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Or


Cette semaine, la fin du moratoire sur les droits de douane américains approche. Seulement le Royaume-Uni et la Chine semblent avoir trouvé une solution, pendant que l’Europe et l’Inde essaient de trouver un terrain d’entente avant la date fatidique du 9 juillet.
🇺🇸 États-Unis
Aux USA, les acteurs de marché attendaient avec impatience les données sur le marché de l’emploi afin d’anticiper les décisions de la FED notamment sur d’éventuelles baisses de taux.
Cependant, le rapport ADP et le rapport NFP donnent un son de cloche différent. Le premier ressort largement inférieur aux attentes, tandis que le second, établi par le BLS ou Bureau Labor of Statistics, est bien meilleur qu’attendu. On assiste donc à un véritable paradoxe entre le secteur privé et public, malgré la prédominance du rapport NFP pour prendre le pouls du marché de l’emploi.
En parallèle, le taux de chômage ressort en baisse, second signal d’un marché du travail robuste.
L’incertitude demeure et ces statistiques ne constituent pas un axe de décision solide pour la FED. Les anticipations de FedWatch pariaient sur une baisse de taux en juillet, mais les derniers chiffres repoussent cette échéance à septembre, à minima.
Lors de son discours tenu à la BCE, Powell a continué de marteler que la Réserve fédérale aurait pu adopter une position plus accommodante sans la politique protectionniste via les tarifs douaniers de Donald Trump. Outre l’incertitude géopolitique, les prévisions d’inflation sont incertaines, empêchant ainsi toute baisse à court terme.
🇪🇺 Europe
Sur le vieux continent, l’inflation remonte timidement au niveau cible des 2,00%, tandis que l’inflation sous-jacente ou core inflation (hors énergie et alimentation) reste stable. La BCE garde pour l’instant le contrôle, mais l’impact des tarifs douaniers pourrait entraîner une hausse des prix. À l’approche de la date butoir, aucun accord n’a encore été signé. Seul le Royaume-Uni est sorti d’affaire alors que le spectre inflationniste risque de marquer la fin du cycle de baisse des taux.
Sur le marché de l’emploi, l’Allemagne dépasse les attentes en juin avec un taux de chômage stable et un nombre de chômeurs en forte baisse. Cetterobustesse pourrait peser dans la balance concernant les prochaines décisions de la BCE.
Au Royaume-Uni, le PIB signe la meilleure croissance parmi les pays du G7 au premier trimestre. Cependant, des faiblesses se cachent derrière cette performance, notamment l’abandon d’une réforme permettant d’économiser 5 milliards de livre sterling. Résultat : une monnaie affaiblie qui risque d’impacter la balance commerciale et une dette publique toujours plus importante. Pour compenser, le gouvernement prévoit d’augmenter les taxes, ce qui aura un impact direct sur les prix à la consommation et donc potentiellement sur l’inflation.
🇨🇳🇯🇵 Asie
En Chine, la récente signature d’un accord avec les États-Unis n’a pas suffi à rassurer les marchés. Le compromis, jugé fragile, est à peine mentionné par les autorités chinoises, ce qui alimente les inquiétudes. En garantissant l’accès aux terres rares, un actif stratégique pour l’économie américaine, l’accord pourrait entraîner une détente des prix à l’échelle mondiale.
Parallèlement, les négociations entre le Japon et la Maison-Blanche piétinent. Donald Trump brandit la menace de droits de douane massifs sur le secteur automobile japonais, pilier stratégique du pays. Cette annonce est perçue comme une véritable bombe dans un pays où la croissance est en berne.
On constate néanmoins un relent d’optimisme lié à un ralentissement global de l’inflation, qui pourrait redonner un peu de marge de manœuvre aux banques centrales de la région.
🛢️ Matières premières
Côté matières premières, on notera que l’or noir fait preuve d’un immobilisme impressionnant. Les tensions n’étaient que de courtes durées pour que les cours explosent.
Quant à l’or jaune, on en entend moins parler mais même silencieux, il reste toujours à des niveaux historiquement élevés et confirme sa place de valeur refuge.
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Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Aurelien Herlem et Quentin Di Dia
Cette semaine, les prémices d’un accord de paix entre Iran et Israël ont su calmer les marchés. Mais la fin de la trêve des tarifs américains, prévue le 9 juillet, risque de signer le retour de l’incertitude et de la volatilité.
