Sortir du capitalisme

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Sortir du capitalisme episodes

  • Pourquoi Sortir du capitalisme ? #1
    Sortir du capitalisme ?
    Beaucoup de gens se disent "anticapitalistes", appelent à "changer le système, pas le climat" ou s'en prennent aux "1 %" de super-riches, mais peut-on réduire le système capitaliste au néo-libéralisme, à la mondialisation et à la montée des inégalités ?
    Peut-on et veut-on retourner aux "Trente Glorieuses" (1945-1975) ?
    Les "99 %" forment-ils une seule et une même classe aux intérêts essentiellement identiques ?
    Mélenchon à l'Elysée en 2022, est-ce que ça va tout changer ?
    Les capitalistes et les politiciens font-ils ce qu'ils veulent ?
    Une France avec un gouvernement de gauche anti-libérale au pouvoir libérée du marché mondial et européen serait-elle post-capitaliste et laissée tranquille ?
    Pourquoi les bourgeoisies occidentales détest(ai)ent les bolchéviks et les gouvernements autoritaires de gauche ?
    Pourquoi Syriza et Mitterrand ont fini par adopter un programme néo-libéral ?
    Y'a-t-il une seule manière de rompre avec le capitalisme mondial ?
    Pourquoi la révolution bolchévique a-t-elle débouchée sur une dictature ?
    Sortir du capitalisme va-t-il être un diner de gala ?
    Le capitalisme peut-il devenir écologique ou décroissant ?
    Joe Biden ou même la Chine peuvent-ils être à l'avant-garde d'une réforme écologique et sociale du capitalisme ?
    Autant de questions qu'on se pose et auxquels on essaye de répondre dans cet épisode introductif, à écouter en premier si vous découvrez notre podcast
    1 hr 21 min
  • Repenser l'antisémitisme pour mieux le combattre
    Une émission pour repenser l'antisémitisme en France aujourd'hui - avec des membres du collectif stoff, auteur sur ce sujet d'un article dans leur revue.
    L’émission (1 heure) comporte :
    Une critique des théories réductionnistes à droite ("nouvelle judéophobie") et à gauche de l'antisémitisme (comme n'étant qu'un phénomène mineur instrumentalisé à des fins racistes et colonialistes, comme simplement moralement ou stratégiquement mauvais, comme proto-critique du capitalisme et du colonialisme, ou comme n'étant qu'un anticapitalisme tronqué) ;
    Une critique de l'idée d'une "nouvelle judéophobie" ; (Pierre-André Taguieff)
    Une définition de l'antisémitisme comme forme spécifique de racialisation basée sur une représentation des juifs comme personnalisations des rapports de domination capitalistes, racialisation inscrite dans des rapports de classe et de genre ;
    Une analyse critique des motifs d'adhésion politiques, socio-économiques et cognitifs aux discours antisémites, notamment en termes de ressentiment vis-à-vis d'une supposée meilleur situation matérielle et symbolique des juifs vis-à-vis des Arabes, des Noirs et des Blancs ;
    Une explication du titre de l'article "Plus blancs que blancs ?" (l'antisémitisme contemporain faisant des juifs des sur-intégrés, des "surblancs", et non plus des étrangers) et une critique du réductionnisme et du schématisme de Houria Bouteldja ;
    Un rappel du caractère complexe et pluriel des processus de racialisation, qui ne peuvent être réduits aux formes (post)coloniales et post-esclavage de racialisation, ou à un anticapitalisme tronqué ;
    Un appel à une analyse matérialiste de l'antisémitisme non pas basé sur des catégories économiques abstraites (valeur d'échange / valeur d'usage) mais sur des réalités socio-économiques et psychiques (elles-mêmes socialement conditionnées) ;
    Une analyse critique du concept de "racisme d'Etat" et de ses limites théoriques et politiques ;
    Une critique des limites de l'analyse de l'antisémitisme de Werner Bonefeld ;
    Un appel à un dépassement de la concurrence des anti-racismes à un niveau théorique et politique ;
    Une proposition d'analyse des mécanismes d'adhésion à l'antisémitisme et à l'islamophobie ;
    Une discussion du texte de Baldwin "Les Noirs sont antisémites parce qu'ils sont anti-Blancs"
    Une définition de la lutte contre l'antisémitisme comme une lutte dans la lutte, qu'elle prenne une forme antifasciste ou d'auto-défense antiraciste ;
    Une analyse de l'antisémitisme comme limite aux luttes et comme forme contre-révolutionnaire des luttes des classes et des luttes antiracistes.
