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Psaume 35
RÉSUMÉ: En citant le Psaume 35 (cf. Jn 15.25), Jésus fait siennes les paroles du psalmiste qui sont une prière contre ses adversaires. Nous verrons que la portée de ce psaume d’imprécation dépasse éternellement le contexte de David et s’étend contre tous ceux qui s’opposent au Fils de David. Ce psaume s’applique également au peuple du Messie qui souffre avec lui dans ce monde afin d’être glorifié avec lui lors de son avènement.
PLAN:
2. Ils me rendent le mal pour le bien (v.11-18)
3. Eternel, ne reste pas en silence! (v.19-28)
QUESTIONS:
Textes complémentaires: Jean 15.18-16.4 ; 1 Pierre 2.19–25
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Genèse 1.1-23
DESCRIPTION : Les 6 jours de la création sont divisés en 2 triades de jours. Chaque élément de la triade 1 (Jours 1-3) correspond à l’un des éléments de la triade 2 (Jours 4-6). Dans ce sermon, nous expliquerons les 5 premiers jours de la création (Ge 1.1-23). Nous expliquerons d’une part, les périodes de création (Héb : bara) et d’autre part, les périodes de différenciation appliquées aux différentes sections du processus créatif. Nous conclurons avec quelques applications spirituelles du texte, concernant la lumière spirituelle (2 Co 4.6), l’adoration et l’importance de l’étude, de la réflexion et de la médiation sur l’univers et la création.
Textes complémentaires:
Prédicateur: André Pinard
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Psaume 34
RÉSUMÉ: Le psaume 34 présente une délivrance de David en ce qui semblait être une folie. En cela est préfigurée la croix du Messie qui est une folie pour ceux qui périssent, mais une puissance de Dieu pour ceux qui sont sauvés (1 Co 1.18). Ce psaume est attribué à Christ dans le Nouveau Testament et appliqué à son peuple. Il reprend plusieurs motifs de l’Exode qui sont transposés dans l’alliance davidique.
PLAN:
QUESTIONS:
Textes complémentaires: Exode 12.1-13, 14.10-20 ; 1 Samuel 21.1-22.2
Prédicateur: Pascal Denault
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Série sur les Psaumes
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Réponse: La Bible est entièrement suffisante à elle seule pour toutes choses concernant la gloire de Dieu, le salut de l’homme, la foi et la vie. ~ 2 Timothée 3.15-17
La question à laquelle nous tenterons de répondre contient deux sphères d’application : la direction de l’Église et la direction de la vie des croyants. Cette question concerne donc la suffisance des Écritures saintes. Quelqu’un pourrait reconnaître l’utilité des Écritures pour la connaissance de la vérité sans nécessairement admettre leur suffisance. C’est pourquoi la question n’est pas : « La Bible est-elle suffisante pour diriger… », mais plutôt : « La bible est-elle suffisante à elle seule pour diriger… » Voici comment le paragraphe 6 de la Confession de 1689 répond à cette question :
(Par. 6) Tout le Conseil de Dieu, c’est-à-dire toutes choses nécessaires à la gloire de Dieu, au salut de l’homme, à la foi et à la vie, est ou bien expressément consigné dans l’Écriture sainte ou y est contenu de façon nécessaire. Rien, à aucun moment, ne peut lui être ajouté ni par une nouvelle révélation de l’Esprit, ni par des traditions humaines.
Nous reconnaissons cependant que l’illumination intérieure de l’Esprit de Dieu est nécessaire pour une compréhension salvifique de ce qui est révélé dans la Parole. De plus, certains aspects du culte de Dieu, et du gouvernement de l’église, communs aux activités et aux sociétés humaines, doivent être établis selon la lumière naturelle et la sagesse chrétienne, dans le respect des principes généraux de la Parole, qui doivent toujours être observés.
