Retour à la source

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Retour à la source episodes

  • Nuit blanche avec A-fu à Dongshi
    Pour notre émission Retour à la source de cette semaine, nous partons dans le sud-ouest de Taïwan, à l’endroit où il y a le plus grand polder de tout le pays.
    Il s'agit de la zone humide Ao-Gu célèbre pour être l'un des lieux préférés des oiseaux migrateurs pour passer l'hiver à Taïwan. Mais, en été, la petite salle d'exposition écologique de Dongshi qui se trouve juste à côté de la zone humide attire également les visiteurs, autour des chauves-souris jaunes asiatiques qui sont surnommées par les Taïwanais "Kiwi" pour la ressemblance avec le fruit.
    11 min
  • Travail de l'institut de recherche sur la pêche des Pescadores
    L'archipel des Pescadores qui se situe dans le détroit de Taïwan se compose de pas moins de 90 îles et îlots dont la superficie totale est de 127 km2. 19 de ces îles, soit environ 123 km2 de l'archipel, sont habitées. Les eaux qui entourent les îles des Pescadores sont riches en vie marine.
    Aujourd’hui, la plupart des revenus liés à la pêche proviennent de l’aquaculture. Dans le but d’assister les aquaculteurs et les pêcheurs, l’institut de recherche sur la pêche travaille à améliorer leurs revenus. Mais cet objectif ne consiste pas uniquement à développer les meilleures techniques d’élevage ou les espèces plus reproductrices, comme l'explique son directeur Hsieh Hern-yi (謝恆毅) dans l'émission de ce lundi.
    11 min
  • Des avocats boudés
    Les producteurs à Taïwan se plaignent des prix exercés à l'achat de leurs avocats. Mais le reste du secteur est pessimiste quant à la consommation des avocats à Taïwan et dénonce un surproduction.
    11 min
  • La culture du raisin à Taïwan et un vignoble, musée des raisins
    Que ce soit pour son fruit, pour le vin, pour les fruits secs ou encore pour son huile, le raisin est un fruit à multiples valeurs. Il existe plus de 5 000 variétés de raisins dans le monde et, en raison de la prospérité de l'industrie viticole, la plupart des producteurs dans le monde plantent davantage de raisins de cuve. Or, la situation à Taïwan est diamétralement opposée. Selon Li Kuo-tan(李國譚), professeur en horticulture à l'Université nationale de Taïwan, il existe plus de 200 variétés de raisins à Taïwan, dont 90% sont des raisins de table. La variété de raisins de table la plus populaire à Taïwan reste la "kyoho". A Changhua, dans le centre, il existe un vigneron qui veut faire de son vignoble un musée en plein air dédié au raisin. Avec un amour particulier pour le vin blanc, il a par ailleurs déjà décroché deux prix à Taïwan et l'un de ses vins blancs s'exporte depuis 2021 vers le Japon.
    11 min
  • Le secteur de la production laitière risque d'être en difficulté
    En 2013, Taïwan et la Nouvelle Zélande avaient conclu un accord économique couvrant plusieurs coopérations. L'accord prendra effet entièrement en 2025. Cela signifie que tout le lait (sauf en poudre) importé de Nouvelle-Zélande sera exempté de taxe douanière. Il n'y aura plus le tarif de 14 dollars taïwanais (soit 40 centimes d'euros) par kilogramme en dehors du quota autorisé.
    Selon les professionnels, avec l’arrivée du lait bon marché, les producteurs locaux risquent de perdre 30% de leur marché. L'une des solutions pour les producteurs taïwanais serait de s'orienter vers les produits transformés comme le fromage. Seulement, pour les professionnels, les réglementations en vigueur pour produire du fromage restent strictes.
    11 min
  • La culture de la grande bardane à Taïwan
    A Taïwan où l'on accorde une attention particulière aux vertus et aux bienfaits des aliments, la grande bardane, aussi appelée bardane commune, est souvent considérée comme le "roi des légumes".
    Même si de nos jours, la culture de la grande bardane se concentre essentiellement dans le sud-ouest, précisément à Yunlin, Chiayi et Tainan que les Taïwanais appellent "le grenier de Taïwan", à l’époque japonaise, cette culture était exclusive à la commune de Guilai dans le comté de Pingtung, à l’extrême sud. Les grandes bardanes cultivées à Guilai sont également les seules à être exportées vers le Japon. Mais faute de compétitivité, les agriculteurs de Guilai tentent de nos jours de nouvelles approches pour mieux vendre la grande bardane.
    11 min
  • Réduire de moitié les pesticides: mission impossible
