Stéphane Shaw
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Stéphane Shaw episodes

  • Comment ai-je arrêté de fumer?

    J'en ai marre de fumer, mais vraiment, j'en ai ras-le-bol de fumer.
    Une collègue, qui s'appelle Joëlle, m'a dit : « Est-ce que tu ne nous dirais pas comment tu as arrêté de fumer ? » Je vais donc essayer de vous expliquer comment j'ai arrêté de fumer. 
    Mon cas est un peu particulier.  D'abord, avec un bon ami des médias, que je ne citerai pas, nous sommes allés. nous faire lazerifier. On a jeté nos paquets de cigarettes, briquet, et cetera, dans la poubelle du Monsieur qui nous recevait. Et puis, moi, j'avais déjà repris la cigarette après cinq semaines mais des années plus tard, mon pote, il ne fume toujours pas.
    Moi, c'était en 2018. Je faisais partie d'un mouvement de rétablissement en douze étapes et on avait une journée de conférences. On avait des « break » dans les réunions, et on se retrouvait tous dehors à fumer. On se regardait les uns les autres, en disant : « Mais enfin, c'est quand même dingue ! On a arrêté la drogue, on a arrêté l'alcool et on est encore là, à fumer comme des fous. Il faudrait vraiment faire quelque chose. » Et donc, on a décidé d'appliquer les principes des autres drogues dans ces réunions en douze étapes à un mouvement qui s'appelle « NICA », qui a été créé en Californie au début des années 80 par des alcooliques abstinents, des toxicos abstinents. Ils ont créé ce mouvement pour se libérer de la nicotine. Et on a commencé à faire ces réunions, avec huit autres personnes, on était très enthousiastes et petit à petit, on a fini par arrêter de fumer un jour, puis deux jours, puis trois jours et voilà. Et ça a tenu ce que ça a tenu parce que malheureusement, on ne réussit pas toujours du premier coup. Alors, comme moi, ce n'était pas mon coup d'essai avec la cigarette et ben du coup, j'ai réussi ce coup-là, puisqu'aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, plus de trois ans plus tard, ben, je n'ai toujours pas refumé. Moi, j'ai eu le soutien d'un groupe. Parallèlement à ça, j'avais discuté avec quelqu'un qui m'a dit, on rentrait ensemble en métro et qui m'avait dit : « Moi, j'ai arrêté de fumer, en appelant Tabacstop. » Tabacstop, c'est un 0800, ça ne coûte rien et vous avez droit, si mes souvenirs sont bons, à huit consultations par téléphone. 
    Heureusement, j'avais encore l'esprit ouvert et j'espère que je l'ai encore aujourd'hui. Ça m'a poussé à utiliser les aides qui étaient mises à ma disposition, donc les patchs. On m'a envoyé dans le colis avec les patchs, des sprays. Et donc, j'ai juste mis des patchs et je n'ai pas ouvert les sprays. Et puis à un moment, je me suis dit :  « Ah ben, écoute, on va essayer ce spray quand même ! » Je suis devenu addict au spray.  Ce sont des sprays qui coûtent une fortune. D'ailleurs, je vais vous donner un truc.  Si jamais vous voulez acheter des produits, des patchs nicotine, des sprays, des gommes et cetera, c'est beaucoup moins cher en ligne et en France. Il y a une ou plusieurs pharmacies en France qui sont beaucoup moins chères, c'est la moitié du prix de la Belgique. D'ailleurs, ça aussi, c'est scandaleux. Bref, donc voilà, je suis devenu accroc à ces sprays et la difficulté que j'ai rencontrée là, ce n'était plus du tout de ne pas fumer, c'était de ne pas sprayer.
    J'ai gardé tous les sprays quand ils étaient vides comme ça je pouvais, éventuellement, si je tombais à court, lécher le spray, le déchirer en mille morceaux et aller le lécher.  Ça, c'est un addict ! Enfin, finalement,  j’y suis arrivé! Donc, vous le pouvez aussi.



    11 min
  • Oh la honte !

