What DAF'ck

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By Widoowin Cross Asset SolutionsNewsBusiness News
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What DAF'ck episodes

  • 🕊️ Vol au-dessus d'un nid de colombes

    Cette semaine, la Réserve fédérale amorce un assouplissement monétaire, mais les tensions persistantes sur les rendements obligataires continuent d’alimenter l’incertitude.

     

     🇺🇸 États-Unis 

     

    Aux États-Unis, la Réserve fédérale a abaissé son taux directeur d'un quart de point, le portant à une fourchette de 3,50% à 3,75%, tout en annonçant la reprise des achats d’obligations du Trésor pour soutenir l’économie et le marché du travail. Le dernier rapport JOLTS illustre les tensions encore présentes sur l’emploi, avec des ouvertures de postes en hausse mais des embauches en recul en octobre. Dans le même temps, le PCE ressort à 2,80%, légèrement en dessous des attentes, ce qui confirme que l’inflation est sous contrôle. L’ensemble de ces signaux a conforté la Fed dans sa décision, et les nouvelles projections prévoient deux baisses supplémentaires, une en 2026 et une en 2027. 

     

    Par ailleurs, l’incertitude reste forte autour de la dette tandis que le récent shutdown continue de réduire la visibilité en raison du manque de données. Dans ce climat, les rendements obligataires à 10 ans se maintiennent à des niveaux élevés. Néanmoins, les perspectives économiques sont revues à la hausse pour 2026 avec une croissance revue à la hausse et un marché du travail maîtrisé. Même si le pouvoir d’achat s’est détérioré ces derniers mois, l’inflation est désormais suffisamment sous contrôle pour permettre un assouplissement monétaire progressif sans risquer de raviver la hausse des prix. 

    En parallèle, la succession de Jerome Powell revient progressivement sur le devant de la scène, alors que son mandat arrive à son terme en mai prochain. Le président annoncera son choix début 2026, et pour l’instant le favori est Kevin Hassett, conseiller économique de la Maison-Blanche et partisan de nouvelles baisses de taux. 

     

     🇪🇺 Europe 

    Sur le vieux continent, la tendance est à l’optimisme suite à la prise de parole de Christine Lagarde pour le Financial Times. La présidente de la BCE se montre confiante quant à la politique monétaire actuelle et devrait donc maintenir le statu quo pour les prochaines réunions. Madame Lagarde entrevoit des perspectives de croissance à la hausse pour l’année 2026. L’économie européenne se montre bien plus robuste qu’attendue face aux tensions commerciales et géopolitiques. 

    En Angleterre, le son de cloche est différent. Le gouverneur Bailey entend réduire le bilan de la BoE qui avait entamé, depuis 2009, une politique de soutien économique via l’achat de dette publique. Cette décision fait écho au resserrement quantitatif voté en septembre et s’inscrit dans une stratégie de réduction de l’exposition au risque de taux.

    Dans un contexte de fortes tensions sur le marché des rendements obligataires européens, la réunion de l'Eurogroupe et du Conseil des affaires économiques et financières (Ecofin) ce jeudi a pour but d’examiner les politiques de la zone euro. Cet évènement réunit les ministres des finances de chaque État membre afin de mutualiser les objectifs économiques.

     

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

     

    Au Japon, l’anticipation d’un relèvement des taux en décembre a poussé le rendement obligataire à 10 ans à un sommet inédit depuis dix-huit ans. Le signal est clair, la priorité est de maîtriser une inflation devenue difficile à contenir. Mais cette décision pourrait affaiblir davantage une économie déjà fragilisée, dont le PIB a reculé de 0,60% au troisième trimestre, au risque de pousser le pays vers une récession.

    Dans la région Asie-Pacifique, les tensions montent alors que la Chine multiplie les démonstrations de force autour de Taïwan. Les manœuvres militaires et les déploiements stratégiques s’intensifient, poussant les pays voisins à renforcer leurs défenses. Cette situation risque d'exacerber l'instabilité et les tensions dans la région en 2026.

     

     🛢️ Matières premières 

     

    Côté matières premières, l’argent a atteint un record historique à 62,88 $ en début de semaine. Il se démarque depuis le début de l’année avec une progression de 100%, devant l’or qui affiche 63%. Dans un environnement marqué par les tensions commerciales et géopolitiques, les investisseurs renforcent leur appétit pour ces métaux reconnus comme valeur refuge. De plus, l’argent devenu indispensable grâce à sa forte conductivité, bénéficie d'une forte demande engendrée par la croissance des énergies renouvelables.

    En parallèle, les prix du pétrole brut reculent sous l’effet d’une offre plus abondante venue de l’OPEP+ et des États-Unis. Cependant, la révision à la baisse de la production américaine prévue pour 2026 par l'EIA pourrait progressivement modifier la dynamique du marché.

    6 min
  • 🎅 Le cadeau de papa Powell

    Cette semaine, l’économie américaine montre des signes de faiblesse, renforçant les attentes d’une baisse des taux à l’approche de Noël. En Europe, la banque centrale temporise face aux incertitudes, tandis que le Japon affiche une économie encore fragile.

