiasme Ludovic Joubin. « Il faut qu’on utilise tous la même méthodologie, surenchérit Stéphanie Didot, avec le même lexique, que ce soit en géographie pour identifier un document ou en sciences. L’important, c’est de donner cette méthodologie aux élèves. »
Autre point fort du programme Climasco, son volet recherche, qui évaluera quelle méthode est la plus efficace pour enseigner les enjeux climatiques.
À écouter dans Les dessous de l'infoxComment la désinformation climatique exploite les vagues de chaleur
Pour le dernier épisode de notre série de reportages sur les passionnés de l’espace, rencontre avec Victor Martin-Malburet, collectionneur amoureux de la conquête spatiale. Depuis l’âge de 15 ans, il chine aux quatre coins du monde des photos retraçant les expéditions lunaires de la Nasa.
Une boîte anti-acidité, du film plastique et une manipulation délicate. Victor Martin-Malburet protège ses photos comme on protège un trésor. Les mille cinq cents pépites de son impressionnante collection reposent à l’abri de la lumière dans une cinquantaine de coffrets empilés sur l’étagère de son salon. « Apollo 9 », « Apollo 10 », « Apollo 11 »… Ils sont tous soigneusement classés et retracent onze années de conquête de la Lune par la Nasa, de 1961 à 1972.
Victor Martin-Malburet saisit le coffret « Apollo 11 », celui du premier pas de l’Homme sur la Lune, le 21 juillet 1969. Le passionné s’arrête sur la photo avec laquelle il a commencé sa collection. « Sur cette image, on voit Buzz Aldrin en combinaison spatiale sur le sol lunaire. Dans le reflet de sa visière, on aperçoit Neil Armstrong qui prend la photo, décrit-il. C’est un peu la Joconde lunaire. »
De Mercury à Apollo, en passant par Gemini, toutes les missions spatiales habitées de la Nasa sont documentées. « On ne se rend pas compte que ces expéditions étaient aussi des expéditions photographiques, explique le passionné. À cette époque, chaque minute est une première et chaque mission est l’occasion d’une nouvelle vision extraordinaire que l’Homme n’avait encore jamais vue et que les astronautes immortalisent. »
Ces tirages sont réalisés par la Nasa quelques jours après le retour des astronautes sur Terre. Leur valeur tient donc à leur authenticité, à la texture du papier et à la qualité des couleurs captées par les appareils Kodak, « qui enregistrent la lumière comme ne le fait pas le numérique », appuie Victor Martin-Malburet. Chaque cliché possède un numéro d’identification ainsi qu’un tampon original de la Nasa, accentuant encore un peu plus la valeur de ces tirages.
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Les astronautes sont des artistesLe collectionneur a débuté cette fastidieuse entreprise à l’âge de 15 ans. Il a parfois mis jusqu’à dix ans pour trouver certains originaux. « Je suis allé en récupérer dans les archives d’astronautes, d’ex-employés de la Nasa ou de scientifiques qui travaillaient sur ces programmes lunaires », témoigne-t-il.
Si cette quête a été aussi longue, c’est en partie parce que l’agence spatiale américaine a tout simplement… jeté certains tirages, n’ayant pas conscience, à l’époque, de leur valeur. « La photographie était surtout utilisée à des fins scientifiques. On ne se rendait pas compte de sa valeur artistique », raconte Victor Martin-Malburet. À ses yeux, les astronautes sont des artistes : « Ils ont ce statut de découvreurs. Ils ont rapporté à l’humanité un nouveau vocabulaire visuel qui dépasse la science et qui devient de l’art. »
Cette collection de photos unique n’a pas vocation à rester dans le salon de Victor Martin-Malburet. Le collectionneur est en contact avec des musées pour exposer cette aventure visuelle au grand public. L’idée va de soi, dit-il, au moment où l’humanité se prépare à poser à nouveau le pied sur la Lune.
Cette semaine, RFI s’intéresse aux passionnés de l’espace en France. Dans ce quatrième épisode, nous prenons la mer à la rencontre de marins amateurs qui se forment à la navigation astronomique. Loin des GPS et de l’électronique embarquée, la technique consiste à déterminer sa position grâce aux astres.
