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Or


Cette semaine, les tensions commerciales restent au centre des débats avec un duel Washington-Pékin qui fait rage. L’ordre du commerce international semble se réorganiser, mais pas forcément dans le sens attendu par les Etats-Unis.
US :
Outre-Atlantique, la politique erratique des droits de douane du président américain commence à instaurer une incertitude insupportable pour les marchés comme pour les chefs d'États. Si l’on se penche sur l’objectif à long terme de la politique actuelle de D.Trump, c’est l’endettement gargantuesque de l’économie américaine qui est en ligne de mire. En termes de libre-échange, il existe de grands déséquilibres commerciaux qui s’opposent à de grands déséquilibres de capitaux, notamment entre des pays comme la Chine et les US.
Côté macroéconomique, il faut rappeler que la hausse des tarifs douaniers aura un impact inévitable sur l’inflation américaine. Malgré un marché de l’emploi robuste, la Fed et son président Jérôme Powell ont tenu à rappeler le risque d’inflation importée, mais également le risque d’un ralentissement prononcé de la croissance. Alors qu’une baisse de taux de la Fed semblait encore incertaine il y a peu, les acteurs de marché anticipent une prochaine baisse au 1er semestre 2025.
Une fois de plus, l’incertitude prime et restreint les banques dans leurs capacités à scénariser le futur. L’attentisme et la prudence sont donc de mise avant d’en savoir davantage courant de la semaine prochaine.
EUROPE :
Lors de la réunion de mercredi, la BCE au travers de sa présidente Christine Lagarde a réaffirmé la volonté de venir soutenir la situation économique actuelle. Alors que le ton était plutôt conservateur suite à la dernière baisse de taux, la BCE a opté pour un nouvel assouplissement de sa politique monétaire avec une nouvelle baisse de taux de 25 points de base, portant ainsi à 50bps la baisse totale depuis 2025.
Cette décision confirme l’incertitude étouffante qui règne sur la scène macroéconomique alors que Donald Trump maintient ce climat de volatilité et de crainte. Les marchés réagissent timidement aux rumeurs qui circulent, mais semblent surtout attendre le prochain coup de massue asséné par le président américain. Cette tendance dovish est d’autant plus légitime, que les tensions inflationnistes ne sont plus d’actualités. Cet apaisement du niveau des prix se reflète au travers d’indices des prix à la consommation en baisse, notamment le CPI français qui ressort inférieur aux attentes à +2,20%.
Outre les tensions, cette décision reste cohérente avec une inflation désormais stabilisée autour de 2,2% en rythme annuel, un niveau qui rapproche clairement la zone euro de son objectif des 2%. Christine Lagarde insiste toutefois sur un contexte économique incertain, entre tensions commerciales mondiales et volatilité des marchés. Les entreprises investissent avec prudence, les ménages consomment avec retenue : l’économie reste sous tension.
ASIE :
En Chine, la production industrielle se porte bien et affiche une croissance forte soutenue par une consommation solide. Parallèlement, le chômage recule à +5,20% en rythme mensuel, contre +5,40% précédemment. Une double performance qui illustre l’impact positif des mesures de soutiens. Mais ce rebond pourrait être de courte durée : la Maison Blanche vient d’annoncer une hausse spectaculaire des droits de douane sur certains produits chinois, pouvant atteindre jusqu’à 245%. Une escalade brutale qui remet de l’huile sur le feu entre Pékin et Washington. La Chine a immédiatement réagi, dénonçant une décision “dénuée de sens économique” et promettant des contre-mesures “résolues”.
Au Japon, les exportations progressent, mais la Banque du Japon (BOJ) reste prudente. L’institution redoute les effets des tensions commerciales sur la consommation et pourrait revoir ses prévisions.
MPs :
🛢️
Le pétrole reprend des couleurs, porté par l’incertitude mondiale. La réunion mensuelle de l’OPEP acte d’un ralentissement marqué de la demande avec une baisse de ses prévisions de croissance économique mondiale pour 2025 et 2026. Alors que l’OPEP+ avait annoncé vouloir augmenter sa production (ce qui avait entrainé une chute des prix), des études montrent que la demande mondiale attendrait un plus haut avant de se contracter avec les directives de la transition écologique. En parallèle, les États-Unis sanctionnent une raffinerie chinoise accusée d’acheter du pétrole brut iranien, une décision qui s’inscrit dans la stratégie de pression sur l’Iran et de tensions avec Pékin.
