Sous les lapsus de l'actu - Et vice versa

Sous les lapsus de l'actu - Et vice versa

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Sous les lapsus de l'actu - Et vice versa episodes

  • #04 – Sous les lapsus de l’actu
    Contexte

    Les lapsus de l'actualité présentent aujourd'hui son quatrième numéro, « le naufrage de la baleine », un opus en 4 actes qui fleure bon la tragédie.

    En ce mois d'août où les Français veulent oublier les hausses de prix et ce qui les attend en hiver sans l'uranium du Niger, c'est parti pour un spectacle de deux heures avec Olivier et Patrick, deux interprètes qui se lancent dans le journalisme sociologique. Après le bon, la brute et le truand, voici les sociologues truands, les brutes de l'Iran et les bons africains.

    Ah, c'est vrai, il manque le quatrième, cherchez le, il est partout, c'est la macronie, sa corruption, sa police, sa Françafrique, ses serviteurs, bref un léger parfum lordonien de fascisation rampante. Bon, ça finit mal, avec le groupe Gargantua.

    Ne vous inquiétez pas, on reviendra sur Lordon la semaine prochaine. La fascisation, malgré tous les dénis, ça ne s'oublie pas, parce que ça se rappellera toujours à vous.

    Il semble que la référence aux baleines soit à chercher dans le côté paisible de l'animal qui consomme du plancton et surtout dans sa propension à l'extinction suite au caractère prédateur des activités humaines mais pas dans une éventuelle surcharge pondérale (en vue de l'hiver) de l'initiateur de l'émission et de son acolyte …

    L'émission s'est (enfin), a tenté de s'organiser autour de …

    La tribune des » sociologues de droite » dans l'Obs ou comment « prendre la parole pour venir produire de la confusion »
    • Quand des sociologues légitiment les émeutes – 01/08/2023 15:30 – Neuf sociologues, dont Nathalie Heinich et Dominique Schnapper, accusent leurs pairs de l’Association française de sociologie de faire preuve de « militantisme académique » en passant sous silence les violences commises après l’homicide de Nahel.
    • Parmi les signataires : Julien Damon, sociologue, chroniqueur aux « Échos ». Faits et armes ici et là.

      Ancien professeur associé à Sciences Po, Julien Damon enseigne à HEC et à l’École nationale supérieure de sécurité sociale (En3s). Il est l’auteur de plus de vingt-cinq ouvrages sur les questions sociales et urbaines.

    Il semble que les sociologues aient ce point commun avec les anarchistes, c'est-à-dire qu'il soit difficile voire impossible d'imaginer qu'elles et ils ne soient pas de gauche et qu'il puisse donc exister des sociologues et des anarchistes de droite …

    Un peu comme les poissons volants dans le milieu halieutique ou les médecins légistes dans le domaine médical

    Le retour de la police des mœurs devenue la « police des vêtements inhabituels » en Iran

    Créée en 1979 pour assurer l'application de la loi islamique, la police des mœurs est de plus en plus critiquée pour des arrestations arbitraires et des violences. Les contrôles de la police iranienne pour sanctionner le non-port du voile sont renforcés en Iran, ont déclaré dimanche les autorités. Cette annonce intervient dix mois après le décès de Mahsa Amini.

    • Mort de Mahsa Amini : qu'est-ce que la police des mœurs, qui sème la terreur en Iran ? – 24/09/2022 07:00
    • En Iran, retour des patrouilles de police pour sanctionner les femmes non voilées
    Le parcours en exemplarité de l'ancienne présidente de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale Fadila Khattabi
    • Remaniement : Fadila Khattabi, députée de Côte-d'Or, va entrer au gouvernement comme ministre déléguée chargée des personnes handicapées
    • « J'ai toute ma conscience pour moi », se défend la nouvelle ministre Fadila Khattabi, condamnée aux prud'hommes en juin
    Le communiqué de la Coalition des Peuples pour la Souveraineté Africaine (COPESA)

    En date du 2 août 2023, un nouveau chapitre de solidarité et de détermination a été écrit dans l’histoire africaine. La Coalition des Peuples pour la Souveraineté Africaine (COPESA) a vu le jour, réunissant 23 pays dans un élan commun pour défendre la souveraineté et l’indépendance des États africains. À l’heure où les peuples africains aspirent à la liberté et à la justice, la COPESA se positionne en faveur des nouvelles autorités nigériennes, témoins du soulèvement populaire du 26 juillet 2023.

    • 23 pays se rassemblent pour soutenir les nouvelles autorités nigériennes
    Autre références« Le phénomène bureaucratique » de Michel Crozier – Seuil – 1971

    « Nous rejetons trop facilement nos difficultés sur des épouvantails abstraits comme le progrès, la technique, la bureaucratie. Ce ne sont pas les techniques ou les formes d’organisation qui sont coupables. Ce sont les hommes qui, consciemment ou inconsciemment, participent à leur élaboration. »

    Dans ce classique de la sociologie des organisations, Michel Crozier démonte les mécanismes de centralisation et de multiplication des règles qui débouchent sur la formation de cercles vicieux bureaucratiques. Élargissant sa grille d’analyse au système éducatif, aux organisations syndicales et aux rouages politico-administratifs de la société française dans son ensemble, il dévoile les rigidités et la résistance au changement qui continuent d’apparaître comme l’un de ses traits culturels les plus saillants.

    Michel Crozier (1922-2013) était directeur de recherche au CNRS, fondateur du Centre de sociologie des organisations, il a notamment publié en « Points Essais » La Société bloquée (1995) et La Crise de l’intelligence (1998).