La réponse est affirmative : l’Écriture est suffisante pour diriger l’Église est les croyants. Cependant, la confession de foi apporte d’importantes nuances. Elle ne prétend pas, comme l’Écriture elle-même ne le prétend pas non plus, que nous trouvions toutes les réponses dans la Bible à toutes les questions imaginables. Ainsi, plusieurs réponses seront trouvées dans la révélation générale (Pr 25.2). Ceci ne remet pas en cause la pleine suffisance de la révélation spéciale puisqu’elle est pleinement suffisante aux fins pour lesquelles Dieu l’a donnée ; à savoir toutes choses nécessaires à la gloire de Dieu, au salut de l’homme, à la foi et à la vie. C’est donc « tout le Conseil de Dieu » (Ac 20.27) qui est parfaitement révélé dans l’Écriture sainte. L’apôtre Pierre déclare que Dieu, par sa révélation, « nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété » (2 P 1.3).
La Bible est suffisante pour tout ce qui concerne la direction de l’Église et la direction de la vie des chrétiens. La Bible ne nous donne pas une description particulière des hommes qui vivent au 21e siècle, cependant elle nous dit tout ce que nous avons à savoir concernant leur nature, leur déchéance et surtout leur besoin de l’Évangile. Il n’est pas nécessaire de réinventer le christianisme à chaque génération pour savoir comment rejoindre et attirer plus de gens. Le devoir de l’Église est d’être « la colonne et l’appui de la vérité » (1 Tm 3.15) dans le monde. Il peut être sage et utile de chercher à mieux communiquer aux gens de notre époque et de notre contexte particulier, mais le rôle des croyants est simplement de vivre au milieu d’eux en portant la Parole de Dieu (Ph 2.15-16 ; 1 Co 9.19-23). L’efficacité n’est pas dans le semeur, mais dans la semence, elle n’est pas dans les techniques, mais dans le message (1 Co 3.6-7). La Parole vivante et permanente de Dieu fait l’œuvre de Dieu (Hé 4.12 ; 1 P 1.23). Il est vain de prendre des moyens artificiels pour faire l’œuvre de Dieu, car ceux-ci ne produisent qu’une croissance artificielle qui n’est d’aucune valeur (1 Co 3.11-15).
Cette suffisance de l’Écriture sainte enlève un immense fardeau aux pasteurs et aux différents serviteurs de Dieu. Il ne leur est pas demandé d’avoir du succès, mais d’être fidèles (1 Co 4.1-2). Notre ministère ne repose pas sur notre personnalité, notre leadership, nos dons personnels, etc., mais sur la Parole de Dieu. Cela ne signifie pas que notre personne n’a aucune importance dans le service que nous faisons pour l’Église de Dieu, mais simplement que ce n’est pas à nous de produire les matériaux pour construire le royaume de Dieu. Il nous a donné toutes choses nécessaires à la gloire de Dieu, au salut de l’homme, à la foi et à la vie par l’Écriture sainte ; nous n’avons qu’à les mettre en application.
La suffisance des Écritures est également un soulagement pour tous les chrétiens en général. Ils n’ont pas besoin de chercher mystérieusement la volonté de Dieu comme si celle-ci était cachée (Dt 30.11-14). Dieu nous révèle sa volonté pour notre vie dans sa Parole ; celle-ci nous donne tout ce qu’il nous faut pour faire nos choix. La Bible ne me dit pas qui je dois marier, cependant elle me donne toute la connaissance dont j’ai besoin pour savoir qui je peux marier. Cette compréhension de la volonté de Dieu considère également que le Seigneur nous laisse libres de faire plusieurs choix durant notre vie. Il veut nous rendre matures et capables d’exercer de la sagesse et du discernement ; comme un bon Père il ne désire pas prendre chaque décision à la place de ses enfants. Cependant il veut que nous soyons des enfants entièrement obéissants et soumis à ses commandements (1 Th 4.1-8). Dieu dirige souverainement chaque détail de la vie de ses enfants (Mt 10.29-30), tout en les laissant exercer leur propre volonté et liberté (Jc 4.13-15). La Parole écrite de Dieu est pleinement suffisante pour mener les enfants de Dieu dans toute sa volonté (Rm 12.1-2).