     

     🇺🇸 États-Unis 

    Aux États-Unis, le rapport mensuel du cabinet ADP indique que le secteur privé américain a enregistré une suppression de 32 000 emplois au mois de novembre. Dans ce contexte, les marchés anticipent une baisse des taux lors de la réunion de la Réserve fédérale en décembre, avec une probabilité de 87% selon l’outil FedWatch du CME. Il s’agit de l’un des derniers indicateurs de l’emploi disponible, puisque le shutdown a empêché la publication des chiffres du chômage d’octobre et retardera ceux de novembre, qui paraîtront après la réunion. Parallèlement, les pressions inflationnistes pourraient inciter l’institution à adopter une posture plus prudente dès 2026.

     

    Par ailleurs, l’enquête de l’ISM montre que l’activité manufacturière s’est de nouveau contractée en novembre, pour la neuvième fois consécutive. Les usines font face à une demande faible et à des coûts en hausse liés en partie aux tarifs douaniers. Cette nouvelle détérioration de l’activité industrielle renforce l’attente d’un assouplissement monétaire. 

     

     🇪🇺 Europe 

    De l’autre côté de l’Atlantique, l’inflation annuelle en zone euro atteint 2,20% en novembre, en légère hausse par rapport au mois précédent. Dans l’ensemble, la Banque centrale européenne a toutes les raisons de maintenir un statu quo lors de la prochaine réunion de décembre, avec une inflation solidement ancrée autour de son niveau cible de 2%. Toutefois comme l’a rappelé Christine Lagarde dans son dernier discours, l’incertitude est toujours présente, et les risques géopolitiques continuent de s’intensifier, atteignant des niveaux jamais vus depuis la guerre froide.

    De son côté, la Banque d’Angleterre tire la sonnette d’alarme dans son dernier rapport sur la stabilité financière. Elle souligne que les risques systémiques augmentent, notamment à cause des tensions géopolitiques et la surévaluation des valeurs liées à l’IA. Selon l’institution, un choc extérieur pourrait désormais se propager beaucoup plus rapidement dans le système financier britannique, surtout dans un contexte où la croissance est faible et où les tensions sur les prix persistent.

     

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

    Au Japon, pendant près de vingt ans sans inflation, le pays a maintenu des taux directeurs proches de zéro, ce qui a permis de soutenir l’économie à faible coût. Les investisseurs en ont profité pour emprunter du yen à bas prix et réinvestir dans des obligations étrangères mieux rémunérées pour profiter de l’écart de taux, une stratégie appelée le carry trade. Aujourd’hui, avec le retour de l’inflation et des rendements obligataires 10 ans à leur plus haut niveau depuis 2008, cette opération perd de son intérêt. Si la tendance se poursuit, le Japon risque de perdre un levier essentiel pour son économie, au moment même où le PIB au troisième trimestre est en contraction. 

     

     🛢️ Matières premières 

    Du côté des matières premières, l’or a progressé ces dernières semaines, soutenu à la fois par les attentes de baisse des taux aux États-Unis et par un climat d’incertitude générale. Il se rapproche ainsi de son plus haut niveau historique d’octobre et réaffirme son rôle de valeur refuge. 

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    Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 

    5 min
  • 🫥 Silence radio

     

    Cette semaine, l’économie mondiale marque une pause. Les marchés restent suspendus aux décisions des banques centrales prévues en décembre, tandis que les États-Unis ralentissent et que l’Europe stagne.

     🇺🇸 États-Unis 

    Aux États-Unis, l’équilibre économique reste fragile. Le shutdown semble avoir fait reculer la confiance des consommateurs et a donc accentué le ralentissement de la consommation. La résolution de ce dernier a entraîné une très légère reprise qui s’essouffle déjà. Sur le volet de l'emploi, même si les inscriptions hebdomadaires au chômage restent faibles, le ralentissement du marché du travail nécessitera probablement un soutien de la part de la réserve fédérale dans un futur proche.

    Dans ce contexte, et d’après l’outil du CME FedWatch, les investisseurs anticipent largement un nouvel assouplissement monétaire de la Fed lors de la prochaine réunion le 10 décembre. Cette décision permettrait de soutenir la croissance etd’apaiser les tensions sur le marché du travail, mais elle pourrait aussi compliquer le retour de l’inflation sous la cible des 2%.

     🇪🇺 Europe 

    En zone euro, les derniers chiffres montrent que l’économie peine toujours à repartir. La croissance du PIB reste quasi nulle, le PMI composite remonte légèrement, mais demeure sous le seuil des 50, signe d’une activité encore contractée dans l’industrie comme dans les services. En revanche, l’inflation baisse légèrement, portée par la baisse des coûts de l’énergie et une demande intérieure plus faible. Cette tendance offre un peu de marge à la BCE, même si les perspectives restent incertaines, en particulier en raison des différends commerciaux au niveau mondial et des tensions géopolitiques.