    « Le pillage du tiers-monde » de Pierre Jalée – Maspero – 1973 – 1982

    Dans cette nouvelle édition de son livre initialement paru en 1973, Pierre Jalée fait le point sur la situation économique du Tiers monde : s'il renouvelle le constat que ce troisième monde est, à lui seul, aussi important que les deux autres réunis, qu'en est-il de sa pauvreté due au pillage de nombre de ses ressources par les pays dits développés. L'ouvrage fut amendé d'une post-face en 1982.

    « L'État en Afrique – La politique du ventre » de Jean-François Bayart – Fayard – 2006

    Jean-François Bayart – Éd. Fayard

    L'opinion occidentale reste gorgée de stéréotypes sur le pouvoir et l’État en Afrique, en particulier quant au rôle privilégié que la corruption et le tribalisme sont censés jouer au sud du Sahara. Certes, les Africains parlent eux-mêmes à ce propos de « politique du ventre ». Mais l'expression renvoie, aussi bien qu'aux nécessités de la survie et de l'accumulation, à des représentations culturelles complexes, notamment celles du monde de l' »invisible », de la sorcellerie. En d'autres termes, la « politique du ventre » témoigne d'une trajectoire africaine du pouvoir qu'il faut comprendre à la lumière de la longue durée.

    L'analyse des groupes sociaux qui se disputent l’État post-colonial et des différents scénarios qui ont prévalu depuis la proclamation des indépendances permet d'avancer des hypothèses neuves sur la formation d'une classe dominante, sur la dépendance des sociétés africaines vis-à-vis de leur environnement international, sur la place déterminante en leur sein des stratégies individuelles et des modes populaires d'action politique, sur l'importance des réseaux d'influence et des terroirs historiques dans le déroulement des conflits, sur la récurrence des conduites – souvent religieuses – de dissidence sociale, sur l'émergence de cultures politiques originales.

    En définitive, cet essai, devenu un classique en sociologie de l’État, propose une lecture à la fois provocante et nuancée de ce qu'il est convenu de nommer le « développement ». Il ouvre aussi la voie à une réflexion plus générale sur l'invention du politique dans les sociétés d'Afrique et d'Asie.

    « L'homme pluriel – Les ressorts de l'action » de Bernard Lahire – Pluriel – Fayard – 2011

    L’homme que les sciences humaines et sociales prennent pour objet est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d’une seule dimension. On l’analyse en tant qu’élève, travailleur, consommateur, conjoint, lecteur, pratiquant d’un sport, électeur, etc. Or, dans des sociétés où les individus vivent simultanément et successivement des expériences sociales hétérogènes et parfois contradictoires, chacun est inévitablement porteur d’une multiplicité de dispositions, de façons de voir, de sentir et d’agir.

    Interrogeant la manière dont l’individu s’inscrit dans une pluralité de mondes où il agit différemment selon les contextes qu’il rencontre, l’auteur esquisse une théorie de l’acteur pluriel qui met en évidence les plis les plus singuliers du social.

    « Syrie, l'État de barbarie » de Michel Seurat – PUF – 2012

    Michel Seurat, assassiné pendant sa captivité en 1986 à Beyrouth lorsqu’il était otage de l’« Organisation du jihad islamique », une émanation du Hezballah, fut l’un des meilleurs spécialistes du monde arabe contemporain. Arabisant hors pair, homme de terrain scrupuleux, féru de sciences sociales autant qu’islamologue érudit, ce chercheur au CNRS a fécondé les générations successives, et plus d’un quart de siècle après sa disparition, ses textes font toujours référence dans les universités du monde entier, où ils sont devenus un classique de l’école française des études du Proche-Orient.

    Ses analyses du système de pouvoir syrien à l’époque de Hafez el-Assad, qu’il nomma « l’État de barbarie », nourries de la lecture du grand historien médiéval Ibn Khaldoun comme de la sociologie française, écrites à chaud dans les années 1980, sont plus que jamais d’actualité tandis que la Syrie dont Bachar el-Assad a hérité s’est enfoncée dans une violence inouïe, où s’enchevêtrent révolution et guerre civile. Ses études des clans, des villes, des milices urbaines alaouites ou islamistes, des Frères musulmans, fournissent des clefs de lecture indispensables pour comprendre les enjeux et les lignes de clivages d’aujourd’hui, à l’heure où le monde arabe est entré dans l’une des phases de bouleversements majeurs de son histoire.

    Michel Seurat (1947-1985) était sociologue, maître de conférences détaché au Centre de recherches sur le Moyen-Orient contemporain (CERMOC) à Beyrouth. Pris en otage en 1985, il a été assassiné par le Hezbollah. Plus de trente après, ses écrits n’ont rien perdu de leur acuité et éclairent plus que jamais les soubresauts actuels du monde arabe.

