Y'a de l'idée

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Y'a de l'idée episodes

  • Bobos d'hiver et santé naturelle : 365 jours de conseils et rituels pour une année en pleine forme
    Quand les températures baissent, notre organisme est mis à rude épreuve. Sinusites à répétition, gorge irritée, ganglions gonflés, virus de la grippe… autant de signaux que le corps envoie pour nous rappeler qu’il a besoin de soutien. Sans remplacer un avis médical, certaines approches naturelles peuvent aider à soulager les petits maux de l’hiver et à renforcer nos défenses au quotidien.

    C’est exactement l’objectif de L’Almanach de la santé naturelle, un livre conçu comme un compagnon de route pour toute l’année. Chaque jour, il propose une astuce, un rituel ou un conseil issu de la naturopathie pour accompagner les saisons et mieux comprendre les réactions de notre corps.

    Par exemple, dès les premiers jours de l’année, on y trouve des conseils pour soulager la sinusite, souvent liée à une surproduction de mucus lorsque les voies nasales sont obstruées. Parmi les remèdes proposés : des inhalations à base d’ail et de vinaigre, deux ingrédients aux propriétés antiseptiques reconnues, pour dégager les sinus et apaiser les douleurs. Un geste simple, à pratiquer quelques minutes par jour, qui peut déjà apporter un réel soulagement.

    Autre souci fréquent en hiver : le mal de gorge. Le livre rappelle que les causes ne sont pas toujours locales. Un déséquilibre intestinal peut favoriser la prolifération de bactéries qui remontent vers les chaînes ganglionnaires. D’où l’intérêt de soutenir l’organisme de manière globale, notamment avec la propolis, une résine produite par les abeilles, connue pour ses vertus antiseptiques et légèrement anesthésiantes. Peu agréable au goût, mais souvent efficace.

    L’ouvrage met aussi en avant des pratiques moins connues, comme le drainage lymphatique du cou. En stimulant doucement les zones où les ganglions se déversent dans la circulation sanguine, on aide le corps à mieux éliminer les toxines et à réduire l’inflammation.

    Et lorsque la grippe est bien installée, l’almanach rappelle une règle essentielle : les antibiotiques sont inutiles contre les virus. Le repos, l’hydratation et le paracétamol (sous conseil de votre médecin) restent la base, mais certaines plantes peuvent accompagner la récupération. La marjolaine et le romarin, par exemple, sont utilisés en infusion pour leurs propriétés antiseptiques, antispasmodiques et anti-infectieuses, particulièrement utiles pour les voies respiratoires.

    Au fil des pages, hiver, printemps, été ou automne, ce livre invite à adopter une approche plus attentive à son corps, à ralentir et à intégrer des rituels simples dans le quotidien. Une manière douce et accessible de traverser l’année avec plus de vitalité.

    Plus d'infos : Almanach de la santé naturelle d'Anne Portier, Philippe Chavanne, sous la direction de Rodolphe Bacquet, aux éditions Leduc.

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    Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
    4 min
  • Une galette des rois solidaire : l’Épiphanie au service des personnes de la rue et des enfants placés
    Ce 6 janvier, c’est l’Épiphanie. Le jour de la galette des rois, de la fève, de la couronne en carton et de ce moment joyeux que l’on partage en famille, entre amis ou au travail. Mais pour certaines galettes dégustées aujourd’hui, la frangipane a un goût un peu différent : celui de la solidarité.

    Depuis cinq ans, l’association Nos amis de la rue transforme cette tradition populaire en véritable levier d’entraide. Son principe est simple mais puissant : vendre des galettes des rois afin de financer, tout au long de l’année, des actions de soutien auprès des personnes sans domicile fixe, des personnes précarisées en parcours de reconstruction, mais aussi des enfants placés en institution à la suite de décisions judiciaires.