Nous embarquons depuis Belle-Île-en-Mer, une île rocheuse située à une vingtaine de kilomètres des côtes du Morbihan, dans l’ouest de la France. Plus précisément à bord du Whirlwind, un voilier monocoque de vingt mètres de long. À son bord, un capitaine, un second et quatre navigateurs amateurs, encadrés pendant quatre jours par Philippe Posth.
Avec son ciré jaune, ses cheveux poivre et sel et sa voix grave, l’homme a l’allure d’un marin chevronné. Il n’est pourtant pas un professionnel de la barre, plutôt un navigateur du dimanche, « un plaisancier », précise-t-il. Mais Philippe Posth est avant tout commerçant : il vend des calculatrices, des ouvrages spécialisés et des sextants, l’objet incontournable pour la pratique de la navigation astronomique, sa véritable passion.
« Le sextant est un instrument de mesure optique qui mesure des angles entre des astres et l’horizon », développe ce mordu d’astronomie, exemplaire à la main. L’astre en question peut être la Lune, certaines planètes ou certaines étoiles. Mais dans neuf cas sur dix, c’est le Soleil qui est visé, car il est plus facile à identifier.
Margo, l’une des quatre stagiaires, se lance dans une démonstration avec le maximum de précautions : « Je dois d’abord mettre les filtres pour protéger mes yeux », dit-elle en portant le sextant à son œil. « Je le lève vers le Soleil, puis je tourne le cadran, qu’on appelle le limbe, pour ramener l’image du Soleil vers l’horizon et ainsi déterminer l’angle », précise cette navigatrice amatrice qui aimerait perfectionner ses connaissances dans le monde de la voile.
Mais l’exercice tourne court. Les nuages s’amoncellent au-dessus du voilier, empêchant toute percée du Soleil. L’horizon devient laiteux. Margo retire un filtre, puis deux, dans une ultime tentative de visée, mais rien n’y fait, le ciel est couvert pour de bon. C’est la limite de la navigation astronomique : la météo doit obligatoirement être de la partie pour réaliser des relevés exploitables.
« La visée au sextant est l’étape la plus difficile », confirme Philippe Posth. Elle exige concentration et précision. Un mauvais réglage de l’appareil ou une lecture imprécise peuvent provoquer des écarts importants. « Une erreur de quatre secondes dans l’heure de la prise de vue entraîne un écart d’un mille marin à l’arrivée. »
Calcul de trigonométrieLa prise de vue n’est que la première étape. Le deuxième acte se joue autour d’une table dans la cale du voilier. Il s’agit de convertir en longitude et en latitude les relevés réalisés au sextant, en effectuant une série de calculs mathématiques qui a de quoi effrayer les yeux novices.
« Ce ne sont que des additions et des soustractions, tempère Philippe Posth. La seule difficulté, c’est de savoir où trouver la recette. » On l'obtient grâce à deux ouvrages : les éphémérides, « qui donnent la position des astres pour chaque heure et chaque seconde de l’année », et des tables de navigation précalculées qui permettent de résoudre rapidement de copieuses équations de trigonométrie.
