Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

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Séances de l'Académie des sciences morales et politiques episodes

  • « Quelles réformes pour assurer la compétitivité internationale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche ? »
    En s’appuyant sur ses propres travaux, l’orateur a d’abord souligné qu’un enseignement supérieur propice à l’innovation est toujours le fruit d’une synergie entre trois éléments : une dotation confortable en moyens, l’autonomie des établissements et une politique d’incitation faisant dépendre une partie du financement des universités de bourses attribuées sur critères scientifiques. Ceci étant posé, il a ensuite dessiné quelques pistes pour que l’enseignement supérieur français, adapté à une économie d’imitation, comme celle des Trente Glorieuses, devienne le creuset d’une économie d’innovation. Parmi celles-ci, il a notamment évoqué l’autonomie des universités dans le recrutement de leur personnel, la flexibilisation des parcours ou encore le dépassement progressif de la dichotomie entre universités et grandes écoles, de façon à mettre en commun ce que les unes et les autres ont de meilleur : l’excellence de la recherche d’un côté, l’orientation à l’entrée et un système de gouvernance efficace de l’autre.
    42 min
  • « Quelles réformes pour assurer la compétitivité internationale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche ? »
    En s’appuyant sur ses propres travaux, l’orateur a d’abord souligné qu’un enseignement supérieur propice à l’innovation est toujours le fruit d’une synergie entre trois éléments : une dotation confortable en moyens, l’autonomie des établissements et une politique d’incitation faisant dépendre une partie du financement des universités de bourses attribuées sur critères scientifiques. Ceci étant posé, il a ensuite dessiné quelques pistes pour que l’enseignement supérieur français, adapté à une économie d’imitation, comme celle des Trente Glorieuses, devienne le creuset d’une économie d’innovation. Parmi celles-ci, il a notamment évoqué l’autonomie des universités dans le recrutement de leur personnel, la flexibilisation des parcours ou encore le dépassement progressif de la dichotomie entre universités et grandes écoles, de façon à mettre en commun ce que les unes et les autres ont de meilleur : l’excellence de la recherche d’un côté, l’orientation à l’entrée et un système de gouvernance efficace de l’autre.
    1 hr 38 min
  • « Quelle politique de l’énergie pour assurer la compétitivité de notre économie, réduire notre dépendance extérieure et protéger l’environnement ? »
    En guise de préambule, l’orateur a rappelé qu’à s’en tenir aux trois points énumérés dans la question posée, la France affichait, en comparaison de ses voisins, d’enviables performances. Le prix moyen de l’électricité est 25 % plus élévé en Europe qu’en France. L’indépendance de la France en termes d’énergie primaire est assurée à 55 %, contre une moyenne de 47 % en Europe. Quant à nos émissions de CO2, avec 5 tonnes par habitant et par an, elles figurent parmi les plus faibles pour un pays industrialisé. Un tableau flatteur qu’il convient toutefois de relativiser en raison d’un certain effritement de ces performances au cours des quinze dernières années, et notamment d’un déficit cohérence pour relever les nouveaux défis énergétiques et environnementaux. L’énergie, domaine privilégié du long terme, exige des choix et une stratégie. Si bien qu’elle n’est pas seulement une question technique mais aussi politique.
    2 hr 2 min
  • « Quelle politique de l’énergie pour assurer la compétitivité de notre économie, réduire notre dépendance extérieure et protéger l’environnement ? »
    En guise de préambule, l’orateur a rappelé qu’à s’en tenir aux trois points énumérés dans la question posée, la France affichait, en comparaison de ses voisins, d’enviables performances. Le prix moyen de l’électricité est 25 % plus élévé en Europe qu’en France. L’indépendance de la France en termes d’énergie primaire est assurée à 55 %, contre une moyenne de 47 % en Europe. Quant à nos émissions de CO2, avec 5 tonnes par habitant et par an, elles figurent parmi les plus faibles pour un pays industrialisé. Un tableau flatteur qu’il convient toutefois de relativiser en raison d’un certain effritement de ces performances au cours des quinze dernières années, notamment en raison d’un déficit de vision collective cohérente pour relever les nouveaux défis énergétiques et environnementaux. L’énergie, domaine privilégié du long terme, exige des choix et une stratégie. Si bien qu’elle n’est pas seulement une question technique mais aussi politique.
    1 hr
  • « Quelles réformes pour assurer la compétitivité internationale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche ? »
    En s’appuyant sur ses propres travaux, l’orateur a d’abord souligné qu’un enseignement supérieur propice à l’innovation est toujours le fruit d’une synergie entre trois éléments : une dotation confortable en moyens, l’autonomie des établissements et une politique d’incitation faisant dépendre une partie du financement des universités de bourses attribuées sur critères scientifiques. Ceci étant posé, il a ensuite dessiné quelques pistes pour que l’enseignement supérieur français, adapté à une économie d’imitation, comme celle des Trente Glorieuses, devienne le creuset d’une économie d’innovation. Parmi celles-ci, il a notamment évoqué l’autonomie des universités dans le recrutement de leur personnel, la flexibilisation des parcours ou encore le dépassement progressif de la dichotomie entre universités et grandes écoles, de façon à mettre en commun ce que les unes et les autres ont de meilleur : l’excellence de la recherche d’un côté, l’orientation à l’entrée et un système de gouvernance efficace de l’autre.
    1 hr 43 min
  • « Quelles réformes pour assurer la compétitivité internationale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche ? »