    Chaque année, au mois de décembre, particuliers et entreprises sont invités à commander une galette au prix de 20 euros. Les galettes ont été distribuées aux particuliers le week-end dernier, et ce 6 janvier, elles arrivent encore dans de nombreuses entreprises. Derrière ce geste gourmand se cache une réalité essentielle : ces ventes constituent une source de financement cruciale pour permettre à l’association de poursuivre ses actions sur la durée.

    L’initiative va encore plus loin avec le principe de la "galette suspendue". Le fonctionnement est inspiré du café suspendu : en achetant une galette, il est possible d’en offrir une seconde, destinée à des enfants placés en institution. Un geste simple, mais qui permet à des enfants souvent privés de moments festifs ordinaires de vivre, eux aussi, la magie de l’Épiphanie.

    Pour cette année, il est trop tard pour commander une galette, mais l’idée peut déjà être notée pour l’an prochain. Et surtout, l’association reste active toute l’année grâce aux dons. Un soutien renforcé par une belle nouveauté : depuis hier, Nos amis de la rue est l’association mise à l’honneur à l’aéroport de Charleroi. Pendant un an, les dons glissés dans l’urne de l’aéroport seront reversés à cette structure locale, au même titre que de grandes ONG internationales.

    L’association, née à Charleroi, agit aujourd’hui bien au-delà : à Mons, Namur, Philippeville et dans d’autres régions. Elle tisse des liens là où ils manquent le plus, avec une attention particulière portée aux enfants. En décembre, par exemple, des distributions de jouets et de cougnous ont été organisées pour leur offrir un moment de chaleur et de normalité.

    Enfin, un clin d’œil touchant accompagne cette mobilisation : de nombreux salons de tatouage ont servi de points relais pour la distribution des galettes. Les tatoueurs ont été invités à créer des dessins autour de leur vision de la solidarité. Ces œuvres feront l’objet d’une exposition et d’un livre présentés le 31 janvier, accompagnés notamment d’un texte de la juge Anne Gruwez.

    La galette des rois, ce n’est qu’un jour dans l’année. Mais derrière cette initiative, c’est une mobilisation continue, humaine et profondément généreuse qui se déploie, pour que la solidarité ne soit jamais saisonnière.

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    4 min
  • Anti-déprime : comment enlever son sapin sans pleurer et aborder janvier de manière positive ?
    Le mois de janvier n’a pas toujours bonne presse. Après les lumières de Noël, les repas partagés et les moments suspendus des vacances, la reprise peut sembler brutale. Le retour des horaires, des obligations et des plannings laisse parfois un petit vide, voire une forme de mélancolie. Pourtant, il est possible d’adoucir cette période en changeant légèrement notre façon de l’aborder.

    Un moment symbolique en dit long sur ce passage : enlever le sapin. Pour beaucoup, c’est un mini-deuil. Une astuce toute simple consiste à transformer ce geste en rituel. Mettre une musique qui n’a rien à voir avec Noël — joyeuse, rythmée, un peu décalée — et faire de ce moment quelque chose de vivant. En famille ou entre voisins, ce n’est plus "retirer Noël", mais "passer à autre chose".

    Certaines personnes vont plus loin en glissant un petit mot dans la boîte des décorations, destiné à être relu l’année suivante. Un souvenir, une phrase, une anecdote… Une façon tendre de créer un fil entre les années et de donner du sens à ce geste répétitif. Et pour éviter le sentiment de vide une fois le sapin parti, une autre astuce consiste à remplacer sa présence : une plante, une lampe, un meuble déplacé. Ce n’est pas une disparition, mais une transformation.

    Janvier est aussi le mois des grandes résolutions… souvent trop grandes. Sport intensif, changements radicaux, objectifs irréalistes : la pression monte vite. Une alternative plus douce consiste à se créer des "mini-plaisirs planifiés". Des repères simples et réguliers : un lunch hebdomadaire avec une amie, une série réservée à un moment précis, un café pris au calme chaque matin, sans téléphone. Ces petits rendez-vous deviennent des points lumineux dans la semaine, auxquels le cerveau peut se raccrocher.

