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Or


Psaume 39.1-14
RÉSUMÉ: Dans le psaume 39, David poursuit sa réflexion amorcée au psaume 37 concernant l’irritation que le juste peut vivre face au méchant. La prière du psalmiste nous rappelle à la fois les plaintes de Job et les réflexions de l’Ecclésiaste face aux souffrances de l’homme sous le soleil et à la vanité de son existence. Cependant, David n’est pas un amer ou désespéré, au contraire, il accepte le sort que Dieu lui réserve tout en espérant en l’Éternel pour un salut au-delà de cette présente existence.
PLAN:
QUESTIONS:
Textes complémentaires: Job 14 ; Psaume 90 (repas du Seigneur)
Prédicateur : Pascal Denault
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Série sur les Psaumes
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Réponse: La repentance initiale n’est pas compromise, mais authentifiée par la repentance continuelle. ~ 2 Corinthiens 7.10
Puisqu’à la question 58 nous avons déjà répondu en partie à ce problème en considérant le rapport entre la justification définitive et le péché rémanent, nous tenterons d’y apporter des éléments nouveaux. Tout d’abord, rappelons que la conception de la repentance comme une expérience unique au début de la vie chrétienne est erronée. Au paragraphe 4, la confession présente la repentance comme une réalité continuelle qui se poursuit tout au long de la vie chrétienne :
(Par. 4) Tout comme la repentance doit être continuée pendant tout le cours de notre vie, en raison du corps de mort et de ses actions, ainsi, il est du devoir de chaque homme de se repentir spécifiquement de ses propres péchés connus.
La repentance doit être envisagée comme une trajectoire qui commence lors de la régénération au début de la vie chrétienne. Les héritiers du royaume ne sont pas ceux qui se sont repentis, mais ceux qui se repentent (Mt 4.17 ; Mc 1.15). La repentance qui n’est pas continuelle est de même nature que la foi temporaire (Mc 4.17) : elle vient d’un enthousiasme momentané, d’un sentiment passager de culpabilité ou d’une impression forte qui s’estompe après quelque temps. La repentance qui dure est l’œuvre du Saint-Esprit ; elle est une conscientisation profonde du pécheur non seulement à la gravité de ses péchés, mais à la dépravation radicale de sa nature (Rm 7.23-24). Celui qui se repent confesse que ce ne sont pas uniquement ses mauvaises paroles ou ses mauvaises actions qui sont le problème, mais son propre cœur corrompu d’où elles émanent (Mt 15.19). De mauvais fruits proviennent d’un mauvais arbre. La vraie repentance amène celui qui se repent à se voir comme le premier des pécheurs (1 Tm 1.15), c’est-à-dire à être préoccupé et dégoûté d’abord par son propre péché.
La repentance continuelle commence donc par la confession continuelle (Ps 51.4-7 ; 1 Jn 1.9). La confession dans la grande assemblée et la confession en particulier (Ps 40.10 ; Esd 10.11 ; Mt 6.12 ; Jc 5.16). Cette confession est accompagnée par la mortification de la nature pécheresse (Ga 5.24 ; Hé 12.1,4). Ceci signifie que lorsque nous connaissons un péché dans notre vie, nous le confessons, l’abandonnons, le combattons. Le chrétien mène un combat spirituel ; il ne combat pas contre les autres ou contre les circonstances, mais premièrement contre lui-même et la puissance du diable qui cherche à s’emparer de lui (Ga 5.17 ; Ep 6.12 ; 2 Tm 2.26). Lorsque l’enfant de Dieu n’est pas conscient de ses transgressions, il prie Dieu pour en être conscientisé et pardonné (Ps 19.13 ; Lc 19.8).
Ainsi décrite, la vie chrétienne peut sembler être une tyrannie pénitentielle interminable. Cependant, la repentance ne mène pas au désespoir, mais à l’assurance du pardon. La tristesse selon Dieu produit non pas la mort, mais la vie et le salut (2 Co 7.10-11), car Dieu accueille et restaure ceux qui reviennent à lui (És 55.7 ; Am 5.4). C’est pourquoi la confession achève la présentation de la repentance sur la note positive de l’assurance du pardon au paragraphe 5 :
(Par. 5) Dieu a pris, par Christ dans l’alliance de grâce, des dispositions telles pour la préservation des croyants pour le salut, que malgré qu’il n’est pas de péché si petit qui ne mérite pas la damnation, il n’est pas de péché si grand qui puisse attirer la damnation sur ceux qui se repentent. La proclamation constante de la repentance est de ce fait nécessaire.