    En Allemagne, la croissance du PIB au troisième trimestre stagne à 0,00%, comme attendu. Ce chiffre illustre ainsi la faiblesse persistante de la première économie européenne, qui souffre de la demande mondiale en berne, et d’une baisse des exportations qui se poursuit après deux années de récession consécutives. L'industrie fait face à la concurrence chinoise accrue et à une baisse des échanges avec les États-Unis l’un de ses principaux partenaires, toujours impactés par les droits de douane. Le plan d'investissement de plusieurs milliards d'euros financé par la dette, n'a pas suffi à redresser l'économie du pays à moyen terme. Le nouveau gouvernement pourrait avoir besoin de réformes structurelles plus profondes pour relancer la croissance.

    Au Royaume-Uni, l’inflation continue de ralentir, avec une baisse marquée des prix alimentaires et de l’énergie, mais la croissance du PIB reste à l’arrêt. Les derniers indices PMI montrent une économie fragilisée, pénalisée par un secteur manufacturier toujours en contraction et par une confiance des entreprises au plus bas. Pour la Banque d’Angleterre, ces signaux renforcent l’hypothèse qu’un assouplissement monétaire dès début 2026, ce qui pourrait soutenir la croissance du PIB, tout en garantissant des prix stables.

     

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

    En Chine, les dernières données confirment un ralentissement persistant. La croissance du PIB attendue pour 2025 est à nouveau revue à la baisse, renforçant les attentes d’un assouplissement monétaire de la part de Pékin. Pour l’instant, les autorités privilégient le statu quo, mais l’absence de reprise de la demande intérieure continue de peser sur la trajectoire de croissance.

    Au Japon, l’inflation reste élevée autour de 3 %, tandis que le gouvernement vient d’approuver un vaste plan de relance destiné à soutenir la consommation et à redynamiser la croissance après la contraction du troisième trimestre.

    Cette impulsion budgétaire risque d’alimenter les tensions sur les prix, ce qui renforce la probabilité d’une hausse des taux par la Banque du Japon dès décembre, et marquerait un tournant après des années de politique ultra-accommodante.

     🛢️ Matières premières 

     

    Du côté des matières premières, le prix du baril reste orienté à la baisse. Les stocks américains continuent de gonfler et l’OPEP+ maintient une offre accrue. Les discussions entre l’Ukraine et la Russie autour d’un possible accord renforcent l’anticipation d’un climat géopolitique moins tendu. Dans ce contexte, les cours du baril risquent de poursuivre leur repli jusqu’à la fin de l’année.

     

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    Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 

    5 min
  • 📞 Better Call Jensen

    Cette semaine, le marché de l’emploi américain envoie des signaux contrastés, tandis que les résultats de Nvidia n’apaisent pas les craintes autour de l’IA. De son côté, le Japon cherche un nouveau souffle économique face à un ralentissement de l’activité.

     🇺🇸 États-Unis   

    Aux États-Unis, le marché du travail est nuancé en septembre, avec un taux de chômage en hausse à 4,40% et des créations d’emplois deux fois supérieures aux attentes. Ces données seront les dernières dont disposera la Réserve fédérale avant sa réunion de décembre, en l’absence de publication en octobre et avec un rapport de novembre attendu seulement le 16 décembre, soit 6 jours après. L’absence de nouvelles données au cours des prochaines semaines devrait inciter la Fed à maintenir ses taux directeurs inchangés, alors qu’en septembre, les perspectives semblaient encore orientées vers un assouplissement.

    Parallèlement, Nvidia publie des résultats stratosphériques au troisième trimestre, avec un chiffre d’affaires de 57 milliards de dollars, en hausse de 62 % sur un an. Toutefois, ces performances ne suffisent pas encore à dissiper les craintes d’une bulle spéculative, alors que le VIX est remonté à 28%, traduisant un niveau d’incertitude toujours élevé sur les marchés. Malgré une forte demande pour ses processeurs et des perspectives solides pour le dernier trimestre, la méfiance des investisseurs reste bien présente.

     🇪🇺 Europe 

    De l’autre côté de l’Atlantique, l’activité économique est stable, avec une croissance du PIB maintenue à 0,20% au troisième trimestre et une inflation annuelle à 2,10% en octobre. Cet équilibre offre un répit à la Banque centrale européenne, et les marchés s’attendent désormais à une attitude plus prudente lors des prochaines réunions. Dans le même temps, la Commission européenne anticipe une croissance économique modérée mais résiliente sur les trois prochaines années, malgré un contexte international marqué par des tensions commerciales et géopolitiques. 

    Du côté du Royaume-Uni, le taux d’inflation annuel se contracte à 3,60% en octobre, un niveau encore élevé mais qui marque un début d’amélioration pour une économie tiraillée entre tension sur les prix et croissance atone.

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

    Du côté asiatique, la Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt à un niveau historiquement bas de 3%. Dans un contexte de ralentissement de l’activité, Pékin pourrait poursuivre cette orientation et même assouplir davantage sa politique monétaire pour soutenir l’économie. 

