Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

Séances de l'Académie des sciences morales et politiques

By Institut de FranceSociety & Culture
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Séances de l'Académie des sciences morales et politiques episodes

  • Le nouveau tableau politique de la France
    Jérôme Fourquet s'exprime sur les deux enseignements majeurs des dernières élections législatives en France : la poursuite de la montée du vote pour le Rassemblement National, ce qu’il appelle « les eaux bleu marines », et la réactivation du front républicain. La montée du vote en faveur du Rassemblement National a progressé de manière significative entre les élections présidentielles de 2022 et les élections législatives de 2024 passant de 18% à 33% avec une participation électorale en hausse. La géographie de ce vote reste stable avec des zones prévalentes (pourtour méditerranéen, vallée de la Garonne, Nord-Est de la France) où le RN fait plus de 40% au premier tour – les plafonds d’hier (Var, Vaucluse des années 1980) étant devenus les planchers d’aujourd’hui. Pour comprendre les motivations des électeurs du Rassemblement National, l’IFOP a construit un indice baptisé IPI rassemblant les enjeux les plus importants pour les électeurs de Marine Le Pen selon un sondage IFOP : l’insécurité, la pauvreté, l’immigration. La superposition des cartes où cet indice est élevé et le score des candidats RN au 1 er tour des élections législatives de 2024 permet d’éclairer les ressorts de ce vote sans toutefois l’expliquer complètement – l’Ile-de-France, qui rassemble 16% de la population française, et où cet indice IPI est, par endroit, très élevé vote peu pour le RN. Une 2 ème variable peut être identifiée : celle de la taille de la commune. Les communes de moins de 500 à 10 000 habitants rassemblent 7 millions de voix pour le RN et les communes de moins de 500 habitants ont voté à près de 43% pour ce parti. Jérôme Fourquet explique l’importance du vote RN dans ces petites communes par la place de la voiture dans ces territoires, où la dépendance à l’automobile est forte et l’utilisation de la voiture absolument inévitable dans tous les actes du quotidien. Enfin, un 3 ème paramètre peut influer sur les comportements électoraux et rendre compte de la montée du vote RN : celui de capital résidentiel. Le deuxième enseignement des élections législatives de 2024 a été la réactivation du front républicain. Alors que, lors des élections législatives de 2022, le taux de victoire des candidats du RN dans des duels face à des macronistes était de 50%, il n’a été que de 17% en 2024. Le front républicain a donc été massivement réactivé, même s’il l’a été à géométrie variable (le report de voix des électeurs macronistes se faisant moins bien dans le cas d’un duel du RN face à la gauche que celui des électeurs de gauche dans le cas d’un duel du RN face à des macronistes).
    1 hr 54 min
  • « La terre et les militaires : de la conquête à la gouvernance des territoires »
    Philippe Boulanger commence en soulignant que la connaissance géographique a toujours été un atout stratégique pour la conquête et la gouvernance des territoires. De nombreux stratèges, dont Charles de Gaulle, ont insisté sur l’importance du terrain dans leurs écrits sur « l’art de la guerre ». La géographie, qui étudie la relation entre les hommes et leur environnement, a donné naissance à une discipline spécifique : la géographie militaire. De Sun Tsé à la Revue stratégique nationale du ministère des Armées françaises (2022) les références à ce savoir sont constantes dans les doctrines militaires. La géographie, en tant que science appliquée, reste une source de puissance et un outil d’aide à la décision. Dès lors, comment la géographie militaire contribue-t'elle à la conquête et à la gouvernance des territoires ? Cette question renvoie à son rôle pour le stratège et le tacticien, son impact sur les manœuvres militaires et son renouvellement à travers les nouvelles technologies.