Tout ce qui concerne le Conseil divin est ou bien expressément consigné dans les Écritures ou bien il y est contenu de façon nécessaire. Certains enseignements de la Bible sont explicites, mais parfois il faut harmoniser les textes bibliques et faire les déductions qui s’imposent. La doctrine de la Trinité est un bon exemple : la Bible révèle qu’il n’y a qu’un seul Dieu, en même temps elle révèle que le Père est Dieu, le Fils est Dieu et le Saint-Esprit est Dieu sans qu’ils ne soient la même personne. L’harmonisation de l’Écriture avec l’Écriture nous oblige à conclure que le Dieu unique est trois personnes ; cet enseignement est nécessairement contenu dans l’Écriture et toute personne est tenue d’y croire.
La suffisance de la Bible amène la confession à conclure : « Rien, à aucun moment, ne peut lui être ajouté ni par une nouvelle révélation de l’Esprit, ni par des traditions humaines. » Il s’agit de la conclusion logique : si l’Écriture est suffisante pour la connaissance de la vérité, toutes les autres sources sont exclues. Les autres religions, les « nouvelles révélations de l’Esprit », la tradition de l’Église, etc. ne sont pas canoniques, elles ne peuvent ni ajouter ni enlever aux Écritures (Dt 4.1-2 ; Ap 22.18-19).
L’enseignement sur la suffisance de l’Écriture sainte termine avec deux précisions importantes. Premièrement, bien que l’Écriture soit objectivement suffisante, l’illumination intérieure par le Saint-Esprit est subjectivement nécessaire pour avoir une compréhension salvifique de la révélation biblique. L’Esprit n’ajoute pas à la révélation, mais il est celui qui permet à l’homme de connaître Dieu par sa Parole (1 Co 2.9-12). Laissé à lui-même, l’homme ne peut connaître Dieu même en lisant sa Parole, car « l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Co 2.14).
Deuxièmement, « la lumière naturelle et la sagesse chrétienne » sont nécessaires même pour réguler certains aspects du culte et du gouvernement de l’Église. Il ne s’agit pas de déterminer le contenu du culte sans la Parole de Dieu ou de redéfinir la nature et la mission de l’Église, mais de répondre à certaines questions laissées à la liberté des croyants et des Églises. Par exemple, l’Écriture ne nous dit pas à quelle heure le culte devrait avoir lieu, elle ne dit rien non plus concernant sa durée. Dans certains pays, les chrétiens considèrent qu’il est sage de se réunir la nuit afin d’éviter la persécution. Cette façon de faire ne conviendrait sans doute pas à la plupart des Églises en Occident. Certaines Églises ont deux cultes le dimanche, d’autres n’en ont qu’un seul. Il ne faut donc pas réguler tous les moindres de détails de la vie d’Église en cherchant à imiter servilement ce que l’on croit que l’Église primitive pratiquait, mais il faut aussi laisser la lumière naturelle et la sagesse chrétienne intervenir là où cela est nécessaire. Ce principe ne doit pas être abusé de manière à ignorer la Parole lorsqu’elle donne des indications explicites ou implicites. La Bible demeure toujours normative et suffisante.
