Ticobsi AntiBoring Systems

Ticobsi AntiBoring Systems

By Patrick PlacentinoMusic
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Ticobsi AntiBoring Systems episodes

  • Amanhã Cabe no Peito
    A noite encosta no vidro,
    a rua desaprendeu de cantar.
    Há um rumor miúdo e antigo
    querendo a janela fechar.
    Eu vi a sombra crescer devagar,
    subir pela sala, tocar o jardim.
    E o medo, sem nome, sentado à mesa,
    pôr seu copo vazio junto de mim.
    Você ouviu? A cidade
    prendeu a respiração.
    Ouvi. Até a saudade
    bateu mais baixo no chão.
    E se a manhã não vier?
    Se vier, há de nos ver
    com as mãos ainda abertas,
    sem desaprender de querer.
    Guardei um pouco de azul
    no avesso do meu vestido.
    Guardei um raio de sol
    no lado mais escondido.
    Se a noite quer nos dividir,
    que o vento aprenda a repartir
    o pão, a praça, o passarinho,
    o mesmo chão, o mesmo caminho.
    Há vozes vendendo certezas,
    há dedos apontando o porvir.
    Há quem confunda grandeza
    com o direito de não ouvir.
    Mas toda raiz, quando aperta,
    procura a água por baixo do chão.
    E a vida, calada e desperta,
    não cabe numa só mão.
    Você sente? O ar mudou.
    Ou foi meu peito que abriu?
    Foi a flor que não se curvou.
    Foi o rio que não desistiu.
    Foi a mesa ficando maior.
    Foi a sombra perdendo a cor.
    Foi o mundo, por um segundo,
    lembrando o tamanho do amor.
    Abre a janela, meu bem.
    Deixa a manhã se espalhar.
    Tem tanta vida que vem…
    Tem tanto céu pra caber no olhar.
    E quem plantou tanta ternura
    não há de colher solidão.
    O belo floresce na rua,
    o justo aprende a dançar no chão.
    Amanhã cabe no peito!
    Cabe no peito e no mar!
    O mundo não tem dono!
    O mundo é lugar de chegar!
    Tem pão, tem praça, tem gente!
    Tem tempo pra repartir!
    E a vida, tão simplesmente,
    voltou a caber aqui!
    Deixa a beleza passar!
    Deixa o carinho ficar!
    Deixa o futuro ser livre!
    Deixa o amor respirar!
    Amanhã cabe no peito,
    cabe no peito e no mar.
    Amanhã cabe no peito…
    e ninguém vai nos calar.
    Você ouviu? A cidade…
    Voltou a cantar.
    6 min
  • Piccolo Giardino
    Quattro foglie al sole, un vaso sul davanzale
    Il primo appartamento, una capitale
    Di sogni, di basilico, di libertà
    E un’affitto che si paga, chissà come si fa
    Basilico in tazza, timo in un barattolo
    Rosmarino al vento, col profilo da divo
    Menta sulla soglia, erba cipollina in fila
    Un metro quadro di verde, e la vita che scintilla
    Gira, rigira, fogliolina birichina
    Piccolo giardino, grande vita cittadina
    Basilico, timo, menta: ognuno ha la sua parte
    Passami il prezzemolo, tesoro, con arte
    Il coriandolo ribatte, l’aneto fa il sapiente
    La salvia si dà arie, naturalmente
    L’origano alla finestra guarda il mondo passare
    E noi, con quattro soldi, abbiamo il lusso di aspettare
    Gira, rigira, fogliolina birichina
    Piccolo giardino, grande vita cittadina
    Basilico, timo, menta: ognuno ha la sua parte
    Passami il prezzemolo, tesoro, con arte
    Due gocce d’acqua, il sole che va via
    La cena prende forma, profuma di poesia
    La casa è ancora piccola, ma non ci manca niente
    Finché cresce il basilico, siamo ricchi veramente.
    3 min
  • Brooklyn, let the world go wrong
    You brought me a book of bothers,
    A roll call of the hard to bear.
    But Brooklyn’s burning gold at sundown,
    And I’ve got better things to care.
    Let the busybodies buzz behind us,
    Let the little tyrants take their turn.
    The East River’s turning copper, darling,
    And there’s a whole damn sky to burn.
    From Brooklyn Heights to the waterfront,
    From the rooftops down to the street,
    The sun lays gold on the broken edges,
    And makes the whole world look complete.
    Oh, Brooklyn, let the world go wrong,
    Let the wrong ones write their rules.