    1 hr 37 min
  • «Le rapport du judaïsme au territoire »
    Le sionisme, mouvement né à la fin du XIXe siècle, a pour objectif d’établir un foyer national juif en Terre d’Israël, notamment par l’achat de terres par le KKL. Cet engagement aboutit en 1948 à la création de l’État d’Israël, rétablissant une souveraineté juive sur cette terre. Cependant, cette renaissance s’accompagne de défis majeurs, notamment le conflit israélo-palestinien et la question des territoires disputés. La seule issue viable reste une solution à deux États, avec des prérogatives à définir, mais il n’existe pas d’autre voie. Haïm Korsia conclue sur la dynamique complexe et riche qui unie le judaïsme au territoire, une dynamique qui entrelace dimensions religieuse, historique, culturelle et politique. Ce lien s’incarne dans l’attachement spirituel et historique à la Terre d’Israël, mais aussi à la terre où vivent les Juifs, comme la France pour ceux qui y résident. L’expérience de la diaspora illustre la capacité d’adaptation aux contextes variés, tandis que le sionisme et la création de l’État d’Israël témoignent d’un retour à la souveraineté territoriale. Enfin, Makom, qui signifie « l’endroit, le lieu », est aussi un des noms de Dieu, car Il est l’endroit du monde. Ainsi, le territoire du judaïsme est à la fois physique et spirituel : il se trouve dans la terre habitée, mais aussi dans la foi. Nous avons toujours un territoire qui nous porte : c’est soit la Terre, soit notre foi en Dieu. Et si, comme l’affirme la Bible, l’homme est comme un arbre des champs, alors en se réunissant, les êtres humains créent ensemble un territoire cohérent : celui de la fraternité.
    1 hr 51 min
  • « Géopolitique du Proche-Orient »
    Frédéric Encel commence en citant la définition d’Yves Lacoste de la géopolitique, entendue comme l’étude des rivalités de pouvoir sur des territoires et de leurs représentations. Il insiste sur le fait que ces rivalités portent avant tout sur la souveraineté, élément central des relations internationales. De nombreux collectifs militants cherchent ainsi à renforcer, obtenir ou ôter la souveraineté de leurs adversaires. Il rappelle que la souveraineté peut être assimilée à l’indépendance et souligne l’essor de cette quête par de nombreux collectifs depuis les années 1970. Frédéric Encel insiste ensuite sur le rôle fondamental de la géographie dans l’analyse géopolitique. Il explique que toute étude sérieuse doit prendre en compte les caractéristiques physiques d’un territoire. En situation de conflit, la géographie influence aussi bien les victoires et les défaites que les choix stratégiques des acteurs. Toutefois, cette dimension tend à être négligée en raison des avancées technologiques militaires. Il rappelle que moins les armes sont puissantes, plus la géographie reprend ses droits. Enfin, il souligne qu’il est essentiel en géopolitique de tenir compte des représentations, qui relèvent d’une perception identitaire et collective s’inscrivant sur le temps long, de chercher à comprendre la vision de l’autre, ses perceptions et ses aspirations. Ignorer ce que l’adversaire est prêt à faire, en temps de paix comme en temps de guerre, revient à se priver de toute chance de succès
    1 hr 46 min
  • « Faut-il craindre la fonte des glaciers ?»
    La surveillance des glaciers a débuté en 1894 avec la création de la Commission Internationale des Glaciers et se poursuit aujourd’hui sousl’égide du World Glacier Monitoring Service. En 2023, on recensait 274 531 glaciers, principalement situés dans les régions polaires et les grandes chaînes de montagnes. La majorité d’entre eux sont des vestiges de périodes climatiques plus froides, les glaces les plus anciennes se trouvant au Groenland et en Antarctique, et datant respectivement de 130 000 ans et plus d’1,2 million d’années. Les glaciers, sensibles aux variations climatiques, ont connu leur extension maximale il y a 20 000 ans, lors d’une période glaciaire induite par des facteurs astronomiques. Depuis, le réchauffement global entraîne leur recul, un processus accéléré ces dernières décennies par l’augmentation des gaz à effet de serre d’origine anthropique. Si un répit temporaire a été observé durant le Petit Âge glaciaire, qui s’est achevé vers 1850, la tendance actuelle est une fonte généralisée.Face à ces défis, plusieurs stratégies d’adaptation se dessinent. L’urbanisation croissante des littoraux impose des choix d’aménagement qui peuvent accentuer ou atténuer les effets de la montée des eaux. Certainesrégions optent pour des protections dures, comme les digues ou les barrières anti-submersion, à l’image du Delta Plan aux Pays-Bas. D’autres privilégient des solutions fondées sur la nature, telles que la restauration des mangroves et des marais côtiers, qui jouent un rôle d’amortisseur face aux tempêtes et à l’élévation du niveau marin.