De son côté, l’or bat un record historique à 3 300 $ l’once. Dans ce climat d’instabilité et de tensions tarifaires, le métal jaune reste le refuge incontesté des investisseurs.
Cette semaine, les marchés financiers ont subi une forte volatilité alors que les US sont accusés de manipuler les marchés au travers de la politique tarifaire. La résultante est un retour du phénomène FOMO sur les marchés, summum de l’irrationalité financière.
US :
Outre-Atlantique, les Etats-Unis accaparent plus que jamais le centre de la scène financière mondiale. Si les gouvernements avaient pu supposer que le Trump 2.0 serait plus prévisible, son deuxième mandat sera teinté d’incertitude et de retournement de situation fantasque. Après avoir enterré le concept même de libre-échange lors du « Liberation Day », le 47ème président des Etats-Unis a opéré un véritable volte-face ce mercredi en annonçant une pause de 90 jours avant la mise en place des droits de douane réciproques. On notera néanmoins que les 10,00% de base sont maintenus.
Après le choc baissier en fin de semaine dernière, nous avons assisté à un retour de la volatilité sans précédent. L’annonce de la pause a entraîné des variations de cours plus que significatives sur les principaux indices et titres boursiers mondiaux. Passer de -5,00% à +10,00% d’un jour à l’autre, a très rarement été vu au cours de l’histoire des marchés financiers.
Alors que la plupart des économistes commençaient à dégrader leurs prévisions macroéconomiques, avec notamment une correction du PIB mondial 2025 à -2,00%, l’incertitude totale qui règne rend quasi-impossible la moindre projection.
On constate également que les publications économiques, qui ont pour habitude de guider les marchés, sont passées inaperçues, notamment l’indice des prix à la consommation ou CPI qui ressort à son niveau le plus bas depuis mars 2021 à +2,40% en rythme annuel contre +2,80% précédemment.
En parallèle, les dernières minutes du FOMC ont souligné la peur de la stagflation face aux perspectives économiques. Les responsables de la Réserve Fédérale s’inquiètent d’une recrudescence de l’inflation couplée à une croissance en baisse. Avec le nombre de rebondissements à la semaine, il est difficile d’avoir de la visibilité et de prendre des décisions sur le moyen terme. La vision ultra court-termisme prend le dessus face à une incertitude croissante.
EU :
En Europe, la politique en place est celle de la réaction face aux décisions éphémères et volages des US. L’idée est évidemment de faire front et de remettre au goût du jour le principe de solidarité européenne, concept qui semble parfois oublié. La présidente Christine Lagarde a tenu à rassurer lors de récente allocution en affirmant que la BCE se tenait prête à intervenir. L’institution saura mobiliser l’ensemble des instruments monétaires en sa possession pour « faire face aux turbulences » des marchés, entre autres.
La présidente de la Commission Européenne, Ursula Von der Leyen, a instantanément pris la parole pour riposter aux droits de douane de l’administration américaine avec un surplus de 25,00%. Cependant, cette riposte s’est immédiatement estompée, car, après que Donald Trump a annoncé ce délai de 90 jours, Mme Von der Leyen lui a emboîté le pas en temporisant cette politique douanière. Le but est de prendre le temps de trouver un terrain d’entente et, de ne surtout pas se montrer dépendant des Etats-Unis.
D’un point de vue macroéconomique, on soulignera que l’Allemagne affiche une inflation en apparence maîtrisée, mais les récents évènements viendront peut-être nuancer cet état de fait.
ASIE :
Côté Asie, l’actualité économique est marquée par un contexte international tendu, notamment avec l’explosion des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Face à ces pressions, la Chine réagit en annonçant une politique inspirée de la loi du talion : « œil pour œil, dent pour dent ». On sent le poids des enjeux diplomatiques qui se dessinent au second plan, et une volonté claire de riposter face aux menaces extérieures. Le gouvernement chinois applique donc des droits de douane de +125,00% sur chaque produit américain et subit ainsi un « traitement de faveur » car la Chine sera le seul pays ne bénéficiant pas de la pause. Pire, ses droits de douane sont poussés à +145,00%. Alors que l’économie chinoise montre des signes de ralentissement, et même une légère tendance à la déflation avec un CPI qui affiche -0,10% en rythme annuel, les prochaines décisions seront centrales pour la suite du feuilleton Chine vs USA aka Xi Jinping vs Donald Trump.