    The Killer Trail – Bertrand Taithe

    « The Killer Trail – A Colonial Scandal in the Heart of Africa » de Bertrand Taithe – Oxford University Press – 22/10/2009

    The Killer Trail tells the tale of one of the most notorious atrocities to take place during the European 'scramble for Africa', a real life story of insane violence in the heart of an exotic continent that eerily prefigures fictional accounts such as The Heart of Darkness and Apocalypse Now. The Voulet-Chanoine mission left Dakar in 1898 for the centre of Africa and the region of Lake Chad with the aim of establishing effective borders between the French and British empires while 'pacifying' a notoriously belligerent region. Wreaking havoc as it went along, the mission degenerated into an extraordinary display of colonial violence and cruelty, leaving a trail of pillage, murder, and enslavement of the local inhabitants in its wake. When the story of its outrages reached Paris in 1899 there was a public uproar and a second mission was dispatched to investigate. Eventually, on July 14 1899, the two missions met and confronted each other in a dramatic shootout, which led Voulet and Chanoine to declare their independence from France and their desire to establish an African kingdom under their own rule. But their mad dreams of kingship were soon cut short when they fell prey to a mutiny among the African soldiers under their command in which they were both killed. The whole bizarre tale of Voulet and Chanoine's mission sharply divided opinion back home in France but was eventually explained away as the action of two deranged minds. Yet, as Bertrand Taithe shows, it was not simply a tale of individual insanity. In many ways, the actions of Voulet and Chanoine and their men simply took the violence of European colonialism to a logical extreme, while the way in which the whole affair was soon forgotten is highly revealing of western attitudes to imperial excess in Africa and elsewhere.

    For those who aren't members of the « World Elite » and who don't speak Globish fluently on a daily basis in « webconf » between two planes, it's also possible to refer to the following…

    A destination de celles et ceux qui ne sont pas membres de la » World Elite » et qui ne s'expriment pas couramment au quotidien en » Globish » en » Webconf » entre deux avions, il est aussi possible de se référer à ce qui suit …

    A la recherche de Voulet : Sur les traces sanglantes de la mission Afrique centrale 1898-1899

    « A la recherche de Voulet : Sur les traces sanglantes de la mission Afrique centrale 1898-1899 » de Jean-François Arsène Klobb et Octave Meynier – Dossier réalisé par Chantal Ahounou – Cosmopole – 10/11/200

    Villages pillés et rasés, populations massacrées ou réduites en esclavage…
    La mission Voulet et Chanoine chargée en 1898 de reconnaître la frontière française du Niger au Tchad sème la mort et la désolation sur son passage. En avril 1899, le gouvernement français reçoit des informations confidentielles et terrifiantes sur les exactions commises par les hommes de Voulet et Chanoine. Paris ordonne l'arrestation des officiers coupables. Le colonel Klobb et le lieutenant Meynier, en poste au Soudan, acceptent de retrouver puis de reprendre en main la mission criminelle.
    Ils s'engagent alors vers les déserts du Sahel. Leurs journaux de route, réunis dans ce recueil, nous entraînent dans le sillage sanglant de la mission Voulet et Chanoine. Un voyage au coeur des ténèbres qui s'achèvera dans un bain de sang. Ce drame restera longtemps occulté. Les journaux de route du colonel Klobb et du lieutenant Meynier exhument aujourd'hui cette page sinistre de la colonisation française en Afrique.

    On en parlera la semaine prochaine
    • Comment Bernard Arnault, l’homme le plus riche du monde, étend son empire au-delà du luxe« LVMH, un Etat dans l’Etat » (1/2). Le milliardaire, PDG du groupe Louis Vuitton-Moët Hennessy, considéré à l’égal d’un chef d’Etat, est devenu le symbole d’une inversion du rapport de force entre le pouvoir politique et les groupes internationaux. Ce qui ne va pas sans faire grincer des dents.
    • Bernard Arnault et les politiques, la puissance d’un groupe au cœur de la République« LVMH, un État dans l’État » (2/2). Le milliardaire a cultivé des relations avec tous les présidents depuis son entrée dans le monde des affaires, il y a plus de quarante ans. Son carnet d’adresses, sans égal au sein du pouvoir, lui assure un rayonnement discret mais efficace.
    • De la république policière à la république fasciste ?
      Par Frédéric Lordon (La pompe à phynance, Les blogs du Diplo, 26 juillet 2023)

    Pour (presque) finir, on n'oubliera pas de se référer aux sept (!) émissions des Mondes rêvés de Georges consacrées par Patrick à Thomas Sankara et la France à retrouver au sein du menu Podcasts du site Internet de Cause Commune

    2 hr
  • #04 – Sous les lapsus de l’actu
    Contexte

    Les lapsus de l’actualité présentent aujourd’hui son quatrième numéro, “le naufrage de la baleine”, un opus en 4 actes qui fleure bon la tragédie.

    En ce mois d’août où les Français veulent oublier les hausses de prix et ce qui les attend en hiver sans l’uranium du Niger, c’est parti pour un spectacle de deux heures avec Olivier et Patrick, deux interprètes qui se lancent dans le journalisme sociologique. Après le bon, la brute et le truand, voici les sociologues truands, les brutes de l’Iran et les bons africains.

    Ah, c’est vrai, il manque le quatrième, cherchez le, il est partout, c’est la macronie, sa corruption, sa police, sa Françafrique, ses serviteurs, bref un léger parfum lordonien de fascisation rampante. Bon, ça finit mal, avec le groupe Gargantua.

    Ne vous inquiétez pas, on reviendra sur Lordon la semaine prochaine. La fascisation, malgré tous les dénis, ça ne s’oublie pas, parce que ça se rappellera toujours à vous.

