Sortir du capitalisme

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Sortir du capitalisme episodes

  • La Révolution française. Luttes de classes, de genres et décoloniales
    Une émission d’histoire des luttes de classe, de genre et de décolonisation en France et à Saint-Domingue (Haïti) entre 1789 et 1804, à partir notamment de Bourgeois et bras-nus. Guerre sociale durant la Révolution française (Libertalia, 2013) de Daniel Guérin et de Les Jacobins Noirs. Toussaint Louverture et la Révolution de Saint-Domingue (Amsterdam, 2017) de C. L. R. James – avec Caroline Fayolle, historienne, maîtresse de conférences en histoire à l’Université de Montpellier III et autrice sur ce sujet de La femme nouvelle. Genre, éducation, révolution (1789-1830) (CHTS, 2017), de Le féminisme. Histoire et actualité (Presses Universitaires Blaise Pascal, 2018) et de plusieurs articles.
    La première partie (1 heure) comporte :
    Une genèse de la Révolution française comme produit des contradictions d’un Ancien Régime non-capitaliste incapable de se réformer face à une pression géopolitique anglaise capitaliste croissante, à partir d’une lecture des travaux du « marxisme politique » (ceux de George Comninel, de David McNally, de Stephen Miller et de Xavier Lafrance) ;
    Une présentation de Daniel Guérin et de Bourgeois et bras-nus, une histoire des luttes sociales et politiques des classes populaires urbaines face aux gouvernements (y compris « de gauche ») de la Première République (1792-1794), à contre-courant de l’historiographie réactionnaire, libérale, républicaine et même marxiste-jacobine ;
    Une sociologie des classes populaires parisiennes, des « sans culottes » de 1789 aux communards de 1870, et une description de leurs aspirations à une démocratie directe ;
    Une discussion des idées de Grachus Babeuf et du rapport de Guérin aux avant-gardes révolutionnaires ;
    Une analyse du rôle des guerres « révolutionnaires » dans la modification du rapport de force entre bourgeois et sans-culottes et entre factions politiques à partir de 1792 ;
    Une critique des lectures déterministes et objectivistes de la Révolution française et des aveuglements au sujet de Robespierre, communes aux républicains de gauche et aux léninistes ;
    Une analyse des dynamiques politiques de 1793-94 : ascension au pouvoir des Montagnards aux dépens des Girondins, élimination des Enragés, déchristianisation et son arrêt, élimination des hébertistes puis des dantonistes, renversement de Robespierre du fait de l’élimination de sa base populaire et de son autoritarisme ;
    Une conclusion au sujet de l’intérêt de relire Bourgeois et bras-nus aujourd’hui.
    La deuxième partie (30 minutes) comporte :
    Un rappel du rôle actif des femmes au sein du processus révolutionnaire, en dépit de leur relégation juridique comme « citoyennes passives » ;
    Une analyse féministe matérialiste de l’idéologie patriarcale des révolutionnaires (modèle d’une femme au foyer éduquant vertueusement ses enfants mâles futurs citoyens, contre l’anti-modèle de l’aristocrate centrée sur son plaisir et non sur ses enfants, celui des femmes savantes et celui des « femmes monstres » indépendantes et politiquement actives) ;
    Une analyse des stratégies féministes de cette époque (clubs féminins révolutionnaires – notamment en non-mixité –, pétitions, implications diverses en politique institutionnelle et extra-institutionnelle, pédagogies dégenrées…), des victoires de 1792 (droit au divorce et égalité de genre dans l’héritage), du backlash révolutionnaire anti-féministe et sexuellement répressif des années 1793-94 (interdiction des clubs féminins révolutionnaires et rappel à « l’ordre nature ») et de la contre-révolution du Directoire (interdiction des rassemblements publics de femmes et stigmatisation des « tricoteuses ») et de Napoléon ;
    Une conclusion au sujet des demandes de femmes sans-culottes d’une démocratie directe, au-delà du seul suffrage.