    Au Japon, les rendements obligataires à vingt ans atteignent désormais 2,85%, un niveau inédit depuis 1999. Après trois décennies de taux proches de zéro, qui avaient poussé les fonds de pension, les assureurs et les banques à investir massivement à l’étranger, le retour du rendement commence à inverser cette dynamique. Alors que Washington émet une dette à des niveaux records, la perte potentielle de l’un de ses principaux acheteurs d’obligations pourrait compliquer le financement de la dette américaine à long terme. Pour le Japon, dont l’endettement public représente près de 260% du PIB, la hausse des taux finira mécaniquement par dégrader sa situation budgétaire.

    Par ailleurs, l’économie japonaise peine à renouer avec la croissance au troisième trimestre, avec un PIB en recul de 0,40%. Pour y faire face, la Première ministre a dévoilé un plan de relance de plus de 100 milliards de dollars destiné à soutenir l’activité. Toutefois, cette mesure pourrait raviver les tensions sur les prix, alors que l’inflation atteint déjà 2,90%. La banque centrale pourrait donc être amenée à durcir sa politique monétaire dès la réunion de décembre.

     🛢️ Matières premières 

    Du côté des matières premières, la surabondance de pétrole aux Etats-Unis couplée à la hausse de l’offre de l’OPEP exerce une pression baissière sur les prix du baril, une tendance qui devrait se poursuivre en fin d’année.

     

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    Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 

    5 min
  • ✅ Reboot Américain

    Cette semaine, les États-Unis tournent la page du shutdown, mais font face à un marché de l’emploi fragilisé, tandis que la COP30 au Brésil rappelle les enjeux économiques et financiers liés à la transition énergétique mondiale.

     

     🇺🇸 États-Unis   

     

    Le plus long shutdown de l'histoire des US vient de sonner le glas, républicains et démocrates sont parvenus à un accord après 43 jours de paralysie gouvernementale. C’est un véritable soulagement pour les acteurs de marchés qui y voient une perspective de stabilité dans un contexte économique déjà tendu, notamment marqué par une croissance molle, une inflation persistante et une confiance des consommateurs fragilisée.

     

    Cependant, les dernières données sur l’emploi privé via le rapport Challenger ravivent les inquiétudes sur la fragilité du marché du travail américain. Puisqu’il fait état d’une nette hausse des suppressions de postes en octobre, qui ont triplé depuis l’année dernière.

    D’après l’outil FedWatch du CME, cette tendance renforce les anticipations des investisseurs d’un nouvel assouplissement monétaire de la Fed lors de la prochaine réunion le 10 décembre. Il faudra maintenant attendre les prochaines données sur l’emploi, qui vont permettre à la Fed d’y voir plus clair sur l'économie, et de prendre des décisions éclairées.

      

     🇪🇺 Europe 

     

    Côté européen, l’indice des prix à la consommation allemand progresse légèrement au-dessus de la cible de 2,00 % fixée par la BCE. Ce niveau largement anticipé, confirme que l’inflation reste contenue à l’échelle européenne. La banque centrale semble avoir atteint un point d’équilibre et qualifie désormais la situation de confortable. Le statu quo monétaire devrait ainsi se prolonger jusqu’en 2026.

     

    Au Royaume-Uni, l’économie est en perte de vitesse, avec une croissance du PIB en baisse à -0,10% en rythme mensuel. Le pays reste pris en étau entre une inflation deux fois supérieure à la zone cible des 2,00% et une croissance atone. Cette combinaison rend les décisions de la Banque d’Angleterre particulièrement délicates, entre nécessité de soutenir la croissance et prudence face aux pressions sur les prix.

     

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

     

    En Asie, la Chine affiche un indice des prix à la consommation en croissance de 0,20% en rythme annuel. Après deux mois consécutifs de déflation, cette métrique apporte un peu d’oxygène dans une économie encore fragile.  

    En parallèle, les exportations chinoises ralentissent et la consommation intérieure reste insuffisante malgré la stratégie du gouvernement pour la développer. 

    Dans ce contexte, il est encore trop tôt pour conclure à une véritable relance de l’économie chinoise.

     

     🛢️ Matières premières 

     

    Côté matières premières, le Brésil accueille cette semaine la COP30, dix ans après l’Accord de Paris. L’Agence internationale de l’énergie alerte sur la lenteur de la transition énergétique. En effet, si les énergies renouvelables se développent, les énergies fossiles ne sont pas en reste. Sans accord majeur, la demande de pétrole pourrait encore grimper de 13% jusqu'en 2050. Cette situation pourrait s'aggraver avec la croissance de l'IA et ses data centers dont 40% de l'électricité provient des énergies fossiles.

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    Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 

    4 min
  • 🪞Miroir, mon beau miroir... Qui a le plus beau taux du royaume ?

    Cette semaine, aux États-Unis, on avance toujours à vue, tandis que l’Europe savoure une position plus confortable face à l’inflation, pendant que la banque du Japon laisse entrevoir un changement de cap.

     

     🇺🇸 États-Unis   

     

    Aux États-Unis, le shutdown fédéral, désormais à son trente-huitième jour, entretient un climat d’incertitude et prive les marchés de données essentielles, notamment celles sur l’emploi. La Fed doit se contenter des enquêtes ADP pour évaluer la dynamique du marché du travail, faute de publication du rapport NFP. D’après le rapport ADP, le secteur privé américain se porte mieux que prévu avec 42 000 postes créés, une grande première depuis juillet, ce qui laisse penser que la politique d’assouplissement commence à porter ses fruits. Néanmoins, l’inflation, qui accélère depuis le mois de mai, avoisine désormais les 3,00% et pourrait pousser la Réserve fédérale à adopter une politique plus restrictive lors des prochaines réunions.