🇺🇸 États-Unis
Outre-atlantique, la Réserve fédérale américaine continue à faire preuve de mutisme, sans réels indicateurs pour les acteurs de marché. D’un côté, les tarifs douaniers doivent reprendre le 9 juillet, et sans accord établi avec l’ensemble des pays concernés, cela pourrait être le retour des tensions commerciales et donc de risque inflationniste. D’un autre côté, la mise en place de ces derniers ralentirait indubitablement le commerce international, ce qui repousserait toute perspective de hausse de taux.
Dans son dernier discours, Jerome Powell justifie son attentisme et son inaction, notamment face aux invectives répétées de Donald Trump : « Si nous commettons une erreur, les gens en paieront le prix pendant longtemps ».
Dans ce contexte, les principaux indicateurs macroéconomiques vont servir de véritable boussole au président de la Fed. En effet, le marché immobilier résiste et semble robuste, malgré une baisse marquée de la confiance des consommateurs, indicateur clé de la santé économique des US. Concernant l’inflation, l’indice des prix à la production ou PCE (Price Consumer Expenditure) ressort en hausse, après une contraction prolongée en mai. L’indice des prix à la consommation de juin et de juillet seront donc déterminants pour la stratégie monétaire américaine.
Le point d’inquiétude se concentre sur le PIB trimestriel qui se contracte à -0,50%, contre +2,40% précédemment. La croissance de la première puissance mondiale bat de l’aile, et ce malgré des indices d’activité PMI solides, tout du moins en apparence…
🇪🇺 Europe
Sur le vieux continent, Christine Lagarde a pris la parole afin de confirmer que l’inflation demeurait sous contrôle. La présidente de la BCE encourage également les dirigeants européens à profiter de cette stabilité afin de renforcer son autonomie face à l’incertitude subie aux Etats-Unis.
En Angleterre, le directeur de la BoE ou Bank of England, AndrewBailey, redoute un scénario de stagflation qui se traduit par une économie à l’arrêt et des prix à la hausse. La croissance peine à redémarrer depuis quelque temps, tandis que l’inflation reste préoccupante, notamment suite au regain de volatilité sur les cours du pétrole.
En France, l’inflation qui semblait définitivement sous contrôle avec des niveaux bien en deçà de la zone-cible de la BCE, a vu les derniers chiffres pointer une hausse modérée de l’inflation en juin à +0,90% en rythme annuel. Cela pourrait relancer les interrogations sur l’orientation de la politique monétaire en zone euro, d’autant que la BCE a opté pour une attitude expansionniste depuis la première baisse de taux il y a aujourd’hui un an.
🇨🇳🇯🇵 Asie
En Asie, l'accord qui doit encadrer le commerce des terres rares entre la Chine et les États-Unis semble sur la bonne voie. Après une escalade des tensions, un terrain d’entente a pu être trouvé, même si le doute persiste quant à la bonne foi des deux parties.
Ce secteur des terres rares est d’ailleurs hautement stratégique au niveau géopolitique et notamment dans le secteur des véhicules électriques. En effet, alors que Tesla dominait le marché, les constructeurs chinois grignotent rapidement des parts de marché de plus en plus importantes avec des marques comme BYD ou Xiaomi. Les Américains perdent du terrain et cette décélération est amplifiée par les « bad buzz » répétés et autres déboires d’Elon Musk.
Au Japon, Tokyo poursuit les négociations avec les États-Unis afin de trouver un accord avant la date butoir. Sous pression inflationniste, le pays jongle entre la normalisation de sa politique monétaire et l’incertitude extrême liée à la politique commerciale américaine.
🛢️ Matières premières
Ce week-end, les États-Unis ont frappé les trois principaux sites nucléaires iraniens. Le véritable risque géostratégique résidait autour du détroit d’Ormuz qui ne concentre pas moins de 20% du trafic pétrolier mondial. Cependant, cette menace était jugée peu crédible par les dirigeants mondiaux puisqu’une telle décision aurait complètement isolé le pays sur la scène internationale.
Les États-Unis ont donc appelé à une désescalade, ce qui a abouti à l’annonce d’un cessez-le-feu entre les deux pays. Ce retour au calme s’est accompagné d’un relent d’espoir presque exagéré, avec une accalmie sur le cours du baril et un rebond significatif des marchés actions.
