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« Mémoires Vives » émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Préparée par Rachel Rimmer et présentée par Stéphane Bou qui reçoivent Emmanuel Debono.
Le 21 avril 1939, le gouvernement Daladier adopte un décret-loi qui modifie la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 en y introduisant les délits d'injure et de diffamation à caractère "racial".
Considérée comme la première loi antiraciste française, la "loi Marchandeau" vise alors tout particulièrement la propagande antijuive.
Abrogée sous l'Occupation, elle est rétablie au lendemain de la guerre, avec le reste de la législation républicaine.
On croyait l'antisémitisme et le racisme disparus dans les décombres du national-socialisme et du vichysme : ils se révèlent actifs et pugnaces dans le contexte politique de l'épuration, de la guerre froide et de la décolonisation. Plongée inédite dans les procédures judiciaires qui, de l'antisémitisme nazi à l'antisionisme radical en passant par les racismes anti-Noirs, anti-Arabes ou anti-Blancs, ont ponctué l'histoire de la France contemporaine, cet ouvrage constitue une éclairante histoire de l'antiracisme.
A l'épreuve des faits et des procès, il propose une analyse des tensions inhérentes à la démocratie, autour des minorités et de la liberté d'expression, et une interrogation sur le pouvoir de la loi face aux campagnes de haine et aux préjugés.
Emmanuel Debono est docteur en histoire de l'IEP de Paris. Il est l'auteur d'Aux origines de l'antiracisme. La LICA, 1927-1940 (CNRS Editions, 2012).
« Mémoires Vives » émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Préparée par Rachel Rimmer et présentée par Perrine Kervran.
Nicolas Roth fait partie des 440 000 Juifs qui, en 1944, furent déportés de Hongrie en seulement deux mois.
Il livre ici un témoignage foisonnant sur le destin de la communauté juive de Debrecen.
Dès les années 1920, les persécutions antisémites se multiplient en Hongrie.
Après l’invasion allemande en 1944, les Juifs sont relégués dans des ghettos puis envoyés massivement vers les camps de la mort.
Déporté à Auschwitz-Birkenau, Nicolas Roth parvient à survivre malgré le travail harassant auquel il est contraint.
Lors de l’évacuation du camp, il connaît la "marche de la mort" avant d’être transféré au camp de Dachau où il sera libéré en avril 1945.
Avoir 16 ans à Auschwitz est le récit d’un homme à la mémoire exceptionnelle, un texte d’une grande lucidité et d’une profonde sensibilité.
Depuis la parution en 1977 de ses Chroniques des années égarées, dans lesquelles il revenait sur sa jeunesse roumaine marquée par l’antisémitisme, les pogroms et le travail forcé, Serge Moscovici travaillait à la suite de ce récit autobiographique pour le reprendre où il l’avait laissé : à son arrivée à Paris en 1948, à l’âge de 22 ans.
Ce sont ces notes, brouillons, remarques et feuilles libres qu’Alexandra Laignel-Lavastine a rassemblées pour nous livrer, pour la première fois, le récit des années de formation humaine et intellectuelle de celui qui allait devenir l’un des grands noms des sciences humaines et de la psychologie sociale, et l’un des précurseurs de l’écologie politique.
De l’asile pour vieillards de la rue Lamarck où il passe ses nuits lors de son arrivée dans cette Ville-Lumière tant fantasmée jusqu’à son élection à l’EHESS, on le suit dans le récit de ces années cruciales qui dévoile un homme se faisant. Sans détour il se livre : il dit la misère et la solitude des premiers temps, le poids du silence et d’une Histoire que, dans ce Paris d’après-guerre, certains préfèrent taire ; l’isolement, ne se retrouvant ni à gauche, ni à droite, ni parmi les « israélites français ».
Ensemble, le trio de métèques découvre le Quartier Latin où s’agite une foule issue de tous les pays de la terre, la vie d’hôtel et de petits boulots, mais aussi l’amitié (je n’étais plus seul au monde), l’émulation intellectuelle, la vie nocturne, dans les caves, les cabarets, et plus tard, dans les hauteurs de l’esprit, à l’université.
On le suit alors des bancs de la Sorbonne au CNRS puis à l’EHESS, réalisant son rêve, devenir un homme d’étude, trouvant ses pères, le psychiatre et psychanalyste Daniel Lagache et l’historien des sciences Alexandre Koyré, et les questions qui définirent sa pensée : le sens commun, l’énigme des foules, les minorités actives, la condition de paria…
De Saint-Michel à Montparnasse, on croise Lacan ou Lévi-Strauss, d’autres exilés qui figurent une famille, mais aussi des femmes, malgré l’immense timidité qu’il avoue, et une en particulier, Marie Bromberg-Moscovici qui deviendra sa femme en 1955 et sur le portrait de laquelle se clôt ce récit passionnant, d’une beauté et d’une grandeur qui doivent tout à l’humilité et l’intelligence de son auteur.
Un livre rare et merveilleux
Il quitte la Roumanie en 1947 et utilise la filière des « camps de personnes déplacées » passant par la Hongrie, l’Autriche et l’Italie avant d’entrer en France un an plus tard.
Il deviendra directeur d’Etudes à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de Paris, fondateur du laboratoire européen de psychologie sociale, enseignant à la New School for Social Research de New York, à l’Université de Genève, de Louvain, de Cambridge...
« Mémoires Vives » émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Préparée par Rachel Rimmer et présentée par Stéphane Bou qui reçoiventSandra Zemor pour « Le Prince Dindon, de Nahman de Bratslav »
Livre-CD de Jean Baumgarten et Sandra Zemor
Mémoires Vives » émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Préparée par Rachel Rimmer et présentée par Stéphane Bou qui reçoivent
Dreyfusard de la première heure, l’artiste développe une vision du monde proche de celle d’Émile Zola (1840-1902), s’intéressant aux différentes figures du peuple : des ouvriers des manufactures et des mines aux petits métiers parisiens, des déracinés des villes aux paysans et marins, hommes, femmes, enfants ou vieillards partageant, sinon un même destin, une forme de relégation.
Après Dole, Évian, Roubaix, cette première rétrospective fait redécouvrir à Paris l’œuvre d’un artiste injustement méconnu bien qu’une de ses toiles, La Grève au Creusot (1899), soit devenue une icône des luttes ouvrières. Auteur d’une œuvre d’une grande force – notamment dans la première partie de sa longue carrière –, Adler a été largement reconnu en son temps, mais son indifférence aux débats des avant-gardes artistiques et son intérêt croissant pour le monde rural l’ont desservi auprès des générations suivantes. Au mahJ, l’exposition s’arrête aussi sur les résonances de la judéité du peintre dans sa perception du monde et ses engagements d’homme et d’artiste.
Commissaires
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Émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, présentée par Stéphane Bou et Juliette Senik, avec la collaboration de Rachel Rimmer, chaque dimanche de 13h à 13h30.
« Mémoires Vives » met en lumière les nombreuses initiatives en lien avec la mémoire de la Shoah et la transmission du judaïsme. Elle donne chaque semaine la parole aux hommes et aux femmes qui oeuvrent pour tisser à travers le temps et les générations les liens d’une mémoire ancrée dans les réalités contemporaines et soucieuse de l’avenir.
La Fondation soutient la recherche sur les persécutions antisémites et la Shoah, en France comme à l’étranger
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