    Merci à la personne qui m’a envoyé cet e-mail en me demandant de parler de la honte, la honte d’être addict, la honte d’être alcoolique. 
    Merveilleux email. C’est merveilleux parce que ça s’est terminé par “je ne sais même pas si je vais envoyer l’email”. 
    Et puis finalement “j’envoie l’email et peut-être que c’est le début de quelque chose”. 
    On a honte d’être alcoolique. On a honte d’être toxico. On a moins honte de fumer les pétards parce que c’est très à la mode surtout avec le cannabis médical et le cannabis sans cannabis. 
    On n’a pas honte de trop manger. Enfin moi un petit peu, mais finalement je survis à la honte. 
    Et puis les cigarettes pareil, finalement on n’a pas honte non plus. Est - ce que c’est juste les toxicos et les alcoolos qui doivent avoir honte ? Alors je vais vous dire moi, je vais vous dire une vraie chose : « Quand on a une maladie auto-immune, quand on a une maladie génétique, on n’a pas la honte. » Et on est plaint en général. Beaucoup de gens éprouvent de la compassion pour les malades chroniques. Nous les addicts, on peut considérer que c’est une maladie que nous avons. 
    Nous devons, c’est notre responsabilité, la soigner. 
    En tous les cas, c'est ma version des soins que je me prodigue. 
    Quitter toutes les addictions très dangereuses et très désagréables et puis ne plus jamais reprendre ces addictions, donc rester abstinent. 
    Dans le cas de l’alcool, la question que vous m’aviez posée dans cet email en fait c’était : 
    « Comment avez- vous fait pour surmonter la honte? » 
    Moi je suis un peu un cas, il faut bien le reconnaître. C’est que moi je n’ai honte de rien. Et je peux même vous dire qu’aujourd’hui je n’ai même pas honte d’avoir passé 25 ans à être dans un état lamentable de temps en temps, être en sortie et en public et être déplorable, tomber de ma chaise, marcher pas droit dans les rues.  Je n’ai pas eu honte de tout ça. 
    Comment est-ce qu’on peut ne pas avoir honte ? Alors je ne sais pas. 
    Moi ce que je vais vous dire dans tous les cas c’est que toute ma vie j’ai l’impression d’avoir surmonté des douleurs, des blessures que je n’ai jamais pu identifier tout seul, des problèmes qui me rendaient triste, malheureux, seul au milieu de la foule, seul au milieu de la famille. 
    Et j’ai donc appliqué cette solution-là. Perdre complètement la raison, boire plus que de raison, se droguer, fumer, n’en parlons pas parce que bon voilà, c’est aussi dramatique.  Donc, est-ce qu’il faut avoir honte de la maladie que j’ai, qui est une maladie psychologique? J’estime que je suis malade.



    9 min
  • Mon cerveau dit oui, mais mon corps?

