Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

By Institut de FranceSociety & Culture
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Séances de l'Académie des sciences morales et politiques episodes

  • « À la recherche de la bonne gouvernance : quelques réflexions tirées de l'expérience »
    INTRODUCTION AU THÈME DE L’ANNÉE 2023 : LA BONNE GOUVERNANCE
    Le président introduit ensuite le thème des travaux de l’Académie en 2023, « La bonne gouvernance ». Ce thème s’entend de manière multidimensionnelle et concerne aussi bien la gouvernance publique que celle des entreprises privées et ce à des échelles variées (de celle de l’entreprise à l’échelle européenne ou mondiale en passant par l’échelon national).
    1 hr 29 min
  • « Faut-il sauver la différence des sexes ? »
    « Alors que depuis toujours l’humanité s’est construite à partir de ce donné biologique brut qu’est la différence des sexes, nous sommes aujourd’hui la première civilisation qui veut la déconstruire et prône que le sexe serait une pure construction sociale », affirme Eugénie Bastié, polémiste et journaliste au Figaro. Celle-ci met en perspective la différence des sexes avec les questions liées notamment aux théories du genre et au féminisme, avant de décrire les conséquences négatives de sa disparition.
    1 hr 57 min
  • « Variations sur la notion de salut : sources antiques et développements chrétiens »
    L’ambiguïté fondamentale du verbe « sauver » stimule et intrigue. S’agit-il de sauvegarder, de préserver ou bien de renouveler, d’accomplir ? Elle ouvre deux voies possibles que l’on peut résumer par cette alternative : d’un côté, un simple sauvetage, dernier acte posé comme un baroud d’honneur ; de l’autre l’espoir – peut-être illusoire – d’entraver la marche des choses grâce à un mot d’ordre qui serait celui de la prophétie de l’Apocalypse : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ». Qu’est-ce qui est à sauver dans l’homme, dans la civilisation qui est la nôtre ? Juliette de Dieuleveult, docteur en théologie et en études latines, enseignante à l’Institut Catholique de Paris et au Collège des Bernardins, s'appuie sur Hérodote, Sophocle, Platon et Saint Augustin pour raconter le Salut et comprendre comment la question du salut se pose aux hommes.
    1 hr 16 min
  • Le Sauveur et la Mère : iconographie de la Pietà du XIVe siècle à aujourd’hui
    À partir de représentations picturales et sculpturales de la Pietà à travers les siècles, il est donné différentes représentations du Christ et de sa mère, la Vierge Marie, tenant sur ses genoux le corps de son fils, après la descente de croix et avant la mise au tombeau. De Zurbaran à Jean Favre, en passant par Giovanni Bellini ou encore Michel Ange, Jean Clair de l'Académie française compare ses interprétations.
    1 hr 28 min
  • « Sauver le temps : Étienne Gilson, l’histoire et la pensée de la continuité »
    Le temps est-il à sauver ? Est-il même sauvable ? Et le salut du temps écoulé est-il une des tâches assignables à l’historien ? Florian Michel, maître de conférences d’histoire contemporaine à l'Université Panthéon-Sorbonne, voudrait tenter d’apporter une réponse à ces questions par l’examen de la méthode et de l’œuvre d’Étienne Gilson (1884-1978).
    1 hr 43 min
  • « Le sauveur dans l'Histoire de France »
    La France, plus que tout autre pays, cultive le mythe de l’homme providentiel. On trouve des exemples de cette figure dans l’Histoire avec Alexandre, César ou encore Soliman le Magnifique. Pour A. Toynbee, l’échec du « sauveur à l’épée » est pourtant patent tout au long de l’Histoire. Le salut par l’épée est toujours illusoire pour une société. À partir de la chute de l’Ancien Régime et jusqu’à la Vème République, la France a peiné à remplacer le roi qu’elle a guillotiné, le système représentatif s’est installé avec fragilité, d’où le surgissement régulier de la tentation de cet homme dit providentiel.
    1 hr 47 min
  • Quel homme la méditation entend-elle sauver ? Anthropologie du boudhisme à l'occidentale