La prédication de la repentance, loin de détruire les hommes, les conduit dans le seul refuge qui peut les sauver du péché et ses conséquences : la grâce et la miséricorde de Dieu en Jésus-Christ. La grâce ne consiste pas à banaliser le péché, puisqu’il n’est pas de péché si petit qui ne mérite pas la damnation. Cependant, la grâce divine sera toujours plus grande que n’importe quel péché de l’homme ; car « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5.20).
Se voir comme le premier des pécheurs ce n’est pas avoir une si mauvaise estime de soi que l’on mène une misérable existence sous le poids de la honte et de la culpabilité. Paul présente en lui-même le portrait d’un homme qui est à la fois pleinement conscient de son péché et rempli de l’assurance d’être accepté et aimé de Dieu grâce à Jésus-Christ :
13 [J’]étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité ; 14 et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et l’amour qui est en Jésus-Christ. 15 C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. (1 Tm 1.13-15).
Le chrétien est donc simultanément juste et pécheur, saint et transgresseur. Conséquemment, il est à la fois confiant et repentant, certain de l’amour de Dieu et de sa misère. Le chrétien n’a pas commencé avec la repentance et la grâce pour ensuite se passer de celles-ci en continuant par ses propres forces (Ga 3.3). Le renouvellement de sa repentance n’est pas un signe de régression, mais la preuve de sa conversion, puisque la repentance initiale n’est pas compromise, mais authentifiée par la repentance continuelle. Ceux qui marchent dans une telle repentance ne s’en détournent jamais (2 Co 7.10).
898 mots
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Première publication le 4 octobre 2018 @ 0 h 00 min
Psaume 38
RÉSUMÉ: Dans cette prédication nous examinerons deux fois le Psaume 38. Nous méditerons d’abord sur les effets destructeurs du péché dans la vie du pécheur. Puis nous verrons comment Jésus-Christ a pleinement assumé ces souffrances à notre place, pour nous en délivrer.
Textes complémentaires: Deutéronome 28.15-68 ; Ésaïe 53
Prédicateur : Pascal Denault
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Série sur les Psaumes
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Réponse: Dieu seul a révélé dans sa Parole les œuvres qui sont bonnes et qui doivent être pratiquées en vue du bien commun et de la manifestation de sa gloire. ~ Éphésiens 2.10
Jusqu’à présent la confession de foi s’est surtout concentrée sur les bonnes œuvres accomplies par Dieu dans le salut. Dans ce chapitre il sera question des bonnes œuvres de l’homme. Nous verrons cependant que Dieu ne peut être exclu même de cette catégorie. La chose la plus importante pour pouvoir définir ce qu’est une bonne œuvre est d’identifier la norme par laquelle une œuvre peut être déclarée bonne.
(Par. 1) Seules sont œuvres bonnes celles‑là que Dieu a commandées dans sa Sainte Parole, et non pas celles qui sont, sans cette garantie, imaginées par les hommes, soit par un zèle aveugle, soit sous quelque prétexte de bonnes intentions.
Ce paragraphe définit positivement et négativement ce que sont les bonnes œuvres. Positivement, elles sont les œuvres exigées par Dieu dans sa Parole. Le prophète Michée rappelle que les exigences de Dieu envers l’homme lui ont été révélées et qu’il doit les pratiquer (Mi 6.8) : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. » Paul nous dit que c’est Dieu lui-même qui a préparé les bonnes œuvres que nous devons pratiquer (Ep 2.10) et l’auteur de l’Épître aux Hébreux ajoute que c’est Dieu qui nous rend capables de faire ces bonnes œuvres pour exécuter sa volonté (Hé 13.21). Les bonnes œuvres sont donc la pratique des commandements divins et du bien selon l’amour, l’adoration de Dieu en conformité avec les instructions de sa Parole, le développement d’un caractère pieux et vertueux, en un mot : tendre vers la perfection de notre Père céleste (Mt 5.48).