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    YouTube:  https://www.youtube.com/c/StephaneShaw
    Facebook: https://www.facebook.com/shaw.stephane"Oh, j'ai besoin d'un verre. J'ai besoin d'une cigarette. J'ai besoin d'un somnifère."
    L'idée, c'est que mon corps n'en a pas besoin, mais mon esprit, mon cerveau, me font penser que mon corps en a besoin.  Mon cerveau est terrible. On va prendre un exemple. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis un addict, je partage mon expérience. Je suis addict à beaucoup de substances et j’ai beaucoup de compulsion.  Je vais beaucoup mieux merci. Je suis abstinent de la plupart des produits. Mais voilà, je suis un addict et je partage mon expérience. Donc revenons à l'historique d'une addiction, peut-être mais surtout du cerveau. Le somnifère. Aujourd'hui je ne prends plus de somnifères depuis des décennies, mais je prends de la mélatonine parce qu'on ne sait jamais, je pourrais ne pas bien dormir. Quand j'étais adolescent, mon médecin de famille m'a prescrit des somnifères. À l'époque, c'étaient des Halcions. Tout le monde prenait des Halcions. Il fallait prendre des somnifères pour bien dormir. Pourquoi j'ai pris ça ? Simplement parce que je me suis plaint d'avoir des difficultés d'endormissement. Et c'est vrai que j'avais du mal à m'endormir. Et donc j'ai pris ces somnifères, et bien sûr je n'avais plus aucun problème d'endormissement. Mais un jour, je n'ai pas dormi malgré tout et donc je me suis levé. Donc physiquement, je me suis levé de mon lit.  Et j'étais complètement pété.  Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que ma tête m'a dit ? Ah c'est cool, c'est un bon moyen de se défoncer. Du coup j'ai pris mes petits somnifères, je les ai coupés en petits morceaux, je les ai mis dans leurs bouteilles, dans leurs pots. Et puis, je me suis trimbalé partout avec ces somnifères en soirée, et je mélangeais un somnifère avec un verre d'alcool, effet garanti.  On va passer à ce processus qui est que ma tête me dit : "Tu ne vas pas bien dormir, tu vas avoir du mal à t'endormir." D'où je fais appel à un produit.  Est-ce que mon corps a besoin de ce produit ? Pas du tout. C'est ma tête, c'est ma tête qui est en train de construire l'idée que j'aurais du mal à m'endormir. Mais est-ce que je vais avoir du mal à m'endormir ? Personne ne le sait.  Depuis, je ne prends plus jamais de somnifères. Par contre, de la mélatonine, oui. Comme quoi ça m'est resté un petit peu dans l'esprit. Mais cet esprit m'a valu toutes mes autres addictions.  L'addiction de l'alcool, encore une fois, il y a plein de gens qui boivent de l'alcool, y compris quotidiennement sans que ça pose le moindre problème, sans qu'ils ne deviennent addicts. Moi j'ai une grande tante qui prenait un verre de scotch tous les soirs, jamais deux, et rien d’autre du tout. Moi je ne sais pas faire. Donc je ne critique pas le produit, je  dis simplement que je suis un addict. Ma tête me dit : "Oh, j'ai besoin d'un verre, ça va me détendre." Eh bien oui, pourquoi pas ?  Quand je rentre du boulot, que j'ai eu une journée stressante où j'ai été dans les bouchons ou il y avait trop de monde dans le tram, etc. Pourquoi ne pas prendre un verre pour se détendre ? Mais ma tête à moi, elle me dit :"Tu en as besoin."  Du coup j'ai besoin d'un deuxième, un troisième, un quatrième et ainsi de suite. J'étais addict à la cigarette.  On a compté 900 000 cigarettes en 45 ans. Moi je suis un addict, donc voilà, il faut que je fume beaucoup. J'ai arrêté de fumer depuis. J'ai arrêté de boire, j'ai arrêté de fumer, j'ai arrêté les somnifères. Bref, mon cerveau me ment, mais je le crois.





    10 min
  • Aimons-nous les uns les autres !

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    Vous pouvez penser que je suis un peu fou mais dans la vidéo précédente, Je vous avais dit que j'ai ressenti ce moment de plénitude et de bonheur pour un de mes amis. Il avait garé une voiture de sport allemande, très très belle, devant son garage. Et je me suis dit…« Wow, c'est chouette. Il va pouvoir conduire cette voiture, c'est trop top. » Il y a quelques années avant que je n'ai un déclic spirituel, j'aurais pensé : « Salaud ! Tu as une plus belle voiture que moi. » Moi en tant qu'addicte, ce qui est certain c'est que je voyais tout en noir. J'ai consommé beaucoup de produits. J'ai consommé ces produits, parce que j'étais en colère, que j'étais agressif, que j'étais blessé. Parce que moi, chacun d'entre nous, dans la communauté des addictes, abstinent ou pas, on a eu des blessures. Moi j'ai perdu ma maman à 7ans. Ensuite, j'ai été élevé par intérim par une tante qui m'humiliait plus qu'autre chose. Et délaissé, entre guillemets, pas sur le plan quotidien ni matériel, mais délaissé sur un plan d'intérêt pour moi, par mon père. Donc voilà, tout ça a généré un besoin d'amour, besoin d'attention,…Est-ce que c'est ringard, débile, de dire : "Aimons-nous les uns les autres » ? Non, je ne crois pas. Quand je pars de chez moi le matin, Avec cette envie de rencontrer le premier humain que je vais croiser et d'être sympathique avec cette personne.  J’ai ce même sentiment de plénitude. Avant, quand je quittais chez moi, c'était déjà : “Je vais me battre toute la journée, ça va être terrible, je vais être nerveux, ça va être l'horreur quoi.” Donc je pense que l'amour est quelque chose d'extrêmement important dans nos vies. Et spécifiquement dans nos vies, de nous les addictes. Quelque soit l'addiction que nous ayons. Et certains m'ont approché en me disant : “Oui mais bon il y en a qui sont perdus”. Par exemple… Certaines substances provoquent un tel besoin qu'on en ait à magouiller pour voler, voler les sacs. C'est un cliché. Mais c'est vrai que, c'est vrai que nous parfois, on fait des choses dramatiques. D'abord on ne s'en rend pas compte parce que je peux vous dire que, entre l'état dans lequel j'étais les dernières semaines de ma consommation d'alcool, par exemple, et l'état dans lequel j'étais les premières semaines sobres, Il y a un "monde" de différence.  Donc les addictes, oui c'est vrai qu'on fait des choses qui ne sont pas bien. Mais en fait, au fond de nous, on a qu'une envie, c'est de donner de l'amour et recevoir de l'amour.  Donc, « Aimons-nous les uns les autres », ça ne semble pas du tout galvaudé, old-fashioned, démodé, dépassé.  Jesus Christ ok, bon on y croit, on y croit pas. Moi, ce n'est pas mon propos, je suis croyant, un peu comme Einstein qui disait en substance que tout ce qu'il ne pouvait pas expliquer, était le fait d'une intelligence supérieure à la sienne. Donc on passe, grâce à cet éveil spirituel, de l'état de l'agressivité, de la colère, de la tristesse. À un état d'espèce de plénitude. Donc si je vous aborde, on ne se connait pas, mais si je vous aborde, avec amour, vous le ressentez. Et moi je le ressens.  Et ça me fait du bien. Je n'ai besoin de prendre un verre d'alcool, de prendre une cigarette, de prendre une .... ou un cachet de benzo ou quoi que ce soit. L'amour suffit.