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Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Aurelien Herlem et Quentin Di Dia
Cette semaine, les banques centrales marquent une pause, les incertitudes géopolitiques et les risques de remontée des prix les poussent à rester prudentes.
🇺🇸 États-Unis
Au pays de l’Oncle Sam, tous les regards étaient braqués sur Jerome Powell, alias « Too Late », président de la Fed et punching-ball favori de Donald Trump. Très attendu sur une possible baisse des taux, sa grande décision fut de ne rien décider. Pour la quatrième fois consécutive, les taux directeurs restent figés entre 4,25% et 4,50%.
A la Maison-Blanche, Trump s’agace. Obsédé par l’idée de faire baisser les taux, il accuse Powell de saboter l’économie et va jusqu’à plaisanter sur le fait qu’il devrait lui-même devenir président de la Fed.
La Fed le sait, tout peut déraper très vite. Les taxes du “Liberation Day” d’avril n’ont pas encore fait effet puisque les entreprises absorbent encore les coûts. Le retour des tarifs à la fin de la trêve avec la Chine menace lui aussi de raviver l’inflation sachant que Trump peut dégainer un tarif surprise à tout moment. Et la guerre entre l’Iran et Israël alimente l’instabilité, surtout sur les prix du pétrole. Ce cocktail peut rallumer l’inflation à tout instant et la Fed préfère attendre, une fois de plus.
Du coup, l’ambiance générale se traduit par une méfiance en continu, tout en n’ayant aucune idée de ce qui pourrait bien se passer.
🇪🇺 Europe
Sur le vieux continent, les derniers chiffres vont dans le bon sens. En mai, le rythme de l’inflation a ralenti dans la zone euro, à la fois en annuel et en mensuel. Au Royaume-Uni, c’est le même constat, il reste stable sur un an, et baisse fortement sur un mois.
Cette semaine, la Banque d’Angleterre a maintenu ses taux directeurs inchangés, tandis que la Banque nationale suisse a poursuivi son assouplissement en abaissant son principal taux à 0%.
Par ailleurs, Nagel, président de la Banque fédérale d'Allemagne, insiste sur la nécessité de surveiller les risques d’inflation liés aux tensions géopolitiques actuelles.
🇨🇳🇯🇵 Asie
Au pays du soleil levant, la Banque centrale du Japon a maintenu ses taux inchangés à 0,50%, comme la plupart de ses homologues. En revanche, elle a annoncé qu’elle allait réduire progressivement ses achats d’obligations d’État, amorçant une sortie prudente de sa politique ultra-accommodante. Un exercice d’équilibriste, alors que l’inflation annuelle grimpe cette semaine à 3,70%.
🛢️ Matières premières
Les tensions sur le pétrole s’intensifient notamment avec l’escalade du conflit entre Israël et l’Iran. Les deux pays se parlent désormais par missiles interposés, tandis que, de son côté, le président des Etats-Unis dit ne pas encore avoir pris de décision concernant une intervention en Iran, ajoutant que “toutes les options étaient sur la table”.
En parallèle, le nouveau rapport de l’OPEP est tombé : l’organisation maintient ses prévisions sur la croissance de la demande mondiale de pétrole.
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Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Quentin Di Dia
Cette semaine, Washington sourit à Pékin, Trump s’agite, et la Chine glisse doucement en déflation. L’Europe, elle, mise gros sur l’IA, pendant que le platine vole la vedette à l’or.
🇺🇸 États-Unis
C’est la nouvelle majeure de la semaine : les États-Unis ont annoncé s’être accordés sur un "cadre général" avec la Chine pour lisser leurs différends commerciaux. Deux points clés ressortent : la reprise des exportations de terres rares depuis la Chine et le maintien des échanges universitaires entre les deux pays, mais les acteurs des marchés attendent davantage de détails. C’est un pas vers la désescalade qui permet à l’économie de souffler.
Côté américain, les derniers chiffres montrent que les prix restent globalement stables. L’indice des prix à la consommation recule très légèrement en mai par rapport à avril, mais reste en légère hausse sur un an.