Avec le résultat obtenu, on obtient une localisation volontairement… fausse. « C’est un raisonnement par l’absurde, explique Philippe Posth. On part d’une position erronée et on utilise cette erreur pour corriger la fausse position et obtenir la position exacte. »
Ce périple mathématique permet de déterminer une droite de hauteur. Le voilier se trouve quelque part sur ce tracé. Où exactement ? On l’ignore encore. Pour le savoir, il faut tout recommencer depuis le début ! La visée et les calculs. Mais au minimum trois heures plus tard, lorsque le Soleil a bien tourné. « La seconde visée permet de croiser la première droite de hauteur. L’intersection des deux droites donne la position exacte du navire. »
L'apparition du GPS à la fin du 20e siècle a relégué la navigation astronomique dans les livres d’histoire et le sextant dans le club des objets patrimoniaux. Mais aussi pratique soit-elle, la technologie n’est pas infaillible, d’où l’utilité de se former. « J’aimerais être autonome en cas de problème électronique à bord de mon bateau, développe Margo. Si vous n’avez aucun moyen de connaître votre position, vous êtes à la merci de vous échouer sur un rocher par exemple, dont vous ignorez l’existence, car vous ne pensez pas être là où vous êtes. »
Une navigation autonome et intuitiveLe sextant et la navigation astronomique retrouvent également un intérêt stratégique dans le monde version 2026. « Dans les marines française et américaine, le sextant, un temps oublié, est à nouveau utilisé, remarque Laurent Nieuwjaer, le capitaine du Whirlwind. La guerre technologique se traduit par le brouillage des systèmes de navigation. Le fait de pouvoir se positionner de façon empirique et manuelle permet une navigation plus sûre. »
Au-delà de l’aspect utile, ajoute-t-il, la navigation astronomique offre le plaisir de voguer de façon plus intuitive, à l’opposé de ce que propose la tablette tactile, accrochée à la barre du voilier qu’il dirige. « Elle me détaille la route à suivre et les obstacles à éviter. Si le bateau dispose en plus du pilotage automatique, il peut suivre une route seul, sans aucun problème. »
Réinvestir cette technique de navigation est une façon de préserver un pan entier de la culture marine et de l’histoire des grands explorateurs, dans laquelle se projette Margo : « Je trouve cela romantique de me sentir, à ma petite échelle, dans la même lignée que les navigateurs du 18e siècle, qui ont traversé les océans avec le sextant comme clé de réussite de leur navigation. »
Placer sa route entre les mains du ciel, complète Philippe Posth, est aussi le meilleur moyen d'y être plus sensible. « C’est extraordinaire, on arrive à une précision de l’ordre de deux à trois kilomètres, en ayant mesuré le Soleil qui est à 150 millions de kilomètres. La navigation astronomique permet de voir le ciel avec un autre regard, en comprenant la position des astres les uns par rapport aux autres. C’est l’astronomie du côté pratique. »
En vingt-cinq ans de formation, Philippe Posth a vu passer peu de jeunes marins et le regrette. Mais il se console en se disant que cette passion se découvre peut-être avec l’âge.
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Cette semaine, RFI s’intéresse aux passionnés de l’espace en France. Dans ce nouvel épisode, nous partons à la chasse aux météorites. Lorsque l’une d’elles termine sa course sur Terre, les scientifiques se mobilisent pour la récupérer afin de l’étudier. Pour les aider, ils font parfois appel à des citoyens volontaires qu’ils forment aux techniques de recherche. Comme ici, dans le cadre du festival d’astronomie de Fleurance, dans le sud-ouest de la France.
Casquettes, sacs à dos et baskets au pied : les cinquante volontaires du jour se sont parfaitement équipés pour la quête qui s’annonce. Dans la petite assemblée, beaucoup de passionnés d’espace et quelques familles accompagnées de jeunes enfants.
L’assistance se tait au moment où Sylvain Bouley, planétologue, vice-président de la Société astronomique de France, s'éclaircit la voix pour faire une annonce : la nuit précédente, une météorite a terminé sa course sur Terre et, coup de chance, elle s’est écrasée à quelques centaines de mètres. « Nous avons vu un énorme flash lumineux à 30 kilomètres d’altitude, puis le bolide s’est fragmenté en plein de morceaux », raconte le chercheur. « L'objectif, c’est de les retrouver ».
Cette chasse aux météorites est en réalité un exercice et les volontaires le savent. Une heure avant d’accueillir le public, Sylvain Bouley a caché une vingtaine d’échantillons, répartis sur quatre champs de blé fraîchement coupé. Le groupe se divise en quatre et lance les recherches.
La quête, d’apparence ludique, devient rapidement difficile : les éclats de météorites à trouver ne sont pas plus gros qu’un dé à jouer. Et la zone à couvrir fait environ cinq hectares. « Lorsque nous avons un caillou de deux centimètres à retrouver sur une surface aussi grande, nous avons besoin du public et de citoyens qui ont appris à observer, explique Sylvain Bouley. L’objectif est donc de former les gens un peu partout en France pour les appeler le jour où une véritable météorite s’échoue sur Terre. »
Et ce vœu ne relève pas de la science-fiction. En février 2023, au-dessus de la Normandie, un bolide de 650 kilogrammes se désintègre dans l’atmosphère avant d’éparpiller une centaine de fragments au sol sur un rayon de 7 kilomètres. Quelques heures seulement après l’impact, Sylvain Bouley et son équipe réunissent deux cents personnes pour mener les recherches. Plusieurs morceaux ont été retrouvés.