     



    10 min
  • J'ai un caractère de chien. J'ai beaucoup de défauts.

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    Vous avez un caractère de chien. Est-ce que vous avez des défauts ?
    On va parler des coachs et on va surtout parler de quelque chose de très important que j'ai appris, qui est l'inventaire personnel. L'inventaire moral personnel. Alors on va revenir au coach. J'ai appris que j'avais des défauts. Ça, c'est une sacrée révélation. Ah bon ? J'ai des défauts ? Je ne savais pas. Pendant 25 ans donc, pour ceux qui arrivent seulement et qui n'ont vu aucune autre vidéo, je me suis bien bien bien arrosé à coup d'alcool et de litres d'alcool, pour supporter la vie.  Bon le résultat, c'est qu'évidemment l'alcool n'apporte aucune solution, mais que des problèmes. Et surtout, l'alcool a un effet comme d'autres drogues, comme les médicaments, comme les benzos, etc. A un effet qui fait que finalement, on est dans une autre réalité, et donc pas capable d'écouter les autres. Mon problème a toujours été pendant cette consommation d'alcool jusqu'à il y a six ans, d'écouter les autres, moi je n’écoutais pas. Et il y a six ans, j'ai découvert un programme de rétablissement très connu. Et un programme qui va parler en étape à ceux qui le font le programme des douze étapes avec une étape qui est cruciale. Enfin, elles sont toutes cruciales, mais il y en a une qui est cruciale. Qui permet de reconnaître ses défauts, de les retrouver. C'est l'étape 4. Alors on va parler de cette étape 4, pour quelle raison ? Parce que moi j'ai découvert que j'avais des défauts, ne le dites à personne. Mais j'ai beaucoup de défauts. Qu'est-ce que je peux faire à l'encontre de ces défauts ? Et bien, l'étape 4 m'a permis de faire un inventaire.  Donc par exemple, j'écris le nom d'une personne ou d'une institution dans une colonne.  Dans la colonne d'à côté, j'explique mon ressentiment sur cette personne ou cette institution.  Ou ça peut être la vie aussi.  Et dans la troisième colonne, je vais essayer de voir quel est le trait de caractère dominant ?  Quel est le défaut qu'on peut identifier dans ce que j'ai écrit ? Et bien, c'est saisissant, c'est très simple à faire.  Parfois c'est très blessant, mais c'est saisissant. J'ai découvert en 2015 la méditation par exemple.  J'ai découvert des lectures spirituelles. Les gourous vont beaucoup nous apprendre à lâcher prise, à être dans le moment présent.  J'ai un gourou, un professeur à distance qui est une sainteté du bouddhisme tibétain, Et avec qui, et avec sa communauté, j'ai appris la méditation. Et dans cette méditation, il y a notamment une méditation qu'on appelle la méditation de l'amour bienveillant et de la compassion. Et vous dites à un moment : "Puissent tous les êtres vivants, être libérés de la souffrance et des causes de la souffrance." Comment est-ce possible que moi, je puisse libérer tous les êtres ?  "J'ouvre mon esprit à la possibilité que mon action puisse devenir positive." Dans le mouvement de rétablissement par exemple, c'était en anglais donc il y a une phrase qu'on me répétait beaucoup. "Fake it, till you make it."  Ce qui veut dire : "Fais semblant, jusqu'à ce que tu y crois." Et effectivement, quand on pratique tout ça, on arrive à des situations où quand les défauts, mes défauts…(Je les ai toujours mes défauts, ils n'ont pas disparu), quand mes défauts apparaissent tout d'un coup, je les vois..  C'est un peu comme si je disais "Ouh, je te vois arriver le petit défaut là.  Je ne vais pas te laisser reprendre le pouvoir que tu avais sur moi il y a six ans." Voilà !