     

    En parallèle, Jerome Powell a suggéré que la Fed pourrait prochainement mettre un terme à sa politique de Quantitative Tightening mise en place en 2022 dans sa lutte contre l’inflation. Pour rappel, cette méthode consiste à réduire le bilan de la banque centrale en laissant ses obligations arriver à échéance sans les remplacer. Mettre fin au Quantitative Tightening reviendrait à laisser la Fed renouveler son stock d’obligations, ce qui atténuerait les pressions à la hausse sur les rendements obligataires américains. 

     

     🇪🇺 Europe 

     

    En Europe, l’inflation ralentit légèrement et s’établit à 2,10% en octobre, en ligne avec l’objectif de la Banque centrale européenne. Depuis juillet, l'institution maintient son taux de dépôt à 2,00%, contrairement à ces homologues américains. Dans ce contexte, la différence d’orientation avec la Fed, devrait continuer de soutenir l’euro au cours des prochaines semaines. 

     

    De l’autre côté de la Manche, la Banque d’Angleterre a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés pour la 3ème fois consécutive à 4,00%. Cette décision intervient alors que le Royaume-Uni lutte contre une inflation presque deux fois supérieure à l’objectif de 2,00% de la banque centrale, sur fond de croissance atone. Si les tensions sur les prix persistent, l'institution pourra durcir davantage sa politique monétaire, laissant la porte ouverte à de nouvelles hausses de taux dans les prochains mois.

     

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

     

    En Asie, Pékin et Washington ont amorcé un apaisement après la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping. Les deux pays se sont entendus sur une baisse des droits de douane américains, en échange d’un accès facilité aux terres rares chinoises. Dans la situation actuelle, Pékin conserve le monopole sur ces ressources devenues indispensables au secteur de la technologie, un atout stratégique désormais utilisé comme arme de dissuasion massive contre les menaces de Washington.

     

    Au Japon, le compte-rendu de la réunion de politique monétaire de septembre met en évidence un changement de ton au sein de la Banque du Japon, où un nombre croissant de membres se montrent désormais favorables à une hausse des taux. On perçoit bien la volonté d’engager progressivement un resserrement monétaire, d’autant que les inquiétudes liées aux tensions commerciales américaines s’atténuent. Dans ce contexte, même si les taux ont été maintenus en octobre, une première hausse pourrait voir le jour dès décembre.

     

     🛢️ Matières premières 

     

    Du côté des matières premières, les cours du baril de pétrole brut repartent à la baisse.  En cause, les réserves de pétrole aux Etats-Unis ont connu une hausse surprise de 5,2 millions de barils selon le dernier rapport de l’IEA.

     

    En parallèle, le prix de l’or a reculé ces dernières semaines et oscille désormais autour de la barre symbolique des 4000 dollars. Malgré cette baisse récente, l’or progresse encore de plus de 50% depuis le premier janvier, soutenu par une forte demande et des achats massifs des banques centrales.

     

     

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    5 min
  • 🍬 Un bon bond ou un sort

    Cette semaine, la croissance de l'Union européenne résiste aux tensions commerciales, tandis que Donald Trump tente de renouer des liens avec les pays asiatiques.

     

     🇺🇸 États-Unis   

     

    Côté USA, tous les yeux étaient rivés sur la FED et sa baisse de taux déjà actée. Pour la deuxième fois ce trimestre, l’institution a assoupli sa politique monétaire de 25 points de base et continue ainsi, le cycle d’une politique plus accommodante. 

    Cette décision vise à soutenir l’emploi et la croissance, mais risque d’être un facteur inflationniste de plus. Le contexte reste complexe, le shutdown paralyse toujours une partie des institutions fédérales, empêchant la publication de nombreuses données économiques. Jerome Powell a reconnu naviguer dans un environnement incertain, soulignant que l’absence de visibilité sur le marché du travail rend la conduite de la politique monétaire particulièrement délicate.

     

    Concernant le secteur de la dette privée, les faillites de Tricolor Holdings et First Brands rappellent les risques liés aux subprimes. Ces entreprises spécialisées dans l’automobile d’occasion,sont impliquées dans des pratiques de prêts à haut risque, parfois assorties de garanties opaques ou multiples, qui ont touché plusieurs grandes banques dont JP Morgan, UBS et Barclays. Si ces cas restent pour l’instant isolés, ils mettent en lumière la fragilité croissante du secteur de la dette privée et maintiennent le FMI et les régulateurs internationaux en alerte. 

     

     🇪🇺 Europe 

    Côté français, Moody’s a décidé de conserver la note de la France à Aa3, tout en abaissant la perspective de “stable” à “négative”. Ce signal s’ajoute aux révisions déjà opérées par Fitch et S&P, confirmant la dégradation progressive de la confiance autour de la situation budgétaire du pays. La dette dépasse désormais 113% du PIB, et le déficit reste loin des critères européens, attendu autour des 6% du PIB en 2025.