    Planifier ces moments rassure. Cela donne une structure émotionnelle, au même titre qu’un agenda professionnel. Et justement, le bien-être mérite lui aussi une place officielle dans l’agenda.

    Enfin, janvier est souvent très mental : mails, listes, objectifs. Or, le moral passe aussi par le corps. Pas besoin de performances sportives : marcher dix minutes à la lumière du jour, s’étirer au réveil, respirer profondément avant de commencer la journée. Ces gestes simples envoient un signal de sécurité au cerveau et participent à l’équilibre émotionnel.

    Plutôt que de voir janvier comme un mois à "réussir", on peut le considérer comme un mois de transition. Un temps pour observer ce qui fatigue, ce qui manque, ce dont on n’a plus envie. Un mois pour ajuster, ressentir, ralentir. Et parfois, ce simple changement de regard suffit à transformer la période en opportunité douce et fertile.

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    4 min
  • Alimentation solidaire : à Dinant, cette épicerie propose 3 prix pour les mêmes produits
    3 nouvelles qui réchauffent le coeur à quelques jours des fêtes !

    À Dinant, une épicerie pas comme les autres a ouvert ses portes… dans la gare. Son principe est simple - comme son nom : l'épicerie de la gare - et profondément solidaire : chacun paie en fonction de ses moyens. Pour chaque produit, trois prix sont affichés. Un prix plein pour celles et ceux qui le peuvent, un prix réduit pour les personnes disposant de revenus limités — comme les bénéficiaires du CPAS — et un prix encore plus bas pour les personnes en situation d’urgence alimentaire, notamment les personnes sans abri.

    Ce projet est porté par l’association locale Cyrys, liée à l’abbaye de Leffe, qui développe depuis plusieurs années des projets socio-environnementaux à Dinant et dans sa région. L’idée n’est pas de créer un espace d’aide stigmatisant, mais un lieu ouvert, accessible, où la solidarité se vit de manière discrète et respectueuse.

    Cette logique se retrouve aussi ailleurs en Wallonie avec les « caisses de solidarité » lancées par la cellule Manger Demain, déjà connue pour le Pass Dalle à destination des étudiants en situation de précarité. Le principe est simple : dans les magasins de circuit court partenaires, les clients peuvent ajouter un euro solidaire — ou davantage — à leur ticket de caisse. Grâce au soutien de la Wallonie, les montants récoltés sont habituellement doublés, mais jusqu’au 31 décembre, ils sont même triplés. Un euro donné devient donc trois euros.

    Cet argent permet à des structures d’aide alimentaire locales de s’approvisionner directement en produits durables, locaux et de qualité. Les bénéficiaires ne reçoivent plus uniquement des produits ultra-transformés ou low cost, mais des aliments plus nutritifs, plus sains et respectueux de l’environnement. Un cercle vertueux qui profite à la fois aux producteurs, aux commerces de circuit court et aux personnes fragilisées.

    L’an dernier, cette initiative avait permis de redistribuer plus de 105 000 euros sous forme de chèques à des structures d’aide alimentaire. Un chiffre qui montre qu’additionnées, de petites contributions peuvent avoir un impact très concret.

    La solidarité ne s’arrête pas à l’alimentation. Elle concerne aussi l’accès à la culture et à la lecture. Environ un enfant sur dix rencontre des difficultés de lecture et n’a pas toujours accès à des livres ou à un accompagnement à la maison. Pour y répondre, la maison d’édition Bayard Jeunesse propose des abonnements solidaires : chacun peut donner le montant qu’il souhaite, et les fonds récoltés permettent d’offrir des abonnements à des enfants en difficulté de lecture. Un magazine reçu régulièrement, c’est du plaisir, de la confiance et un pas de plus vers l’autonomie.

    Autant d’initiatives qui rappellent qu’une société plus juste se construit aussi par des gestes simples, accessibles à toutes et tous.

