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Or


Nos philosophies sur la servitude volontaire des femmes manquent la réalité concrète de la violence. Il faudrait pourtant dire non seulement les stéréotypes de genre, mais aussi la brutalité et la peur qui conditionnent ladite « servitude volontaire » et auxquelles on n’échappe que par privilège. Certes, la réalité la plus brute n’est pas pensable. Mais l’on peut s’efforcer de la penser un peu plus loin.
Dans ce seizième épisode de la saison 2 du podcast de Simone et les philosophes, je vous propose de regarder autrement ce que nous appelons la servitude volontaire des femmes. Je vous invite à la rapporter non pas à un désir de se soumettre, mais à la peur de mourir.
Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez télécharger le texte de l’épisode (PDF).
L’article ÉPISODE 16 Saison 2 : Repenser la servitude volontaire est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C’est un épisode exceptionnel que je vous propose aujourd’hui en vous immergeant dans l’apéro-live du Club de Simone qui a eu lieu le 26 janvier 2021 de 19h à 20h.
J’y réponds de façon improvisée à une question que l’un·e de vous m’a envoyée, suite à la newsletter du 20 janvier : a‑t-on besoin des autres pour se connaître soi-même ?
Je vous propose de vivre en différé ce live… comme si vous y étiez : sans coupe ni montage de l’enregistrement, il est resté à l’état brut. J’ai privilégié l’immersion et l’ambiance, avec ses aléas et ses impromptus.
Ce live d’1h15 se déroule en différents moments :
Merci infiniment à Geoffroy Montel d’avoir masterisé cet épisode et à Macha Gharibian de m’autoriser si chaleureusement à utiliser son magnifique Georgian Mood.
L’article ÉPISODE 15 Saison 2 [Live] A‑t-on besoin des autres pour se connaître soi-même ? est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
Que reconnaît-elle avoir caché à son ancien professeur et proche ami Martin Heidegger, dans sa lettre à Karl Jaspers du 1er novembre 1961 ? Et en quoi cette anecdote nous aide-t-elle à comprendre une des principales contraintes qui pèsent sur la condition féminine dans le système patriarcal ?
C’est ce que je te propose de découvrir dans cet épisode n°14 de la saison 2 du podcast de Simone et les philosophes.
Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez télécharger le texte de l’épisode (PDF).
L’article ÉPISODE 14 Saison 2 : La tricherie d’Hannah Arendt est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
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Puisque le projet féministe est de comprendre et de transformer la situation d’oppression que subissent les femmes dans les sociétés patriarcales, on a vite fait d’espérer se fonder sur un guide ou un portrait robot de la femme libre.
Or, dans ce treizième épisode de la saison 2 du podcast, je vous raconte pourquoi il me semble important d’accepter qu’il n’y ait pas de définition absolue de la liberté, et encore moins de la femme libre. Pourquoi est-ce impossible ? Pourquoi même cette quête d’un modèle de femme libre sert-elle le plus souvent à restreindre le champ de pensée et d’action des femmes et à disqualifier, voire manipuler leurs choix ? En d’autres termes, pourquoi importe-t-il envisager l’émancipation sans s’assujettir à un idéal particulier et restrictif de la liberté ?
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L’article ÉPISODE 13 Saison 2 : Une femme libre ? est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
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Les philosophes créent souvent de beaux problèmes. Des problèmes clairs et rassurants. Des problèmes dans lesquels on peut se plaire à oublier la violence d’en-bas. Le temps est l’un de ces problèmes traditionnels.
Dans ce douzième épisode de la saison 2 de ce podcast, j’adresse une réponse critique à l’un des épisodes les plus écoutés de la première saison. Il s’agit de l’épisode intitulé : « La vie est-elle assez longue ? La réponse de Sénèque. » Puisque Sénèque lui-même nous invitait à dialoguer avec les philosophes à travers les siècles, j’ai eu envie de le prendre au mot. Et de lui dire en quoi mon rapport au temps n’est pas soluble par son diagnostic et ses préconisations. Il ne l’est pas parce que la féminité s’inculque dans une violence temporelle que Sénèque ignorait manifestement.
Et que, bien souvent, pour une femme, l’enjeu n’est pas de savoir comment ne plus gaspiller son temps en maîtrisant sa quête de plaisirs et de pouvoir, mais de comprendre comment survivre dans une société où devenir femme, c’est consacrer son temps à satisfaire des attentes et des désirs qu’on nous a demandés d’avoir.
Ce qui m’importe alors, comme à beaucoup d’autres femmes, ce n’est pas de savoir si le temps de ma vie est court ou long, mais comment je peux me le réapproprier pour l’investir d’une liberté empêchée.
Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez télécharger le texte de l’épisode.
L’article ÉPISODE 12 Saison 2 : Le temps des femmes – Lettre à Sénèque est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
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En philosophie, comme on le répète toujours au lycée et à l’université, on ne dit pas « je ». Surtout pas de « je » dans les dissertations. Car la personne qui vous corrige ne s’intéresse pas à ce que vous pensez, mais à la façon dont vous savez parler de ceux qui font l’autorité de la pensée.