Négativement, les bonnes œuvres ne sont pas ce que les hommes imaginent eux-mêmes comme bien, même avec de bonnes intentions puisqu’il s’agit souvent d’un zèle mal éclairé (Rm 10.2). Qu’il s’agisse d’actes religieux sans fondement biblique ou d’une conformité aux dictats des nouvelles moralités modernes ; les œuvres qui paraissent si vertueuses aux hommes n’ont aucune justice aux yeux de Dieu, puisque (Rm 10.3) : « ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ». Les préceptes des hommes peuvent parfois avoir une apparence de sagesse, mais s’ils sont fondés sur des doctrines humaines, ils sont non seulement inutiles, mais souvent pernicieux, car ils s’opposent ainsi aux vraies œuvres bonnes qui viennent de Dieu (Col 2.20-23 ; Mt 15.6-9).
Le paragraphe 2 poursuit la définition des bonnes œuvres en indiquant leur nature et en décrivant leurs effets qui sont autant de raisons d’être :
(Par. 2) Ces œuvres bonnes, faites en obéissance aux commandements de Dieu, sont le fruit et la preuve d’une foi vraie et vivante. Par elles, les croyants manifestent leur reconnaissance, fortifient leur assurance, édifient les frères, embellissent la profession de l’Évangile, ferment la bouche des adversaires, glorifient Dieu dont ils sont l’ouvrage, créés en Jésus-Christ pour cela même, afin qu’ayant pour fruit la sainteté ils puissent avoir pour fin la vie éternelle.
Les œuvres bonnes sont le fruit et la démonstration nécessaire de la vraie foi (Jc 2.18). La confession rappelle ainsi la conception protestante du rapport entre la foi et les œuvres : le croyant est justifié par la foi seule, mais la foi à salut n’est jamais seule puisqu’elle génère toujours de bonnes œuvres. Puisque les œuvres procèdent de la foi et que la foi vient de la Parole de Dieu (Rm 10.17), les œuvres de la foi sont nécessairement « faites en obéissance aux commandements de Dieu ».
Comme les bonnes œuvres ne justifient pas, à quoi servent-elles? Cette question est fondamentale puisque la doctrine de la grâce est souvent accusée de rendre les œuvres vaines et facultatives. La confession énumère donc plusieurs raisons pour la pratique de bonnes œuvres, la première étant la reconnaissance (Ps 116.12-13). La justification est grâce, tandis que l’obéissance est gratitude. Personne ne peut réellement faire l’expérience de la grâce de Dieu tout en demeurant fondamentalement indifférent et ingrat (Mt 18.33 ; Hé 12.28).
Ensuite, la pratique des bonnes œuvres augmente l’assurance du salut. Jean ne dit-il pas que « Si nous gardons ses commandements, nous savons par cela que nous l’avons connu. » (1 Jn 2.3) et qu’en aimant en action et en vérité « nous rassurerons nos cœurs devant lui » (1 Jn 3.18-19)? Garder ses commandements, aimer, n’est-ce pas là pratiquer les bonnes œuvres?
À la reconnaissance et l’assurance, la confession ajoute l’édification et le bon témoignage. C’est souvent par ces bonnes œuvres que Dieu amène des hommes dans la lumière de l’Évangile (Mt 5.16) et qu’il édifie son Église (1 Pi 2.5, 4.8-10). Ce bon témoignage a un double effet, car lorsqu’il ne convertit pas les pécheurs, il sert néanmoins à faire taire les adversaires de l’Évangile en ne leur donnant en nous-mêmes aucun sujet de médire (1 Tm 6.1 ; 1 Pi 2.12, 15).
Cependant, la raison ultime pour les bonnes œuvres est la gloire de Dieu. Nous ne pouvons trouver un motif plus noble et plus élevé pour toutes nos actions, même les plus triviales, que celui de glorifier le Seigneur (1 Co 10.31). La manifestation de cette gloire par la pratique de bonnes œuvres est un des principaux buts de notre salut (Ep 2.10 ; Tt 2.14).
Il est vrai que les bonnes œuvres ne sont pas la porte d’entrée dans le salut, elles en sont cependant le chemin une fois que nous y sommes entrés. C’est pourquoi la confession conclut en rappelant que ceux qui ont pour fruits la sainteté ont pour fin la vie éternelle (Rm 6.22). Au bout de la route des œuvres bonnes, il y a la vie éternelle.
984 mots
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Première publication le 18 octobre 2018 @ 0 h 00 min
Jean 15:1-17
Description : L’Évangile nous fait passer de la mort à la vie. Il transforme également nos vies continuellement afin que le peuple de Dieu soit conforme à l’image du Christ. Il nourrit son peuple par ses paroles, le conduisant à sa transformation par la sanctification afin qu’il produise des fruits abondants d’amour envers Dieu et les hommes.