    We’ve got a sunset twice as strong
    As all the bitterness of fools.
    Let Dumbo drown in its own crowd,
    Let every camera chase the flame.
    We came for the light, not the people,
    And the light don’t give a damn about names.
    Down in Dumbo, shoulder to shoulder,
    A thousand phones held to the sky.
    Everybody’s hunting the same damn picture, Everybody’s asking the light to comply.
    But I don’t care who’s blocking the view,
    Or who got here an hour before.
    The sun slips gold through the bridge’s old bones,
    And I couldn’t love Brooklyn more.
    Let them jostle for the perfect angle,
    Let them queue for a slice of the scene.
    I’ll be leaning against the railing,
    Watching the river turn gasoline green.
    Oh, Brooklyn, let the world go wrong,
    Let the wrong ones write their rules.
    We’ve got a sunset twice as strong
    As all the bitterness of fools.
    Let Dumbo drown in its own crowd,
    Let every camera chase the flame.
    We came for the light, not the people,
    And the light don’t give a damn about names.
    Maybe that’s the trick of living,
    Maybe that’s the Brooklyn creed.
    Let the little hatreds keep on breeding,
    Let the big shots beg and plead.
    There’s a bridge that doesn’t ask permission,
    There’s a river that won’t take a side.
    There’s a sun that sets on every kingdom,
    And a million fools who missed the ride.
    So let them name us, let them blame us,
    Let them sell the view in frames.
    We’ll be drinking in the last light,
    Too busy burning to play their games.
    Oh, Brooklyn, let the world go wrong,
    Let the whole damn circus roll.
    We’ve got the orange sky, the river,
    And that wild, ungovernable soul.
    Let Dumbo drown in its own crowd,
    Let Manhattan glitter, cold and tall.
    We don’t need the world to love us,
    We’ve got the sunset. That’s all.
    Oh, Brooklyn, Brooklyn, hold that fire,
    Paint our shadows on the stone.
    When the last light leaves the bridges,
    You still make the night feel like home.
    No more names, no more blame,
    Just the river catching flame.
    Your hand in mine, the skyline blue.
    Brooklyn, I came here for the view.
    And stayed for you.
    5 min
  • Il Scocciatore
    Il piantagrane
    le fauteur de troubles : Celui qui sème les obstacles et crée des complications autour de lui.
    Il casinista
    le semeur de pagaille : Celui qui met le désordre partout et rend toute organisation pénible.
    La pittima
    la sangsue :, celui qui dans le temps poursuivait les mauvais payeurs ; devenu l’importun qui vous colle et ne lâche rien.
    Il sciugabele
    le casse-pieds : Celui qui épuise ta patience par son insistance.
    Il boggibrega
    le fabricant de tracas : Celui qui ne laissera jamais une affaire tranquille.
    Il tormentacristiani
    le tourmenteur de chrétiens : Celui qui épuise son entourage par ses sollicitations et ses histoires.
    Il pizzighìn
    le picoteur : Celui qui revient sans cesse à la charge, par vaguelettes répétées.
    Il rampeghìn
    l’accrocheur : Celui qui s’agrippe à une n’importe quoi ou à n’importe qu et ne décroche plus.
    L’intrigo
    le mêle-tout : Celui qui s’immisce dans les affaires des autres et y met son grain de sel.
    La ciatèla
    la petite peste : agaçante, remuante, elle est difficile à faire taire.
    Il ròttòrio
    le raseur : Celui qui assomme par ses paroles, ses exigences ou sa présence.
    La càmula
    le ver rongeur : Celui qui titille les nerfs et use inlassablement la patience.
    La grammegna
    le chiendent : celui dont on n’arrive pas à se débarrasser, comme une mauvaise herbe qui repousse.
    L’urgera
    l’ulcère ambulant : le pénible dont la présence devient irritation permanente.
    Lo scucciatore
    l’ennuyeur : il te fatigue, t’importune et revient continuellement à la charge.
    Il cardaçiusu
    l’insistant : Celui qui agace par sa persistance.
    La cardaçìa
    la démangeaison : Une personnalité irritante dont on ne parvient pas à se débarrasser.
    Il talòrnu
    la rengaine : Celui qui répète toujours la même histoire, la même plainte ou la même suestion.
    Il mugugnone
    le maugréant : Celui qui ronchonne, proteste et trouve constamment matière à se plaindre.
    Il brontolone
    le grognon : Celui qui râle sur tout et ne manque jamais de motifs de mécontentement.