    La troisième partie (30 minutes) comporte :
    Une description de la société haïtienne, colonie française de plantation alors appelée Saint-Domingue, en 1789 ;
    Une histoire des débats en France en 1789-91 au sujet de l’abolition de l’esclavage et des droits des Noirs libres ;
    Un rappel de l’importance des rivalités géopolitiques franco-britanniques aux Caraïbes et du processus de fabrication de « la race » et de ses segmentations aux Antilles françaises ;
    Une histoire du processus d’(auto)émancipation des esclaves de l’insurrection de 1791 à l’abolition de 1793-94, en lien avec l’affrontement franco-britannique ;
    Une analyse intersectionnelle des transformations des rapports de genre post-abolition ;
    Une analyse critique du « néo-colonialisme » et de l’assimilationnisme raciste du Directoire (1794-1799) ;
    Un rappel de l’importance du « tournant consulaire » avec l’arrivée au pouvoir en 1799 de Bonaparte, héraut d’une restauration autoritaire des hiérarchies de classe, de genre et de race au travers (respectivement) du livret ouvrier, du Code Civil de 1804 et du rétablissement de l’esclavage notamment à Haïti ;
    Une brève histoire de l’expédition de 1802 en vue du rétablissement de l’esclavage et de son échec à Haïti, finalement indépendante en 1804 ;
    Une conclusion au sujet du conflit entre « l’universalisme » abstrait, mystificateu
    2 hr 17 min
  • Un futur sans police. Vers l’abolition des forces de l’ordre social
    En écho à la vague historique de révoltes anti-police aux États-Unis à la suite de l’assassinat de George Floyd, une émission autour des mouvements visant aux États-Unis et en France à une abolition des forces de l’ordre social – avec Gwenola Ricordeau et Joel Charbit, sociologues, (co)auteurs d’un article sur ce sujet et militant-e-s de l’abolitionnisme pénal.
    L’émission (30 minutes) comporte :
    Une description des mouvements et des idées d’abolition de la police au sein du mouvement social étasunien actuel, son influence dedans et ses divergences avec les solutions réformistes ;
    Une mise en exergue des origines historiques de ce mouvement abolitionniste aux États-Unis ;
    Une description des propositions stratégiques de ces mouvements pour parvenir à l’abolition des forces de l’ordre ;
    Une discussion autour des articulations entre abolitionnisme anti-police et abolitionnisme pénal ;
    Une mise en lumière des critiques radicales de l’institution policière en France ;
    Une conclusion au sujet des implications potentielles d’une abolition de la police, d’une possibilité récupération partielle, étatiste et capitaliste de ce mot d’ordre et de l’impérieuse nécessité de l’abolition non seulement de l’institution policière mais également de l’État et du capitalisme.
    32 min
  • Système pénal et carcéral : système raciste et capitaliste
    En écho aux révoltes des prisonniers et à leur situation critique face au coronavirus, aux violences policières et aux amendes racistes, une émission d’analyse critique anticapitaliste et anti-raciste du système pénal et carcéral à partir de Capitalisme carcéral (Divergences, 2020) de Jackie Wang et de La couleur de la justice. Incarcération de masse et nouvelle ségrégation raciale aux États-Unis (Syllepse, 2017) de Michelle Alexander - avec la postfacière de Capitalisme carcéral, Gwenola Ricordeau, également autrice sur ce sujet de Pour elles toutes. Femmes contre la prison (Lux, 2019).
    L’émission (1 heure) comporte :
    Une mise en exergue des différences d’approche de l’abolitionnisme pénal et carcéral en France et aux États-Unis ;
    Une description de l’argument d’une continuité entre esclavage, ségrégation et incarcération de masse des Afro-Américains, notamment en termes de privation de droits et de travail forcé ;
    Une analyse de l’explosion carcérale des dernières décennies aux États-Unis ;
    Une description du système d’extorsion policier, pénal et para-pénal des classes populaires majoritairement racisées aux États-Unis au profit des municipalités, des détenteurs d’obligations municipales, des prêteurs à intérêt, des compagnies de « service » aux prisonniers et à leurs proches, des tribunaux et des prisons aux États-Unis ;
    Une mise en exergue du caractère raciste et validiste des meurtres policiers aux États-Unis ;
    Une analyse critique du caractère pseudo-objectif de la « police prédictive » et de ses prophéties auto-réalisatrices racistes aux États-Unis ;
    Une critique de « l’innocentisme » comme stratégie réformiste de défense des seules « victimes innocentes » du système pénal et carcéral qui aboutit à une légitimation de ceux-ci et à un abandon des autres victimes de ces systèmes ;
    Une discussion des différences et des similitudes du système pénal et carcéral en France et aux États-Unis (également racistes et coloniales, mais différences en termes d’extorsion, de capitalisme carcéral et du nombre de personnes incarcérées).
