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Réponse: Les non-chrétiens sont incapables de toute bonne œuvre selon Dieu, mais ils sont néanmoins tenus de s’efforcer de pratiquer le bien. ~ Tite 1.15-16
Il arrive parfois que les non-croyants surpassent les chrétiens par leur bonne conduite, leur sagesse et même leur intégrité. Cela signifie-t-il que les bonnes œuvres sont à la portée de tous les hommes et qu’il ne faut qu’un peu de bonne volonté pour les atteindre? La confession de foi termine sa présentation de la doctrine des bonnes œuvres en se penchant sur la question du bien pratiqué par les non-chrétiens.
(Par. 7) Les œuvres faites par des personnes non régénérées peuvent être, par leur contenu, des choses que Dieu commande et profitables pour ces personnes et pour d’autres. Cependant, parce qu’elles ne procèdent pas d’un cœur purifié par la foi, et ne sont pas faites droitement selon la Parole, ni pour la gloire de Dieu, elles sont pécheresses et ne peuvent plaire à Dieu, ni rendre quelqu’un apte à recevoir la grâce de Dieu ; cependant, les négliger est encore plus coupable et plus désagréable à Dieu.
Ce paragraphe commence avec une concession : les non-chrétiens peuvent pratiquer des œuvres qui, dans un certain sens peuvent être appelées « bonnes ». Ces œuvres, sans jouir d’une pleine approbation divine, ont leur utilité en ce qu’elles sont profitables à ceux qui les pratiquent ainsi qu’à leurs semblables. Leur utilité peut être expliquée en citant une maxime bien connue de Martin Luther : « Dieu n’a pas besoin de tes bonnes œuvres, mais ton prochain oui. » C’est donc dans un sens humain et social que les œuvres pratiquées par les non-croyants sont bonnes et non dans un sens religieux et spirituel.
Cela signifie-t-il qu’il n’y a aucun rapport entre ce que Dieu commande et ce que les non-croyants font? Ou encore que Dieu n’apprécie d’aucune manière leurs « bonnes œuvres »? Ce n’est pas ce que l’Écriture déclare! La Bible enseigne que parfois les païens « font naturellement ce que prescrit la loi » et que cela aura une incidence au jour du jugement (Rm 2.14-16). Elle nous donne l’exemple d’Achab, un roi idolâtre et un adversaire farouche du peuple de Dieu, qui s’est néanmoins humilié en entendant l’annonce du jugement de Dieu et qui, conséquemment, fut épargné de certaines peines temporelles (1 R 21.27-29). Sans approuver sa personne, sans que sa repentance ait été à salut, Dieu rendit un verdict positif sur cet épisode de la vie d’Achab. Dieu émit une appréciation similaire à Jéhu avant qu’il ne sombre complètement dans l’idolâtrie (2 R 10.30-31).
Ainsi, les non-chrétiens peuvent faire des choses que Dieu commande et approuve et ils peuvent faire beaucoup de bien parmi les hommes. Mais la confession poursuit en ajoutant trois raisons pour lesquelles ces œuvres demeurent mortes aux yeux de Dieu (Hé 6.1) et au regard de sa loi qui révèle le standard de perfection (Rm 2.18,20). Ces trois raisons concernent la source, la manière et le but des œuvres, même les meilleures, des non-chrétiens.
La première raison pour laquelle Dieu rejette les œuvres des personnes non régénérées est parce qu’elles ne procèdent pas d’un cœur purifié par la foi. Il s’agit d’un problème de source. Rappelant que les incrédules sont, ultimement, « incapables d’aucune bonne œuvre » (Tt 1.16), Paul en explique la cause : « Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules » (Tt 1.15). Il ne peut rien sortir de pur d’une personne qui n’a pas été purifiée (Jb 14.4) et seule la foi purifie le cœur d’où procèdent les œuvres (Ac 15.9). Ainsi, sans la foi il est impossible que les œuvres de l’homme soient agréables à Dieu (Hé 11.6). C’est donc « par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes » (Hé 11.4). La différence entre l’un est l’autre n’est pas attribuable proprement à leurs œuvres, mais plutôt à la source d’où elles découlent.