    En s’appuyant sur ses propres travaux, l’orateur a d’abord souligné qu’un enseignement supérieur propice à l’innovation est toujours le fruit d’une synergie entre trois éléments : une dotation confortable en moyens, l’autonomie des établissements et une politique d’incitation faisant dépendre une partie du financement des universités de bourses attribuées sur critères scientifiques. Ceci étant posé, il a ensuite dessiné quelques pistes pour que l’enseignement supérieur français, adapté à une économie d’imitation, comme celle des Trente Glorieuses, devienne le creuset d’une économie d’innovation. Parmi celles-ci, il a notamment évoqué l’autonomie des universités dans le recrutement de leur personnel, la flexibilisation des parcours ou encore le dépassement progressif de la dichotomie entre universités et grandes écoles, de façon à mettre en commun ce que les unes et les autres ont de meilleur : l’excellence de la recherche d’un côté, l’orientation à l’entrée et un système de gouvernance efficace de l’autre.
    1 hr 43 min
  • « L’économie collaborative peut-elle contribuer en France à la croissance économique, à la réduction des dépenses publiques, et à la création d’emplois ? »
    Fondatrice et directrice de Paradigmes et caetera, une société d’études et de conseil consacrée à la prospective et à l’innovation, l’oratrice a précisé que les activités regroupées sous le nom d’économie collaborative peuvent être décrites comme une nébuleuse, répartie entre cinq secteurs principaux : l’hébergement, la mobilité (covoiturage, autopartage), les services à la personne (prêt de matériel, petites prestations), les services aux entreprises (fret) et le financement (levée de fonds). Le poids de l’économie collaborative est encore modeste (2,4 % des dépenses des ménages français), mais son potentiel de croissance considérable : une étude commandée par l’Union européenne prévoit qu’elle pourrait multiplier par 20, en 10 ans, le volume de ses transactions. Cela permet bien sûr à l’économie collaborative d’être aussi à l’origine d’emplois, même si, pour 60 % d’entre eux toutefois, il s’agit d’une activité annexe. Raison de plus pour résoudre le défi que représente ces nouvelles formes d’emplois en terme de protection, tant au plan du droit du travail que de la couverture des risques.
    1 hr 44 min
  • « L’économie collaborative peut-elle contribuer en France à la croissance économique, à la réduction des dépenses publiques, et à la création d’emplois ? »
    Fondatrice et directrice de Paradigmes et caetera, une société d’études et de conseil consacrée à la prospective et à l’innovation, l’oratrice a précisé que les activités regroupées sous le nom d’économie collaborative peuvent être décrites comme une nébuleuse, répartie entre cinq secteurs principaux : l’hébergement, la mobilité (covoiturage, autopartage), les services à la personne (prêt de matériel, petites prestations), les services aux entreprises (fret) et le financement (levée de fonds). Le poids de l’économie collaborative est encore modeste (2,4 % des dépenses des ménages français), mais son potentiel de croissance considérable : une étude commandée par l’Union européenne prévoit qu’elle pourrait multiplier par 20, en 10 ans, le volume de ses transactions. Cela permet bien sûr à l’économie collaborative d’être aussi à l’origine d’emplois, même si, pour 60 % d’entre eux toutefois, il s’agit d’une activité annexe. Raison de plus pour résoudre le défi que représente ces nouvelles formes d’emplois en terme de protection, tant au plan du droit du travail que de la couverture des risques.
    46 min
  • « Quelles stratégies de défense et de sécurité face aux nouvelles menaces ? »
    Pour répondre à cette question, l’auteur a d’abord rappelé le contexte dans lequel elle s’inscrit : la fin du cycle historique qui avait vu la domination du monde par l’Occident et l’émergence d’un environnement international plus instable. Au sein de ce “nouveau monde”, il identifie trois risques majeurs : le terrorisme islamique, en cours de dissémination ; l’émergence de régimes que l’intervenant qualifie de « “démocratures”, telles la Chine, la Russie ou la Turquie ; et enfin les cyberattaques. Pour Nicolas Baverez l’Europe et la France sont en première ligne des territoires menacés. “Vieux, riche et désarmé”, le continent européen est désormais entouré de “peuples jeunes, pauvres et surarmés”, dont il peine en outre à maîtriser les flux migratoires. Cette situation périlleuse implique de redéfinir une nouvelle stratégie, mais aussi de se donner les moyens de la mettre en œuvre en consentant sans tarder à des investissements à la hauteur d’un “moment décisif de l’histoire du monde”.
    2 hr
  • « Quelles stratégies de défense et de sécurité face aux nouvelles menaces ? »
    Pour répondre à cette question, l’auteur a d’abord rappelé le contexte dans lequel elle s’inscrit : la fin du cycle historique qui avait vu la domination du monde par l’Occident et l’émergence d’un environnement international plus instable. Au sein de ce “nouveau monde”, il identifie trois risques majeurs : le terrorisme islamique, en cours de dissémination ; l’émergence de régimes que l’intervenant qualifie de « “démocratures”, telles la Chine, la Russie ou la Turquie ; et enfin les cyberattaques. Pour Nicolas Baverez l’Europe et la France sont en première ligne des territoires menacés. “Vieux, riche et désarmé”, le continent européen est désormais entouré de “peuples jeunes, pauvres et surarmés”, dont il peine en outre à maîtriser les flux migratoires. Cette situation périlleuse implique de redéfinir une nouvelle stratégie, mais aussi de se donner les moyens de la mettre en œuvre en consentant sans tarder à des investissements à la hauteur d’un “moment décisif de l’histoire du monde”.
    59 min

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Émission de culture générale. Chaque semaine, un nouvel invité (académicien, chercheur, etc) apporte des éclairages approfondis et nuancés sur un sujet tiré de sa spécialité.