    1 hr 46 min
  • «La géographie du commerce»
    La géographie du commerce est un champ d’étude en France depuis 1975, c'est-à-dire depuis la création de la Commission de géographie de la distribution par Jacqueline Beaujeu-Garnier au sein du Comité national français de géographie (CNFG). Presque inconnue dansla géographie d'inspiration vidalienne, l'émergence de la distribution et du commerce comme objet d'étude en géographie dans le monde universitaire doit d'abord être présentée en lien avec les transformations socio-économiques de la société française. En effet, la France devient une société urbaine, et le commerce accompagne cette transformation. Dans un deuxième temps, nous suivrons la transformation de la géographie du commerce en tenant compte du tournant culturel, qui a favorisé l'ouverture à de nouveaux sujets, de nouvelles problématiques, et permis de nouvelles recherches dans de nombreux sous-domaines de la géographie. L'étude du commerce de détail en géographie a bénéficié du tournant culturel, en contribuant à surmonter une opposition récurrente entre la culture et le commerce de détail dans la géographie comme dans de nombreuses autres sciences sociales. Cette situation prend une résonance particulière en France, où des sociologues comme Bourdieu et Baudrillard ont écrit une sociologie de la consommation qui dénonce la commercialisation de la culture par la consommation. Enfin, depuis le début du 21ème siècle, nous montrerons que la géographie du commerce en France continue à s’inscrire dansles débats de la discipline et traite de nouveaux sujetsliant commerce, culture et société, et s'élargit aujourd'hui à la géographie du commerce et de la consommation.
    1 hr 50 min
  • « Géographie et diplomatie »
    Michel Foucher retrace l’étymologie du terme diplomatie, d’abord issu du grec διπλÏŒειν et du latin diploma, un passeport métallique sous l’Empire romain. Michel Foucher définit ensuite la géographie comme la description et le dessin du monde, non seulement sous ses aspects localisés, mais aussi à travers les cartes mentales et les représentations. Il résume ainsi sa pensée : « Ce qui est cartographiable est géographique ». Le général de Gaulle, qui dans Vers l’armée de métier (1934), attribue à Napoléon l’assertion selon laquelle « la politique d’un État est dans sa géographie », analyse la vulnérabilité du Nord-Est français, dénué de barrières naturelles, et souligne l’importance de la diplomatie dans la quête d’unecouverture stratégique. C’est la compréhension de cette vulnérabilité qui le fait plaider, en vain, dès 1934, pour une armée de métier dotée de forces mécanisées. En 1940, la justesse de son diagnostic est fondée sur le choix de l’échelle pertinente : non pas seulement l’Europe et la lutte franco-allemande mais le monde. Penser juste en stratégie commence par le bon choix d’échelle de référence.Pour retrouver l'intégralité des séances de l'Académie des sciences morales et politiques : Calendrier 2025
    1 hr 54 min
  • « Images de la terre des hommes »
    Jean-Louis Tissier commence en rappelant qu’au temps de sa Terre des hommes, Saint-Exupéry, en tant que pilote, se savait un témoin privilégié du processus d’humanisation de la Terre. Aujourd’hui, grâce à des outils comme Google Earth ou le Géoportail de l’IGN, il est possible, depuis un bureau et en quelques clics, de repérer, d’un continent à l’autre, les signes de la présence humaine. La géographie entretient un lien particulier avec les images, à commencer par les cartes. Au XXe siècle, la combinaison de la photographie et de l’aviation a enrichi les analyses des géographes. Les satellites, à leur tour, ont introduit une nouvelle iconographie. Aujourd’hui, les usages techniques des images satellites sont multiples, notamment la télédétection spatiale, qui