La deuxième raison porte sur la manière dont les non-croyants pratiquent leurs œuvres : leurs œuvres « ne sont pas faites droitement selon la Parole ». Bien qu’en principe les non-croyants font le bien en élevant leurs enfants par exemple, s’ils ne le font pas en suivant la Parole de Dieu, leur labeur ne peut pas recevoir l’approbation divine puisqu’ils ne suivent pas les instructions divines. L’apôtre Paul déclare la vanité des plus grandes œuvres humaines lorsque celles-ci sont dénuées de l’amour (1 Co 13.1-3) et, d’après l’apôtre Jean, cet amour ne peut être connu et reproduit qu’en recevant l’Évangile (1 Jn 4.7-11). Il ne peut donc y avoir de bonnes œuvres sans une connaissance de l’Évangile.
La dernière raison concerne le but visé : les non-croyants ne font pas le bien « pour la gloire de Dieu ». D’après Christ, lorsque nous ne cherchons pas la gloire de Dieu, nous cherchons nécessairement la gloire des hommes (Jn 5.44, 12.43). À moins d’avoir été fondamentalement changé, le cœur de l’homme cherche son propre intérêt (Rm 14.7-8 ; 2 Co 5.15). Ainsi, Dieu n’approuve ni ne récompense les « bonnes œuvres » qui recherchent la gloire des hommes (Mt 6.1-2). Elles ont déjà leur vaine récompense sur la terre.
Ce triple verdict pourrait donner l’impression que l’Église n’encourage nullement les hommes du dehors à pratiquer le bien, à défendre la justice ou à faire des actes de piétés. Il est vrai que l’Église doit prêcher aux hommes que toute leur justice « est comme un vêtement souillé » devant Dieu (Es 64.5) et ne peut aucunement les justifier (Rm 3.20 ; Ga 2.16, 3.11). Cependant cette prédication n’a pas pour but de décourager la pratique du bien, mais de révéler aux hommes l’insuffisance de leur justice et leur besoin de la justice du Christ pour être sauvés. Ne pas pratiquer ce qui est bien en négligeant ce que Dieu commande « est encore plus coupable et plus désagréable à Dieu », d’après la confession de foi. Ainsi, nous devons non seulement encourager les hommes à faire le bien parmi les hommes, mais à pratiquer le bien envers Dieu en priant, en allant à l’Église, en observant sa Parole. Par la grâce de Dieu, certains trouveront le Seigneur en pratiquant ces œuvres bonnes (Dn 4.27 ; 2 Tm 2.25-26).
1044 mots
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Première publication le 13 décembre 2018 @ 6 h 00 min
Psaume 37
RÉSUMÉ: Le Psaume 37 aborde la tension vécue par les justes face à l’apparente prospérité des méchants. Ce sentiment d’injustice soulève une lutte intérieure, mais Dieu nous donne, dans ce psaume (et dans son miroir, le Psaume 73), une perspective de foi et de paix. En exposant les vingt premiers versets, nous verrons comment le juste est appelé à garder son cœur, pendant que Dieu agit contre le méchant et pour celui qui espère en lui.
Prédicateur : Pascal Denault
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Le règne d’Élisabeth Ire d’Angleterre est significatif pour comprendre le protestantisme anglican. C’est sous son long règne de 44 ans que l’Église anglicane prend sa forme définitive après les tergiversations entre le catholicisme et le protestantisme sous les règnes de ses prédécesseurs. On appelle parfois Élisabeth I la reine via media parce qu’elle a favorisé une réforme modérée avec plusieurs concessions. Le compromis anglican n’évitera pas pour autant le développement d’une culture anglaise fortement anti-catholique, mais causera par la même occasion l’émergence du courant puritain en son sein.
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Histoire de la Réforme
Première publication le 21 janvier 2019 @ 10 h 00 min
Matthieu 16.13-19
RÉSUMÉ: Les Églises les plus pures ici-bas sont sujettes aux confusions et à l’erreur, et quelques-unes ont tant dégénéré qu’elles ne sont plus des Églises du Christ mais des synagogues de Satan. Néanmoins, le Seigneur Jésus a toujours eu et aura toujours, jusqu’à la fin du monde, un royaume sur cette terre, composé de ceux qui croient en lui et font profession de son nom. Nous verrons quelques caractéristiques essentielles d’une vraie Église.