    Il semble que la référence aux baleines soit à chercher dans le côté paisible de l’animal qui consomme du plancton et surtout dans sa propension à l’extinction suite au caractère prédateur des activités humaines mais pas dans une éventuelle surcharge pondérale (en vue de l’hiver) de l’initiateur de l’émission et de son acolyte …

    L’émission s’est (enfin), a tenté de s’organiser autour de …

    La tribune des ” sociologues de droite ” dans l’Obs ou comment « prendre la parole pour venir produire de la confusion »
    • Quand des sociologues légitiment les émeutes – 01/08/2023 15:30 –  Neuf sociologues, dont Nathalie Heinich et Dominique Schnapper, accusent leurs pairs de l’Association française de sociologie de faire preuve de « militantisme académique » en passant sous silence les violences commises après l’homicide de Nahel.
    • Parmi les signataires : Julien Damon, sociologue, chroniqueur aux « Échos ». Faits et armes ici et là.

      Ancien professeur associé à Sciences Po, Julien Damon enseigne à HEC et à l’École nationale supérieure de sécurité sociale (En3s). Il est l’auteur de plus de vingt-cinq ouvrages sur les questions sociales et urbaines.

      Il semble que les sociologues aient ce point commun avec les anarchistes, c’est-à-dire qu’il soit difficile voire impossible d’imaginer qu’elles et ils ne soient pas de gauche et qu’il puisse donc exister des sociologues et des anarchistes de droite …

      Un peu comme les poissons volants dans le milieu halieutique ou les médecins légistes dans le domaine médical

      Le retour de la police des mœurs devenue la « police des vêtements inhabituels » en Iran

      Créée en 1979 pour assurer l’application de la loi islamique, la police des mœurs est de plus en plus critiquée pour des arrestations arbitraires et des violences. Les contrôles de la police iranienne pour sanctionner le non-port du voile sont renforcés en Iran, ont déclaré dimanche les autorités. Cette annonce intervient dix mois après le décès de Mahsa Amini.

      • Mort de Mahsa Amini : qu’est-ce que la police des mœurs, qui sème la terreur en Iran ? – 24/09/2022 07:00
      • En Iran, retour des patrouilles de police pour sanctionner les femmes non voilées
      • Le parcours en exemplarité de l’ancienne présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale Fadila Khattabi
        • Remaniement : Fadila Khattabi, députée de Côte-d’Or, va entrer au gouvernement comme ministre déléguée chargée des personnes handicapées
        • “J’ai toute ma conscience pour moi”, se défend la nouvelle ministre Fadila Khattabi, condamnée aux prud’hommes en juin
        • Le communiqué de la Coalition des Peuples pour la Souveraineté Africaine (COPESA)

          En date du 2 août 2023, un nouveau chapitre de solidarité et de détermination a été écrit dans l’histoire africaine. La Coalition des Peuples pour la Souveraineté Africaine (COPESA) a vu le jour, réunissant 23 pays dans un élan commun pour défendre la souveraineté et l’indépendance des États africains. À l’heure où les peuples africains aspirent à la liberté et à la justice, la COPESA se positionne en faveur des nouvelles autorités nigériennes, témoins du soulèvement populaire du 26 juillet 2023.

          • 23 pays se rassemblent pour soutenir les nouvelles autorités nigériennes
          • Autre références
            « Le phénomène bureaucratique » de Michel Crozier – Seuil – 1971

            « Nous rejetons trop facilement nos difficultés sur des épouvantails abstraits comme le progrès, la technique, la bureaucratie. Ce ne sont pas les techniques ou les formes d’organisation qui sont coupables. Ce sont les hommes qui, consciemment ou inconsciemment, participent à leur élaboration. »

            Dans ce classique de la sociologie des organisations, Michel Crozier démonte les mécanismes de centralisation et de multiplication des règles qui débouchent sur la formation de cercles vicieux bureaucratiques. Élargissant sa grille d’analyse au système éducatif, aux organisations syndicales et aux rouages politico-administratifs de la société française dans son ensemble, il dévoile les rigidités et la résistance au changement qui continuent d’apparaître comme l’un de ses traits culturels les plus saillants.

            Michel Crozier (1922-2013) était directeur de recherche au CNRS, fondateur du Centre de sociologie des organisations, il a notamment publié en « Points Essais » La Société bloquée (1995) et La Crise de l’intelligence (1998).

            « Le pillage du tiers-monde » de Pierre Jalée – Maspero – 1973 – 1982

            Dans cette nouvelle édition de son livre initialement paru en 1973, Pierre Jalée fait le point sur la situation économique du Tiers monde : s’il renouvelle le constat que ce troisième monde est, à lui seul, aussi important que les deux autres réunis, qu’en est-il de sa pauvreté due au pillage de nombre de ses ressources par les pays dits développés. L’ouvrage fut amendé d’une post-face en 1982.

            « L’État en Afrique – La politique du ventre » de Jean-François Bayart – Fayard – 2006

            Jean-François Bayart – Éd. Fayard

            L’opinion occidentale reste gorgée de stéréotypes sur le pouvoir et l’État en Afrique, en particulier quant au rôle privilégié que la corruption et le tribalisme sont censés jouer au sud du Sahara. Certes, les Africains parlent eux-mêmes à ce propos de “politique du ventre”. Mais l’expression renvoie, aussi bien qu’aux nécessités de la survie et de l’accumulation, à des représentations culturelles complexes, notamment celles du monde de l'”invisible”, de la sorcellerie. En d’autres termes, la “politique du ventre” témoigne d’une trajectoire africaine du pouvoir qu’il faut comprendre à la lumière de la longue durée.

            L’analyse des groupes sociaux qui se disputent l’État post-colonial et des différents scénarios qui ont prévalu depuis la proclamation des indépendances permet d’avancer des hypothèses neuves sur la formation d’une classe dominante, sur la dépendance des sociétés africaines vis-à-vis de leur environnement international, sur la place déterminante en leur sein des stratégies individuelles et des modes populaires d’action politique, sur l’importance des réseaux d’influence et des terroirs historiques dans le déroulement des conflits, sur la récurrence des conduites – souvent religieuses – de dissidence sociale, sur l’émergence de cultures politiques originales.