assure une surveillance, un monitoring permanent de l’atmosphère, les océans, les cultures, les forêts, les glaces… Ces analyses, souvent d’une grande précision, permettent de poser des diagnostics et d’orienter des gestions adaptées. Les nouvelles images satellites ouvrent deux perspectives principales. La première, clinique, évalue la vitalité de la planète et oriente vers des solutions thérapeutiques globales ou locales. La seconde, plus méditative, interroge les traces laissées par l’humanité sur la surface terrestre et le sens de ces empreintes. Qu’avons-nous fait sur la surface de la Terre et que continuons-nous à y faire ? Là où Saint-Exupéry parlait des « signes de notre présence », la télédétection fait référence aux « signatures spectrales ».Jean-Louis Tissier invite à voir dans l’ensemble de ces transformations une trace de l’Anthropocène, cette ère où l’homme marque indélébilement son empreinte sur la Terre. Il cite Julien Gracq, qui parlait de « Quaternaire historique » et survolant le Labrador en 1970 écrivait : « Tout à coup, au milieu de ces solitudes au feutrage fauve, déchirées d’eau sauvages et ocellées de blanc on aperçoit la ligne nette et tirée au cordeau de la première piste. Ces premières traces de l’homme rayent soudain ineffaçablement la solitude, comme le diamant une vitre ».À l’issue de sa communication Jean-Louis Tissier a répondu aux observations et aux questions que lui ont adressées J.R. Pitte, G.H. Soutou, B. Stirn, J.C. Trichet, X. Darcos, J.C. Casanova, M. Bastid-Bruguière, E. Roussel, S. Sur, G. Alajouanine, J.D. Levitte.
    1 hr 39 min
  • « L’invention de l’environnement en géographie »
    Yvette Veyret commence en rappelant que les rapports entre nature et sociétés ont toujours été un objet d’étude pour la géographie, bien avant l’apparition du terme « environnement ». Yvette Veyret souligne que la géographie, appuyée par la cartographie, a joué un rôle clé dans la découverte et l’exploitation des territoires, notamment à des fins militaires et coloniales. Au début du XXe siècle, la géographie physique s’affirme, tandis que les études régionales intègrent des données anthropiques (agriculture, industrie, villes) pour mieux comprendre les territoires. Les conceptions des rapports entre nature et société ont évolué au fil du temps. Au XIXe siècle, naît en Allemagne, l’écologie scientifique. Ce n’est que dans la seconde moitié du XXe siècle que l’homme est intégré dans les écosystèmes, mais en en dénonçant exclusivement les méfaits, avec un regain d’intérêt pour les effets de la science et de la technique, souvent considérés comme une « nouvelle barbarie ». Dans l’étude de la relation entre l’homme et la nature, deux visions s’opposent. Le préservationnisme, et le conservationnisme. Après la Seconde Guerre mondiale, l’écologie politique émerge, critiquant les effets des activités humaines sur l’environnement. Yvette Veyret souligne que dans les fondements de la pensée écologiste, existent une constante dénonciation des actions anthropiques perturbant les équilibres naturels et la promotion des politiques de protection de la nature. Elle critique l’écologie politique, souvent exagérée, qui tend à considérer toute action humaine comme nuisible, sans prendre suffisamment en compte les réalités des populations locales, leurs attentes, leurs pratiques et leurs représentations de la nature.Yvette Veyret souligne que certains géographes ont intégré les rapports entre nature et société dans une géographie devenue science sociale au cours du siècle dernier. Pierre George, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, est l’un des premiers à définir l’environnement en géographie comme un ensemble d’éléments donnés (une montagne, un cours d’eau…), un produit de l’homme et un ensemble perçu. L’environnement