    13 min
  • Bande d'imbéciles !

    Alors, imbécile, est-ce que nous sommes des imbéciles, tous ?  « Je ne peux pas parler pour les autres, évidemment. Alors, je vais parler pour moi. » Est-ce que j’ai l’impression de vivre dans un monde d’imbécile ? Oui.  Franchement, oui. J’ai vécu pendant pas loin de 54 ans dans un monde d’imbécile. Pourquoi ? Eh bien, parce que j’étais moi-même un imbécile.

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    C’est aussi simple que ça. Pourquoi est-ce que je dis ça ? Et ça n’a rien à avoir avec la pandémie et le fait qu’il faut être vacciné ou pas. J’ai mes opinions qui sont : Je veux la sérénité.  
    Je vais vous le dire, depuis que j’ai arrêté de consommer des choses qui changent ma perception de la vie, donc l’alcool, la drogue, « je n’ai plus d’opinion ».  
    Est-ce que ça veut dire que je suis devenu un mouton électron libre ?  Oui, un peu. 
    C’est-à-dire que je ne veux pas vivre en marge de la société, mais je ne veux plus vivre avec ce que la société m’impose comme stress. 
    Mais finalement, j’ai vécu pendant au moins 25 ans de ma vie comme un fou, comme un imbécile qui se lève le matin de mauvaise humeur, va au boulot…conduit les enfants à l’école de mauvaise humeur, va au boulot de mauvaise humeur, passe sa journée au boulot de mauvaise humeur, revient à la maison vraiment très très fatigué parce qu’il a été de mauvaise humeur toute la journée, et donc il gâche la soirée finalement.  
    Donc, c’est ça que j’appelle vivre comme un imbécile. Et pourquoi est-ce que j’ai fait ça ? 
    Eh bien, parce que la société m’a imposé, ou du moins j’ai cru que la société m’imposait, que pour être heureux, il fallait que je réussisse.  
    Alors, réussir sa vie, c’est un vaste débat. 
    Réussir sa vie, qu’est-ce que c’est finalement ? Aujourd’hui, je sais ce que c’est réussir ma journée. Par exemple, quand j’ai une journée comme ça où j’enregistre une vidéo que vous allez regarder, ça me remplit de joie, ça me remplit de bonheur, ça me remplit de votre soutien alors que je ne vous vois pas.  On n’est pas en direct, on ne partage pas en direct non plus, mais ça me remplit de bonheur, voilà. 
    Et pourtant, dans ces vidéos, est-ce que j’ai quelque chose à y gagner ? Rien, mais alors rien du tout. Donc, qu’est-ce qui est important dans ma vie en 2021, moment où je tourne cette vidéo ?  Eh bien, je me suis aperçu depuis un peu plus de six ans maintenant que ce qui est important ce sont les relations humaines, par exemple.  Qu’est-ce qui était important quand j’étais un total imbécile ? Maintenant, je suis encore un imbécile de temps en temps, parce que la perfection n’est pas de ce monde, et je suis loin d’être parfait, mais voilà. 
    Quand j’étais encore un gros imbécile, on va dire, et que je pensais qu’il fallait montrer des signes extérieurs de richesse, qu’il fallait être le meilleur dans ce qu’on faisait. 
    Qu’est-ce que ça veut dire tout ça ? 
    Alors, si on est un athlète de haut niveau, gagner une médaille d’or sur le 100 m aux Jeux olympiques comme l’a fait l’Italien cette année, c’est juste merveilleux bien sûr, puisque le but est d’aller le plus vite possible.  Et c’est la nature intrinsèque de ce sport donc c’est logique. Mais moi, dans ma vie d’humain lambda, on va dire, qui ne suis pas un athlète de haut niveau, qu’est-ce que ça veut dire d’être le meilleur ? Rien, mais alors rien du tout.  Ça ne veut rien dire.  C’est ça en fait qui me tarabuste ces jours-ci. Moi, je crois qu’on est complètement tous perdus.