    1 hr 1 min
  • Validisme et darwinisme social à l’ère du coronavirus
    Une analyse matérialiste intersectionnelle du validisme et du darwinisme social à l’ère du coronavirus et d’une gestion de crise sanitaire discriminatoire vis-à-vis des personnes ayant un handicap, des personnes âgées, des racisé-e-s et des prolétaires (avec ou sans emploi) – avec Benoit, professeur de philosophie, théoricien critique et militant de l’Union Communiste Libertaire, et auteur sur ce sujet de deux articles.
    L’émission (50 minutes) comporte :
    Une définition du validisme au sens strict comme système d’oppression et de discrimination des personnes en situation de handicap, du validisme au sens large comme pathologisation des personnes opprimées et du darwinisme social comme légitimation de l’élimination structurelle (laissez-faire libéral) ou même active (eugénisme négatif : stérilisations forcées et/ou élimination physique) de ces deux catégories ;
    Une critique du darwinisme social de l’actuelle gestion de crise sanitaire, qui laisse s’exposer au coronavirus principalement des prolétaires (en-dehors du personnel médical) et qui est prêt au sacrifice des personnes âgées, migrantes, prisonnières, psychiatrisées ou sans abri, après avoir une prise des mesures de confinement uniquement au dernier moment pour des raisons économiques ;
    Une analyse critique du discours validiste des promoteurs de l’ « immunité collective » comme seule réponse au coronavirus au nom de l’économie et sa « santé » ;
    Une critique du confinement à deux vitesses, entre des prolétaires sur-exploité-es en télétravail et/ou confiné-e-s dans des espaces très restreints (donc davantage favorables à une contagion) et des cadres faisant du télé-travail depuis leur confortable domicile (sans parler d’une gestion policière très différenciée des autorisations de sortie des un-e-s et des autres) ;
    Un rappel de l’impératif de solidarité vis-à-vis des prolétaires du monde entier et des plus fragiles d’entre nous, contre l’impératif de croissance capitaliste et son darwinisme social et contre l’individualisme validiste d’une certaine extrême-gauche, et pour une biopolitique communiste libertaire et non un retour au keynésianisme et son paternalisme autoritaire.
    49 min
  • Accoucher et avorter autrement. De la démédicalisation à la reconfiguration des normes sociales
    Une analyse sociologique conjointe de l’accouchement et de l’avortement dans des lieux « alternatifs » en France et au Québec, à partir de l’article de Mathieu Azcué et de Marie Mathieu « Accoucher et avorter autrement. De la démédicalisation à la reconfiguration des normes sociales » – avec cette dernière, sociologue et autrice de plusieurs articles et d’une thèse sur ces sujets.
    L’émission (40 minutes) comporte :
    Une présentation des alternatives d’accouchement et d’avortement étudiées, de leurs projets initiaux, de leur institutionnalisation respective et des effets de celle-ci ;
    Une discussion des reconfigurations des normes sociales opérées dans ces institutions « alternatives », et des trajectoires opposées de l’accouchement et de l’avortement en termes de démédicalisation, de représentation et de prise en charge collective au sein de ces institutions et des sociétés occidentales plus généralement ;
    Un débat autour du caractère plus ou moins anti-patriarcal des accouchements – et plus généralement du travail procréatif – et des avortements « alternatifs » ;
    Une analyse en termes de classe, de capitalisme néo-libéral et de racisme de l’accouchement alternatif.
    42 min
  • Pour un féminisme anti-carcéral
    À contre-courant de l’instrumentalisation sécuritaire et raciste des violences patriarcales et du féminisme carcéral, une critique du système pénal et des prisons dans une perspective féministe intersectionnelle à partir de Pour elles toutes. Femmes contre la prison (Lux, 2019) – avec l’autrice, Gwenola Ricordeau, professeure assistante en justice criminelle à la California State University et également autrice sur ce sujet de Les détenus et leurs proches. Solidarités et sentiments à l’ombre des murs (Autrement, 2008).