résulte ainsi d’une hybridation entre nature et société. Yvette Veyret souligne qu’il est crucial de ne pas juxtaposer des temporalités naturelles et sociales. Les rythmes de la nature et des sociétés sont différents, et ces dissonances de temporalités sont souvent à l’origine de controverses et de conflits. Il est donc essentiel de les envisager ensemble pour mieux comprendre les enjeux contemporains. L’environnement est une composante majeure et indispensable de tout aménagement qui impose de définir à un moment donné les perceptions et les attentes des sociétés concernées, les limites et les seuils d’usage des ressources. L’environnement doit être envisagé dans son contexte, économique et politique ainsi que dans son cadre scientifique et technique qui peut contribuer à une meilleure gestion et à un usage raisonné de la nature et des ressources. L’environnement en géographie sait lire l’ampleur et l’importance de certains dysfonctionnements mais sait aussi les replacer à l’échelle voulue, sans dramatisation systématique, généralement contre-productive et sans tomber dans le déni de certaines évidences. Yvette Veyret conclut son discours en reprenant la formule de Jean Tricart : « l’environnement doit aider l’homme à vivre et /ou à mieux vivre ».À l’issue de sa communication Yvette Veyret a répondu aux observations et aux questions que lui ont adressées P. Delvolvé, Y. Gaudemet, B. Cotte, D. Andler, Th. de Montbrial, T. Fortsakis, J.C. Trichet, S. Sur, G. de Menil, J.C. Casanova, L. Ravel, L. Bély, M. Bastid-Bruguière, J.R. Pitte.
    1 hr 50 min
  • " La géohistoire. Vertus du mariage de la géographie et de l’histoire. "
    Christian Grataloup ouvre son discours par un questionnement : pourquoi particulièrement aujourd’hui, l’écriture de l’histoire des humains est-elle indissociablement une géographie ? Il rappelle qu’il existe un trait d’union historique entre ces deux disciplines, incarné par le concept de « géohistoire », popularisé par Fernand Braudel. L’histoire des humains est nécessairement géographique. Cette affirmation s’impose de manière croissante, notamment avec l’essor de la cartographie historique. Depuis les années 1980, le phénomène de mondialisation a transformé notre rapport à la géographie et à l’histoire. Dès lors, il devient nécessaire de concevoir les sociétés géographiquement plutôt que temporellement.L’Europe était vue comme le centre du monde moderne et progressif. Certaines cartes ont remis en question ce modèle eurocentré. La géohistoire, en associant « période » et « région », permet ainsi de mieux comprendre comment les dynamiques spatiales et temporelles se sont entrelacées pour façonner les événements du passé.Depuis des millénaires, les sociétés de l’Ancien Monde ont été interconnectées : les routes, la recherche des métaux précieux, ou encore l’expansion mongole démontrent une histoire commune. Ce tissage du monde ne peut se comprendre sans la prise en compte des facteurs naturels, tels que les courants marins et les cyclones.En conclusion, Christian Grataloup revient sur deux tensions géo-historiques actuelles. Les inégalités tropicales, et le développement des frontières et de la fragmentation spatiale. Monsieur Grataloup conclut en citant cette formule de Jacques Lévy : « Le monde n’a pas d’ennemi, il a des problèmes ».À l’issue de sa communication Christian Grataloup a répondu aux observations et aux questions que lui ont adresséesL. Bély, P.A. Chiappori, J. Tulard, G. Guillaume, J.C. Trichet, J.D. Levitte, C. Tiercelin, B. Cotte, H. Korsia, C. Delsol, G. de Menil.
    52 min

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Émission de culture générale. Chaque semaine, un nouvel invité (académicien, chercheur, etc) apporte des éclairages approfondis et nuancés sur un sujet tiré de sa spécialité.