L’inflation semble sous contrôle, mais attention, l’effet des tarifs douaniers ne s’est pas encore répercuté sur celle-ci. Grâce aux stocks disponibles et aux délais logistiques, les entreprises ont pu amortir temporairement les hausses de coûts. Selon Reuters, l’impact réel devrait se faire sentir entre juin et juillet. Autrement dit, il faudra attendre encore un mois pour évaluer pleinement les conséquences sur l’inflation. Cela n’empêche pas Donald Trump de fanfaronner : il a salué des chiffres "extraordinaires" et a de nouveau exhorté la Fed à baisser les taux. Et justement, la banque centrale se réunit la semaine prochaine.
Le taux de chômage est resté stable en mai. Cependant, après des chiffres décevants publiés la semaine dernière sur le marché de l’emploi, c’est surtout le taux de chômage de juin qui sera scruté de près pour confirmer un ralentissement du marché du travail.
🇪🇺 Europe
Dans le camp européen, l’accord entre Mistral AI et Nvidia a retenu l’attention. Face aux incertitudes géopolitiques et aux attaques répétées de Trump, c’est un signal fort qui montre la volonté européenne de renforcer son autonomie technologique et de s’affirmer comme un pôle majeur de l’innovation.
Par ailleurs, les derniers chiffres sur la zone euro surprennent : la croissance du premier trimestre 2025 a été revue, avec une hausse de 0,60%.
En Allemagne, l’IPC reste stable sur un an, tandis qu’il recule en France. En rythme mensuel, les deux pays enregistrent une baisse, avec un recul notable en France où l’inflation passe en territoire négatif à -0,10%. Ces chiffres confirment un affaiblissement de l’inflation en zone euro.
En déplacement à Pékin, Christine Lagarde a mis en garde contre des politiques commerciales trop agressives en cette période. Elle vise notamment les tensions entre la Chine et les États-Unis, dont la trêve commerciale tient tout juste pour l’instant.
🇨🇳🇯🇵 Asie
Au Japon, la croissance du PIB au premier trimestre est à zéro, cependant cela reste mieux qu’attendu puisque le marché se préparait à une légère contraction.
De son côté, la Chine est entrée dans son quatrième mois consécutif de déflation avec des niveaux de l’indice des prix à la consommation négatifs. Une situation qui reflète un climat économique fragilisé et une demande intérieure en berne.
🛢️ Matières premières
Côté matières premières, les tensions montent d’un cran : Israël a mené une frappe préventive contre l’Iran, visant plusieurs sites militaires et nucléaires. Donald Trump a convoqué son conseil de sécurité nationale dans la foulée.
Ces frappes surviennent au moment où les négociations entre les États-Unis et la République islamique sur le nucléaire iranien sont dans l'impasse. Par ailleurs, le ministre iranien de la Défense avait menacé directement les bases américaines au Moyen-Orient quelques jours avant.
Résultat : les prix du pétrole repartent à la hausse à court terme, portés par les craintes géopolitiques. Une fermeture du détroit d’Ormuz serait le pire scénario : jusqu’à 20% des flux pétroliers mondiaux transitent par ce passage stratégique.
En parallèle, le platine attire l’attention. Depuis avril, son prix a bondi de 30%, dépassant même la performance de l’or. En toile de fond : les tensions géopolitiques et l’incertitude autour de la stratégie commerciale américaine, qui poussent les investisseurs à se tourner vers les métaux pour se protéger. L’ensemble du secteur est en hausse cette année, l’or en est bien sûr l’exemple le plus suivi.
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Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Quentin Di Dia
Cette semaine, l’Europe brille avec des indicateurs encourageants, tandis que les États-Unis affichent des données décevantes. De son côté, le Japon lutte face à une inflation qui échappe de plus en plus à son contrôle.
🇺🇸 États-Unis
Aux Etats-Unis, les responsables de la Réserve fédérale ont exprimé leurs préoccupations face aux risques de la montée simultanée de l’inflation et du chômage, soulignant que toute décision future dépendra de l’évolution de ces données.
Et justement, les derniers chiffres sur l’emploi aux États-Unis sont décevants : seulement 37 000 emplois ont été créés en mai, soit trois fois moins qu’attendu, et le chômage est en hausse. Ces chiffres pourraient pousser la Réserve fédérale à envisager une baisse de taux prochainement.