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Textes complémentaires: Éphésiens 4 – 1 Corinthiens 12.12-27
Prédicateur: Pascal Denault
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Dans cette session nous verrons l’histoire entourant l’un des plus précieux documents produits par la Réforme protestante: le Catéchisme de Heidelberg. Comment un catéchisme réformé a-t-il pu naître dans un territoire luthérien? La présentation de cette page d’histoire nous permettra d’examiner l’héritage luthérien après Luther ainsi que les revirements ecclésio-politique après la mort du réformateur.
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Histoire de la Réforme
Première publication le 4 mars 2019 @ 10 h 00 min
Jean 10:1-18
Description : Il y a beaucoup de bergers et beaucoup de troupeaux, mais il n’y a qu’un seul Bon Berger qui est le Christ. Il connaît ses brebis et ses brebis le connaissent. C’est lui seul qu’elles suivront. Il les conduit, les protège de tout danger et leur donne la vie éternelle, qu’il a achetée en donnant sa vie pour ses brebis. Le Christ est le Bon Berger qui prend soin de ses brebis.
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Textes complémentaires: Psaume 23
Prédicateur: Levi Loewen
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La Confession de foi de Westminster est considérée comme l’expression mature de la foi réformée. Dans cette présentation, nous examinerons le contexte historique qui a précédé et causé la convocation de l’Assemblée de Westminster qui a produit la confession du même nom. Nous reviendrons en Angleterre là où nous avions laissé l’histoire à la fin du règne d’Élisabeth Ire.
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Histoire de la Réforme
Première publication le 15 avril 2019 @ 10 h 00 min
Jean 14.1-6
RÉSUMÉ: Le peuple de Dieu trouve son espoir et son réconfort dans la personne de Jésus-Christ et dans ce qu’il a fait. Lui seul peut satisfaire tous leurs besoins et apporter du réconfort à leurs cœurs troublés. Il est le seul moyen pour être réconcilié avec le Père, le seul à révéler la vérité sur Dieu et la seule source de vie nouvelle.
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Textes complémentaires: Psaume 91 ; Actes 4.8-12
Prédicateur: Levi Loewen
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Psaume 36
RÉSUMÉ: Le psaume 36 offre un puissant contraste entre l’homme livré à lui-même et le Dieu de miséricorde. Tant que l’homme demeure spirituellement aveugle, il n’aperçoit ni les ténèbres de son cœur ni la lumière du Dieu de vérité. Mais celui qui a été restauré par la grâce implore Dieu de le préserver dans sa grâce (v.11-13).
PLAN:
QUESTIONS:
Textes complémentaires: Romains 3 ; Éphésiens 4.17-5.1 (Cène)
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Réponse: La règle infaillible pour l’interprétation de l’Écriture, c’est l’Écriture elle-même. ~ Romains 12.6
L’infaillibilité de la Bible implique-t-elle une interprétation infaillible de celle-ci? Autrement dit, si la Bible est exempte d’erreur, en est-il ainsi de son interprétation? L’ensemble des interprétations contradictoires prouve qu’elles ne sont pas toutes vraies. Mais est-il possible d’interpréter infailliblement la Bible? Voici la réponse de la Confession de 1689 à cette question :
(Par. 9) La règle infaillible pour l’interprétation de l’Écriture, c’est l’Écriture elle‑même. Par conséquent, quand se pose une question au sujet du sens véritable et plein d’un passage de l’Écriture (sens qui est un et non multiple), la réponse doit être décidée sur la base d’autres passages qui parlent plus clairement de ce sujet.
La première chose que nous devons comprendre est le principe herméneutique voulant que l’Écriture interprète l’Écriture. Qu’est-ce que signifie ce principe? Premièrement, la Bible ne dépend pas d’un interprète extérieur à elle-même pour lui donner son sens. La confession cite 2 Pierre 2.20-21 pour appuyer cette affirmation :
Sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu.