Pourtant, j’avoue. Si Simone et les philosophes existe, c’est pour défendre une pratique de la philosophie non patriarcale, comme pour retourner aux sources de ce qui nous fait penser. Ce qui nous fait penser, ce n’est pas d’abord le désir d’avoir raison. Mais le désir de comprendre à la première personne du singulier l’écart entre ce que je vis intimement et les discours dont j’hérite. Très loin des normes élitistes de la domination intellectuelle, il y a quelque chose de vital dans la pensée.
Dans ce onzième épisode du podcast de Simone et les philosophes, je fais un pas de côté pour essayer de dire « je ». J’essaie de formuler, à la première personne et de façon fragmentaire, la façon dont j’ai pris goût à la réflexion philosophique et ma stupéfaction face à son institutionnalisation patriarcale.
Pour accompagner ou prolonger votre écoute, vous pouvez télécharger le texte de l’épisode (PDF).
L’article ÉPISODE 11 Saison 2 : Dire « je » est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
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Pour ce dixième épisode de la seconde saison du podcast, je vous propose de vous introduire à la lecture d’un ouvrage aussi célèbre que méconnu sur le fond : Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir.
Ce livre qui rassemble un bon millier de pages est célèbre pour son étiquette féministe et pour une phrase, celle qui ouvre le deuxième tome : « On ne naît pas femme, on le devient ». Mais que signifie « devenir femme » sous la plume de Simone de Beauvoir ?
Qu’est-ce qu’une femme ? À cette question, Simone de Beauvoir répond par un titre qu’elle explicite dans une recherche très détaillée : la femme est l’autre sexe, le deuxième. L’aliénation féminine se vit dans cet écart entre l’injonction à devenir cette autre qui n’existe que relativement à l’homme, et le besoin de dessiner son existence dans le monde de façon autonome.
Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode : la transcription soigneusement mise en forme par Hélène Francqueville, ainsi que des textes complémentaires.
L’article ÉPISODE 10 Saison 2 : Qu’est-ce qu’une femme ? La réponse de Simone de Beauvoir est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
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Avez-vous déjà observé à quel point les discours désespérants encouragent à la docilité et à la résignation ? C’est dans cette perspective que je vous propose d’explorer une disposition affective qui est le moteur de toute résistance et de toute action transformatrice : l’espoir.
Dans l’épisode précédent, je vous invitais à nourrir l’espoir par des actions concrètes qui renforcent le sentiment que vous avez de votre pouvoir d’agir, ou de ce que Starhawk appelle le « pouvoir-du-dedans ». Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une forme d’espérance qui est, elle aussi, souvent regardée avec méfiance et qui, pourtant, est un facteur indispensable de tout progrès social : l’espérance utopique.
Non qu’il suffise de tracer des plans imaginaires pour faire advenir un monde meilleur – et d’ailleurs, les utopies ne sont pas faites pour être parfaitement réalisées ! Mais nous avons besoin d’utopies pour mettre en relief les possibilités alternatives qui sont contenues dans le réel et que nous ne voyons pas tant que nous sommes occupé·es à nous adapter.
En quoi l’espérance que portent les utopies est-elle émancipatrice ? Et même si nous ne nous mettons pas toutes et tous à écrire des utopies, pourquoi cultiver l’esprit utopique est-il indispensable ?
Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode : la transcription joliment mise en forme par Hélène Francqueville, ainsi que des textes complémentaires.
L’article ÉPISODE 9 Saison 2 : L’espoir (3) – Notre besoin d’utopie est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
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Avez-vous déjà observé à quel point les discours désespérants encouragent à la docilité et à la résignation ? C’est dans cette perspective que je vous propose d’explorer une disposition affective qui est le moteur de toute résistance et de toute action transformatrice : l’espoir.
Dans l’épisode précédent, nous avions vu quelques arguments qui nous invitent à nous méfier de l’espoir. Car lorsqu’il consiste à attendre que quelque chose arrive en se berçant du plaisir consolateur du fantasme, l’espoir comme le désespoir est une manière de renoncer à l’action. Mais il y a une autre forme d’espoir, sans doute plus difficile à cultiver mais indispensable pour résister aux formes d’oppression que nous subissons.
Dans ce second volet, je vous propose d’aborder l’espoir non pas comme l’attente incertaine d’un avènement futur mais comme une certaine manière de percevoir le présent. Cette forme émancipatrice de l’espoir émerge d’abord des actions qui nous permettent de nous ré-approprier – au présent – notre pouvoir de penser et d’agir. Et je vous propose d’explorer cette idée en nous appuyant sur les observations de la penseuse activiste américaine : Starhawk.
Accompagnez et prolongez votre écoute avec le bonus de l’épisode : la transcription joliment mise en forme par Hélène Francqueville, ainsi que des textes complémentaires.
L’article ÉPISODE 8 Saison 2 : L’espoir (2) – Résister au désespoir avec Starhawk est apparu en premier sur Simone et les philosophes.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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