Dans le même temps, le PIB passe en négatif pour atteindre -0,20% ce trimestre. On rappelle que si les chiffres du PIB restent négatifs au prochain trimestre, les États-Unis entreront en récession.
La balance commerciale s’améliore par rapport au mois précédent même si elle reste déficitaire, il s’agit d’une amélioration directement liée à la pause temporaire sur les tarifs douaniers. Côté inflation, l’indice annuel des prix à la consommation des ménages ralentit, ce qui suggère une diminution de la pression inflationniste.
🇪🇺 Europe
De l’autre côté de l’Atlantique, les perspectives s’améliorent, mais la Banque centrale européenne reste prudente. Christine Lagarde a rappelé que la lutte contre l’inflation restait la priorité. Elle en a aussi profité pour critiquer la politique commerciale des États-Unis, accusée d’exporter l’instabilité.
Et justement, les derniers chiffres confirment un ralentissement plus marqué que prévu de l’inflation dans la zone euro, se rapprochant de la cible des +2,00% ce qui est un très bon signe.
Et comme attendu, la Banque centrale européenne a baissé ses taux directeurs de 25 points de base. Il s’agit de la huitième réduction depuis le début du cycle.
De son côté, la Banque d’Angleterre préfère temporiser. Le gouverneur Bailey a rappelé que les incertitudes économiques imposent de ne pas précipiter les baisses de taux, malgré les signaux positifs.
🇨🇳🇯🇵 Asie
Au Japon, l’inflation annuelle dépasse désormais les +3,60%, un niveau historique bien supérieur aux attentes. Pour rappel, le pays a maintenu des taux extrêmement bas pendant des décennies pour soutenir son économie, au prix d’un endettement massif. Aujourd’hui, la Banque du Japon se retrouve dans une impasse, relever les taux pour contenir l’inflation reviendrait à faire exploser le coût de la dette.
En Chine, les indices PMI manufacturier et services restent stables autour de 50. Une stabilité encourageante dans un environnement incertain.
🛢 Matières premières
L’OPEP a réaffirmé le maintien du niveau global de production de pétrole brut, malgré des prix faibles.
Dans le même temps, le président des États-Unis a signé un décret doublant les droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium. L’objectif est de pousser les entreprises américaines à se fournir auprès des producteurs nationaux.
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Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Quentin Di Dia
Cette semaine, la trêve commerciale entre la Chine et les États-Unis dure, et le monde retient son souffle. Partout, on se prépare : en Asie, les armements s’intensifient ; en Europe, on s’affirme. L’heure est à la préparation.
🇺🇸 US
Aux États-Unis, Kashkari, membre du FOMC, a souligné qu’il était peu probable que les négociations commerciales avec la Chine aboutissent rapidement. Il met en garde contre une période prolongée d’incertitude, ce qui pourrait compliquer la trajectoire économique à moyen terme.
Jerome Powell a défendu les décisions prises par la Réserve fédérale pendant la pandémie de Covid-19 lors d’un discours. Il affirme qu’elles ont été nécessaires pour préserver la stabilité et salue l’engagement des employés de l’institution et en répondant aux critiques récentes de Donald Trump.
Parallèlement, la confiance des consommateurs progresse, portée par la trêve commerciale entre les États-Unis et la Chine, ce qui est bon signe.
🇪🇺 EUROPE
En Europe, dans son dernier discours, Christine Lagarde estime que l’euro pourrait tirer son épingle du jeu dans ce contexte incertain, si les États membres unissent davantage leurs forces économiques.
En Allemagne, la confiance des consommateurs reste faible mais progresse pour le troisième trimestre consécutif, portée par de meilleures perspectives de revenus. L’indicateur demeure toutefois à un niveau historiquement bas. En parallèle, la situation sur le marché du travail inquiète, avec une hausse très forte du nombre de chômeurs.
En France, l’indice mensuel des prix à la consommation devient négatif. Ce recul suggère une déflation à court terme, et il sera essentiel de suivre les prochains mois pour confirmer ou non cette tendance. De son côté, le PIB repasse en positif après un trimestre inférieur à 0, même si la croissance reste très faible.
🇨🇳🇯🇵 ASIE
En Asie du Sud-Est, les dépenses en armement s'accélèrent. Les récents conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, combinés à la rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine, poussent plusieurs pays à élargir leurs partenariats industriels et à développer leur propre industrie de défense.