1421 mots
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Texte PDF – YouTube: Épisode #5
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Première publication le 8 janvier 2015 @ 7 h 33 min
Réponse: L’Écriture sainte se rend témoignage à elle-même et ne dépend d’aucun témoignage externe, elle s’authentifie elle-même comme Parole de Dieu. ~ 2 Timothée 3.16
Une fois que l’on affirme le principe Sola Scriptura, il est nécessaire de déterminer quels sont les livres inspirés. Sur quelle base acceptons-nous certains livres et en rejetons-nous d’autres? Est-ce l’Église qui a reçu l’autorité divine pour établir le canon inspiré? L’approche réformée considère qu’il est erroné de placer l’Église au-dessus de l’Écriture et affirme que l’Écriture, puisqu’elle est la Parole de Dieu, n’a pas besoin d’une confirmation extérieure à elle-même. Dieu lui-même, qui ne dépend de rien et qui est la Vérité, est celui seul qui rend témoignage à sa Parole par sa Parole (Hé 6.13-18). L’Écriture s’authentifie et se confirme elle-même puisqu’elle est la Parole de Dieu qui ne peut trouver un plus grand témoin qu’elle-même.
La confession commence par définir positivement le canon biblique au paragraphe 2 en énumérant tous les livres bibliques. Puis au paragraphe 3 elle le définit négativement en mentionnant spécifiquement certains livres qui en sont exclus :
(Par. 2) L’Écriture sainte ‑ ou la Parole de Dieu écrite ‑ comprend tous les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament (…) : [la confession énumère tous les livres de l’A.T. et du N.T.] Tous ces livres ont été inspirés par Dieu pour être la règle de foi et de la vie.
(Par. 3) Les livres généralement appelés « apocryphes » ne sont pas d’inspiration divine. Par conséquent, ils ne font pas partie du Canon ou de la règle de l’Écriture, et de ce fait, n’ont aucune autorité dans l’Église de Dieu, et ne doivent pas être estimés ou utilisés différemment d’autres écrits humains.
L’exclusion des apocryphes constitue la différence entre le canon biblique reconnu par les protestants et celui reconnu par les catholiques. Les livres apocryphes se sont retrouvés dans la Bible lorsque Jérôme a publié la Bible en latin au début du 5e siècle. À cette époque, l’Église ne reconnaissait pas l’inspiration divine de ces écrits et les avait joints aux Écritures uniquement comme des livres ayant une valeur historique, en particulier pour rapporter l’histoire du peuple juif entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Avec le temps, l’Église a utilisé ces livres pour défendre des doctrines étrangères aux Écritures. La Réforme protestante, bien qu’elle ait reconnu la valeur historique des livres apocryphes, les a retirés du canon. Les réformateurs sont revenus à la conception néotestamentaire des Écritures de l’Ancien Testament. Le Nouveau Testament reconnait les Écritures inspirées en affirmant l’autorité du canon qui était reconnu par les Juifs du premier siècle : la Loi, les Prophètes et les Psaumes (Lc 24.27, 44). Cette désignation inclut les livres compris dans l’Ancien Testament qui sont énumérés par la confession de foi au paragraphe 2.
En ce qui concerne la formation du canon du Nouveau Testament, le critère d’admission est l’apostolicité. Ce n’est pas l’Église qui a décidé quels livres en feraient partie, mais les écrits apostoliques se sont imposés d’eux-mêmes à l’Église qui les a simplement reconnus en se soumettant à l’autorité des apôtres. Ces derniers reçurent de Christ le pouvoir et l’inspiration divine pour parler en son Nom : Matthieu 16.17-19 ; Jean 16.12-15 ; 1 Corinthiens 12.28 ; Éphésiens 2.20. Les apôtres avaient conscience que leur parole était la Parole de Dieu (1 Th 2.13). L’apôtre Pierre met sur un pied d’égalité les écrits de l’apôtre Paul avec les autres Écritures (2 P 3.15-16). Paul déclare que son office apostolique lui confère l’autorité de donner des commandements à l’Église au nom du Seigneur (Phm 1.8 ; 1 Co 7.10-12, 17, 25). Dans sa lettre à Timothée, l’apôtre Paul cite l’Évangile de Luc comme Parole de Dieu (1 Tm 5.18 ; Lc 10.7). L’autorité des apôtres n’était pas limitée à une Église locale, mais s’étendait sur l’Église universelle ; c’est pourquoi leurs lettres devaient se constituer en canon apostolique (Col 4.16 ; 1 Th 5.27). Bien que tous les livres du Nouveau Testament n’ont pas été directement écrits par un apôtre formellement reconnu, ils sont tous apostoliques dans le sens où ils ont reçu la caution divine du conseil apostolique (Ga 2.8-9) et sont en harmonie entre eux (Rm 16.25-26).