            En définitive, cet essai, devenu un classique en sociologie de l’État, propose une lecture à la fois provocante et nuancée de ce qu’il est convenu de nommer le “développement”. Il ouvre aussi la voie à une réflexion plus générale sur l’invention du politique dans les sociétés d’Afrique et d’Asie.

            « L’homme pluriel – Les ressorts de l’action » de Bernard Lahire – Pluriel – Fayard – 2011

            L’homme que les sciences humaines et sociales prennent pour objet est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d’une seule dimension. On l’analyse en tant qu’élève, travailleur, consommateur, conjoint, lecteur, pratiquant d’un sport, électeur, etc. Or, dans des sociétés où les individus vivent simultanément et successivement des expériences sociales hétérogènes et parfois contradictoires, chacun est inévitablement porteur d’une multiplicité de dispositions, de façons de voir, de sentir et d’agir.

            Interrogeant la manière dont l’individu s’inscrit dans une pluralité de mondes où il agit différemment selon les contextes qu’il rencontre, l’auteur esquisse une théorie de l’acteur pluriel qui met en évidence les plis les plus singuliers du social.

             

            « Syrie, l’État de barbarie » de Michel Seurat – PUF – 2012

            Michel Seurat, assassiné pendant sa captivité en 1986 à Beyrouth lorsqu’il était otage de l’« Organisation du jihad islamique », une émanation du Hezballah, fut l’un des meilleurs spécialistes du monde arabe contemporain. Arabisant hors pair, homme de terrain scrupuleux, féru de sciences sociales autant qu’islamologue érudit, ce chercheur au CNRS a fécondé les générations successives, et plus d’un quart de siècle après sa disparition, ses textes font toujours référence dans les universités du monde entier, où ils sont devenus un classique de l’école française des études du Proche-Orient.

            Ses analyses du système de pouvoir syrien à l’époque de Hafez el-Assad, qu’il nomma « l’État de barbarie », nourries de la lecture du grand historien médiéval Ibn Khaldoun comme de la sociologie française, écrites à chaud dans les années 1980, sont plus que jamais d’actualité tandis que la Syrie dont Bachar el-Assad a hérité s’est enfoncée dans une violence inouïe, où s’enchevêtrent révolution et guerre civile. Ses études des clans, des villes, des milices urbaines alaouites ou islamistes, des Frères musulmans, fournissent des clefs de lecture indispensables pour comprendre les enjeux et les lignes de clivages d’aujourd’hui, à l’heure où le monde arabe est entré dans l’une des phases de bouleversements majeurs de son histoire.

            Michel Seurat (1947-1985) était sociologue, maître de conférences détaché au Centre de recherches sur le Moyen-Orient contemporain (CERMOC) à Beyrouth. Pris en otage en 1985, il a été assassiné par le Hezbollah. Plus de trente après, ses écrits n’ont rien perdu de leur acuité et éclairent plus que jamais les soubresauts actuels du monde arabe.

            The Killer Trail – Bertrand Taithe

            « The Killer Trail – A Colonial Scandal in the Heart of Africa » de Bertrand Taithe – Oxford University Press – 22/10/2009

            The Killer Trail tells the tale of one of the most notorious atrocities to take place during the European ‘scramble for Africa’, a real life story of insane violence in the heart of an exotic continent that eerily prefigures fictional accounts such as The Heart of Darkness and Apocalypse Now. The Voulet-Chanoine mission left Dakar in 1898 for the centre of Africa and the region of Lake Chad with the aim of establishing effective borders between the French and British empires while ‘pacifying’ a notoriously belligerent region. Wreaking havoc as it went along, the mission degenerated into an extraordinary display of colonial violence and cruelty, leaving a trail of pillage, murder, and enslavement of the local inhabitants in its wake. When the story of its outrages reached Paris in 1899 there was a public uproar and a second mission was dispatched to investigate. Eventually, on July 14 1899, the two missions met and confronted each other in a dramatic shootout, which led Voulet and Chanoine to declare their independence from France and their desire to establish an African kingdom under their own rule. But their mad dreams of kingship were soon cut short when they fell prey to a mutiny among the African soldiers under their command in which they were both killed. The whole bizarre tale of Voulet and Chanoine’s mission sharply divided opinion back home in France but was eventually explained away as the action of two deranged minds. Yet, as Bertrand Taithe shows, it was not simply a tale of individual insanity. In many ways, the actions of Voulet and Chanoine and their men simply took the violence of European colonialism to a logical extreme, while the way in which the whole affair was soon forgotten is highly revealing of western attitudes to imperial excess in Africa and elsewhere.