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    4 min
  • Un plateau de fromages belges pendant les fêtes : voilà pourquoi privilégier le local
    Les fêtes approchent et, sur beaucoup de tables, le plateau de fromages occupe une place de choix. En Belgique, selon l'observatoire de la consommation de l'Apaq-W, on consomme en moyenne près de 14 kilos de fromage par personne et par an, preuve que ce plaisir fait partie intégrante de nos habitudes. Mais au-delà de la gourmandise, le fromage peut aussi être un choix engagé, surtout lorsqu’il est produit localement. Selon un sondage d'ailleurs, 36% des Wallons savent où se procurer un fromage wallon près de chez eux et 36% disent en consommer au moins une fois par semaine.

    Besoin d'inspiration ? En voici trois :

    Premier arrêt dans le Condroz namurois, à la Fromagerie du Gros Chêne, pour découvrir le Calendroz. Ce fromage à pâte molle et croûte fleurie est élaboré à partir de lait cru bio. Jeune, il est doux et délicat ; plus affiné, il gagne en caractère. Derrière ce fromage, un artisan passionné, Daniel Cloots, qui travaille exclusivement avec des laits de vache, de chèvre ou de brebis issus d’élevages respectueux des animaux et des sols.

    Direction ensuite le plateau de Herve, mais loin des clichés du fromage à l’odeur redoutée. Ici, place à la Meule du Plateau Réserve, un fromage pressé à pâte cuite, affiné pendant un an et demi. Inspiré des fromages d’alpage, il est produit à partir de lait de vaches nourries au foin. Un fromage de garde, complexe et élégant, qui démontre que le terroir belge peut rivaliser avec les grandes traditions fromagères européennes.

    Troisième découverte : le Bailli Fermier, une pâte pressée non cuite produite à la Ferme du Bailli à Soignies. Facile à découper, accessible à tous les palais, il se déguste aussi bien sur une tartine qu’en cubes à l’apéritif. Plus savoureux qu’un fromage industriel, mais sans excès, il incarne parfaitement l’équilibre entre plaisir et simplicité.

    Ces trois fromages ont un point commun essentiel : ils sont locaux. Choisir un fromage de chez nous, c’est soutenir des producteurs passionnés, valoriser une agriculture à taille humaine et réduire l’impact environnemental lié au transport. C’est aussi redécouvrir des goûts authentiques, loin de l’uniformisation industrielle.

    Contrairement à une idée reçue, le fromage artisanal n’est pas forcément plus cher. Comme le rappelle Pascal Fauville, sacré meilleur fromager de Belgique en 2010, "à qualité égale, le prix que vous trouvez en fromagerie est pareil que des produits que vous trouvez en supermaché. A la place d'avoir un prix à la barquette, le public voit un prix au kg, ce qui change la perception et ce qui lui donne l'impression que c'est plus cher." Ce que le consommateur paie, c'est la qualité du lait, le temps d’affinage et le travail humain. Et surtout, derrière chaque fromage, il y a un visage, une ferme, une histoire.

    À l’approche des fêtes, composer un plateau de fromages belges, c’est donc bien plus qu’un choix gourmand : c’est un geste concret pour le goût, le terroir et l’économie locale.

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    4 min
  • Cadeaux ratés, fêtes réussies : quand Noël se recycle au musée (et autres idées si vous en manquez)
    Noël approche à grands pas et, soyons honnêtes, il arrive parfois que les cadeaux ne fassent pas plaisir. Pas parce qu’ils sont moches ou inutilisables, mais simplement parce qu’ils ne correspondent pas à nos besoins : un pantalon au lieu d’un pull, un livre en double, un bijou qui ne nous ressemble pas. C’est précisément pour ces cadeaux « mal aimés » qu’existe l’opération Cadeaux pourris.

    Pour la deuxième année consécutive, cette initiative est lancée par l’association Musées et Société en Wallonie, une fédération qui regroupe depuis près de 30 ans de nombreux musées en Wallonie et à Bruxelles. Le principe est aussi simple qu’astucieux : vous apportez un cadeau que vous venez de recevoir mais que vous n’utiliserez pas… et en échange, un musée vous offre une entrée.