Une fois que la canonicité des livres bibliques est établie, s’impose la question de l’autorité des Écritures. D’où vient cette autorité et comment doit-elle être reconnue? La réponse à ces questions se trouve au paragraphe 4 :
(Par. 4) L’autorité de l’Écriture sainte, en raison de laquelle elle doit être crue, ne dépend pas du témoignage d’un homme ou d’une église, mais dépend entièrement de Dieu son auteur, lui qui est la Vérité elle‑même. Elle doit donc être reçue parce qu’elle est la Parole de Dieu.
L’autorité de la Bible est objective et intrinsèque. Ce n’est pas l’Église qui confère à la Bible son autorité, mais c’est l’Écriture qui donne à l’Église l’autorité de parler au nom de Dieu dans le monde (1 Tm 3.15). L’autorité des Écritures est indépendante de l’opinion des hommes ; qu’un homme reconnaisse ou non l’autorité divine de la Bible ne change rien à son autorité sur tous les hommes puisqu’elle est la Parole de Dieu. Autrement dit, Dieu n’a pas besoin du consentement des hommes pour avoir autorité sur eux ; la Bible « doit donc être reçue parce qu’elle est la Parole de Dieu ». Mais qu’est-ce qui nous convainc que la Bible est réellement la Parole de Dieu? Dieu lui-même nous convainc par sa Parole! Dans la prochaine étude, nous examinerons la nécessité d’être convaincus subjectivement de cette vérité par le témoignage du Saint-Esprit. Cependant, nous devons premièrement examiner la valeur objective du témoignage que l’Écriture sainte se rend à elle-même comme Parole inspirée de Dieu.
La circularité de cette doctrine (la Bible est la Parole de Dieu parce que la Bible dit qu’elle est la Parole de Dieu) n’est pas un problème, elle est en fait nécessaire. Si l’Écriture est de Dieu, elle doit nécessairement être la source qui confirme cette vérité (2 Tm 3.16 ; Hé 6.13). Il est impossible d’échapper à la circularité, peu importe l’approche épistémologique que nous préconisons : les rationalistes établissent par la raison que celle-ci doit être maîtresse ; les empiristes par l’expérience, les utilitaristes par les résultats, etc. C’est donc sur l’Écriture que repose notre foi en l’Écriture.
Nous avons déjà vu que l’Écriture dicte les critères de la canonicité par la relation organique entre les deux testaments qui se nécessitent l’un et l’autre et qui s’auto-confirment. Mais ce témoignage est-il digne de foi? Il existe beaucoup de raisons objectives qui démontrent l’origine divine des Écritures : les prophéties accomplies, l’unité et la cohérence de la révélation au travers d’une pluralité d’auteurs et de siècles, l’incomparable supériorité de son contenu, etc. Cependant, l’argument décisif pour la foi de tout chrétien dans les Écritures est le Christ lui-même.
Dans la mesure où nous croyons que Jésus est le Christ, nous devons impérativement recevoir son témoignage envers les Écritures et nous y soumettre (Jn 8.31, 17.6-10, 17). Christ a attesté que les Écritures de l’Ancien Testament sont la Parole écrite de Dieu et il a mandaté ses apôtres en ce qui concerne les Écritures du Nouveau Testament. Il y a une relation organique entre Christ et les Écritures (Jn 1.1, 14 ; Hé 1.1-3), de telle sorte que recevoir l’un implique nécessairement de recevoir l’autre et rejeter l’un c’est rejeter l’autre (Jn 5.31-47). Notre foi en Jésus-Christ confirme notre foi en l’Écriture et l’Écriture confirme notre foi en Christ. L’Écriture est autopistique : elle s’atteste elle-même comme la digne source de la foi ; elle est la foi elle-même qui nous a été définitivement transmise (Jd 1.3).