            For those who aren’t members of the “World Elite” and who don’t speak Globish fluently on a daily basis in “webconf” between two planes, it’s also possible to refer to the following…

            A destination de celles et ceux qui ne sont pas membres de la ” World Elite ” et qui ne s’expriment pas couramment au quotidien en ” Globish ” en ” Webconf ” entre deux avions, il est aussi possible de se référer à ce qui suit …

            A la recherche de Voulet : Sur les traces sanglantes de la mission Afrique centrale 1898-1899

            « A la recherche de Voulet : Sur les traces sanglantes de la mission Afrique centrale 1898-1899 » de Jean-François Arsène Klobb et Octave Meynier – Dossier réalisé par Chantal Ahounou – Cosmopole – 10/11/200

            Villages pillés et rasés, populations massacrées ou réduites en esclavage…

            La mission Voulet et Chanoine chargée en 1898 de reconnaître la frontière française du Niger au Tchad sème la mort et la désolation sur son passage. En avril 1899, le gouvernement français reçoit des informations confidentielles et terrifiantes sur les exactions commises par les hommes de Voulet et Chanoine. Paris ordonne l’arrestation des officiers coupables. Le colonel Klobb et le lieutenant Meynier, en poste au Soudan, acceptent de retrouver puis de reprendre en main la mission criminelle.
            Ils s’engagent alors vers les déserts du Sahel. Leurs journaux de route, réunis dans ce recueil, nous entraînent dans le sillage sanglant de la mission Voulet et Chanoine. Un voyage au coeur des ténèbres qui s’achèvera dans un bain de sang. Ce drame restera longtemps occulté. Les journaux de route du colonel Klobb et du lieutenant Meynier exhument aujourd’hui cette page sinistre de la colonisation française en Afrique.

            On en parlera la semaine prochaine
            • Comment Bernard Arnault, l’homme le plus riche du monde, étend son empire au-delà du luxe« LVMH, un Etat dans l’Etat » (1/2). Le milliardaire, PDG du groupe Louis Vuitton-Moët Hennessy, considéré à l’égal d’un chef d’Etat, est devenu le symbole d’une inversion du rapport de force entre le pouvoir politique et les groupes internationaux. Ce qui ne va pas sans faire grincer des dents.
            • Bernard Arnault et les politiques, la puissance d’un groupe au cœur de la République« LVMH, un État dans l’État » (2/2). Le milliardaire a cultivé des relations avec tous les présidents depuis son entrée dans le monde des affaires, il y a plus de quarante ans. Son carnet d’adresses, sans égal au sein du pouvoir, lui assure un rayonnement discret mais efficace.
            • De la république policière à la république fasciste ?
            • Par Frédéric Lordon (La pompe à phynance, Les blogs du Diplo, 26 juillet 2023)

              Pour (presque) finir, on n’oubliera pas de se référer aux sept (!) émissions des Mondes rêvés de Georges consacrées par Patrick à Thomas Sankara et la France à retrouver au sein du menu Podcasts du site Internet de Cause Commune

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            • #03 – Sous les lapsus de l'actu
              Contexte

              Dans ce troisième opus des Lapsus de l'actualité, l'analyse obstinée du même objet, les soulèvements des cités populaires, nous a conduit à prendre au sérieux les discours de la droite, donc les tours de passe passe du président.

              Si l'arrière-plan social est toujours gardé sous la main et resservi comme une sortie d'apnée, il ne faut pas oublier de montrer toute l'envergure de la régression vers…(non pas l'ethnique de Retailleau) la barbarie anti-démocratique des forces réactionnaires actuelles.

              Ça fait vieux jeu ? Écoutez-nous donc…

              Références en vracConcepts et auteurs
              • « Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un » de Étienne de La Boétie (1576)
              • La théorie syntaxique de la grammaire générative et transformationnelle de Noam Chomsky (1957)
              • Norbert Elias (1987-1990)
              • William Julius Wilson (1935-XXXX)
              • Le slogan « Defund the police » (2020)
              Livres et articlesGénocides tropicaux

              Génocides tropicaux – Mike Davis – Éditions La Découverte

              À la fin du XIXe siècle, plus de cinquante millions de personnes moururent dans d'épouvantables famines qui survinrent quasi simultanément en Inde, au Brésil, en Chine et en Afrique. Déclenchées par le phénomène climatique aujourd'hui connu sous le nom d'El Niño, la sécheresse et les inondations provoquèrent des épidémies terribles, l'exode des populations rurales et des révoltes brutalement réprimées. C'est cette tragédie humaine absolument méconnue que Mike Davis relate dans cet ouvrage. Il montre en particulier comment la » négligence active » des administrations coloniales et leur foi aveugle dans le libre-échange aggrava de façon meurtrière ces situations catastrophiques. Ce livre offre une description saisissante des méfaits du colonialisme et de son régime politique et économique. Il présente ainsi un autre regard sur la naissance du tiers monde, en construisant une double histoire économique et climatique du développement qui conduit à penser l'interconnexion des deux grandeurs, naturelles et humaines, dans le cadre de ce qui était déjà, au XIXe siècle, un » système-monde « . À bien des égards, Génocides tropicaux ajoute un chapitre important au grand » livre noir du capitalisme libéral « .

              La République impériale

              « La République impériale – Politique et racisme d'état de Olivier Le Cour Grandmaison – Fayard – 11/02/2009

              Au tournant du XIXe siècle, les républicains favorables aux conquêtes coloniales ont réussi là où leurs prédécesseurs avaient échoué. Entre 1871 et 1913, les possessions françaises en outre-mer sont passées de moins d’un million de kilomètres carrés à treize millions. Quant aux « indigènes », leur nombre a progressé de sept à soixante-dix millions en 1938. Extraordinaire expansion. Elle est sans précédent dans l’histoire du pays qui, devenu la seconde puissance impériale du monde après la Grande-Bretagne, est confronté à des tâches multiples et complexes. Comment diriger un empire aussi vaste ? De quels instruments politiques, administratifs, juridiques – le droit colonial par exemple – et scientifiques la métropole a-t-elle besoin pour remplir les missions nouvelles qui sont les siennes désormais ? Quelles orientations – assimilation ou association – mettre en œuvre dans les territoires de la « Plus Grande France » ?

              Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. En effet, les conséquences de cette construction impériale sur les institutions, la vie politique, l’enseignement supérieur et secondaire, les sciences humaines, qui voient se développer en leur sein des sciences dites coloniales consacrées par la création d’une Académie ad hoc, et la littérature, mobilisée à des fins de propagande notamment, sont nombreuses. De là le surgissement inédit d’une véritable République impériale dotée de structures diverses, qui vivent par et pour les colonies, et d’un espace vital impérial jugé indispensable au développement de la métropole et à la vie de ses habitants.

              Pour rendre compte de ce processus complexe et multiforme qui a longtemps affecté l’État et la société civile, nous avons forgé le concept d’impérialisation et eu recours à une approche dédisciplinarisée qui fait appel à de nombreux textes philosophiques, politiques, juridiques et littéraires.

              Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université d’Évry-Val-d’Essonne. Il a notamment publié Les Citoyennetés en Révolution 1789-1794 (PUF, 1992), 17 octobre 1961 : un crime d’État à Paris (collectif, La Dispute, 2001), Haine(s). Philosophie et politique (PUF, 2002), Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial (Fayard, 2005), et, avec G. Lhuilier et J. Valluy, Le Retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo… (Autrement, 2007).

              L'homme pluriel

              Bernard Lahire a été cité pour son œuvre où il se propose de délimiter le concept d'habitus de Pierre Bourdieu à travers une analyse de l'individu …

              « L'homme pluriel – Les ressorts de l'action » de Bernard Lahire – Pluriel – Fayard – 09/08/2011

              L'homme des sciences humaines et sociales est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d'une seule dimension. Or, dans des sociétés où les hommes vivent souvent des expériences socialisatrices hétérogènes, chacun est porteur d'une pluralité de dispositions : Bernard Lahire envisage toutes les facettes pour donner à comprendre les singularités du social.

              L’homme que les sciences humaines et sociales prennent pour objet est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d’une seule dimension. On l’analyse en tant qu’élève, travailleur, consommateur, conjoint, lecteur, pratiquant d’un sport, électeur, etc. Or, dans des sociétés où les individus vivent simultanément et successivement des expériences sociales hétérogènes et parfois contradictoires, chacun est inévitablement porteur d’une multiplicité de dispositions, de façons de voir, de sentir et d’agir.

              Interrogeant la manière dont l’individu s’inscrit dans une pluralité de mondes où il agit différemment selon les contextes qu’il rencontre, l’auteur esquisse une théorie de l’acteur pluriel qui met en évidence les plis les plus singuliers du social.

              La Force de l'ordre

              On peut retrouver Didier Fassin sur Médiapart avec un article au titre évocateur : En France, « la police a gagné la bataille idéologique » …

              « La Force de l'ordre – Une anthropologie de la police des quartiers » de Didier Fassin – Seuil – 20/10/2011

              Depuis trois décennies, tous les désordres urbains qu’a connus la société française sont survenus à la suite d’interactions meurtrières entre la police et les jeunes dans des quartiers dits sensibles. Mais au-delà de ces moments dramatiques, quels sont les rapports entre les forces de l’ordre et les habitants des banlieues ? Pour le comprendre, Didier Fassin a partagé pendant près de deux ans le quotidien d’une brigade anti-criminalité de la région parisienne. Cet ouvrage est le fruit de son enquête, la première du genre en France.

              Loin des imaginaires que nourrissent le cinéma et les séries télévisées, il raconte le désœuvrement et l’ennui des patrouilles, la pression du chiffre et les doutes sur le métier, les formes invisibles de violence et les manifestations méconnues des discriminations. Inscrivant ces pratiques policières dans les politiques qui les rendent possibles, il montre qu’elles visent moins à protéger l’ordre public qu’un certain ordre social. Les scènes à la fois saisissantes et ordinaires rapportées dans ce livre dévoilent ainsi l’exception sécuritaire à laquelle sont soumises les cités.

              Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS. Il a notamment publié La Raison humanitaire (Hautes Études-Gallimard-Seuil, 2010), L’Empire du traumatisme (Flammarion, 2008) et Quand les corps se souviennent (La Découverte, 2006).

              Politiques du désordre

              Politique du désordre

              « Politiques du désordre – La police des manifestations en France » de Olivier Fillieule et Fabien Jobard – Seuil – 05/11/2020

              Les affrontements entre la police et les manifestants se sont multipliés en l’espace de quelques années. Avec pour bilan un nombre effarant de blessés, mais aussi des décès. Comment en sommes-nous arrivés là ? Après Mai 68, la pacification du maintien de l’ordre avait fait la fierté des gouvernements français successifs. Mais, dans un contexte de tensions sociales accrues, de violences urbaines et de terrorisme, le maintien de l’ordre s'est militarisé et finalement brutalisé. La manifestation de rue se voit de moins en moins reconnue comme une expression légitime de la contestation. La violence de la répression, la simple vue de l’armement des forces de l’ordre exercent désormais, à elles seules, de puissants effets de dissuasion.

              Grâce à des enquêtes menées depuis plus de vingt ans, Olivier Fillieule et Fabien Jobard établissent le constat implacable de ces régressions successives et les analysent. Les nouvelles « politiques du désordre » qu’ils décrivent mettent au défi notre démocratie.

              Olivier Fillieule est professeur de sociologie politique à l’Institut d'études politiques (IEP) de l'université de Lausanne.