    11 min
  • La faute à maman !

    Les "addicts", bon ce ne sont pas des criminels, mais ce sont quand même de sacrés farfelus.
    Par moments, on se demande vraiment si je n’ai pas passé ma vie à être fou. On va parler addiction après addiction.
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    Les "addicts", bon ce ne sont pas des criminels, mais ce sont quand même de sacrés farfelus.
    Par moments, on se demande vraiment si je n’ai pas passé ma vie à être fou. On va parler addiction après addiction. 
    La première addiction dans laquelle je suis tombé, c'est la compulsion d'achat de disques et ça a commencé par des disques des Beatles, donc il fallait toute la collection.
    Est-ce que je peux blâmer les fabricants de disques ou les Beatles ?
    Allez, est-ce que je peux blâmer les Beatles pour mon addiction, ma compulsion d'achat ?

    Ma deuxième addiction, ce fut la cigarette. Alors bien sûr, à 12 ans, je ne fumais pas beaucoup.
    Mais comme je suis un "addict" parce que j'ai toujours été un "addict", dès que j'ai réalisé que j'avais eu des blessures d'enfance. Et bien ma deuxième compulsion, ça a été donc la cigarette. Et je me suis mis à fumer jusqu'à trois paquets par jour pendant de très nombreuses années, plus de 40 ans.
    Est-ce que je vais blâmer les cigarettiers ? Ah bah oui, les cigarettiers, ça c'est l'idéal.
    C'est des criminels, ils gagnent des sous. Ils donnent le cancer. Écoutez, je ne suis pas d'accord avec ça parce qu'il y a plein de gens dans le monde qui fument quelques cigarettes par semaine tout le long de leur vie sans jamais tomber dans l'excès. Donc les addicts sont évidemment exposés, mais est-ce que c'est les responsabilités tierces ou est-ce que c'est ma responsabilité ? Écoutez, c'est la mienne. Personne ne m'a jamais obligé à fumer trois paquets par jour.

    Oui, l'autre addiction, la suivante, ce sera la nourriture. Donc là je tombe sur l'excès de nourriture. Alors ce n’est pas du tout des repas excessifs, c'est une compulsion. C'est à dire que quand j'achète un pot de glace, et bien ce pot de glace de 500 ml, les gens normaux se servent, je ne sais pas moi, un ramequin avec deux boules. Moi je finis le pot. Je ne le mets même pas dans un ramequin, je mange le pot, voilà. Si j'achète un paquet de bonbons, je ne sais pas moi, les petits pimousses par exemple. À l'époque j'adorais ça. Eh bien, je mange tous les petits pimousses à la suite les uns des autres.

    Ensuite, il y a eu l'alcool. Alors l'alcool, c'est une histoire d'amour. Ça a duré 25 ans, une relation extrêmement compliquée entre l'alcool et moi, parce que je suis encore une fois un "addict". Et cet alcool, et bien, je l'ai aimé. Oui, je crois qu'on peut dire ça. Est-ce que l'on va blâmer les fabricants d'alcool ou les viticulteurs du Bordelais ? Mais non, bien sûr que non. 