    Près de 30 musées participent à l’opération. Parmi eux : le Musée du Train à Bruxelles, l’Abbaye de Villers-la-Ville, le SPARKOH! (ancien Pass) à Frameries, la Citadelle de Namur ou encore le Préhistomuseum de Ramioul, où l’on peut découvrir la Préhistoire de manière très immersive. Une visite culturelle en échange d’un objet qui dormait dans une armoire : difficile de faire plus circulaire.

    Les cadeaux récoltés ne sont évidemment pas jetés. Ils sont redistribués via Les Petits Riens, à condition d’être en bon état et dignes d’intérêt. Les musées se réservent le droit de refuser un objet qui ne pourrait pas faire plaisir à quelqu’un d’autre. L’opération est limitée à un cadeau par famille et par musée, histoire de rester équitable.

    Et tant qu’à parler de cadeaux, autant réfléchir à ce que l’on offre en amont. De plus en plus de personnes cherchent aujourd’hui à sortir du tout-matériel, et les alternatives ne manquent pas. Parmi les idées qui gagnent du terrain : les abonnements à des bouquets de fleurs de saison, parfois même sous forme d’auto-cueillette directement dans les champs. Une manière poétique et locale de faire plaisir tout au long de l’année.

    Autre option : les potagers en auto-cueillette, où l’on offre quelques mois d’accès à des légumes frais, locaux et de saison. Utile, sain et économique. Les ateliers chez des artisans rencontrent aussi un succès grandissant : création de parfum, céramique, cuisine, textile… En Belgique, une plateforme centralise ces bons cadeaux auprès de plus de 200 artisans et a déjà séduit des dizaines de milliers de personnes. N'hésitez pas non plus à pousser la porte d'un producteur de votre région pour voir s'il organise ce genre d'ateliers...

    Côté culture, il existe aussi des abonnements nomades au théâtre, valables dans plusieurs salles, ou encore des abonnements cinéma comme Cineville, qui donnent accès à des salles indépendantes dans différentes villes. Enfin, pour celles et ceux qui aiment changer de style sans surconsommer, les abonnements de location de vêtements permettent de porter des pièces de créateurs, de les échanger régulièrement et de réduire l’impact environnemental de la mode.

    En résumé : même les cadeaux ratés peuvent devenir de belles expériences, et Noël peut aussi être l’occasion d’offrir du sens, du lien et de la culture.

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  • Rompre la solitude des aînés : Samen Toujours rassemble réseaux d’entraide des personnes âgées isolées
    À l’approche des fêtes de fin d’année, une réalité revient avec plus d’acuité : celle des personnes qui se retrouvent seules, parfois très seules. Parmi elles, de nombreuses personnes âgées pour qui Noël, le réveillon ou simplement l’hiver peuvent devenir des périodes particulièrement difficiles. Pourtant, des solutions existent, à échelle humaine, basées sur la proximité et la solidarité.

    Parmi elles, l’association Bras dessus Bras dessous, active notamment à Bruxelles mais aussi à La Louvière, Morlanwelz, Nivelles, Ottignies–Louvain-la-Neuve et Rixensart. Son principe est volontairement simple : créer des binômes entre personnes vivant dans un même immeuble ou un même quartier. Il ne s’agit pas de devenir aidant professionnel, mais de donner un peu de temps : passer dire bonjour, téléphoner de temps en temps, partager une promenade, prendre un café, ou simplement appeler le 24 décembre pour rompre le silence.

    Bras dessus Bras dessous fait partie d’une plateforme plus large appelée Samen Toujours, qui fédère plusieurs réseaux d’entraide bruxellois spécialisés dans l’accompagnement des personnes âgées isolées. Une plateforme qui se distingue par son approche : ici, pas de regard misérabiliste ni de pitié. L’objectif est au contraire de changer le regard sur la vieillesse.