    L’agence Moody’s pointe également le ralentissement de la croissance, ainsi que la hausse continue du coût de la dette, qui pourrait franchir les 70 milliards d’euros dès l’an prochain. La suspension de la réforme des retraites accentue ces tensions, même si elle contribue temporairement à calmer le climat politique.

    Malgré tout, un signal encourageant émerge, le PIB a progressé de 0,50% au troisième trimestre, au-dessus des attentes. L’économie française montre encore des signes de résistance, mais la tension reste palpable sur les marchés obligataires, où les taux à dix ans français s’alignent désormais sur ceux de l’Italie à 3,41%, pourtant notée Baa3.

     

    L’économie allemande montre peu de signes de reprise au troisième trimestre, avec un PIB stable, après le recul du précédent trimestre. Le pays peine encore à sortir de deux années de croissance négative.

    Le chancelier allemand compte sur un effort budgétaire conséquent pour relancer l'économie, avec un fonds de plusieurs centaines de milliards d'euros destiné à moderniser la défense et les infrastructures, mais dont les effets ne devraient pas se faire sentir sur la croissance en 2026.

    Le marché du travail reste lui aussi à l’arrêt, avec un taux de chômage inchangé à 6,30% en octobre, un niveau stable depuis mars, reflétant un manque de dynamisme dans la demande d’emploi.

     

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

    Côté asiatique, les tensions commerciales restent au centre des préoccupations. Donald Trump s’est dit confiant quant à la possibilité de conclure un accord avec Xi Jinping, à l’approche de leur rencontre prévue en fin de semaine.
    Le président américain revendique déjà plusieurs mesures dans la région, que ce soit l’instauration de droits de douane moyens de 19% sur les exportations, des promesses d’achat de produits américains, ainsi qu’un engagement préliminaire à ne pas restreindre l’accès des États-Unis aux terres rares. Un enjeu crucial, tant pour les secteurs technologiques que pour la défense.

     

    Du côté du pays du soleil levant, la Banque centrale du Japon a décidé de maintenir ses taux d'intérêt à 0,50%, comme prévu. Cette décision intervient alors que le Japon fait face à une croissance faible, une inflation persistante et des incertitudes sur les effets des tarifs douaniers.

     

     🛢️ Matières premières 

     

    Côté matières premières, l’essor de l'intelligence artificielle fait exploser la demande énergétique. Les data centers représentent déjà 1,50% de la consommation mondiale et pourraient atteindre 3% d’ici 2030, soit l’équivalent de la consommation d’un pays comme le Japon. Ces infrastructures nécessitent une énergie stable et disponible à tout moment, excluant les énergies renouvelables. Dans ce contexte, le nucléaire s’impose comme la seule source capable de soutenir durablement la croissance de l’IA.

     

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    Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 

    5 min
  • 👑 Note envolée, bijoux volés : quand S&P joue les Arsène Lupin

    Cette semaine, la France perd sa note et sa couronne, tandis que le shutdown se poursuit en Amérique et que la Chine s’enlise dans la déflation. 

     🇺🇸 États-Unis    

    Aux États-Unis, le shutdown se poursuit et bloque depuis trois semaines la publication de plusieurs indicateurs économiques. Dans ce contexte, le rapport sur l’inflation attendu vendredi constitue la dernière donnée majeure dont disposera la Fed avant sa décision sur les taux la semaine prochaine. Une nouvelle baisse, largement anticipée par les marchés, pourrait redonner de l’élan à l’économie, mais affaiblirait la compétitivité du dollar et risquerait de raviver l’inflation. D’ailleurs, selon l’outil FedWatch du CME, les investisseurs anticipent désormais à 98,90% une baisse des taux directeurs lors de la prochaine réunion de la Fed.

    Ces derniers mois, les partenariats se sont multipliés dans le secteur de l’IA. Nvidia soutient OpenAI et xAI, qui réinjectent ensuite leurs fonds dans l’achat de ses processeurs. Par ailleurs, OpenAI s’approvisionne aussi auprès d’AMD tout en collaborant avec Oracle. Les acteurs s’appuient les uns sur les autres et entretiennent une croissance cyclique. Ainsi, la croissance du secteur de l’IA à elle seule a contribué à plus de 80 % de la croissance du PIB américain au premier semestre 2025 et devrait continuer de stimuler l’économie d’ici la fin de l’année.

     🇪🇺 Europe 

    De l’autre côté de l’Atlantique, la France subit une nouvelle dégradation de sa note souveraine. S&P Global Ratings abaisse la note du pays de AA- à A+, évoquant une instabilité politique majeure et une dégradation de la situation budgétaire. L’agence anticipe une dette publique dépassant 120% du PIB d’ici 2028, alors que le pays traverse sa plus grave crise politique depuis la fondation de la Cinquième République en 1958. Dans l’état actuel des choses, le verdict de Moody’s, attendu en fin de semaine, pourrait bien enfoncer le clou et accentuer la perte de crédibilité de la France. 