    À vous qui consommez de manière, peut-être que vous jugez tout à fait tolérable, rappelez-vous que moi aussi, je consommais de manière tolérable jusqu'à ce que la progression s'installe et ne s'arrête jamais, qu'elle continue. Donc la progression en régularité de consommation, mais aussi en quantité de consommation. Donc méfiez-vous et si vous êtes là, ce n’est pas par hasard, c'est que ça vous interpelle.  À vous qui consommez, j'aimerais vous dire que pendant 25 ans, j'ai blâmé la terre entière, j'ai blâmé, je sais pas le gouvernement parce que ça m'énervait d'être dans les bouchons avec les voitures. Bah oui, vous rendez compte, moi j'ai des choses à faire, je ne peux pas rester dans les bouchons.  Moi je me prenais pour le centre du monde.

    9 min
  • Papa boit trop, maman boit trop !

    Papa boit trop, maman boit trop, ma sœur boit trop, mon frère boit trop, ma tante boit trop, mon oncle boit trop, mon cousin boit trop, ma cousine boit trop, un copain ou une copine...

    Dans vos messages vous êtes très très nombreux et nombreuses à me parler d'un tiers, de dire voilà, moi j'ai un fils qui fume des pétards toute la journée, moi j'ai un compagnon ou une compagne qui boit de l'alcool mais qui ne reconnaît pas qu'il a un problème avec l'alcool etc.etc.

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    Dans vos messages vous êtes très très nombreux et nombreuses à me parler d'un tiers, de dire voilà, moi j'ai un fils qui fume des pétards toute la journée, moi j'ai un compagnon ou une compagne qui boit de l'alcool mais qui ne reconnaît pas qu'il a un problème avec l'alcool etc.etc.

    D'où l'idée de dire, on va parler effectivement des autres, de ceux qu'on ennuie avec nos addictions.

    Alors, je vais faire comme d'habitude, je vais parler de mes addictions et non pas de supposés ou préjugés ou avoir un jugement catégorique sur votre situation.

    Je ne vous connais pas, et même si je vous connaissais, même quand je vous rencontre certain d'entre vous, je ne dis rien moi, je vous explique en fait ce que je sais.

    Et ce que je sais, je le répète aussi, c'est pas moi qui l'ai inventé, c'est moi qui l'ai vécu.

    Et ce que j'ai vécu, après avoir découvert l'abstinence de l'alcool en l'occurrence, je l'ai entendu des milliers de fois répéter par d'autres qui ont fait la même expérience.

    Donc, ce que je vous raconte c'est une expérience collective, c'est important que je vous dise ça, vous allez voir pourquoi.

    On dit souvent, on va se focaliser de nouveau un petit peu sur cet alcool qui est le problème et c'est la même chose avec la cigarette.

    Allez, on va prendre la cigarette pour démarrer.  Moi j'ai commencé à fumer très très jeune à 12 ans. Est-ce que j'ai fumé trois paquets par jour à 12 ans? Vous, quand vous avez commencé à fumer, vous avez commencé à fumer beaucoup tout de suite?

    On est bien d'accord, donc, c'est cette fameuse progression, on progresse et à un moment évidemment, au-delà de trois paquets, j'ai vu des témoignages de gens qui fumaient plus que trois paquets de cigarettes par jour, mais bon c'est déjà beaucoup.

    Pour l'alcool, c'est la même chose.

    Finalement on ne se jette pas dans la consommation d'alcool, je ne vais pas dire alcoolique, dans la consommation d'alcool en disant, ben voilà je vais boire tout de suite un carton de vin tous les jours. Non, bien sûr que non, on commence très très légèrement.

    Ma récente addiction, donc la nourriture pour laquelle je suis en train d'essayer de faire quelque chose parce que j'en ai pris conscience, ben c'est pareil, je n’ai pas commencé par m'empiffrer tous les soirs en rentrant du boulot, j'ai commencé par acheter un snack par jour, et puis deux snacks par jour, et puis j'ai activé cette dopamine.

    En fait le fonctionnement, d'après ce que j'ai compris des médecins, c'est qu'on active de la dopamine qui est un plaisir immédiat. Et c'est, on déclenche c e plaisir immédiat et voilà, et il en faut toujours plus évidemment puisqu'on veut retrouver cet effet de bien-être.



    13 min
  • Boire à en crever!

    Boire à en crever. Est-ce que j'ai déjà bu à en crever?
    Non non, mais moi je bois juste un verre! Non, j'ai jamais bu à en crever!