MP :
Sur le marché des matières premières, la volatilité est également très forte, car chaque nouvelle sur les droits de douane pourrait avoir un impact significatif sur le commerce mondial. L’or se distingue en tant que valeur refuge par excellence, avec un rythme de hausse continu et des nouveaux plus hauts historiques à répétition. Ce regain d’intérêt pour l’or laisse penser que l’incertitude gagne du terrain, conjointement avec l’avidité de certains acteurs de marché qui sont stimulés par le phénomène FOMO, que l’on traduira par la peur de l’occasion manquée.
Alors que le monde des cryptomonnaies est en stand-by depuis quelque temps, le Bitcoin semble tétanisé en subissant des variations moins conséquentes que des indices phares comme le CAC 40.
Cette semaine, le jour de la libération a eu lieu aux Etats-Unis et le monde a cessé de tourner pendant quelques secondes. L’inflation, les conflits géopolitiques, le prix des matières premières ont été relégué au second rang alors que le monde assistait impuissant à un krach boursier.
US :
Aux US, le mot de la semaine est le protectionnisme, avec un « jour de la libération » qui rappelle fortement les années 1930 et la loi Smoot-Hawley. Le président américain restructure les paradigmes du commerce international pour enterrer le concept presque démodé de libre-échange. On se rend compte que la stratégie de Donald Trump pour relancer et redonner ses lettres de noblesse à l’économie américaine, amène uniquement de l’incertitude sur les marchés. Les entreprises reportent les embauches, revoient à la baisse les plans de production et freinent les investissements.
En conclusion, le président américain se targue de vouloir booster l’activité mais on constate d’ores et déjà un ralentissement de la consommation et donc de la croissance, ainsi qu’une inflation qui repart à la hausse avec un PCE ressorti supérieur aux attentes à +2,70% contre +2,60% attendu par les analystes.
Ces éléments couplés font ressortir un terme qui fait froid dans le dos aux acteurs de marché, celle dont il ne faut pas prononcer le nom : la stagflation.
Mais une fois ce « jour de libération » passé, c’est bien le risque de récession qui prime et inquiète les acteurs de marché.
Malgré l’effondrement généralisé sur les marchés boursiers, on remarque que le VIX ou indice de la peur est loin de refléter une réelle panique sur les marchés, comme si les investisseurs attendaient un revers de manche de la part de Donald Trump. Certains analystes y voient une stratégie à moyen terme pour contraindre la Fed à engager une réduction monétaire et ainsi alléger le poids écrasant de la dette américaine.
Les marchés continuent leur chute et comme dit l’adage : « il ne faut pas rattraper un couteau qui tombe ». Le discours du président Jérôme Powell en fin de journée est attendu comme le messie, les acteurs de marché seront pendus à ses lèvres à la recherche de la moindre indication concernant le futur de la politique monétaire.
EUROPE :
De son côté, l’Europe accuse le coup après un réveil difficile ce jeudi matin. L’ensemble des indices boursier de la Zone € sont teintés d’un rouge vermeil et la descente aux enfers se poursuit ce vendredi.
Côté inflation, le CPI ressort en ligne avec les attentes, inférieur de 0,10% au précédent résultat. Cette contraction encourage les acteurs de marché à anticiper un assouplissement continu de la politique monétaire. Les indices PMI indiquent une contraction économique moins forte qu’auparavant, signal interprété positivement par le marché mais à nuancer car l’injection massive de liquidités de l’Allemagne de 500 milliards et des pays européens de 800 milliards, est loin d’être étrangère à ce regain d’activité.
Lors des dernières minutes de la BCE, la présidente Christine Lagarde a confirmé ses craintes quant à l’application de droits de douane contraignants. Cette politique aurait un fort impact inflationniste et risque de peser sur le climat des affaires. Elle souligne également la forte dichotomie qui règne entre l’état des économies mondiales et la volatilité des marchés financiers. L’Europe prévoit d’ores et déjà de répliquer notamment dans le secteur de l’acier. La semaine à suivre donnera lieu à des joutes diplomatiques qui résulteront sur un nouvel ordre du commerce international.
ASIE :
En Asie, les bons chiffres de la croissance de l’activité industrielle de l’Empire du Milieu sont à leur plus haut depuis un an, et démontrent ainsi que les mesures de stimulus misent en place par le gouvernement sont en train de fonctionner. Toujours sur le plan du commerce international, Pékin ne s’est pas fait prier avant de répondre à la charge tarifaire particulièrement agressive imposée par les Etats-Unis. En réponse au 54,00% de droits de douane, Pékin appliquera des tarifs à l’importation de 34,00% sur chaque produit américain.