    À l’inverse, l’Italie affiche une trajectoire plus rassurante avec un déficit budgétaire prévu autour de 3,00% du PIB en 2025, contre 3,40% en 2024. Cette amélioration, saluée par Christine Lagarde, renforce la crédibilité du pays au sein de la zone euro ce qui lui a permis de voir sa note souveraine relevée par Fitch au mois de septembre. L’Italie reste moins bien notée que la France pour le moment, mais si la tendance se poursuit, l’écart pourrait se réduire, voire s’inverser.

    Côté macroéconomique, en Europe, l’inflation a légèrement accéléré en septembre pour atteindre 2,20% sur un an. Ce niveau reste proche de l’objectif de la Banque centrale européenne, qui juge sa politique monétaire suffisamment solide pour faire face à d’éventuels chocs inflationnistes. Christine Lagarde rappelle néanmoins que la stabilité des prix reste la priorité, contrairement à ses homologues américains davantage tournés vers l’économie et l’emploi. Face à une reprise éventuelle des tensions inflationnistes, l’institution pourrait durcir sa politique monétaire afin de préserver le pouvoir d’achat.

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

    Du côté asiatique, la Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt inchangé, comme largement anticipé par le marché. Pékin reste sur la réserve, dans un contexte de tensions commerciales persistantes avec les États-Unis et de pression déflationniste, alimentée par une demande intérieure en berne. En effet, les prix à la consommation ont de nouveau reculé en septembre, pour la sixième fois depuis le début de l’année 2025. Si cette tendance se prolonge, elle affaiblira davantage la croissance.

     🛢️ Matières premières 

    Après avoir atteint des niveaux historiques, l’or a entamé un repli et semble désormais se diriger vers les 4 000 dollars. Cette correction reflète à la fois une prise de bénéfices massive et un retour des flux financiers vers les actifs plus risqués.

    De son côté, le prix du baril de pétrole est reparti à la hausse cette semaine, porté par les sanctions américaines visant le pétrole russe. Ce rebond intervient dans un contexte de tendance baissière à moyen terme, alors que l’OPEP+ a décidé d’augmenter sa production il y a quelques semaines. 

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    Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 

    5 min
  • 🏦 House of budget

    Cette semaine, les crises institutionnelles restent au cœur de l’actualité, entre tensions géopolitiques et pressions persistantes sur les matières premières.

     

     🇺🇸 États-Unis    

     

    Aux États-Unis, le shutdown des institutions fédérales, en place depuis le 01 octobre, continue d’alimenter un climat d’incertitude. Malgré ce blocage des institutions qui empêche toute publication de statistique, le président de la Fed estime que les perspectives économiques demeurent inchangées depuis septembre, lorsque l’institution avait assoupli sa politique monétaire pour la première fois de l’année.

    Jerome Powell insiste sur la faiblesse du marché du travail, évoquant la baisse continue des offres d'emploi et le risque d’une hausse du chômage. 

     

    En suivant, Powell est intervenu à la réunion annuelle de la National Association for Business Economics et a laissé entendre que la banque centrale américaine était sur le point de procéder à une nouvelle baisse d'un quart de point des taux d'intérêt à la fin du mois, lors de la prochaine réunion du 29 octobre.

    Cependant, cette orientation accommodante pourrait augmenter les tensions inflationnistes, un risque dont la Réserve fédérale est pleinement consciente.

     

     🇪🇺 Europe 

     

    La France avance toujours dans le flou, avec un nouveau gouvernement nommé par Sébastien Lecornu, suite à l’appel du Président. Le nouvel exécutif tente désormais de présenter un budget crédible, avec pour objectif de réaliser 30 milliards d’économies, d’ici un an. La crédibilité internationale du pays reste fragile, tandis que les institutions européennes observent de près la situation.

    Cependant les chiffres de l’inflation sont encourageants, les prix à la consommation ont progressé de 1,20% sur un an en septembre 2025, contre 0,90% en août. La France conserve l’un des taux d’inflation les plus faibles de l’Union européenne, et reste en dessous de la zone cible de la BCE.

    Le principal risque demeure dans la trajectoire de la dette publique, qui dépasse désormais les 114 % du PIB. Sans réformes structurelles, ni mesures de consolidation crédibles, la note souveraine de la France pourrait être abaissée, entraînant une nouvelle hausse des taux sur les obligations d’État et alourdissant davantage le coût du financement du pays.

     

    En Allemagne, l’indice des prix à la consommation progresse légèrement au-dessus de la cible de 2,00 % fixée par la BCE. Ce niveau largement anticipé, confirme que l’inflation reste contenue à l’échelle européenne. La banque centrale semble avoir atteint un point d’équilibre et qualifie désormais la situation de confortable. Le statu quo monétaire devrait ainsi se prolonger encore plusieurs trimestres.

     

    Au Royaume-Uni, la croissance économique est en perte de vitesse, avec un PIB en hausse de seulement 0,10 % en rythme mensuel. Le pays reste pris en étau entre une inflation toujours supérieure à la moyenne européenne et une croissance atone. Cette combinaison fragilise la consommation des ménages et rend les décisions de la Banque d’Angleterre particulièrement délicates, entre nécessité de soutenir la croissance et prudence face aux pressions sur les prix.