    Une conclusion en forme d'appel à une pluralité d'analyse et de luttes antiracistes.
    1 hr 8 min
  • Marxismes et études post-coloniales : un débat
    Une émission autour du débat entre marxismes et études post-coloniales à partir du livre de Vivek Chibber, La théorie postcoloniale et le spectre du Capital (Asymétrie, 2018) – avec Benjamin, doctorant en sociologie à l’EHESS.
    L'émission (1 heure) comporte :
    Une présentation de l'ouvrage, de ses enjeux théoriques et de ses thèses principales ;
    Une présentation des études post-coloniales et des subaltern studies ;
    Une critique du marxisme-léninisme orthodoxe de Chibber, qui fait l'impasse sur l'ensemble des théories féministes et antiracistes, et de son marxisme analytique, trop univoque et réductionniste ;
    Une critique de l'interprétation de Chibber des études post-coloniales ;
    Une discussion autour du débat entre Chibber et Chakrabarty autour du rapport du capitalisme et du prolétariat aux structures non-capitalistes locales (genre, caste, race...) ;
    Une présentation critique de la théorie du développement inégal et combiné ;
    Une discussion autour du débat entre marxismes et post-structuralismes dans leurs rapports aux réalités sociales ;
    Une ouverture au sujet de Politique des multiplicités. Pierre Clastres face à l’Etat de Viveiros de Castro (éditions du Dehors, 2019) ;
    Une conclusion en guise de bilan des apports empiriques et théoriques du livre de Chibber au sujet des révolutions bourgeoises, de l'hégémonie culturelle et idéologique des classes dominantes en Europe et en Inde, du travail abstrait, des dominations non-capitalistes, du caractère contraignant du marché mondial pour l'Inde post-indépendance, de l'importance relative des intérêts économiques et des valeurs culturelles au sein des classes populaires, et surtout du débat entre marxisme et études post-coloniales.
    1 hr 5 min
  • Le « populisme » des gilets jaunes, expression actuelle de la lutte des classes ?
    Une émission autour du « populisme » des gilets jaunes, et plus généralement du populisme « par en bas », comme forme contemporaine de la lutte des classes - avec des membres du collectif stoff, auteur sur ce sujet d’un article dans leur revue.
    L’émission (1 heure) comporte :
    Une définition du populisme d’en bas comme expression des rapports de classe contemporains, caractérisés par une disparition de l’identité ouvrière et du mouvement ouvrier organisé consécutifs à la « restructuration » néolibérale du capitalisme des années 1970-1980 ;
    Une approche du populisme d’en bas comme « tension à la communauté » dans un sens non pas communiste libertaire mais plutôt « communautaire » exclusiviste (en termes d’appartenance raciale, nationale ou religieuse) ;
    Une discussion des possibilités de transformation/dépassement du populisme sur un mode révolutionnaire non-exclusiviste.
    1 hr 7 min
  • (Trans)féminisme matérialiste. Repenser la place des femmes trans au sein du féminisme comme mouvement et comme théorie (2ème partie)
    Une émission autour du (trans)féminisme matérialiste, du cis-sexisme, de la place des femmes trans au sein du féminisme comme mouvement et comme théorie, des féministes anti-trans et des divergences entre féminismes matérialiste et queer, en avant-première de Matérialismes trans (Hystériques & Associées, à paraître en septembre 2021) – avec Sofia, co-animatrice habituelle de l’émission, Pauline Clochec, militante féministe et co-directrice de l’ouvrage, et Constance Lefebvre, militante féministe, militante trans et contributrice de l’ouvrage.
