Sortir du capitalisme

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Sortir du capitalisme episodes

  • Crip. Pour un anti-validisme intersectionnel
    Une émission autour du mouvement crip et son anti-validisme intersectionnel – avec Charlotte Puiseux, militante crip, psychologue et docteure en philosophie, et autrice à ce sujet d’une thèse, d’un dictionnaire et de plusieurs articles.
    L’émission (30 minutes) comporte :
    Une présentation du mouvement crip et de son histoire ;
    Une présentation du « mouvement des droits civiques » anti-validiste des années 60-70, concepteur du « modèle social du handicap » ;
    Une discussion autour des différences de conceptions du corps et du binarisme valide/handicapé.e entre ces deux mouvements (malgré leur filiation) ;
    Une définition du validisme comme capacitisme, comme catégorisation hiérarchique par des médecins des individus en fonction de leurs capacités corporelles, et comme déshumanisation ;
    Une discussion de la dimension validiste d’autres oppressions (sexiste, raciste, grossophobe, cis-sexiste, hétéro-sexiste) ;
    Une discussion des différences du rapport au pouvoir médical entre mouvement anti-validiste des années 60-70 et mouvement crip contemporain ;
    Un rappel de l’importance des violences sexuelles sur femmes handicapées ;
    Une conclusion en faveur d’un anti-validisme crip intersectionnel et d’un combat de tou-te-s contre l’oppression validiste.
    35 min
  • Biopolitique, rationalité scientifique et luttes anti-sanitaires à l’ère du coronavirus
    Une émission expérimentale d’analyse matérialiste critique des politiques sanitaires étatiques et des contestations anti-sanitaires en contexte épidémique à l’ère du coronavirus – avec Leuh Ki, bon connaisseur de ces questions et membre du collectif Agitations.
    L’émission (50 minutes) comporte :
    Une analyse critique de la biopolitique capitaliste de l’État français et du darwinisme social et du relativisme sanitaire des contestataires anti-masques ;
    Un appel à une biopolitique par en bas, basée sur un doute raisonnable (ni croyance, ni hyper-criticisme) quant aux recommandations issues du consensus relatif des médecins, et sur une volonté d’en finir avec un système capitaliste structurellement producteur de pandémies ;
    Une analyse matérialiste critique du rapport des gens (notamment en fonction de leur classe) aux savoirs médicaux (officiels et « alternatifs »), aux autorités médicales (y compris « alternatives ») et aux recommandations sanitaires officielles ;
    Une esquisse d’analyse matérialiste des contestations anti-sanitaires en France ;
    Une histoire matérialiste des luttes anti-sanitaires et des théories conspirationnistes en contexte épidémique (choléra, Ebola, SIDA), qu’il s’agit d’analyser comme des contestations politiques et sociales (quoique non-émancipatrices) et des théories critiques (bien qu’erronées) et non comme des manifestations d’irrationalité ;
    Une critique des discours officiels racistes, classistes et homophobes en contexte épidémique ;
    Une analyse matérialiste des racines des mouvements anti-vaccins ;
    Une critique du mode de transmission autoritaire et « religieux » du savoir scientifique et médical, qui produit par contrecoup une foi en des savoirs mystiques ou une adhésion à des gourous médicaux alternatifs (Raoult) ;
    Une histoire critique des savoirs scientifiques et médicaux et des mensonges et/ou des idéologies racistes et sexistes proférés par des autorités scientifiques et médicales au cours de l’histoire moderne ;
    Une sociologie de la production des savoirs médicaux, toujours inscrits dans un contexte social et dans des controverses scientifiques, et vis-à-vis desquels il faut avoir une position ni relativiste ni scientiste ;
    Un appel à une analyse matérialiste critique des conspirationnismes et des luttes anti-sanitaires, qu’il s’agit de contester comme des impasses politiques et théoriques plutôt que comme des aberrations scientifiques.
    59 min
  • Par-delà conspirationnisme et anti-conspirationnisme conservateur. Une analyse matérialiste critique des conspirationnismes
    À l’occasion du débat enflammé autour du documentaire Hold-Up, une analyse matérialiste critique des conspirationnismes et de leurs différentes variantes, qui s’attaque prioritairement aux conspirationnismes dirigés contre des minorités raciales plutôt qu’à ceux fondés sur un anticapitalisme tronqué, qui s’en prend non pas seulement au conspirationnisme antisémite des racisés mais aussi aux conspirationnismes des blancs, des bourgeois et des États, et qui critique l’anti-conspirationnisme conservateur et son refus d’analyse des conspirationnismes comme des contestations politiques et des théories critiques, tout en se gardant bien d’en faire des vecteurs de politisation émancipateurs ou des théories radicales – Avec Leu Ki, bon connaisseur de ces questions, et membre du collectif Agitations.