Du côté du Japon, l’indice des prix à la consommation core, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, grimpe largement au-dessus de l’objectif des 2,00%. Le Japon commence à perdre le contrôle de l’inflation, une tendance déjà observée la semaine passée.
🛢️
Côté matières premières, les prix de l’or restent à leurs plus hauts niveaux historiques, en ce mois de mai.
Le pétrole reste stable, entre tensions géopolitiques et incertitudes sur l’offre. Trump a qualifié Poutine de "complètement fou" ce mardi et pourrait annoncer de nouvelles sanctions contre la Russie cette semaine, selon CNN. En parallèle, le marché attend des précisions sur une possible hausse de la production suite à la réunion de l’Opep.
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Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Quentin Di Dia
Cette semaine : entre tensions budgétaires et incertitudes géopolitiques, l’économie mondiale reste fragile.
🇺🇸 États-Unis
Coup dur pour les États-Unis : Moody’s a retiré la note maximale AAA à la dette américaine, la rétrogradant à AA1. En cause, une dette publique en hausse et un coût de financement de plus en plus lourd.
Le Trésor américain a récemment lancé une émission obligataire, mais la demande était faible. Le ratio de couverture, indicateur de l’intérêt des investisseurs, est très bas, malgré le statut historiquement refuge de la dette américaine. La dette atteint désormais 130% du PIB, ce qui inquiète les marchés.
Dans le même temps, plusieurs membres du FOMC, ont mis en garde contre les incertitudes persistantes : les tensions géopolitiques, les politiques tarifaires, les niveaux d’endettement et de confiance des investisseurs en déclin. Ces facteurs brouillent la lecture de l’économie et compliquent les décisions monétaires.
Mais un signal positif tout de même : le PMI affiche une forte croissance, ce qui laisse entrevoir un regain de dynamisme.
🇪🇺 Europe
En Europe, une nouvelle déclaration de Trump a fait réagir les marchés avec une baisse des bourses européennes suite à la menace d’imposer 50% de droits de douane à l’Union européenne à compter du 1er juin.
L’inflation reste stable en zone euro, tandis qu’au Royaume-Uni, elle repart fortement à la hausse, portée par une belle consommation.
La revue de stabilité financière de la BCE, publiée cette semaine, alerte sur les risques dans ce contexte géopolitique. Tensions commerciales, politiques douanières changeantes et incertitudes liées aux dépenses de défense, qui alourdissent la dette publique.
Le PMI global de la zone euro, recule légèrement, signe d’un ralentissement modéré de l’activité. En revanche, l’Allemagne affiche un PIB avec une progression marquée.
Enfin, le compte rendu de la dernière réunion de la BCE confirme une posture prudente. Un climat d’incertitude pèse sur la trajectoire économique mondiale.
🇨🇳🇯🇵Asie
En Chine, la production industrielle recule sur un an, mais reste au-dessus des attentes, ce qui pourrait signaler une forme de stabilisation après plusieurs mois difficiles. Le taux de chômage de son côté reste stable.
Les derniers chiffres au Japon sont préoccupants : l’inflation grimpe à 3,4%, et la croissance des exportations s’est divisée par deux. Résultat, la balance commerciale bascule de nouveau dans le rouge.
Le gouvernement a tenté d’émettre de nouvelles obligations pour se financer. Mais avec une dette publique équivalente à 260% du PIB, l’opération n’a pas rencontré le succès espéré : la demande des investisseurs a été très faible, comme en témoigne un ratio de couverture particulièrement bas.
🛢️ Matières premières
Les prix du pétrole sont en déclin cette semaine après une information de Bloomberg News selon laquelle l’OPEP+ envisagerait, sans confirmation officielle, d’augmenter la production de 411 000 barils par jour en juillet.
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Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Quentin Di Dia
Cette semaine, après des semaines de tensions et d’incertitudes, un vent d’apaisement souffle sur les marchés : la trêve commerciale entre les États-Unis et la Chine redonne un peu d’air à l’économie, et les investisseurs retrouvent brièvement le goût du risque.