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    Alors, j'ai vu une recrudescence de blagues sur l'alcool D'ailleurs, j'en ai posté deux, trois des publicités pour l'alcool qui est tellement bon pour la santé.
    C'est des publicités probablement des années 50 ou même avant qui vante les mérites du perfectionnement de la bière belge.
    C'est vrai que la bière belge est excellente. On peut la boire. Il n'y a pas de problème, mais pas quand on est alcoolique comme moi. Donc, cette recrudescence de publicités, de blagues, de moments où on voit: «Eh, je vais me bourrer la gueule!» «Ouais, c'est vendredi, c'est la fête!»
    Ca m'a fait revenir sur mon thème initial c'est-à-dire mon histoire d' alcoolique abstinent depuis des années maintenant oui, mais mon histoire d'alcoolique, cette fameuse progression. Donc, c'est de ça que je vais de nouveau vous parler. Je trouve franchement que c'est important de s'en rendre compte. Alors, comme on est de plus en plus nombreux, d'ailleurs, à ce sujet je voudrais vous remercier pour tous vos Like, les J'aime sur Stephane Shaw-Page sur Facebook.
    Comme on est de plus en plus nombreux de temps en temps, il faut quand même que je me rappelle à votre bon souvenir ou bon souvenir de ceux qui ne savent pas encore que je parle d'alcool, de ma propre mort certaine, de mon suicide lent, de comment j'ai fini par être dans un état comparable à une épave plutôt qu'un être humain. Moi qui avais tout pour être heureux, moi qui avais tout pour réussir, moi qui étais heureux, mais je ne le savais pas et qui réussissait, mais je ne le savais pas non plus puisque rien n'était jamais aussi bon. Je me suis noyé dans l'alcool Alors, comment ça s'est passé?  Écoutez très bien!

    Au début, c'était bon enfant, c'était un apéritif de temps en temps, c'était même extrêmement rare les apéritifs Puis, les apéritifs sont devenus alors, pour ceux qui me suivent depuis un an et demi, effectivement, vous le savez, c'est devenu un apéritif tous les vendredis
    Ah bon!
    Oui, mais enfin, c'est pas grave!
    Le vendredi, le lendemain on travaille pas et puis, c'est devenu un apéritif le vendredi, le samedi et le dimanche.
    Et puis, c'est devenu un apéritif.
    Je vous le donne en mille, le jeudi, le vendredi, samedi et dimanche, et ainsi de suite et puis, c'est devenu quotidien.
    Dans les années nonante,c'était quotidien, c'était supportable même si j'avais la gueule de bois le lendemain.
    Je pouvais assumer, pas de problème.
    Je continuais à travailler, tout allait bien.
    Puis, tout d'un coup, on se retrouve dans les années 2000 et là, les quantités ont commencé
    à vraiment devenir.. Comment dire?...inquiétante, inquiétante.
    Si jamais quelqu'un disait: «tu étais encore bourré hier.» Mais enfin, ça n'arrive pas tous les jours. Ah bon! Mais il y a un moment où, non seulement ça arrive tous les jours, mais en plus, on se souvient même plus de ce qu'on a fait parce que, vous savez,quand j'ai commencé  à boire, j'étais saoul.

    11 min
  • Addict = Handicapé du bonheur?

    Addict = Handicapé du bonheur?
    Je suis un handicapé du bonheur.
    Est-ce que je suis un handicapé du bonheur ?
    La question est à se poser, non ?

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    C'est l'histoire du bonheur, le bonheur qui fait du porte à porte et il vient frapper à ma maison et fait "toc toc toc".

    C'est le bonheur.

    Moi, je suis à l'intérieur et je me dis "pas le bonheur, non".

    Et je crie " je ne suis pas là".

    Une petite voix pour être sûr que...

    Voilà !

    Je suis un handicapé du bonheur.

    Est-ce que je suis un handicapé du bonheur ?

    La question finalement est à se poser, non ?

    Vous ne le trouvez pas ?

    Alors, on va parler de ça!

    12 min

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Fumeur, buveur, accro, addict, dépendant. Je partage mon vécu et échange avec vous sur ces thèmes à travers 150 épisodes. Depuis juin 2024, je poste également des vidéos courtes sur les anecdotes…

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