    Une opposition entre une analyse matérialiste et une analyse conspirationniste de l’histoire, la première raisonnant en termes de rapports de domination et de compétition structurels ou de processus impersonnels, l’autre en termes de machination ourdie par une minorité secrète et malveillante, notamment à travers l’exemple du coronavirus et du documentaire Hold-Up ;
    Une distinction entre conspirationnisme, théorie totale d’explication de l’histoire comme produit d’une même conspiration déclinée en une multitude de complots, et théorie du complot, théorie spécifique d’explication d’un phénomène social, politique, économique ou géopolitique en termes de complot ;
    Une critique de l’anti-conspirationnisme conservateur, psychologisant et teinté de mépris de classe (et raciste) de Conspiracy Watch et de Pierre-André Taguieff ;
    Une critique de l’anti-conspirationnisme confusionniste de l’Institut Jean Jaurès, qui place sur un même plan l’adhésion à une théorie du complot antisémite et à une théorie du complot anti-multinationales ;
    Une analyse matérialiste de l’adhésion aux théories conspirationnistes, basée sur une politisation des indignations individuelles, une volonté d’identifier des figures responsables de leur malheur et une recherche d’analyses alternatives aux médias dominants, même si elles aboutissent toujours à une impasse théorique et politique ;
    Une distinction entre théories conspirationnistes explicitement racistes ou antisémites et théories conspirationnistes anti-dominants, même si ces dernières peuvent toujours basculer sur un mode antisémite, islamophobe ou encore sinophobe ;
    Un rappel qu’une analyse matérialiste considère qu’il existe bien des agissements secrets des dominants au sein des entreprises et des États, que ceux-ci cherchent bien à accroître leurs profits et leur puissance et ne se contentent pas d’une reproduction « automate » de l’ordre existant, mais que ceux-ci ne forment pas pour autant des conspirateurs puisqu’ils n’agissent pas principalement au sein de sociétés secrètes mais tout simplement au sein des gouvernements, protégés par le « secret d’Etat », et des entreprises, protégés par le secret des affaires, s’inscrivant donc dans l’ordinaire des rapports de domination et non dans une excroissance machiavélique ;
    Une analyse critique des racines du conspirationnisme majoritaire, celui des dominants (blancs et/ou de classe moyenne ou dominante) et des États (créateurs de théories du complot contre-révolutionnaires et de théories conspirationnistes comme Les Protocoles des Sages de Sions) ;
    Une tentative d’analyse matérialiste des conditions de production et d’adhésion aux théories conspirationnistes, notamment antisémites ;
    Un appel à un dépassement d’une posture purement anti-conspirationniste, et à une analyse honnête des raisons du succès des théories conspirationnistes, plus simples et moins auto-critiques que des théories matérialistes, et plus compatibles avec une préservation de l’ordre existant et des privilèges qu’on en retire en tant qu’homme, que blanc, que non-juif ou que de classe moyenne ou bourgeoise ;
    Une conclusion en forme d’avertissement aux conspirationnistes prétendant s’attaquer au « système » et en réalité défendant leurs privilèges aux dépens de minorités raciales, contribuant ainsi à un affaiblissement des luttes anticapitalistes.
    1 hr 11 min
  • Henri Simon, de « Socialisme ou barbarie » au refus du travail et du syndicalisme bureaucratique
    Un entretien autour de sa vie, de son œuvre et de ses engagements politiques, et donc notamment au sujet de Socialisme ou barbarie, du refus du travail et des luttes de classe en France, en Pologne, en Espagne et Angleterre au cours des années 1950-1970 avec Henri Simon, communiste de conseils, notamment auteur de Le 25 juin 1976 en Pologne : travailleurs contre capital, Spartacus, 1977 ; Pologne 1980-82, lutte de classes et crise du capital, Spartacus, 1982 et de « To the bitter end ». Grève des mineurs en Grande-Bretagne (mars 1984-mars 1985), Acratie, 1987 ; et co-auteur avec Cajo Brendel de De l'anti-franquisme à l'après-franquisme. Illusions politiques et lutte de classe, Spartacus, 1979.