    Comme l’explique la coordinatrice Estelle Huchart, l’enjeu est de sortir d’une vision où vieillir serait assimilé à une maladie ou à un déclin inévitable. Vieillir, c’est avant tout continuer à faire société. Et si l’isolement s’installe, ce n’est jamais du jour au lendemain : il progresse lentement, au fil de la perte de liens, de mobilité, de confiance. D’où l’importance d’agir tôt, et surtout de cultiver les relations tout au long de la vie.

    Ces réseaux jouent aussi un rôle plus large de sensibilisation. Car l’isolement n’est pas qu’une question individuelle : il est aussi lié à l’aménagement de nos villes et de nos communes. Manque de bancs publics, éclairage insuffisant, transports peu accessibles, trottoirs difficiles à emprunter… Autant d’éléments qui peuvent renforcer le sentiment d’insécurité et replier les personnes âgées chez elles.

    Former un binôme, donner un peu de son temps, c’est donc bien plus qu’un geste de gentillesse. Cela permet de recréer de la mobilité, d’améliorer la santé physique, de lutter contre la dépression et certaines maladies chroniques, mais aussi de renforcer l’autonomie. C’est également un puissant levier contre l’âgisme — cette discrimination fondée sur l’âge - dans les deux sens : les plus jeunes déconstruisent leurs clichés sur les aînés, et inversement.

    À Bruxelles, la plateforme Samen Ensemble centralise cette expertise depuis sept ans. En Wallonie, un tel réseau structuré n’existe pas encore, mais les portes sont grandes ouvertes. L’équipe se dit prête à partager ses outils, son expérience et ses conseils avec toute association ou collectif souhaitant se lancer. Une invitation à essaimer, encore et toujours, des idées simples qui rendent la société plus solidaire.

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  • Faire la fête et restaurer les sols : 3 Belges se lancent dans le festival régénératif
    Et si les festivals pouvaient guérir la terre au lieu de lui nuire ?

    C’est le pari un peu fou de Ten Lives, une initiative fondée par trois entrepreneurs belges qui veulent réinventer le festival de musique comme un espace de régénération écologique et humaine.

    Le constat de départ est alarmant : des millions d’hectares en Europe méditerranéenne sont aujourd’hui menacés par la désertification. Les sols s’appauvrissent, l’eau ruisselle sans pénétrer la terre, les nappes phréatiques ne se rechargent plus et la végétation disparaît. En parallèle, 59 % des jeunes dans le monde souffrent d’éco-anxiété, et 89 % des Européens disent se sentir impuissants face aux défis climatiques.

    Pour les fondateurs de Ten Lives, ces crises ne sont pas séparées. Elles sont les symptômes d’un même problème — et donc appellent une réponse globale. « Il ne s’agit plus seulement de limiter les dégâts », explique la cofondatrice Nastassia Gumuchdjian. « Il est temps de régénérer, de reconstruire et de protéger. »

    Concrètement, les solutions existent et sont étonnamment simples. En creusant des bunds (de petites tranchées), en plaçant des pierres de manière stratégique ou en aménageant le terrain, il est possible de ralentir l’eau de pluie pour qu’elle s’infiltre dans le sol. Résultat : les nappes phréatiques se rechargent, l’érosion diminue, la végétation revient et le sol retrouve sa capacité naturelle à stocker l’eau. Un cercle vertueux remplace alors celui de la désertification.

    Le problème ? Ces solutions nécessitent beaucoup de mains pour être déployées à grande échelle. Et c’est là que Ten Lives innove : attirer des milliers de personnes grâce à la musique pour restaurer la terre, un festival à la fois.

    Le concept est clair :

    • Le matin, les participants travaillent ensemble sur des chantiers de restauration écologique, encadrés par des experts.
    • L’après-midi, place au repos, aux ateliers, aux conférences et aux rencontres.
    • Le soir, on célèbre : concerts, performances, moments collectifs.