    En 2017, la commission ministérielle de l’agriculture avait fixé l’objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en dix ans. Ainsi, à partir de 9139 tonnes de 2017, l'objectif est donc de réduire à 4570 tonnes les pesticides employés à l'horizon 2027. Trois politiques ont été définies pour parvenir à cet objectif : gestion générale des maladies et des insectes ravageurs, élimination des pesticides à haut risque et mise en place de la loi sur la médecine des plantes. Cependant, dans la pratique, les années passent, il y a encore un long chemin à parcourir à l'échelle nationale puisqu’en 2022, l’utilisation annuelle des pesticides a même dépassé les 9300 tonnes, un niveau plus élevé encore qu’en 2017. Pour les spécialistes, l'objectif fixé pour 2027 s'avère extrêmement difficile.
    11 min
  • Découverte de l'arborétum de Chiayi
    Aujourd’hui, lorsque nous évoquons le comté de Chiayi situé sur la côte ouest dans le centre-sud du pays, beaucoup de personnes pensent d’abord à la célèbre zone montagneuse d'Alishan avec sa célèbre mer de nuage pour le lever du soleil et son petit train pittoresque. A l’époque japonaise, durant la première moitié du XXe siècle, Alishan était célèbre pour son exploitation forestière. Mais peu de Taïwanais savent qu'à Chiayi, il existe un autre lieu en lien avec l'exploitation forestière: il s'agit de l'arborétum de Chiayi qui avait été créé pour répondre à l'ambition du Japon de conquérir l'Asie.
    Découvrez-en plus dans l'émission de ce jour, bonne écoute!
    11 min
  • Le déversement des eaux usées de Fukushima inquiète les pêcheurs taïwanais
    À la suite d'un séisme de magnitude 9,1 survenu le 11 mars 2011 au large de la côte est du Japon, deux vagues de tsunami ont frappé la centrale nucléaire de Fukushima, touchant trois des réacteurs. Les opérateurs ont commencé à pomper de l'eau de mer pour refroidir le combustible fondu. En 2023, le processus de refroidissement est toujours en cours et produit plus de 130 tonnes d'eau contaminée par jour. Cela signifie que depuis 12 ans, plus de 1,3 million de tonnes d'eau contaminée ont été utilisées, traitées et stockées près de la centrale. Cet espace de stockage touchant à la limite de sa capacité, le gouvernement japonais prévoit de déverser progressivement les eaux usées dans le Pacifique de manière échelonnée sur une période de 30 ans. La décision prise en 2021 et devrait être effective cet été. La Chine et la Corée du Sud ont largement contesté cette décision et du côté de Taïwan, les pêcheurs s'inquiètent.
    11 min
  • La Chine rouvre ses portes aux atemoyas taïwanais
    Les ananas, les attiers ou encore les jamboses, qui sont autant de fruits qui font la fierté des Taïwanais, étaient bannis du territoire chinois depuis 2021. A cette liste de fruits interdits à l'importation par la Chine, s’étaient ajoutés par la suite des produits agricoles ou des produits transformés comme les poissons mérous et l’alcool de sorgho. Ces suspensions d'importation chinoise ont largement pesé sur le secteur agricole taïwanais dès mars 2021 pour les ananas taïwanais. A l’époque, Taïwan exportait environ 42 000 tonnes d’ananas vers la Chine, ce qui représentait 90% de ses exportations annuelles. Quelques mois plus tard, alors que les Taïwanais célébraient la fête de la mi-automne, le bureau chinois des affaires taïwanaises a décidé de suspendre l’importation des attiers et des jamboses, justifiant sa décision par la présence de cochenilles dans les lots importés détectés à la douane. Cette décision était intervenue en pleine saison des attiers et des atemoyas, une variété d’attiers très appréciée. 90% des exportations des atemoyas taïwanais visaient également le marché chinois.
    La semaine dernière, le bureau chinois des affaires taïwanaises a annoncé la réouverture de son marché aux attiers et atemoyas de Taïwan. Les récoltes de cet hiver pourront donc de nouveau s'exporter vers la Chine.
    11 min

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Les Atayal croient que l'agriculture résulte des liens fermes entre l'Homme, la terre et Utux. L'Homme laboure les champs grâce à son savoir-faire transmis de génération en génération, la terre nourrit les cultures dont les variétés changent en fonction de la qualité des parcelles et Utux qui représente l'âme des ancêtres veille sur la bonne croissance des cultures. A travers ces liens chargés en traditions et en sagesse, l'Homme est inséparable de la terre. Néanmoins, avec la société qui s'est enrichie grâce à l'industrialisation, l'Homme s'est éloigné progressivement de ses racines et aujourd'hui lorsqu'il regarde en arrière, il voit la terre défigurée avec des montagnes éventrées, des rivières déteintes, des espèces de vie éteintes…