    L’émission (40 minutes) comporte :
    Une définition de l’abolitionnisme pénal et carcéral comme visant à une abolition de ces systèmes (et non du travail du sexe) ;
    Une critique de l’argumentaire du féminisme carcéral en réponse aux violences sexuelles ;
    Une mise en exergue de l’existence d’une charge matérielle, mentale et émotionnelle des femmes suite à l’emprisonnement ou à la mise sous bracelet électronique de leurs proches ;
    Une discussion autour des « réformes » au système carcéral, qu’il s’agisse du bracelet électronique ou des luttes des prisonnier-e-s et de leurs proches ;
    Une analyse du traitement différencié des femmes (notamment pauvres, racisées, trans, lesbiennes et/ou homicides) au sein du système pénal et carcéral ;
    Une mise en exergue des angles morts du féminisme carcéral et de l’abolitionnisme pénal et carcéral androcentré ;
    Une critique de « l’innocentisme » comme stratégie abolitionniste ;
    Un rappel du caractère non-moralisateur de l’abolitionnisme pénal ;
    Une présentation de la « justice transformative » comme alternative féministe intersectionnelle au système punitif des tribunaux et des prisons et à la « justice réparatrice ».
    47 min
  • Le temps des émeutes et des manifestations sauvages
    En ces temps de mouvement social, un voyage au cœur des manifestations et des violences de rue à Paris au début du 20ème siècle à partir de Le goût de l’émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2012) – avec l’auteure, Anne Steiner, maître de conférences à l’Université Paris 10 Nanterre, également auteure sur ce sujet de Le Temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la « Belle Époque » (L’Échappée, 2015) et de Les En-Dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque (L’Échappée, 2020).
    L’émission (50 minutes) comporte :
    Une définition de l’émeute, spontanée, imprévisible et violente, et de la manifestation, prévue, ritualisée et pacifique ;
    Une histoire du régime juridique des manifestations, complètement interdites (et donc brutalement réprimées) jusqu’en 1909, et peu encadrées légalement jusqu’en 1935 ;
    Une description des émeutes de 1909-1910 suite respectivement à l’annonce de l’exécution du pédagogue libertaire Francisco Ferrer en Espagne et à l’assassinat par un policier d’un ouvrier parisien ;
    Une généalogie de la distinction médiatique entre « manifestants » et « casseurs », recoupant celle du marxisme entre « prolétaires » et « lumpenprolétaires » ;
    Une discussion de « l’économie morale » des émeutes et des liens entre émeutiers et manifestants (souvent solidaires de ceux-ci, et ne considérant pas qu’il y ait d’incompatibilité entre manifestation et émeute) ;
    Un constat du retour de l’émeute et des manifestations sauvages au cours des dernières années face à l’échec du modèle du « mouvement social » et de ses manifestations massives encadrées, notamment en décembre 2018 avec l’émeute des gilets jaunes aux Champs-Élysées ;
    Une analyse du changement de l’économie morale des gilets jaunes, d’une subversion des règles de déclaration de manifestation en préfecture (mais accompagnée de discours pro-police) à une acceptation des techniques des « black blocks » ;
    Une discussion des similitudes et des différences entre les situations des manifestant-e-s parisien-ne-s de 1909-10 et ceux et celles d’aujourd’hui : degré de politisation, de répression judiciaire, etc. ;
    Une description des affaires Liabeuf et Durand et de leurs condamnations à mort respectives ;
    Une analyse des transformations de la répression judiciaire de la Belle époque à nos jours ;
    Une critique de la disqualification des mouvements contestataires comme réactionnaires sous Clémenceau et sous Macron.
    45 min
  • Le mouvement pro-pédophilie des années 1970, stade gauchiste de la domination adulte
    En écho à l’affaire Gabriel Matzneff suite aux révélations de Vanessa Springora et aux débats autour des responsabilités de Mai 68, une analyse des violences sexuelles sur mineurs comme des manifestations d’une domination adulte partiellement occultée au sein du discours du mouvement pro-pédophilie, coupable dès lors non d’un excès de « libération sexuelle » mais d’une légitimation de rapports de pouvoir et donc de violence – avec Tal (et non plus Delphine) Piterbraut-Merx, qui rédige une thèse à l’ENS Lyon et au CRESPA sur ce sujet.