    La deuxième partie (1 heure 10 minutes) comporte :
    Une analyse critique du discours des féministes anti-trans, qui repose sur une sacralisation du corps d’inspiration chrétienne, et de leur alliance avec des organisations conservatrices ;
    Une critique des arguments anti-trans des TERFs ;
    Une discussion des divergences théoriques entre féminisme matérialiste et queer sur les questions trans.
    1 hr 16 min
  • (Trans)féminisme matérialiste. Repenser la place des femmes trans au sein du féminisme comme mouvement et comme théorie (1ère partie)
    Une émission autour du (trans)féminisme matérialiste, du cis-sexisme, de la place des femmes trans au sein du féminisme comme mouvement et comme théorie, des féministes anti-trans et des divergences entre féminismes matérialiste et queer, en avant-première de Matérialismes trans (Hystériques & Associées, à paraître en septembre 2021) – avec Sofia, co-animatrice habituelle de l’émission, Pauline Clochec, militante féministe et co-directrice de l’ouvrage, et Constance Lefebvre, militante féministe, militante trans et contributrice de l’ouvrage.
    La première partie (50 minutes) comporte :
    Une définition de la « transitude », distinct de l’idée de transition ;
    Une analyse du cis-sexisme comme sous-système du patriarcat visant à préserver l’idéologie sexiste, qui repose sur une naturalisation des différences entre hommes et femmes, et donc la domination masculine, en empêchant institutionnellement et socialement toute transition d’un sexe/genre à l’autre, notamment au travers des agressions physiques des personnes trans et d’une délégitimation de leur vécu (passant notamment par des injonctions contradictoires) ;
    Une discussion autour du transféminisme et de la place des trans au sein du féminisme ;
    Une définition du transféminisme comme mouvement de réappropriation du féminisme par les femmes trans plutôt que comme une démarche « d’inclusivité » des femmes cis vis-à-vis des femmes trans, et comme contribution à une théorie féministe matérialiste anti-naturaliste.
    54 min
  • Ni Adorno, ni Guetta. La techno de Detroit, une musique post-fordiste
    Une émission en musique autour de la techno des origines, au-delà d'une simple critique de « l'industrie culturelle » ou d'une apologie de la techno mainstream style David Guetta – avec des membres du collectif stoff, auteur sur ce sujet de « La théorie du boom : sur la techno de Detroit et la crise du fordisme » (stoff n°1, 2020).
    L'émission (1 heure) comporte, outre plusieurs extraits musicaux :
    Une contestation de l'application des théories d'Adorno sur "l'industrie culturelle" aux musiques populaires post-fordistes (comme la techno de Detroit) ;
    Une critique d'une vision des musiques contemporaines comme simplement "fonctionnelles" (comme outil de pacification et de compensation individuelle) au capitalisme et à sa reproduction, comme simple "reflet" de sa logique interne, ou comme appareil idéologique ;
    Un rappel du caractère contre-culturel et contestataire de la techno de Detroit, notamment vis-à-vis de la soul (ancêtre du RnB), en lien avec la crise du fordisme et de son imaginaire intégrateur ;
    Une analyse musicologique du lien complexe entre bruits de l'usine (ou des révoltes ouvrières) et techno de Detroit ;
    Une analyse de la techno de Detroit comme déconstruction sonore du grand récit intégrateur du fordisme ... et du capitalisme néolibéral ;
    Une déconstruction de l'analyse des raves (ou des clubs de jazz chez Adorno) comme lieu de reproduction de l'atomisation capitaliste et de soumission à ses machines ;
    Une analyse de l'écoute de la techno dans sa dimension ambivalente (à la fois compensatoire et subversive) ;
    Une histoire de la techno de Detroit comme réappropriation des moyens de production musicaux sur une base autonome et parfois politique ;
    Une analyse du rapport entre la techno de Detroit et des imaginaires futuristes, notamment technologiques, utopiques et/ou antiracistes ;
    Un appel à ne pas se contenter d'une approche anti-industrielle ou adornienne aux musiques contemporaines.