     

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

     

    Côté asiatique, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis s’intensifient, notamment autour des terres rares et des exportations stratégiques. Le bras de fer entre Washington et Pékin dure depuis plusieurs mois, sans véritable signe d’apaisement. Les deux puissances rivalisent sur plusieurs fronts, aussi bien économiques que technologiques.

    Difficile de savoir si chacune acceptera de faire un pas vers l’autre avant la rencontre prévue entre Donald Trump et Xi Jinping, en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique la semaine prochaine. Reste à voir si ce rendez-vous permettra de renouer le dialogue ou, au contraire, de raviver les tensions.

     

     🛢️ Matières premières 

     

    Côté matières premières, les prix des métaux précieux poursuivent leur ascension. L’or atteint à nouveau des plus hauts historiques, porté par la défiance des investisseurs face à un dollar affaibli et à des tensions géopolitiques persistantes. Il s’impose comme la principale valeur refuge dans ce climat d’incertitude.

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    Un podcast Widoowin Cross Asset Solutions - rédigé par Eloi Buffeteau et Quentin Di Dia 

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  • 👋 Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule

    Cette semaine, les tensions géopolitiques dominent l’actualité des deux côtés de l’Atlantique, avec le shutdown aux États-Unis et une crise institutionnelle qui s’intensifie en France.

     🇺🇸 États-Unis                       

    Aux Etats-Unis, le shutdown fédéral qui est en place depuis le 1er octobre nourrit un climat d’incertitudes. Ce blocage budgétaire prive les marchés de données essentielles, en particulier celles sur l’emploi qui est actuellement le baromètre principal de la FED pour ajuster sa politique monétaire. Ce manque de visibilité complique la lecture de l’économie, alors que l’institution financière doit se réunir le 29 octobre pour décider de l’évolution de ses taux directeurs. 

    Malgré les tensions politiques, les marchés américains atteignent des niveaux historiques, portés par l’essor de l’intelligence artificielle et les attentes d’un assouplissement monétaire. Dans son dernier compte-rendu, la FED réaffirme sa posture dovish, prévoyant une politique plus accommodante d’ici la fin de l’année afin de soutenir l’économie et l’emploi. Dans ce contexte, les perspectives de croissance sont en hausse pour 2025 et 2026. Néanmoins, cette orientation monétaire pourrait raviver les tensions inflationnistes, un risque dont la Réserve fédérale est pleinement consciente.

     🇪🇺 Europe 

    En Europe, la Banque centrale européenne adopte une approche prudente alors que l’inflation est revenue autour de 2,00%. Christine Lagarde estime que le cycle de désinflation arrive à son terme et souligne l’incertitude entourant l’évolution du commerce international. Dans ce contexte, la faiblesse des exportations, accentuée par la hausse des droits de douane et l’appréciation de l’euro, risque de limiter la croissance économique pour le reste de l’année. 

    En France, la crise politique s’aggrave avec la démission de Sébastien Lecornu, cinquième Premier ministre en trois ans. Plusieurs scénarios sont désormais envisagés, qu’il s’agisse de la nomination d’un nouveau Premier ministre, ou d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale. Dans ce climat, le rendement de l’OAT 10 ans s’envole au-dessus de celui de l’Italie, avoisinant les 3,50%, ce qui accentue le risque d’une dégradation de la note souveraine.

     🇨🇳🇯🇵 Asie 

    Au Japon, Sanae Takaichi devrait devenir la première femme à occuper le poste de Premier ministre, une nomination attendue à la mi-octobre. Face à une économie qu’elle juge encore fragile, elle défend des conditions monétaires plus accommodantes. Une fois en poste, elle prévoit de prendre la main sur la politique budgétaire et monétaire, ce qui pourrait exercer une pression sur la Banque du Japon et relancerà nouveau le débat sur l’indépendance des banques centrales. 

    En Chine, le gouvernement espère utiliser l'IA comme catalyseur pour relancer la croissance économique qui s'essouffle. En effet, les investissements chinois sur l'IA ont grimpé et pourraient atteindre 100 milliards de dollars en 2025. Pékin s'appuie sur DeepSeek et Alibaba, tirant parti des ressources locales, notamment les terres rares. En parallèle, les États-Unis investissent massivement pour préserver leur avance et réduire leur dépendance avec la Chine. Par ailleurs, les tensions entre les États-Unis et la Chine risquent de s'exacerber avec l'annonce récente du ministère chinois d'un durcissement des exportations de terres rares. 

     🛢️ Matières premières 

    Côté matières premières, l’or atteint des niveaux historiques et dépasse désormais les 4000 dollars l’once, porté par la montée les tensions en Europe de l’Est, ainsi que par l’orientation accommodante de la Réserve Fédérale aux Etats-Unis.

    De son côté, le cuivre progresse également, porté par des perturbations d’approvisionnement chez les principaux producteurs et par une demande accrue liée à la transition énergétique.

     

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