MPs :
On constate une baisse globale des prix de l’énergie due à des perspectives de cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine, même si les relations diplomatiques entre Donald Trump et Vladimir Poutine tendent à se déprécier. Lui qui avait assuré être capable de résoudre ce conflit en quelques jours, on commence à trouver le temps long.
Cette semaine, alors que des chiffres décisifs sur l’inflation sont publiés, tous les regards sont tournés vers l’annonce du 02 avril de Donald Trump sur les tarifs douaniers : le jour de libération.
US :
Aux États-Unis, il semble que la thématique de l’inflation ait été reléguée au second rang alors les tergiversations du président américain sur le commerce international font la pluie et le beau temps sur les marchés. En effet, malgré l’inconsistance des décisions de D.Trump, les acteurs de marché demeurent extrêmement sensibles à chacune de ses allocutions. Le dévoilement du régime de droits de douane « réciproques » du résident de la Maison Blanche le 02/04 marquera probablement un avant/après : le jour de la libération de l’Amérique qui emprunte le chemin vers le « great again ».
Côté macroéconomique, les chiffres de la consommation américaine sont et seront décisifs pour les perspectives de croissance sur l’année 2025. Alors que l’indice de confiance des consommateurs est en chute marquée depuis janvier 2025, la population américaine est considérée comme un moteur de croissance primordial de la première économie mondiale. L’incertitude se fait ressentir avec un PIB à +2,40% en rythme trimestriel. On se retrouve dans une réflexion paradoxale car le spectre d’une récession plomberait l’activité, et sera donc un facteur à la baisse pour l’inflation. Le marché attend ce signal positif pour anticiper une future baisse de taux de la banque centrale américaine.
En parallèle, on notera que le contexte actuel de marché amène certains analystes à faire une comparaison avec la bulle internet qui explosait il y a pile 25 ans. Après une analyse fondamentale sur le sujet, les deux situations diffèrent car les nouvelles technologies actuelles reposent sur des perspectives économiques solides. Mais il faut reconnaitre que l’explosion des valeurs technologiques depuis fin 2024 amène à remettre en question cette hausse extraordinaire.
UE :
En Europe, les différents indicateurs d’activité ou PMI publiés cette semaine, laissent penser que l’économie n’est plus aussi morose qu’auparavant. La relance reste timide à ce stade mais on peut supposer que les baisses de taux répétées de la BCE finissent par se ressentir au niveau économique. Cet élan se ressent également et particulièrement en Allemagne, ce qui semble cohérent après le vote d’un plan de relance économique et militaire de 500 milliards.
Le combat contre l’inflation affiche de réels progrès sur le vieux continent, l’indice des prix à la consommation ressort à +0,80% en France.
En Angleterre, la situation économique semble également voir le bout du tunnel. La croissance économique est de retour avec un PIB à +1,50% en rythme annuel, boosté par des ventes aux détails supérieures aux attentes. L’inflation recommence à tendre vers la zone-cible de 2,00% à +2,80% contre +3,00% précédemment.
ASIE :
En Orient, le Japon se montre prudent sur le futur de sa politique monétaire après une hausse de taux historique. Les membres de la Bank of Japan estiment que des taux d’intérêts réels négatifs bénéficieraient au pays du soleil levant, malgré des taux directeurs positifs. L’indice core des prix à la consommation (hors matières premières agricoles et énergétiques) ressort stable a +2,20% en rythme annuel.
Quoi qu’il en soit, la Chine et le Japon restent extrêmement dépendants des décisions sur les droits de douane du président américain la semaine prochaine, notamment sur le secteur automobile.
MPs :
Côté matières premières, l’or confirme une semaine de plus son statut hégémonique de valeur refuge. Le Bitcoin affiche des performances homéopathiques après un véritable rallye en fin d’année 2024, qui s’est sensiblement essoufflé en 2025. Sans vecteur de hausse, la star des cryptomonnaies vivote autour des 80K$.
L’Europe marque un grand coup dans la course aux matières premières qui sont devenues essentielles à des secteurs stratégiques. Devenir indépendant pour s’approvisionner est devenu indispensable, l’Europe opte donc pour l’ouverture de nouvelles mines et pas moins de 47 projets d’extractions de métaux précieux.
Cette semaine, l’Allemagne guide l’Europe vers une politique commune d’endettement alors que les institutions monétaires mondiales soulignent l’incertitude qui règne sur les perspectives économiques.