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Reconnaître une météoriteLes apprentis chercheurs du jour espèrent la même chose. Durant deux heures, les quatre groupes avancent en rang serré, concentrés, les yeux braqués vers le sol. Aurélie participe à l’atelier avec sa fille Abygaëlle, petite tête blonde très énergique, « une fan de cailloux ». « Je suis une très grande collectionneuse », lance la principale intéressée, déclenchant le rire de sa mère. « Elle en a une étagère entière dans sa chambre », confirme la maman d’un ton qui laisse supposer que cette collection est un peu envahissante.
Pour le moment, Abygaëlle n’a trouvé « que des cailloux jolis », mais pas de météorites. Elle sait les distinguer : « Les météorites n’ont pas trop de trous, alors que les autres cailloux ont des trous très creusés », croit savoir l’enfant.
Dans les faits, c’est un peu plus compliqué, corrige Sylvain Bouley : « Une météorite a une croûte de fusion noire, due à l’échauffement de la roche par compression et frottement au moment de sa rentrée dans l’atmosphère. Par ailleurs, une météorite a des faces planes, arrondies et assez propres que l’on va pouvoir différencier des cailloux présents depuis un certain temps. Ils peuvent ressembler à des météorites, mais ils n’en sont pas ».
Et c’est sans doute cette impression d’avoir trouvé, toutes les deux minutes, une météorite qui n’en est pas une, qui rend l’exercice si difficile. Les nerfs des participants sont mis à rude épreuve, si bien qu’après une heure d’observation assidue, aucune météorite n’a été retrouvée.
Les groupes repartent en sens inverse, emmenés par Claire Loubière, l’une des encadrantes. Cette professeure de physique-chimie dans un collège de la région parisienne se dit séduite par ce projet de science participative : « C’est chouette de se dire qu’on a aidé un scientifique à avancer dans sa recherche. Ce n’est pas du tout l’image du chercheur seul dans son laboratoire ou sur le terrain. On se rend compte que c’est un milieu accessible à tous, y compris à des jeunes de dix ans qui peuvent trouver des cailloux utiles à la science ».
Une fenêtre sur les origines de l’univers
C’est justement un enfant de dix ans, Emmanuel, qui fait la première trouvaille, sous les applaudissements de son groupe. Le jeune garçon range immédiatement le fragment dans son sachet. Si ce n’était un exercice, c’est plutôt Brigitte Zanda qui aurait récupéré le fragment vieux de 4,56 milliards d'années et source d’information sur les origines de l’univers, explique cette astrophysicienne : « La plus grande fraction des météorites provient de petits corps qui ont très peu évolué depuis la formation du système solaire et qui étaient donc présents au moment où le soleil se formait. Tant qu’on n’a pas analysé une nouvelle météorite, on ne peut pas savoir si elle n’a pas des renseignements incroyables à nous apprendre ».
Mobiliser le public est d’autant plus important que le nombre de météorites retrouvées en France a drastiquement diminué sur les deux-cents dernières années. « On en a retrouvé 45 au cours du 19e siècle, seulement 9 au 20e siècle », commente Brigitte Zanda. Pourtant, le nombre d’impacts reste stable : environ deux à trois par an en France, plusieurs dizaines de milliers chaque année dans le monde.
« Pour retrouver une météorite, il faut la voir tomber », explique la chercheuse. « Or, nos modes de vie ont changé. On regarde moins le ciel qu’avant, car on vit moins à la campagne. Par ailleurs, les plaisirs cathodiques, type télévision et smartphones, détournent notre attention des étoiles. »
Aujourd’hui, les méthodes d’observation se sont en partie automatisées. Avec Brigitte Zanda, Sylvain Bouley a créé le programme science participative Vigie Ciel et en 2014 le programme FRIPON, un réseau composé d’une centaine de caméras, installées sur des observatoires, des universités, des musées, qui surveillent le ciel jour et nuit et détectent les chutes de météorites. Depuis, ces vigies ont essaimé à l’étranger, en Europe, mais aussi en Afrique, notamment au Sénégal.