    L’émission (50 minutes) comporte :
    Une analyse de son contexte familial d’origine, celui d’une famille athée dans un village rural de l’entre-deux-guerres marqué par une hégémonie catholique et une division de classe ouvriers agricoles – fermiers – classe moyenne – notables, avant une radicalisation des antagonismes au moment du Front populaire ;
    Un récit de son passage du PCF et de la CGT à Socialisme ou Barbarie et au communisme de conseils, notamment à travers une critique croissante du travail salarié et de sa morale qui conduit à son exclusion de la CGT ;
    Une brève histoire critique de Socialisme ou Barbarie (jusqu’à l’exclusion d’Henri Simon en 1958 du fait de ses divergences avec Castoriadis), de ses analyses anticapitalistes et antibureaucratiques, de ses divergences internes au sujet du communisme de conseils, du léninisme, de l’avenir du capitalisme et du coup d’Etat de Gaulle et de sa réaction aux grands événements des années 1950 (Allemagne de l’Est 1953, guerre d’Algérie, Hongrie 1956) ;
    Une histoire des organisations co-fondées par Henri Simon au cours des années 1960 (ILO et ICO), leur position de refus de l’avant-gardisme au moment des grèves de mai-juin 1968, et leurs rapports avec l’Internationale Situationniste ;
    Une description de son projet de thèse de sociologie du refus du travail, jamais terminée en raison d’un cambriolage ;
    Une analyse originale des luttes de classe en Pologne en 1976 et 1980-1981, en Espagne au cours des années 1970 et en Angleterre en 1984-1985 (grève des mineurs), avec une analyse critique du rôle des syndicats (notamment Solidarnosc).
    57 min
  • Transfuges de sexe. Une analyse matérialiste des parcours trans
    En avant-première de son livre Transfuge de sexe à paraître aux éditions La Découverte en 2021, une émission d’approche matérialiste, intersectionnelle et bourdieusienne des parcours trans avec Emmanuel Beaubatie, sociologue et auteur d’une thèse et de plusieurs articles à ce sujet.
    L’émission (1 heure) comporte :
    Une analyse des parcours trans comme une forme de mobilité sociale de genre ;
    Une critique du concept individualisant et psychologisant de transphobie, au profit d’une analyse matérialiste intersectionnelle en termes de cis-sexisme, composante centrale du patriarcat ;
    Une définition des termes d’homme trans, de femme trans et de personne non-binaire ;
    Une typologie matérialiste intersectionnelle des personnes trans (les « conformes », les « stratèges », les « engagées »), de leur rapport aux normes de genre, de leur rapport au passing, de leur expérience des violences cissexistes et du changement de classe de sexe/genre, des modalités de leur transition, de leur rapport au genre d’arrivée, de leur sexualité et de leur « race ».
    53 min
  • Une analyse critique des théories de Francis Cousin (1)
    Une analyse critique « radicale et définitive » en trois parties des théories de Francis Cousin – avec Benoit, professeur de philosophie, théoricien critique et membre de l’Union Communiste Libertaire (UCL).
    La première partie (50 minutes) comporte :
    Une démonstration du caractère essentialiste, identitaire, raciste, patriarcal et paranoïaque de ses théories ;
    Une critique de sa fétichisation de la classe ouvrière blanche masculine, de sa trans-historisation des structures de base du capitalisme et de sa téléologie hégéliano-marxiste mêlée de conspirationnisme ;
    Une mise en lumière de son inspiration théorique volkisch, et une critique de son primitivisme qui en découle ;
    Une critique de son instrumentalisation déformante de l’œuvre de Marx et de Debord, et de l’exploitation de leurs limites théoriques et politiques à des fins réactionnaires ;
    Une analyse critique de ses références théoriques sous-jacentes, notamment Heidegger et Nietzsche, de leur utilisation implicite en vue de convertir des théories matérialistes révolutionnaires en théories idéalistes d’extrême-droite.
    54 min
  • Une analyse critique des théories de Francis Cousin (2)
    Une analyse critique « radicale et définitive » en trois parties des théories de Francis Cousin – avec Benoit, professeur de philosophie, théoricien critique et membre de l’Union Communiste Libertaire (UCL).
    La deuxième partie (1 heure 10 minutes) comporte :
    Une critique de son obsession anti-immigration, basée sur une compréhension tronquée de l’idée marxienne d’armée de réserve, une adhésion à l’idée paranoïaque de Grand Remplacement et un mépris de classe et de race vis-à-vis des « lumprolétaires » racisés ;
    Une analyse critique de son conspirationnisme raciste et patriarcal qui fait de l’avortement et de l’immigration un complot du grand capital dans un but d’affaiblissement du prolétariat masculin blanc « radical ».
    1 hr 13 min
  • Une analyse critique des théories de Francis Cousin (3)
    Une analyse critique « radicale et définitive » en trois parties des théories de Francis Cousin – avec Benoit, professeur de philosophie, théoricien critique et membre de l’Union Communiste Libertaire (UCL).
    La troisième partie (50 minutes) comporte :
    Une mise en lumière de son racisme islamophobe et de son antisémitisme, en lien avec sa valorisation du christianisme primitif ;
    Une démonstration de son anticapitalisme tronqué et de son antisémitisme structurel faisant des Juifs des personnifications des structures capitalistes.
    Une critique de son concept binaire et incomplet de fétichisme, qui se base sur une opposition essentialiste de « l’artificiel » et du « naturel ».