1227 mots
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Texte PDF – YouTube: Épisode #3
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Première publication le 12 décembre 2014 @ 5 h 58 min
Psaume 33
RÉSUMÉ: Il arrive que nos coeurs soient en panne d’inspiration pour louer Dieu convenablement. Le Psaume 33 vient alors à notre secours en stimulant notre louange par de nombreuses raisons pour célébrer l’Éternel et lui offrir un cantique nouveau. Nous pourrions résumer ce psaume en une seule phrase: le Psaume 33 nous invite à louer l’Éternel pour ce qu’il est et ce qu’il fait, et à lui confier entièrement notre cœur.
PLAN:
QUESTIONS:
Textes complémentaires: 2 Chroniques 29.1-11, 18-30 ; Apocalypse 14.1-5
Prédicateur: Pascal Denault
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Réponse: Tout dans la Bible n’est pas également clair, mais sa clarté est assez grande pour donner une connaissance certaine de Dieu. La confusion qui résulte d’interprétations divergentes vient des hommes et non d’un manque de clarté de la Bible. ~ 2 Pierre 3.16
Cette question concerne ce que nous appelons la perspicuité de l’Écriture. Ce mot vient du latin et signifie la qualité de clarté d’une pensée, la lucidité. Voici comment la Confession de foi de 1689 attribue la perspicuité aux saintes Écritures :
(Par. 7) Dans l’Écriture, tout n’est pas également évident, ni également clair pour tous. Cependant, tout ce qu’il faut connaître, croire et observer en vue du salut, est si clairement exprimé et dévoilé dans tel ou tel passage de l’Écriture que non seulement l’érudit, mais même l’ignorant peut arriver à une compréhension suffisante par l’usage des moyens ordinaires.
Tout d’abord elle concède que « tout n’est pas également évident, ni également clair pour tous » dans l’Écriture. Il y a des passages plus difficiles à comprendre. Cependant, l’Écriture dit d’elle-même (Ps 119.130) : « La révélation de tes paroles éclaire, elle donne de l’intelligence aux simples. » La lumière ne peut faire autrement que d’éclairer ; la lumière ne peut pas être obscure. Cependant, ce n’est pas parce qu’une chose est claire qu’elle sera clairement perçue. En plein jour, les aveugles ne voient point et ce n’est pas faute de lumière. Il en est ainsi avec l’Écriture : elle est parfaitement claire, en particulier en ce qui a trait à la connaissance de Dieu et au salut de l’homme, mais il y a de l’obscurité dans l’homme. La clairvoyance varie d’un homme à l’autre ; certains lisent la Bible et sont aveugles, d’autres la lisent et sont fortement myopes tandis que d’autre ont une vue plus fiable. Cependant, aucun homme ne voit parfaitement.
La Bible est donc suffisamment claire pour donner une connaissance certaine de Dieu, mais l’homme vient parfois brouiller cette connaissance. C’est exactement ce que l’Écriture enseigne :
15 Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. 16 C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. (2 P 3.15-16)
Pierre explique que Dieu a donné à Paul, un auteur biblique, une sagesse pour éclairer les croyants. Autrement dit, Paul écrit la Parole de Dieu et celle-ci est lumière et vie. Cependant, certains tordent le sens des Écritures et introduisent dans la foi chrétienne une panoplie de faux enseignements. Les croyants naviguent donc au milieu de beaucoup d’écueils et doivent sans cesse examiner la Parole de Dieu pour éviter de faire naufrage. Cette réalité doit nous amener à la prudence sans verser dans la méfiance (Mt 10.16) ; il faut, pour se faire, développer une attitude Béréenne (Ac 17.11 ; 1 Jn 4.1).