              Fabien Jobard est directeur de recherches au CNRS (Cesdip) et directeur du Groupement européen de recherches sur les normativités (GERN).

              Un décryptage pour le moins critique

              La seconde moitié de l'émission a été consacrée à un décryptage pour le moins critique de l'article suivant de Éric Delbecque

              Accuser les forces de l’ordre : le paroxysme de la paresse intellectuelle et le paravent de l’idéologie, Le Temps – 06/07/2023

              OPINION. L’ancien directeur de la sûreté de «Charlie Hebdo» après l’attentat de 2015, Eric Delbecque, s’insurge contre les discours qui s’en prennent aux forces de l’ordre en omettant les territoires où elles interviennent, manquant l’essentiel.

              Le summum ayant été atteint lorsque l'article en question cite Norbert Elias pour justifier une pensée … exactement contraire à celle de l'auteur !!!

              On passera sur les écrits de cet individu de « Les ingouvernables – De l'extrême gauche utopiste à l'ultragauche violente, plongée dans une France méconnue » en 2019 à « L'insécurité permanente – Les causes de l'impuissance française » en 2022 ..

              1 hr 58 min
            • #02 – Sous les lapsus de l'actu
              Contexte

              Sous les Lapsus de l'actualité poursuit sa réflexion sur le matraquage physique et idéologique rendant impossible la compréhension du soulèvement de ces jeunes.

              Matraquages ? Ah oui, on parlera dans le détail de tout l'appareillage juridico-policier qui a permis de rendre possible l'escalade répressive et, plus grave encore, la hausse de la mortalité chez ces enfants de la République ; la violence « gratuite » changeant de camp.

              Avec de larges extraits de propos de ceux qui trahissent leur haine des dominés et plus encore des dominés issus des colonies françaises, ces vomis personnels ou institutionnels incoercibles nous servirons à approcher la violence d’État d'aujourd'hui.

              Loin de la « barbarie » des « émeutiers », nous avançons pas à pas dans la compréhension de notre système politico-économique actuel dont le racisme est ancré dans les institutions policières (syndicats fascisants, droits de tuer, codes répressifs, catégories aberrantes).

              2 hr
            • #01 – Sous les lapsus de l'actu
              Contexte

              Dans cette première émission « sous les Lapsus de l'actualité » de Cause commune, lancée à chaque fois avec un remarquable lapsus de Macron en faveur des rentiers, on reprendra tout l'explicite des « événements » -les discours, les lois, les rapports- pour sonder le fonds du fonds de la conscience des dominants, les abysses de leurs manipulations, les tréfonds de leurs mensonges, les coulisses de leurs manœuvres.

              Heureusement, ils parlent et se trahissent, au moins pour nous, sur Cause commune.

              Comment ne pas commencer autrement qu'en mettant les projecteurs sur le lapsus « émeutes ou violences urbaines », catégorie de base du fatras idéologique médiatico-politique condamnant d'entrée de jeu ces révoltes politiques ?

              Cette première émission prend le temps de poser quelques jalons autour des savoir-faire idéologiques avant de débroussailler un peu la question qui fâche, celle du jeune vécu de ces jeunes, un vécu essentiellement scolaire, un scolaire essentiellement violent.

              1 hr 56 min
            • #02 – Sous les lapsus de l’actu
              Contexte

              Sous les Lapsus de l’actualité poursuit sa réflexion sur le matraquage physique et idéologique rendant impossible la compréhension du soulèvement de ces jeunes.

              Matraquages ? Ah oui, on parlera dans le détail de tout l’appareillage juridico-policier qui a permis de rendre possible l’escalade répressive et, plus grave encore, la hausse de la mortalité chez ces enfants de la République ; la violence “gratuite” changeant de camp.

              Avec de larges extraits de propos de ceux qui trahissent leur haine des dominés et plus encore des dominés issus des colonies françaises, ces vomis personnels ou institutionnels incoercibles nous servirons à approcher la violence d’État d’aujourd’hui.

              Loin de la “barbarie” des “émeutiers”, nous avançons pas à pas dans la compréhension de notre système politico-économique actuel dont le racisme est ancré dans les institutions policières (syndicats fascisants, droits de tuer, codes répressifs, catégories aberrantes).

              1 hr 56 min
            • #01 – Sous les lapsus de l’actu
              Contexte

              Dans cette première émission “sous les Lapsus de l’actualité” de Cause commune, lancée à chaque fois avec un remarquable lapsus de Macron en faveur des rentiers, on reprendra tout l’explicite des “événements” -les discours, les lois, les rapports- pour sonder le fonds du fonds de la conscience des dominants, les abysses de leurs manipulations, les tréfonds de leurs mensonges, les coulisses de leurs manœuvres.

              Heureusement, ils parlent et se trahissent, au moins pour nous, sur Cause commune.

              Comment ne pas commencer autrement qu’en mettant les projecteurs sur le lapsus “émeutes ou violences urbaines”, catégorie de base du fatras idéologique médiatico-politique condamnant d’entrée de jeu ces révoltes politiques ?

              Cette première émission prend le temps de poser quelques jalons autour des savoir-faire idéologiques avant de débroussailler un peu la question qui fâche, celle du jeune vécu de ces jeunes, un vécu essentiellement scolaire, un scolaire essentiellement violent.

              1 hr 56 min

            About Sous les lapsus de l'actu - Et vice versa

            From the publisher's feed

            Et vice versa

            Sous les lapsus de l'actu, ce n'est pas le pseudo détricotage des médias par eux mêmes, une sauce si bien remplie par les ondes des…