    50 min
  • Aux racines historiques de l’idéologie nazie
    Une analyse des racines idéologiques du nazisme à partir de Les racines intellectuelles du Troisième Reich. La crise de l’idéologie allemande (Seuil, 2006) et de Les racines intellectuelles de Mein Kampf (Revue d’Histoire de la Shoah, n°208, mars 2018) – avec Paul de la critique de la valeur, bon connaisseur de ces questions.
    La première partie (50 minutes) comporte :
    Une présentation rapide des débats historiographiques au sujet de « l’exceptionnalité » ou non de l’antisémitisme allemand ;
    Une comparaison des lois de nationalité en France et en Allemagne ;
    Une définition de l’idéologie volkisch, terreau de l’idéologie nazie ;
    Une description des modes de diffusion de cette idéologie, entre littérature et cercles étudiants, et de son contexte, l’absence d’unification de l’Allemagne puis sa modernisation rapide ;
    Une discussion autour des racines historiques, religieuses, politiques et socio-économiques de l’anti-judaïsme et de l’antisémitisme allemand ;
    Une analyse des transformations historiques de l’idéologie volkisch et de son rapport au capitalisme, aux idéologies modernes, aux juifs et au nazisme ;
    Une histoire du passage du mouvement volkisch d’un mouvement d’idéologues à un parti politique de masse durant l’entre-deux-guerres, le DNVP (Parti de la patrie allemande).
    La deuxième partie (30 minutes) comporte :
    Une discussion du messianisme apocalyptique et de l’antisémitisme « rédempteur » du nazisme, et de l’importance d’une analyse approfondie de l’idéologie nazie pour comprendre l’extermination des juifs d’Europe ;
    Une analyse de l’influence de l’idéologue raciste Houston Chamberlain sur Hitler ;
    Une discussion des théories raciales d’Hitler dans Mein Kampf des autres idéologues nazis et leur rapport aux idéologies scientifiques de l’époque (hygiénisme, darwinisme, biologisme), aux métaphores biologiques et médicales, aux juifs, à la religion chrétienne, au bolchévisme, aux Protocoles des Sages de Sion, à Henry Ford et au capitalisme.
    1 hr 21 min
  • L’anarcho-syndicalisme espagnol entre syndicalisme industrialiste et communisme libertaire (1910-1936)
    Une histoire de l’anarcho-syndicalisme en Espagne et de ses débats autour du communisme libertaire de la fondation de la CNT en 1910 à la révolution de 1936 à partir de Les chemins du communisme libertaire. L’anarcho-syndicalisme travaillé par ses prétentions anticapitalistes (Divergences, 2018) de Myrtille des Giménologues – avec Myrtille et Vincent des Giménologues, notamment auteurs sur ce sujet des deux autres tomes de Les chemins du communisme libertaire (Divergences, 2017 et 2019).
    La première partie (50 minutes) comporte :
    Une brève histoire de l’anarchisme espagnol et des luttes des classes populaires espagnoles de 1868 à 1910 ;
    Une histoire de la création de la CNT en 1910 dans un contexte d’apogée du syndicalisme révolutionnaire ;
    Une comparaison de l’évolution de l’anarcho-syndicalisme espagnol et du syndicalisme révolutionnaire français au cours des années 1910-1920 ;
    Une histoire de la guerre sociale en Espagne entre 1917 et 1923 : grève générale des loyers, émeutes alimentaires, « auto-réductions », terrorisme patronal et auto-défense armée ;
    Une analyse des rapports des anarchistes espagnols à la révolution russe et à la dictature de Primo de Rivera ;
    Un résumé des débats au sein de l’anarchisme espagnol des années 1920 au sujet du travail, de l’industrie, du capitalisme, du communisme libertaire, du contrôle ouvrier et du syndicalisme ;
    Une histoire de la renaissance de la CNT après la chute de la dictature de Primo de Riveira (1930) ;
    Une analyse de la double nature de la CNT, entre syndicat revendicatif et contre-société à finalité communiste libertaire et à facettes multiples (bibliothèques libertaires, aide aux sans emploi et aux migrant-e-s, groupes de femmes, de naturistes et de végétariens, journaux anarchistes, revendication d’un « droit à la ville »).
    La deuxième partie (40 minutes) comporte :
    Une histoire des débats entre syndicalistes « industrialistes » et communistes libertaires entre 1931 et 1936, notamment à l’aune de la scission de 1931, de l’échec des insurrections de 1932-33, des conséquences de la crise mondiale de 1929 et du revirement spectaculaire du théoricien anarchiste Santillan ;
    Une description du programme communiste libertaire d’Isaac Puente de 1933, et son influence sur la motion au sujet du communisme libertaire et son triomphe lors du Congrès de Saragosse de 1936 ;
    Une conclusion au sujet du dédoublement de l’anarchisme espagnol à partir de juillet 1936, entre communistes libertaires et bureaucrates syndicaux industrialistes.
    1 hr 36 min

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