    À terme, Ten Lives estime pouvoir restaurer jusqu’à 100 hectares de terre avec 1 500 personnes en une semaine. « La plupart des festivals laissent une empreinte », explique Louis De Jaeger, l’un des fondateurs. « Nous voulons laisser un endroit en meilleur état que celui dans lequel nous l’avons trouvé. Et célébrer cet impact positif. »

    Après un an de préparation, de validation scientifique et de constitution d’une équipe — aujourd’hui composée d’une trentaine de bénévoles — Ten Lives a sécurisé un premier lieu et une première date. Pour tester le concept, une campagne de crowdfunding est lancée afin d’organiser un premier événement pilote en mai, au Portugal.

    L’objectif est clair : rassembler les pionniers qui croient que la fête et l’engagement écologique ne sont pas incompatibles, que prendre soin de la planète ne doit pas forcément ressembler à un sacrifice. « Nous allons rendre ça joyeux », résume Nathan Stranart, cofondateur. Des festivals qui ne servent pas à fuir les problèmes du monde, mais à les affronter collectivement — avec enthousiasme.

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  • 35 % de fake news générées par l’IA : comment aider nos enfants à développer un esprit critique ?
    Désormais, lorsqu’on effectue une recherche en ligne, les résultats sont parfois accompagnés d’un résumé généré automatiquement par l’intelligence artificielle. Une aide précieuse ? Pas toujours. L’audit annuel de NewsGuard montre qu’environ 35 % des réponses fournies par les chatbots contiennent des erreurs factuelles. Et ce n’est pas étonnant : l’IA se nourrit d’Internet… et donc de ses imprécisions, de ses approximations et parfois de ses mensonges. Si une information fausse circule largement, l’IA peut la reprendre sans nuance.

    Alors comment aider les plus jeunes à faire la différence entre un fait vérifié et une intox séduisante ?

    La réponse se trouve peut-être dans une démarche simple : commencer tôt. Sensibiliser dès l’école primaire permet aux enfants de comprendre comment circulent les informations, pourquoi certaines images sont truquées et comment le cerveau se laisse facilement piéger.

    En Belgique, un outil précieux existe : les interventions de Journalistes en classe, coordonnées par l'Association des Journalistes Professionnels. Ces professionnels se déplacent dans les écoles—de la maternelle supérieure aux études supérieures—pour expliquer les mécanismes des fake news : pourquoi elles se répandent vite, comment les réseaux sociaux favorisent leur propagation, et comment reconnaître une image manipulée. Les exemples parlent d’eux-mêmes : faux requins dans les rues après un ouragan, crocodiles “photoshopés” dans des métros inondés… Autant d’images qui paraissent crédibles lorsqu’on ne possède pas encore les bons réflexes d’analyse.

    Cette démarche permet aussi d’aborder une distinction essentielle :

      • La désinformation, volontaire, utilisée pour manipuler ;
      • La mésinformation, involontaire, liée à une erreur ou à un manque de vérification.
      • Comprendre cette nuance aide les enfants à se positionner en citoyens responsables plutôt qu’en relais involontaires de fausses nouvelles.
    Pour prolonger cet apprentissage, il existe aussi des livres et bandes dessinées ludiques, parfaits pour aiguiser le regard tout en s’amusant.

    Les parents et enseignants peuvent notamment s’appuyer sur des ouvrages qui décodent les rumeurs, les canulars, la publicité déguisée ou les pièges de l’image. Parmi eux :Le petit livre pour apprendre à s’informer et décrypter les fake news ;  Stop à la manipulation : comprendre l’info, décrypter les fake news, Stop à la tyrannie des réseaux sociaux : bien les comprendre, mieux les gérer (tous chez Bayard Jeunesse) ou encore Fake news : tout sur la désinformation de Nereida Carrillo et Alberto Montt aux éditions Les 4 coups.

    Certaines collections vont encore plus loin en déconstruisant les idées reçues sur l’Histoire.

    Dans Les Super Mystères de l’Histoire (éd. Quelle Histoire), on enquête par exemple sur le monstre du Loch Ness ou sur la malédiction de Toutankhamon : que disent vraiment les sources ? Que reste-t-il des légendes lorsqu’on examine les faits ?