Il est cependant important de comprendre que le premier obstacle à notre compréhension de la Parole divine est notre propre cœur. Il y a en chacun de nous une tendance à endurcir nos cœurs pour ne pas écouter la voix du Seigneur (Hé 3.7-8). Ainsi ce n’est pas la clarté des Écritures qui est en cause, ni la complexité des enseignements ni même les différentes interprétations ; mais il s’agit souvent d’un refus de nous soumettre à la Parole et de nous séduire nous-mêmes par de faux raisonnements (Jc 1.22). Ne cherchons pas à ajuster la Bible à notre culture, à nos préférences ou notre sensibilité subjective. Mettons plutôt toute notre vie au diapason de la Parole de Dieu et c’est alors que nous verrons combien elle est claire et nous nous écrierons : « Les ordonnances de l’Éternel sont droites, elles réjouissent le cœur ; les commandements de l’Éternel sont purs, ils éclairent les yeux. » (Ps 19.9).
La confession précise que nous pouvons « arriver à une compréhension suffisante par l’usage des moyens ordinaires ». Il n’est pas nécessaire de recevoir une révélation surnaturelle pour comprendre la Bible (bien que l’illumination intérieure du Saint-Esprit soit nécessaire), il ne faut pas une technique ou une posture particulière pour lire la Bible, il n’est pas nécessaire d’être un membre du clergé ni d’avoir reçu une grande formation en théologie. La Bible se comprend par des moyens ordinaires par lesquels Dieu se révèle à nous : la lecture, la méditation, la prière, la prédication, la foi et l’obéissance. Tous les croyants, peu importe leur statut social ou leur éducation, peuvent avoir une saine compréhension de l’Écriture et voir leur vie être pleinement éclairée par la Parole divine.
Terminons en rappelant l’importance de reconnaître que toutes les vérités de la Parole ne sont pas égales. Toutes les vérités sont importantes, mais certaines sont plus importantes que d’autres. Certaines vérités ne sont pas essentielles au salut ; tandis que d’autres sont absolument nécessaires. Cette reconnaissance nous empêche d’être schismatique chaque fois qu’une différence doctrinale survient et elle nous préserve également de compromettre « ce qu’il faut connaître, croire et observer en vue du salut ». Ce sont ces vérités centrales et fondamentales qui sont les plus clairement révélées dans la Parole.
959 mots
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Texte PDF – YouTube: Épisode #6
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Première publication le 14 janvier 2015 @ 21 h 47 min
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Psaume 32
DESCRIPTION: David explique l’essence de la joie véritable qui mène à la félicité. Ce bonheur repose sur le pardon des péchés et la vie nouvelle qui en découle. Dieu conduit à la repentance tous ses enfants, il leur enseigne l’obéissance et leur accorde la joie du salut.
PLAN:
QUESTIONS:
Textes complémentaires: 2 Samuel 11.1-12.13 ; Romains 3.21-4.8
Prédicateur: Pascal Denault
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Psaume 31
DESCRIPTION: Le psaume 31 est une prière de David où sont entremêlées la détresse et l’espérance. Les circonstances derrières cette prière sont incertaines, mais non seulement elles préfigurent les celles qui accompagneront Christ jusqu’à la croix, mais également celles qui accompagneront jusque dans la gloire tous ceux qui marcheront dans ses traces.
PLAN:
QUESTIONS:
Textes complémentaires: 1 Samuel 23 ; 2 Corinthiens 4.7-11
Prédicateur: Pascal Denault
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Psaume 30
DESCRIPTION: Ce psaume anticipe magnifiquement la délivrance de toutes nos tristesses par la résurrection du Christ dans laquelle nous participons. Tous ceux qui sont l’objet de ce salut élèvent leur voix dans l’adoration joyeuse en attendant la plénitude de leur propre délivrance.
PLAN:
QUESTIONS:
Textes complémentaires: 2 Sam 24 ; És 38.16-20
Prédicateur: Pascal Denault
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