🇺🇸 USA
Bonne nouvelle de l’autre côté de l’Atlantique : après plusieurs semaines de tensions, les États-Unis et la Chine ont trouvé un terrain d’entente. Les deux pays ont accepté de baisser temporairement leurs droits de douane, à 30% pour Washington et 10% pour Pékin, contre 145% et 125% auparavant. Une trêve de 90 jours qui donne un peu d’air aux marchés et laisse entrevoir une reprise des échanges.
L’environnement est stable côté inflation, avec une dynamique annuelle toujours au-dessus du seuil cible des 2%. Mais la prudence reste de mise : Jerome Powell a rappelé l’engagement de la Fed, qui continue de faire de la lutte contre l’inflation sa priorité.
🇪🇺 EUROPE
En Europe, les investisseurs ont également salué l'amélioration des relations sino-américaines. Les principales places boursières ont progressé en début de semaine, portées par un regain de confiance.
Le président de l’Eurogroupe félicite cette désescalade, y voyant une opportunité de stabilisation pour la zone euro. Un sentiment renforcé par les derniers chiffres : le PIB européen reste relativement stable, tout comme celui du Royaume-Uni.
🇨🇳🇯🇵 ASIE
En Asie, la Chine accueille favorablement cette trêve commerciale, qui pourrait redonner de l’élan à ses exportations. Pékin compte bien profiter de ces 90 jours pour stabiliser son économie.
Dans le même temps, l’Arabie saoudite a annoncé un partenariat stratégique avec Nvidia pour accélérer son développement dans l’intelligence artificielle. Cette initiative, révélée lors de la visite de Donald Trump dans la région, traduit la volonté des pays du Golfe de réduire leur dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers.
Du côté du Japon, les chiffres sont moins encourageants : la croissance de son PIB, aussi bien trimestrielle qu’annuelle, passe dans le rouge. Une baisse qui illustre concrètement les inquiétudes exprimées depuis plusieurs semaines quant à l’impact des décisions de Donald Trump.
🛢️
D’après son dernier rapport, l’OPEP prévoit toujours une hausse de la demande mondiale de pétrole de 1,3 million de barils par jour en 2025 et 2026.
En parallèle, l’amélioration du climat de marché pousse les investisseurs à quitter les actifs défensifs comme l’or, qui a reculé, au profit de placements plus risqués.
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Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Quentin Di Dia
Cette semaine, l’économie américaine recule malgré les promesses de Donald Trump, tandis que l’Europe tire son épingle du jeu. Dans un contexte incertain, les équilibres économiques évoluent rapidement et rebattent les cartes.
🇺🇸 USA
Aux États-Unis, c’est le grand écart entre discours politique et signaux économiques. Donald Trump promet un "boom économique", mais les données du dernier trimestre indiquent le contraire. Le PIB recule de 0,30%, contre une croissance de 2,40% au trimestre précédent. Cette baisse brutale coïncide avec l’instauration des taxes douanières décidée par le président et commence à peser sur l’économie réelle : le marché du travail se détériore, les ménages réduisent leurs dépenses et leur confiance recule.
Dans ce contexte, tous les regards se tournent vers la Réserve fédérale. Sa décision sur les taux d’intérêt est attendue mercredi 7 mai. Malgré les pressions de Donald Trump en faveur d’un assouplissement monétaire, la Fed devrait maintenir les taux inchangés. Ce statu quo pourrait raviver les tensions entre le président américain et Jerome Powell, mises en pause ces dernières semaines.
🇪🇺 EUR
De l’autre côté de l’Atlantique, la dynamique est plus stable. Le PIB de la zone euro progresse de 0,40% ce trimestre, soit deux fois plus que prévu. Cette croissance est soutenue par une consommation accrue et une production solide.
La Banque centrale européenne reste prudente, évoquant des incertitudes persistantes liées aux tensions commerciales mondiales, mais souligne la capacité de la zone euro à encaisser les chocs récents. Pour l’instant, l’Europe semble tirer son épingle du jeu.
🇨🇳🇯🇵 ASIE
En Asie, la Chine adopte une posture ferme face aux États-Unis. Pékin rejette toute forme de pression et affirme que "le chantage ne fonctionnera pas". Malgré les tensions, Washington a multiplié les signaux en faveur d’un nouveau dialogue, signe d’un possible apaisement.
Au Japon, la Banque centrale maintient sa politique monétaire inchangée, mais révise à la baisse ses prévisions de croissance. Elle s’inquiète des effets indirects des conflits commerciaux sur les entreprises et sur le moral des ménages.