US :
Côté US, le comité du FOMC (Federal Open Market Committee) a dépeint un tableau incertain de l’économie américaine en amont de la décision sur les taux. La Fed a ainsi annoncé un statut quo, mais anticipe une baisse des taux pour l’année 2025. Même si le maintien de taux directeurs élevés continue de faire peser le poids de la dette sur les États, cette perspective a rassuré les marchés. L’incertitude est cependant très forte et la Fed préconise une position data-dependent.
En parallèle, le risque de récession s’éloigne, car le ralentissement économique semble davantage venir d’une baisse de la consommation. Cette baisse serait elle-même suscitée par le fort climat d’incertitude que génèrent les revirements permanents de l’administration Trump.
Les rapports de l’OCDE sur les perspectives de croissance US et mondiale ont aussi donné le ton. La croissance mondiale 2024 s’élève à +3,20% en rythme annualisé contre +3,10% anticipé en 2025. Les US devraient initialement bénéficier des politiques protectionnistes du président Trump avant de les subir dès 2026 avec une contraction de la croissance attendue pour 2026.
En parallèle, l’inflation risque d’accélérer vers +2,80% sur l’année 2025 selon l’OCDE, contre +2,40% en 2024.
EUROPE :
En Europe, les partis politiques allemands SPD et CDU sont parvenus à un accord sur l’assouplissement des règles fédérales d’endettement. Le Bundestag a pu valider la création d'un fonds d'infrastructure de 500 milliards d'euros, qui devrait notamment soutenir les dépenses militaires du pays. Cette décision met donc fin à des décennies de conservatisme budgétaire en Allemagne.
On assiste ainsi à une forte tension sur les taux de marchés européens. Les raisons sont multiples mais connues de tous : une explosion des dépenses militaires, des plans de relance massifs et une dette publique au-delà de 105 % du PIB.
Le marché obligataire européen est donc saturé avec une inflation qui peine à ralentir à +2,40%, et des investisseurs qui demandent une prime de risque toujours plus élevée. Cependant, cette dynamique de réarmement permet aux États-membres de réfléchir à nouveau à l’émission d’euro-obligations, mais également à l’émission d’obligations vertes.
Côté monétaire, la Bank of England confirme son principal taux directeur au niveau élevé de +4,50%, justifiant son action par une approche prudente et « graduelle » alors que le chômage reste fort à +4,40%. La BNS (Banque Nationale Suisse) poursuit son assouplissement et abaisse les taux de 25 points de base supplémentaires.
ASIE :
En Chine, la production industrielle se porte bien et affiche une croissance forte. Paradoxalement, le chômage repart à la hausse à +5,40% en rythme mensuel, contre +5,00% précédemment.
Au Japon, la BoJ a opté pour un statu quo après avoir voté un resserrement monétaire lors de sa dernière réunion. L’institution confirme sa volonté de poursuivre la normalisation de sa politique et souligne - comme l’ensemble de ses pairs - la forte incertitude environnante. On notera que l’indice des prix à la consommation est ressorti négatif à -0,10% en rythme mensuel.
MPs :
Côté matières premières, l’or réaffirme son rôle de valeur refuge et atteint des plus hauts à 3000 $ l’once. Face au retour de la volatilité sur les marchés financiers, les investisseurs retournent aux fondamentaux, alors que le marché des cryptomonnaies semblent tétanisés depuis plusieurs semaines.
Le contexte tendu du commerce mondial impacte fortement des actifs comme le blé, le pétrole ou le cuivre qui frôle le seuil des 10,000 $.
Cette semaine, l’inflation cède place aux craintes d’une Trumpcession aux US alors que l’Europe poursuit sa politique de réarmement à grand frais.
Cette semaine, droits de douane et politiques de réarmement se bousculent pour orienter les tendances de marché alors que la valse de Trump sur les tarifs commence à perdre en significativité.
Cette semaine marque comme une volonté de rétrospective du combat contre l’inflation en 2024, alors que l’ensemble des grands pays publient l’indice d’évolution des prix.
Cette semaine, les politiques protectionnistes de Donald Trump ravivent les inquiétudes économiques. Aux États-Unis, l’emploi fléchit, l’industrie ralentit et les tensions commerciales s’intensifient. En Europe, l’incertitude politique persiste, tandis que la Chine et le Japon ajustent leurs stratégies face aux défis économiques mondiaux.
Cette semaine, l’optimisme des marchés financiers est plus fort que jamais. L’espoir accroché au cœur, le monde veut croire à l’amour impossible entre une économie étouffée par l’inflation et une croissance boostée par l’IA.
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