Plan :
1. Jésus transforme son peuple en demeurant en eux
2. Jésus transforme son peuple en le nourrissant de sa parole
3. Jésus transforme son peuple en les émondant
4. Jésus transforme son peuple pour produire du fruit
Texte complémentaire : Jacques 1
Prédicateur: Levi Loewen
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Dans cet épisode nous verrons les premiers balbutiements d’une réforme doctrinale en Angleterre au gré des humeurs et de la vie conjugale du roi Henry VIII. Nous verrons les factions qui divisèrent cette Église et déterminèrent sa trajectoire ambivalente entre la Réforme et le catholicisme.
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Histoire de la Réforme
Première publication le 29 octobre 2018 @ 10 h 00 min
Éphésiens 4.29
RÉSUMÉ: Paul applique la théologie qu’il a exposée dans les trois premiers chapitres dans cette section d’Éphésiens (4.17-32). Paul nous enseigne à vivre dans la pureté et, au verset 29 en particulier, que la transformation reçue par notre nouvelle naissance et le fait que nous sommes une nouvelle créature en Christ doit se refléter dans nos paroles.
Prédicateur: Rob Mongeau
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Réponse: Nos œuvres n’ont aucune valeur propre devant Dieu et ne peuvent donc rien mériter devant lui. Elles sont cependant déclarées bonnes et récompensées par Dieu grâce à la médiation de son Fils. ~ Éphésiens 2.8-10
Après avoir traité de la capacité du pécheur à faire de bonnes œuvres (par. 3-4), la confession de foi s’attaque à la valeur de ces œuvres. Le paragraphe 5 précise ce qu’elles ne valent pas tandis que le paragraphe 6 décrit positivement ce qu’elles valent.
(Par. 5) Nous ne pouvons pas, par nos meilleures œuvres, mériter le pardon du péché ou la vie éternelle auprès de Dieu tant est grande la disproportion entre ces œuvres et la gloire à venir, et infinie la distance entre nous et Dieu ; nous ne pouvons ni tirer avantage d’elles, ni satisfaire par elles la dette de nos péchés antérieurs. Mais quand nous avons fait tout ce que nous pouvions faire, nous n’avons fait que notre devoir, et nous sommes des serviteurs inutiles. Pour autant qu’elles sont bonnes, nos œuvres procèdent de l’Esprit, et pour autant que nous en sommes responsables, elles sont souillées et mêlées à tant de faiblesse et d’imperfection qu’elles ne peuvent supporter la sévérité du jugement de Dieu.
Dans ce paragraphe nous lisons quatre raisons pour lesquelles les bonnes œuvres ne sont pas méritoires et, plus spécifiquement, pourquoi il est impossible qu’elles puissent mériter le pardon des péchés ou la vie éternelle.
La première raison est la disproportion entre la valeur de nos œuvres et le salut que nous recevons. Si la Bible enseigne le salut par les œuvres, comme certains le croient, il faut tout de même admettre qu’il n’y a pas de commune mesure entre ces œuvres et la récompense qu’elles obtiennent, un peu comme dans la comparaison entre les souffrances présentes et la gloire à venir (Rm 8.18). Même dans la perspective d’un salut par les œuvres celles-ci ne seraient pas proprement méritoires puisqu’elles recevraient infiniment au-delà de ce qu’elles peuvent mériter. L’Écriture est cependant formelle : le salut ne résulte ni en totalité ni en partie de nos œuvres (Rm 3.20, 4.6 ; Ep 2.8-9). Si le salut est gratuit, ce n’est pas parce qu’il ne vaut rien, mais c’est parce qu’il est si grandiose qu’il ne peut être mérité, seulement donné.
Deuxièmement, nos œuvres ne peuvent pas être méritoires, car elles sont inutiles à Dieu. Jésus rappelle notre posture face à Dieu par la parabole du serviteur inutile qui révèle que nos œuvres, bien que dues, n’obtiennent pas un dû : « Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. » (Lc 17.10). Dieu ne peut rien nous devoir, car nous ne pouvons rien lui apporter (Jb 41.2 ; Rm 11.35). Ainsi, quoi qu’elles soient et quoi qu’elles vaillent, les bonnes œuvres ne peuvent jamais mettre Dieu en dette envers l’homme. Nos œuvres peuvent être profitables à l’homme et même mériter d’être rémunérées (Lc 10.7 ; Ac 18.27) ; elles ne sont cependant pas équivalentes devant Dieu (Jb 22.2-3).