    1 hr 5 min
  • La critique marxienne du capitalisme au 21ème siècle
    Une émission autour du premier numéro de stoff, une revue de réflexion vivante et collective autour de la critique marxienne du capitalisme – avec des membres du collectif stoff
    L'émission (1 heure 10 minutes) comporte :
    Une présentation du projet théorique et politique de stoff (notamment par rapport à Marx et au marxisme, au matérialisme, à l'Ecole de Francfort, à la communisation, à l'appelisme et à la critique de la valeur) et de son fonctionnement collectif ;
    Une explication du concept de stoff ;
    Une présentation de Michael Heinrich, de sa relecture de Marx, et une discussion à partir de son interview de ce qu'on peut faire aujourd'hui de la critique marxienne du capitalisme, de l'idée d'une crise finale du capitalisme, du poids respectif des dominations impersonnelles et de classe, des structures et des capacités autonomes des individus et des groupes sociaux, et des questions de genre et de racialisation.
    1 hr 9 min
  • Grossophobie, sexisme et capitalisme néo-libéral
    Une émission d'analyse féministe et anticapitaliste de la grossophobie avec Solenne Carof, maîtresse de conférences en sociologie à Paris Sorbonne, et autrice sur ce sujet d'une thèse et de plusieurs articles.
    L'émission (1 heure) comporte :
    Une définition de la grossophobie comme système d'oppression, de stigmatisation et de discrimination (à l'emploi et au sein du milieu médical) des personnes socialement perçues comme grosses, et particulièrement des femmes perçues comme telles ;
    Un rappel de l'importance des effets psychologiques et physiques négatifs des discours grossophobes moralisateurs et paternalistes, notamment liés au capitalisme, au classisme et au néo-libéralisme ;
    Une discussion des thèses de Julia Guthman au sujet des racines agro-industrielles et grossophobes de l'obésité, du caractère classiste et grossophobe des conseils nutritionnels, des limites de l'idée d'alimentation alternative, de body positivity ou de food justice, des déserts alimentaires aux Etats Unis, de l'idéologie healthiste moralisatrice et de l'industrie des produits minceur ;
    Une genèse historique de la grossophobie ;
    Une discussion autour du rapport entre quantité de calories ingérées, prise de poids, IMC, obésité et problèmes de santé, d'une part, et classe, alimentation, exposition à des produits chimiques, problèmes de santé et obésité, d'autre part.
    Un rappel du caractère potentiellement stratégique de la reconnaissance de l'obésité comme handicap ou comme maladie ;
    Une comparaison et une histoire des différents mouvements de personnes grosses en France et aux Etats-Unis.
    1 hr 8 min
  • Coronavirus, crise écologique et capitalisme
    Une émission qui va aux racines du capitalisme producteur de dérèglement climatique et de pandémies à partir du livre d’Andreas Malm La chauve-souris et le capital. Stratégie pour l'urgence chronique (La Fabrique, 2020) – avec Tim, qui s’intéresse aux questions écologiques dans une perspective marxienne.
    L’émission (1 heure 10 minutes) comporte :
    Une analyse des racines capitalistes (déforestation, urbanisation, mondialisation) des pandémies contemporaines (coronavirus, SIDA, choléra) ;
    Une critique des discours racistes anti-chinois au sujet des racines du coronavirus, avec un rappel du caractère non-spécifiquement chinois du trafic d’animaux sauvages ;
    Une description de l’échange écologique inégal global et de ses conséquences écologiques et pandémiques ;
    Une analyse des différences en termes de gestion étatique des pandémies (gérable à un niveau national) et du dérèglement climatique (devant être géré à un niveau global), et entre traitement superficiel du coronavirus (mesures sanitaires) et traitement de ses racines (capitalisme), ce qui explique l’absence de solution capitaliste face aux pandémies et face au dérèglement climatique (quoique de manière différente) ;
    Une discussion des thèses de Malm par rapport à celles de Moore ;
    Une critique du léninisme écologique de Malm, de son anthropologie individualiste faisant de l’affirmation de l’État un horizon indépassable en matière d’action collective écologiste, et de son programmatisme s’appuyant sur un capitalisme d’État mondial régulé à visage écologique.
    1 hr 18 min

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Un podcast de critique émancipatrice du capitalisme et des autres formes de domination