Après deux heures d’exercice, les encadrants sifflent la fin de la quête. Toutes les météorites n’ont pas été retrouvées. Heureusement, Sylvain Bouley et ses équipes les avaient cachées en prenant soin de noter avec précision leur géolocalisation. Elles seront récupérées.
En fin de journée, tous les participants – y compris ceux qui n’ont rien trouvé – repartent avec une météorite et un certificat d’authenticité. C’est le cas d’Abygaëlle et sa maman Aurélie, qui ont finalement retrouvé deux fragments. « On va pouvoir les ajouter à notre collection, mais celles-ci auront une valeur particulière », sourit la mère. Abygaëlle a déjà une idée de leur emplacement : « sur les étagères de la bibliothèque du salon ».
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Cette semaine, RFI s’intéresse aux passionnés de l’espace en France. Aujourd’hui, portrait de Vincent Plousey, un radioamateur dont la passion est de capter les signaux radio émis depuis l’espace par des satellites. Un loisir accessible, puisqu’il ne nécessite pas de matériel particulièrement sophistiqué.
Sur sa carte d’identité, il est bel et bien Vincent Plousey. Dans son monde à lui, on l’appelle plutôt « F0GXR » pour « Foxtrot, Zéro, Golf, X-Ray, Roméo ». Une série de mots qui correspond à son immatriculation de radioamateur en alphabet radiophonique international. On la retrouve cousue sur sa casquette.
Vincent Plousey vagabonde via les ondes radio depuis l’âge de dix ans. Tout a commencé sur un poste de radio, celui de son père, qui avait la propriété de capter les ondes courtes transportant le signal de radios étrangères. « En tournant les boutons, je suis tombé sur Radio Moscou, Voice of America, Radio Vatican, RFI… Immédiatement, cela a été un choc car, depuis ma banlieue parisienne, j’avais accès au monde entier ! »
De ce « coup de foudre » naît une passion : le radioamateurisme. En 2024, la France comptait 15 000 radioamateurs et 400 radio-clubs actifs, selon l’Agence nationale des fréquences, qui délivre les certifications après le passage d’un examen obligatoire pour se lancer sur les ondes. Vincent Plousey a obtenu la sienne en 2012.
Écouter l’espace depuis chez soiDepuis, il a élargi son horizon : terminée l’écoute des radios du monde entier. Désormais, il explore tous les signaux qui arrivent de l’espace et plus précisément des satellites.
Ce jour d’avril 2026, devant son garage, muni d’une antenne et d’un récepteur, il parvient à capter un échange entre l’astronaute française Sophie Adenot et des élèves sur Terre au moment où la Station spatiale internationale (ISS) passe au-dessus de la France. On entend parfaitement la spationaute répondre à une question sur son train de vie et celui de ses collègues à bord du laboratoire spatial.
« Au début, il y a toujours un moment de frisson du fait du délai de connexion, commente Vincent Plousey. Le vrai moment de bonheur, c’est quand on l’entend parfaitement. » Le radioamateur insiste sur la simplicité avec laquelle un tel contact est réalisé : « Avec un simple récepteur et une antenne télescopique, on peut capter la station en deux minutes, et ça, c’est génial ! »
Pour Vincent Plousey, la plus-value du radioamateurisme réside justement dans sa capacité à être accessible à tout un chacun. De fait, la pratique ne demande pas d’avoir chez soi un matériel digne de celui de la NASA, y compris pour capter des satellites plus lointains que l’ISS.
Car après la Station spatiale internationale, en orbite à 400 kilomètres de la Terre, le quinquagénaire entreprend une connexion avec un satellite maritime géostationnaire situé à 36 000 kilomètres de notre planète.
Et preuve que l’expérience est possible même avec du matériel rudimentaire, le passionné va utiliser… une boîte de conserve en guise de parabole. « Elles ont la bonne taille et le bon diamètre pour recevoir des fréquences d’un gigahertz émises par ce type de satellite », explique Vincent Plousey. « Créer ses propres antennes, c’est aussi ce qui intéresse les radioamateurs », ajoute-t-il.