🛢️
Enfin, sur le marché des matières premières, le cours de l’or recule légèrement cette semaine. Ce mouvement traduit un regain de confiance des investisseurs après les déclarations de Donald Trump en faveur d’une reprise du dialogue avec la Chine.
Veni, vedi, maybe…
Cette semaine, un changement de ton a marqué l’actualité économique. Donald Trump a surpris en rouvrant le dialogue avec la Chine, après une longue phase de tensions commerciales. Dans le même temps, les institutions monétaires mondiales tirent la sonnette d’alarme face aux signes d’un ralentissement économique.
🇺🇸 USA
Outre-Atlantique, on assiste à un nouveau retournement de situation digne d’un film hollywoodien. Donald Trump, qui avait imposé une stratégie de pression maximale contre la Chine, avec des droits de douane jusqu’à 245 %, fait désormais marche arrière. Mardi, il annonce que ces droits "diminueront considérablement", et se dit même prêt à être "très gentil" avec Pékin. L’administration envisage désormais de réduire ces barrières tarifaires. Un changement de ton radical, porté par une déclaration : « Nous allons vivre ensemble très heureux ».
Dans un même mouvement d’apaisement, Donald Trump assure ne pas vouloir renvoyer Jérôme Powell, président de la Fed, qu’il n’a pourtant cessé de critiquer avec virulence. En parallèle, le Beige Book de la Fed, publié mercredi, dresse un tableau préoccupant : ralentissement de l’activité, résurgence des tensions inflationnistes, et un tourisme en chute libre qui vient alourdir encore les perspectives économiques. Le FMI tire également la sonnette d’alarme. En effet, l’institution pointe une instabilité financière grandissante et abaisse ses prévisions de croissance mondiale, avec en toile de fond le spectre d’une récession.
Le marché de l’emploi américain se maintient avec un taux de chômage stable, ce qui témoigne d’un marché du travail résilient.
🇪🇺 EUR
Côté européen, l’espoir d’un apaisement entre Washington et Pékin a offert un moment de répit aux marchés. L’économie de la zone euro continue de progresser timidement. Les indicateurs d’avril montrent une croissance molle, qui reste néanmoins positive.
La baisse des taux opérée par la BCE la semaine dernière commence à se faire sentir, avec un impact significatif sur les taux à court et à long terme. Par ailleurs, Christine Lagarde n’a pas manqué de défendre son homologue américain Jérôme Powell face aux attaques de Trump ce mardi, un beau moment de solidarité transatlantique.
Côté Angleterre, le gouverneur de la BoE ou Bank of England, Andrew Bailey, a exprimé ce mercredi ses inquiétudes quant à l'impact des droits de douane sur la croissance. En parallèle, les indices PMI ont fortement reculé au Royaume-Uni en dessous du seuil de 50, signalant une contraction économique. Ce constat contraste avec l’Europe qui affiche des chiffres globalement stables.
🇨🇳🇯🇵 ASIE
En Asie, la Chine observe. Pour Pékin, la désescalade américaine est un premier signal encourageant, mais la méfiance reste de mise. Les prochaines semaines seront décisives pour définir les contours d’un accord crédible.
Au Japon, l’heure est à la vigilance. L’inflation sous-jacente explose à Tokyo, à +3,40 % sur un an, un sommet depuis avril 2023. La Banque du Japon, longtemps prudente, envisage désormais de continuer son cycle de hausse de taux.
🛢️
Côté matières premières, le virage diplomatique de Washington pousse les prix de l’or à la baisse. L’horizon s’éclaircit, les tensions commerciales s’apaisent à court terme.
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Que vous soyez en train de conduire, de faire votre jogging ou sur votre lieu de travail, "What DAF’ck” vous accompagne partout grâce à son format podcast.
🎧 Disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, et toutes les plateformes.
À écouter n’importe où : en voiture, au bureau, en marchant.
💼 Pensé pour les DAF, RAF, trésoriers, investisseurs et tous ceux qui veulent comprendre avant les autres.
What DAF’ck, c’est l’économie mondiale, chaque semaine, sans filtre.
Un podcast imaginé, produit et réalisé par l’équipe Widoowin Cross Asset Solutions.