    L’émission (1 heure) comporte :
    Une mise en exergue de l’existence au cours des années 1970 d’un contraste entre une parole médiatisée (celle des pédophiles et des pro-pédophilie) et d’une parole silencée (celle des enfants victimes de violences sexuelles) ;
    Une critique de l’instrumentalisation par des adultes pédophiles des revendications légitimes des mineurs adolescents (notamment du FHAR) à une sexualité autonome ;
    Un rappel de l’existence d’un troisième terme entre violence (physique) et consentement : le pouvoir, aux mains des adultes et non des enfants ;
    Une critique de l’amalgame des adolescents et des enfants dans une même catégorie, celle des mineurs, permettant à des (pro)pédophiles de se revendiquer du désir des premiers d’une sexualité autonome (pas forcément avec des adultes d’ailleurs) aux détriments des seconds n’ayant pas exprimé un tel désir ;
    Une analyse des discours pro-pédophilie des adultes comme étant des discours de dominants occultant leur position dominante et ne demandant pas l’avis des dominés concernés ;
    Un appel à une critique politique des pédophiles et des violences sexuelles sur mineurs ;
    Une critique des projections du « regard adulte » (gaze) pro-pédophile vis-à-vis d’une sexualité infantile réifiée, fantasmée et exotisée ;
    Une analyse du mouvement pro-pédophilie comme une critique tronquée de la domination adulte, réduite aux seules institutions d’encadrement bourgeois (famille, école, etc.) et à l’exclusion des adultes eux-mêmes ;
    Une critique intersectionnelle, anti-bourgeoise, féministe et antiraciste du discours et des pratiques pédophiles, de leur pseudo « libération sexuelle » ;
    Un rappel du caractère non-nécessairement émancipateur de l’affranchissement des tabous moraux, avec l’exemple de La Banquise, revue d’ultra-gauche pro-pédophile et négationniste ;
    Une réflexion autour du traumatisme et de la prise de conscience des mineurs du caractère violent des actes pédophiles ;
    Une critique de la société bourgeoise et patriarcale comme responsable du désarmement des mineurs face aux violences sexuelles ;
    Une analyse critique du relativisme nominaliste de certains historien-ne-s vis-à-vis des violences sexuelles sur mineurs, aux détriments d’une approche matérialiste de celles-ci ;
    Une conclusion appelant à une dénonciation conjointe des violences pédophiles et des violences incestueuses.
    1 hr 1 min
  • Élections truquées, coup d’État et résistances anti-coloniales en Bolivie (2ème partie)
    Un décryptage des événements en Bolivie à partir d’une perspective autonome et du temps long des résistances anti-coloniales – avec Sam et Dani, auteurs d’articles sur ce sujet et entretenant avec lui des liens personnels.
    La deuxième partie (50 minutes) comporte :
    Une histoire des luttes des classes populaires en Bolivie des années 1990-2000, et notamment « la guerre de l’eau de Cochabamba » en 2000 ;
    Une analyse des conditions de l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales et de son parti (le MAS) ;
    Un bilan critique de l’exercice du pouvoir d’Evo Morales et du MAS : maintien d’un capitalisme extractiviste, néolibéral, exportateur et de connivence et de l’hégémonie des classes dominantes coloniales traditionnelles, cooptation et répression des mouvements populaires et indigènes, et un mix de réformes sociales et néolibérales ;
    Une analyse de la fraude électorale de Morales et du coup d’Etat des classes dominantes coloniales traditionnelles, résultats d’une défiance croissante des classes populaires vis-à-vis du MAS et d’une offensive des classes dominantes coloniales traditionnelles face au MAS et au mouvement populaire ;
    Une conclusion au sujet des résistances des mouvements populaires et indigènes autonomes face au régime de terreur actuel.
    56 min
  • Élections truquées, coup d’État et résistances anti-coloniales en Bolivie (1ère partie)
    Un décryptage des événements en Bolivie à partir d’une perspective autonome et du temps long des résistances anti-coloniales – avec Sam et Dani, auteurs d’articles sur ce sujet et entretenant avec lui des liens personnels.
    La première partie (40 minutes) comporte :
    Une histoire des structures de domination incas et espagnoles et des résistances communautaires face à ces structures ;
    Une analyse de la révolte de Tupac Katari de 1781 et de ses objectifs politiques ;
    Une histoire de l’indépendance bolivienne comme prise de pouvoir des colons et instauration d’une république oligarchique féodale ;
    Une discussion de l’articulation du féodalisme bolivien et du capitalisme mondial au 19ème siècle et des transformations résultant de ce développement combiné et inégal de deux modes d’exploitation ;
    Une analyse de la révolution de 1952, de ses origines et de ses suites ;
    Une histoire de l’insurrection anti-dictature de 1979, de l’arrivée au pouvoir post-insurrectionnelle d’une gauche néo-libérale, du retour « démocratique » des dictateurs au pouvoir au cours des années 1990 et de l’essor des contestations au tournant du siècle.
    45 min

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