Avec du fil de cuivre, le radioamateur accroche une conserve métallique au trépied d’une lunette astronomique tournée en direction du satellite géostationnaire. Plusieurs câbles lui permettent de relier le tout à un logiciel installé sur son ordinateur. La démonstration peut commencer.
Après quelques minutes de réglages et quelques modifications de l’installation, les premiers signaux apparaissent sur l’analyseur de spectre. Vincent Plousey pointe son doigt vers l’écran : « Vous pouvez voir des lignes verticales typiques des transmissions de données par satellite », explique le passionné.
Sensibiliser la jeunesseCapter des satellites toujours plus lointains, se mesurer à d’autres radioamateurs : c’est ce qui motive Vincent Plousey, même plusieurs années après ses débuts dans le milieu.
Mais il le reconnaît, à l’heure du tout numérique, et alors que la pratique demeure majoritairement masculine et vieillissante, il est difficile d’intéresser les plus jeunes aux ondes radio. Il a pourtant des arguments à faire valoir. « Les jeunes se disent concernés par les problématiques liées à l’écologie. Nous sommes modernes sur ce point : je recycle en donnant une seconde vie à mes boîtes de conserve. Cela devrait leur plaire ! »
Vincent Plousey essaie autant que possible de transmettre sa passion aux jeunes pousses en partant de sa propre histoire. « C’est un devoir de dire à ces jeunes des villes ou des campagnes que, même s’ils n’ont pas fait de grandes études, comme c’est mon cas, ils peuvent tout de même réaliser de belles expérimentations techniques et technologiques avec un certificat de radioamateur. »
Un passe-temps qui pourrait occuper Vincent Plousey encore plusieurs années. Son prochain défi : capter la première station privée, nommée Haven-1, dont la mise en orbite est prévue début 2027.
À lire aussiLes passionnés de l’espace: astrophotographe, capturer la beauté de l’univers [1/5]
Cette semaine, RFI s’intéresse aux passionnés de l’espace en France. Pour ce premier épisode, rencontre avec Aude Nowak, astrophotographe qui arpente les sommets des Alpes, loin de la pollution lumineuse des villes, pour capturer l’éclat des étoiles, des nébuleuses et de la Voie lactée.
Elle nous a donné rendez-vous entre le Mont-Blanc et l’Aiguille du Midi, dans la station de Chamonix, au cœur des Alpes françaises. Aude Nowak, astrophotographe depuis huit ans, s’apprête à passer une nouvelle nuit sous les étoiles pour en saisir toute la beauté à travers l’objectif de son appareil photo.
Quelques jours auparavant, la Savoyarde nous avait prévenus : « Prenez de bonnes chaussures et des habits chauds ». Car pour obtenir les clichés souhaités, il faut aller loin, mais il faut surtout aller haut. Direction le Brévent, imposant sommet rocheux qui culmine à 2 500 mètres d’altitude.
On y accède par deux télécabines, puis une bonne heure de marche. Un parcours sinueux, rocailleux et parfois glissant, entre deux névés, pas totalement fondus en ce mois de juin. Sur la route, une marmotte et trois bouquetins que notre présence ne semble pas effrayer.
Aude Nowak a repéré les lieux la veille. Elle sait donc exactement où elle va planter sa tente. Face à celui qu’elle appelle « le roi », le Mont-Blanc, dont la cime est encore plongée dans les nuages. « Je vais dormir avant et après les prises de vue », explique-t-elle.
23h. Après un sommeil de trois heures, le réveil sonne au moment où le spectacle céleste débute. Cette fois, le ciel est parfaitement dégagé et permet d’apprécier, ici, la constellation de la Grande Ourse, là, Vénus et Jupiter, visibles à l'œil nu. Mais ce qui intéresse la photographe, c’est la nébuleuse de la Lagune et la Voie lactée qu’elle souhaite capturer entre l’Aiguille du Midi, le mont Maudit et le Mont-Blanc.