Troisièmement, nos œuvres, dans la mesure où elles sont bonnes, viennent de l’Esprit de Dieu en nous. Dieu nous devrait-il un salaire pour quelque chose qu’il fait lui-même? La capacité de produire du fruit agréable à Dieu est une grâce (Ga 5.22). Les bonnes œuvres sont le fruit et non le prix de la vie éternelle (2 Co 5.17-18 ; Jc 2.18).
La quatrième raison qui nous est donnée pour contester la théologie du mérite est l’imperfection de nos œuvres. Comment des œuvres imparfaites et encore souillées par notre corruption pourraient-elles satisfaire la justice divine? Les œuvres des croyants sont peut-être bonnes, mais elles ne sont pas parfaites. Il ne s’agit pas d’une contradiction, mais d’une distinction entre la valeur propre de nos œuvres et leur valeur en Jésus-Christ (celle-ci est développée au paragraphe suivant).
En arrêtant ici nous pourrions conclure que les bonnes œuvres n’ont aucune valeur devant Dieu, mais cette conclusion serait fausse. Non seulement les œuvres des croyants sont agréées par Dieu, mais elles sont aussi récompensées par lui. Comment est-ce possible après tout ce qui vient d’être dit concernant l’absence de mérite propre aux bonnes œuvres? Le paragraphe 6 répond à cette question.
(Par. 6) Néanmoins, les croyants étant acceptés par Christ, leurs œuvres bonnes sont elles aussi acceptées en lui. Cela a lieu non parce qu’ils sont en cette vie entièrement innocents et irréprochables devant Dieu, mais parce qu’il plaît à Dieu, qui les considère en son Fils, de les accepter, et de récompenser ce qui est sincère bien que ce soit accompagné de nombreuses faiblesses et imperfections.
La base de l’acceptabilité de nos œuvres est la même que l’acceptabilité de nos personnes devant Dieu : l’une et l’autre sont acceptées par la médiation de Jésus-Christ (Hé 11.4). De la même façon qu’Aaron devait porter symboliquement l’impureté d’Israël pour que ses offrandes soient agréées devant l’Éternel (Ex 28.38), Christ intercède efficacement afin que nos œuvres soient agréables à Dieu (1 Pi 2.5). Quel repos de savoir que nos œuvres, si imparfaites soient-elles, sont néanmoins déclarées bonnes et sont acceptées par Dieu en vertu de la foi en son Fils!
Qui plus est, ces œuvres rendues bonnes par la médiation du Christ, seront récompensées. Ces récompenses ne sont manifestement pas une rétribution selon le mérite, mais une faveur selon la grâce. Tout ce que Dieu ajoute au salut mérité par le Fils est une grâce (Rm 8.32). Ainsi, toute doctrine des récompenses ne doit pas être appréhendée dans la catégorie du mérite, mais dans celle de la grâce. Le bon et fidèle serviteur qui a fait peu, mais qui reçoit beaucoup (Mt 25.20), ou les ouvriers de l’Évangile récompensés au jugement dernier (1 Co 3.5-15) reçoivent ce qu’ils ne méritent pas. Il y a bien une relation entre la récompense et le travail (1 Co 3.8), mais tout degré de supériorité est attribuable en propre à la grâce (1 Co 15.10) et en second lieu à la responsabilité humaine (Ph 2.12-13, 16).
1014 mots
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Première publication le 22 novembre 2018 @ 6 h 00 min
Psaume 37.21-40
RÉSUMÉ: Dans la première partie du psaume 37, nous avons vu la lutte intérieure du juste par rapport au méchant. Dans la deuxième partie, nous verrons quatre tableaux qui mettent en contraste le juste et le méchant, leur chemin respectif et leur fin. Au terme de ce psaume, il est évident que le juste n’a rien à envier au méchant…
PLAN:
QUESTIONS:
Textes complémentaires: Proverbes 1 ; Matthieu 5.38-48
Prédicateur : Pascal Denault
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Avant la restauration de la monarchie de 1660, les baptistes progressèrent beaucoup en Grande-Bretagne. Nous verrons dans cet épisode comment la deuxième génération survécut sous les persécutions ainsi que les événements qui les conduisirent à rédiger, publier puis adopter la Deuxième confession de foi baptiste de Londres.
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Histoire de la Réforme
Première publication le 27 mai 2019 @ 10 h 00 min
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