    Le terme « bouddhisme » est un néologisme inventé au début du XIXᵉ siècle en France et en Angleterre, qui désigne un ensemble de traditions religieuses dont le point commun est de se réclamer du Bouddha. Quel sens donner à la multiplication en Occident des statuettes stéréotypées de Bouddha dans les chambres à coucher ou les salons de coiffure ? Est-ce le signe d’une conversion massive au bouddhisme ou sa déchéance dans le consumérisme occidental ?
    1 hr 42 min
  • « Faut-il sauver le monde du malthusianisme ? »
    La doctrine de Malthus, selon laquelle toute augmentation de population risque d’être nuisible et préconisant une restriction des naissances, a été formulée en 1798 dans un essai intitulé Essai sur le principe de population. Aujourd'hui, de multiples facettes du malthusianisme doivent être confrontées aux enseignements de la géographie des populations. Alors que l'humanité a su améliorer les méthodes culturales, la qualité des transports et du stockage des denrées, les subsistances ont pu augmenter plus rapidement que ce qui avait été prévu par Malthus. Les craintes de ce dernier se sont-elles réalisées ? Cette hausse de la population est-elle due à une attitude de surfécondité ou à la baisse de la mortalité ?
    1 hr 55 min
  • « La double loi du salut des peuples »
    Le débat public semble en Europe ultimement déterminé par ce que gouvernants et opposants disent des moyens, des tendances ou des circonstances qui décident des fins poursuivies dans la vie commune. Qu’elle se réclame de la compétence ou qu’elle exprime des frustrations, la délibération civique s’effectue alors comme si aucune orientation ultime ne pouvait être au moins cherchée pour régler la forme de vie et la marche des peuples. Quand l’écoute civique se fait un peu plus attentive, pourtant, on a l’impression que des divisions plus profondes que nos circonstances, que des désirs plus vastes que nos moyens et nos indignations, imprègnent encore l’expérience collective. On dirait parfois, par exemple, que les uns trouvent sobrement la règle de la réforme sociale dans l’impératif de « sauver » la planète, tandis que d’autres devinent que leurs préférences et leurs passions traduisent confusément la volonté de continuer la vie d’un peuple, l’espoir de « sauver » l’expérience de leur nation. Comme si après tant de siècles, en dépit de nos forces en apparence croissantes, nous avions encore besoin d’examiner ou de nous souvenir de la question du salut.
    1 hr 55 min
  • « Le défi réactionnaire »
    Ce que l’on appelle la « pensée réactionnaire » est une vaste nébuleuse qui regroupe sous des ressemblances de surface des courants contraires. Parmi les points communs, on repère la déploration d’un effondrement des mœurs et des esprits, l’imputation de cette chute au nivellement démocratique, l’individu centré sur ses droits, incapable de grandeur et se contentant de la satisfaction de petits plaisirs ; et en opposition à la démocratie et à la liberté des modernes, l’exaltation des hiérarchies, la défense de la discipline collective, la promotion d’une éthique de la virilité.
    Comment faut-il entendre le mot « réactionnaire » ? Si le mot de « réaction » s’est imposé pour désigner ceux qui refusaient la Révolution et souhaitaient un retour à l’Ancien Régime, toutefois, ni J. de Maistre ni L. de Bonald ne souhaitaient revenir en arrière. Ils savaient que la révolution était irréversible et le résultat du devenir du régime monarchique. Ainsi, le réactionnaire est d’abord celui qui veut revenir d’une chute. Cette volonté de rétablissement se distingue de la volonté de simple préservation du conservateur qui a pour souci non de régénérer mais de résister au changement. Dès lors, l’enjeu sera davantage de voir en quoi et comment la pensée réactionnaire invite les progressistes, entendu comme ceux qui pensent que l’humanité doit faire des progrès, à méditer la question du salut lorsque celui-ci concerne le monde.
    1 hr 39 min

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Émission de culture générale. Chaque semaine, un nouvel invité (académicien, chercheur, etc) apporte des éclairages approfondis et nuancés sur un sujet tiré de sa spécialité.