Viser juste dans l’obscuritéEmmitouflée dans sa doudoune, lampe frontale vissée sur la tête, Aude Nowak installe le trépied et le boîtier. Si la nébuleuse est invisible pour la rétine, elle ne l’est pas à l’objectif de l’appareil photo qui capte les couleurs, y compris dans le noir. Grâce à une application sur son téléphone, elle sait dans quelle direction le tourner pour viser juste.
Après quelques minutes, la lagune apparaît derrière la montagne. Clac ! Une vingtaine de prises est nécessaire pour obtenir une image parfaite du nuage rouge de poussière et de gaz. « Elle est magnifique », murmure la photographe.
Pour obtenir un cliché aussi coloré, l’appareil photo doit être défiltré et programmé sur un temps de pose élevé – généralement trente secondes – afin de capter un maximum de lumière dans l’obscurité. Le souci est que la Terre tourne. Et vite. Une moitié de minute suffit pour observer un décalage de l’image. Résultat, les étoiles apparaissent floues.
Alors, sous son boîtier, Aude Nowak a installé une monture équatoriale. « C’est un petit appareil motorisé qui va faire pivoter l’appareil photo pour suivre exactement la rotation de la Terre. » Et ainsi obtenir une image parfaitement nette du ciel.
Les adversaires de l’astrophotographieL’astrophotographie est une affaire d’obstination mêlée à de la chance. Obstination, car il faut être téméraire et aventureux pour enchaîner plusieurs nuits d’affilée en haute montagne, par quelques degrés, pour obtenir LA photo. De la chance, car la météo doit nécessairement jouer le jeu. « C’est le vrai challenge de l'astrophotographie », explique la passionnée.
D’autant que certaines images ne sont réalisables que quelques jours dans l’année. « En cas de mauvais temps, il faut donc attendre l’année suivante ou l’année d’après », commente la photographe, qui attendait depuis deux ans de pouvoir réaliser les captures obtenues ce soir-là. « La première fois que j’ai essayé, le temps était trop mauvais contrairement à ce que m’avait indiqué l’application météo. Redescendre de la montagne sans rien, c’est un crève-cœur. »
L’autre défi tient à la saturation du ciel par d’autres objets lumineux que les étoiles. « Les satellites notamment laissent des traces sur les images », explique Aude Nowak qui fait le constat de leur nombre croissant ces dernières années. Heureusement, les logiciels de traitement d’images parviennent à les effacer assez facilement. Mais ils ne sont pas infaillibles. « Les supprimer à la main sur l’ordinateur est un travail fastidieux », soupire la Savoyarde.
Jamais lassantPour autant, l'astrophotographe ne changerait pour rien au monde son cadre de travail. « La montagne, c’est mon univers. Je connais l’histoire de l’alpinisme. Donc, quand je vois des sommets, je vois des itinéraires, des histoires d’alpinistes, et l’alliance avec le ciel me parle et me touche », raconte-t-elle.
« J’aime aller chercher ce qui n’est pas facile d’accès, poursuit-elle. Cela fait partie de ma personnalité. J'aime ramener aux gens qui n’ont pas tous accès à ces endroits un petit bout de la beauté de l’univers. »
Même si tous les mois ne se ressemblent pas, même si gravir les sommets a un coût financier – prix du téléphérique, du parking –, Aude Nowak affirme vivre de sa passion. Ses clichés ne dorment jamais longtemps sur la carte mémoire de son appareil photo : ils sont tirés en grands formats, puis exposés et pour certains vendus.
La rencontre et les échanges avec le public intéressent la photographe. « Ce qui est motivant, c’est de comprendre pourquoi ils achètent mes productions et quel est leur ressenti face à mes images. Je trouve ça magnifique. »
À la question de savoir si elle pourrait se lasser de prendre en photo les montagnes et les étoiles, Aude Nowak répond par la négative. Notamment parce qu’elle n’a pas rempli l’objectif qu’elle s’est fixé. Celui de prendre en photo les astres depuis tous les sommets alpins de plus de 4 000 mètres. Il y en a précisément 82, répartis entre la France, la Suisse et l’Italie. « Je dois en avoir fait la moitié », confie-t-elle dans un éclat de rire. Alors non, elle ne rangera pas de sitôt l’appareil photo au placard.
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