L’Écriture a un sens objectif en elle-même qui ne dépend de rien à l’extérieur d’elle-même. Lorsqu’une interprétation ne vient pas de l’imagination, de l’intuition ou des traditions des hommes, mais qu’elle vient du texte lui-même, c’est-à-dire de l’exégèse, elle est infaillible. Certes, toutes les exégèses ne sont pas infaillibles parce qu’elles ne respectent pas toujours les textes de la Parole de Dieu. Cependant le texte infaillible de l’Écriture ne peut pas conduire à une interprétation faillible. La tâche de l’interprète biblique est d’apprendre à respecter le texte biblique. Un nombre incalculable d’erreurs sera évité en appliquant ce principe.
Deuxièmement, lorsque l’on dit que l’Écriture s’interprète elle-même, il est question de l’analogie de la foi ou de ce qu’on appelle en latin la regula fidei (la règle de la foi). Romains 12.6 déclare : « que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi ». L’analogie de la foi ou la règle de la foi signifie qu’aucun texte de l’Écriture ne peut être interprété en contradiction avec un autre texte. Dieu, qui est l’Auteur de toute l’Écriture (2 Tm 3.16), ne peut pas se contredire (Rm 3.4 ; Tt 1.2). Ainsi, l’Écriture s’interprète elle-même en guidant notre interprétation à l’intérieur de certaines balises. Par exemple, il est impossible d’interpréter les textes où Jésus déclare la supériorité du Père sur le Fils (Mc 13.32 ; Jn 14.28) pour prouver que Jésus n’est pas Dieu (comme le font les témoins de Jehova). L’Écriture interdit une telle interprétation, car ailleurs elle affirme explicitement la divinité de Jésus (Jn 1.1 ; 1 Jn 5.20 ; Col 2.9). Ainsi, l’Écriture s’interprète elle-même par l’analogie de la foi qui implique nécessairement le principe d’harmonisation des textes bibliques.
Troisièmement, interpréter l’Écriture par l’Écriture nécessite d’éclairer les textes obscurs par les textes plus clairs. La confession exprime ainsi ce principe : « Par conséquent, quand se pose une question au sujet du sens véritable et plein d’un passage de l’Écriture (sens qui est un et non multiple), la réponse doit être décidée sur la base d’autres passages qui parlent plus clairement de ce sujet. » L’Écriture reconnaît qu’il y a en elle « des points difficiles à comprendre » (2 P 3.16). Ces passages difficiles doivent être éclairés par les textes plus clairs. Il est important de ne pas faire l’inverse en partant du plus obscur ou plus clair. Au niveau de l’eschatologie par exemple, il ne faut pas commencer avec les passages symboliques pour établir la doctrine des choses dernières, mais il faut comprendre les textes symboliques à la lumière des enseignements plus explicites. Il ne faut pas interpréter la chronologie biblique à partir du millénium mentionné en Apocalypse 20 pour ensuite imposer une grille millénaire à des passages qui ne mentionnent aucunement de millénium, mais il faut interpréter le millénium à partir du reste de la Bible.
Quatrièmement, interpréter l’Écriture par l’Écriture consiste à reconnaitre la christocentricité de la Bible. Jésus déclare que toutes les Écritures rendent témoignage de lui (Jn 5.39). Ce principe est souvent répété dans la Parole (Lc 24.27 ; Ac 10.43 ; Rm 3.21 ; 1 P 1.10-11) Ainsi, tout doit être interprété à la lumière de Christ et de l’Évangile. L’Ancien doit être interprété par le Nouveau et non l’inverse (même si l’Ancien éclaire notre compréhension du Nouveau). Toute l’histoire de la rédemption doit être lue au travers de son accomplissement en Jésus. Par exemple, nous devons éclairer les récits d’Adam à la lumière du nouvel Adam, il faut comprendre le déluge à la lumière du jugement final en Christ, il faut interpréter l’histoire d’Abraham et de sa postérité promise par son antitype néotestamentaire, de même pour Joseph, pour Moïse, pour David, etc.
Croire qu’il est possible d’avoir une interprétation infaillible de la Bible ne signifie pas que nous croyons à l’infaillibilité de l’Église ou de quelque interprète de la Bible. Nous croyons que lorsque l’Église respecte scrupuleusement ces règles d’herméneutiques, son interprétation est de la plus haute fiabilité et est digne de foi. Nous reconnaissons que la présente confession de foi consigne une interprétation de la Bible qui est régie par ces standards.
901 mots
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Première publication le 29 janvier 2015 @ 9 h 16 min
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