    Autre série utile : Les Idées Reçues sur l’Histoire. On y découvre que les Vikings ne portaient pas de casques à cornes, que les gens du Moyen Âge ne vivaient pas tous sales, ou encore que l’apparence de Cléopâtre nous est inconnue, puisque sa dépouille n’a jamais été retrouvée.

    En apprenant à distinguer mythe et réalité, les enfants acquièrent une compétence essentielle : douter intelligemment, questionner, chercher des preuves.

    À l’heure où l’IA fabrique du contenu à grande vitesse, où les réseaux sociaux récompensent le sensationnel, où des images plus vraies que nature peuvent être générées en un clic, cette éducation au discernement devient fondamentale. Elle ne vise pas à rendre méfiant, mais à rendre lucide.

    Former les enfants à l’esprit critique, c’est construire le meilleur antidote contre les intox qui empoisonnent le débat public. C'est aussi les aider à devenir de futurs citoyen.ne.s plus éclairé.e.s et une manière de rendre les adultes d'aujourd'hui moins dupes !

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  • Noël, viande rouge et planète : démêler le vrai du faux pour mieux choisir ce que l’on mange
    À l’heure de préparer les menus de fête, une question divise parfois les convives avant même de passer à table : peut-on encore manger de la viande rouge sans nuire à la planète ? La question est légitime, surtout dans un contexte où l’alimentation représente environ 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et où 35 % de ces émissions alimentaires sont liées à la viande rouge.

    Faut-il pour autant bannir totalement le bœuf ou l’agneau de nos assiettes ? Pas nécessairement. Comme souvent, la réalité est plus nuancée que les slogans. Deux critères font toute la différence : l’origine et le mode de production.

    Premier point clé : les kilomètres parcourus. Une viande maturée importée de l’autre bout du monde n’a évidemment pas le même impact qu’une viande issue d’un élevage local ou européen. Privilégier une production belge ou issue de pays voisins comme la France, l’Écosse ou l’Irlande permet déjà de réduire considérablement l’empreinte carbone liée au transport.

    Mais le facteur le plus déterminant reste le système d’élevage. Comparer un bœuf élevé en feedlot, nourri au soja importé, consommant de l’eau potable acheminée sur de longues distances, avec un bœuf élevé en prairie n’a pas de sens : leur impact environnemental n’est tout simplement pas comparable. Un animal qui broute de l’herbe, boit de l’eau de pluie et vit sur une prairie permanente s’inscrit dans un modèle bien plus vertueux.

    Cela permet aussi de remettre en perspective un chiffre souvent cité : les 15 000 litres d’eau nécessaires pour produire 1 kg de bœuf. Ce chiffre est exact dans certains systèmes intensifs, mais dans un élevage à l’herbe, l’eau potable réellement mobilisée descend plutôt autour de 500 à 550 litres par kilo. Autre élément clé : les prairies sont de véritables puits de carbone, capables de stocker du CO₂ dans les sols. Préserver ces espaces verts joue donc un rôle direct dans la lutte contre le réchauffement climatique.

    Reste la question de la santé. Les recommandations actuelles invitent à ne pas dépasser 300 grammes de viande rouge par semaine, soit environ deux repas. Les projections pour “l’assiette de 2050”, capable de nourrir durablement 10 milliards d’humains, suggèrent même de réduire cette consommation à 100–110 grammes par semaine. L’avenir de notre alimentation serait donc flexitarien : majoritairement végétal, avec une consommation occasionnelle mais mieux choisie de produits animaux.

    En résumé, la question n’est pas tant de savoir s’il faut ou non manger de la viande rouge, mais comment, combien, et d’où elle vient. Une viande plus rare, locale, bien produite, dégustée lors de moments choisis — comme les fêtes — peut parfaitement trouver sa place dans une alimentation plus responsable, sans excès ni dogmatisme. Plus d'infos ici.

    Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.
    4 min

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