    Il seccatore
    le raseur : Celui dont les interventions finissent par devenir épuisantes.
    Il rompiscatole
    le casse-pieds : l’Importun qui dérange, insiste et vous casse les burnes.
    Il rompitasche
    le casse-poches : Celui qui vous harcèle avec ses demandes ou ses remarques.
    Il tartassatore
    le relanceur infatigable : un ressac qui réclame et revient à la charge sans relâche.
    L’attaccabottoni
    le scotcheur de conversation : Celui qui t’accroche pour parler et dont tu n’arrives plus à te débarrasser.
    Il ficcanaso
    le nez fourré partout : Celui qui se mêle constamment de ce qui ne le regarde pas.
    Il guastafeste
    le casseur d’ambiance : Celui qui vient gâcher une situation, une fête ou un moment paisible.
    Il guastafaccende
    le dérangeur de cours du temps : Celui qui perturbe les affaires des autres et complique leur déroulement.
    Il cavilloso
    le chicaneur : Celui qui s’accroche aux détails, aux exceptions et aux subtilités pour discuter sans fin.
    Il cavillatore
    le coupeur de cheveux en quatre : Celui qui transforme chaque détail en sujet de contestation.
    Il sofistico
    le pinailleur : Celui qui complique une question en discutant de chaque nuance.
    Il cacasenno
    le distributeur de sentences : Celui qui ne peut s’empêcher de donner des leçons et d’expliquer aux autres comment penser ou agir.
    Il cerchiobottista
    le spécialiste du compromis qui ne règle rien : Celui qui évite systématiquement de prendre position et cherche à ménager tout le monde.
    Il menagramo
    le porteur de mauvais présages : Celui dont les interventions semblent toujours annoncer ou attirer la mauvaise nouvelle.
    Il porta-iella
    le porteur de guigne : Celui auquel on sait d’avance qu’il portera malheur.
    Il seccadore
    le raseur : une âme importune, insistante, qui finit par épuiser son interlocuteur.
    Il scocciatore
    le raseur : une âme importune, insistante, qui finit par épuiser son interlocuteur.
    5 min
  • Quelque chose
    Il suffit d’un goût resté sur tes lèvres
    pour que tout ce qui pèse un instant se lève.
    Une douceur familière effleure ta mémoire,
    et soudain tout ton corps se remet à y croire.
    La fatigue s’efface, le chagrin perd sa voix,
    les ombres se défont et reculent devant toi.
    Tu ne sais pas pourquoi ce bonheur te surprend,
    mais tu sens dans ton corps quelque chose de vivant.
    Une sensation suffit pour tout bouleverser,
    un plaisir sans raison fait tout ressusciter.
    Tu voudrais retenir ce qui vient de t’atteindre,
    mais déjà cette joie commence à s’éteindre.
    Quelque chose revient,
    ça brûle doucement.
    Quelque chose revient
    du fond de ton présent.
    Tu croyais tout connaître,
    tu croyais tout savoir.
    Mais une porte s’ouvre
    au milieu de ta mémoire.
    Ce que tu veux saisir ne se laisse pas prendre,
    le plaisir se retire au moment de l’attendre.
    Il faut laisser venir ce qui cherche son chemin,
    sans lui demander d’où il vient ni ce qu’il devient.
    Quelque chose revient,
    ça brûle doucement.
    Quelque chose revient
    du fond de ton présent.
    Tu croyais tout connaître,
    tu croyais tout savoir.
    Mais une porte s’ouvre
    au milieu de ta mémoire.
    Tu peux fouiller longtemps les replis du passé,
    chercher ce qui revient, ce qui s’est effacé.
    Mais rien ne reviendra exactement comme avant,
    il faut laisser renaître ce qui revient maintenant.
    Alors laisse le désir trouver sa propre voie,
    laisse ce qui remonte prendre forme en toi.
    Ce que tu croyais mort n’attendait pas hier,
    ça voulait simplement revoir la lumière.
    Quelque chose revient,
    ça brûle doucement.
    Quelque chose revient
    du fond de ton présent.
    Tu croyais tout connaître,
    tu croyais tout savoir.
    Mais ce qui revient vers toi
    vient de beaucoup plus loin.
    Il suffit d’un goût resté sur tes lèvres
    pour que tout ce qui pèse un instant se lève.
    Tu ne sais pas pourquoi, tu ne sais pas comment,
    mais quelque chose revient après tout ce temps.
    5 min

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