En Belgique, 8% de la population - soit
736 000 personnes - donnent de leur temps bénévolement. Sans cette force invisible, mille choses du quotidien s’effondreraient : l’aide aux plus fragiles, les clubs de sport, les festivals, les associations culturelles… Le volontariat tient littéralement debout une grande partie de la société.
Et parfois, ce sont des jeunes qui impulsent les projets les plus lumineux.
Comme
Anaïs, pas encore âgée de vingt ans, qui a fondé l’association
Cancer Kids Belgium. Son initiative est portée exclusivement par des jeunes : 16, 17, 18 ans… tous animés par la même conviction qu’on peut agir, même très tôt, lorsqu’on fait face à l’injustice ou à la souffrance. Beaucoup d’entre eux ont été touchés de près par ce qu’ils ont vu à l’hôpital et ont refusé de rester là, impuissants. Ils apportent soutien, présence et symboliquement, un peu de lumière.
Dans le mail adressé à
[email protected], Anaïs résume parfaitement l’esprit de sa génération : « Ce qu’on porte dépasse la thématique du cancer : c’est celui d’une jeunesse qui refuse l’indifférence et veut prendre sa place dans la société. » Un rappel puissant, particulièrement en ce 5 décembre.
Le volontariat prend aussi d’autres formes, partout autour de nous. Cette semaine, les bénévoles du
Nostalgie Magic Tour sont mobilisés pour collecter jouets, livres et jeux destinés aux enfants fragilisés, avec l’appui des équipes d'
Arc-en-Ciel, qui œuvrent toute l’année pour alléger le quotidien des familles. Leur présence, souvent discrète, produit des effets très concrets.
D’un point de vue personnel, ceux qui s’engagent parlent souvent d’un équilibre trouvé : on ne reçoit pas d’argent, mais on gagne en sens, en lien humain, en joie partagée. Donner un peu de son temps, c’est aussi recevoir énormément.
Et ailleurs dans le monde ? Les champions du volontariat sont les
Danois : 40 % des citoyens de plus de 16 ans s’engagent régulièrement, et même 45 % si l’on inclut l’aide occasionnelle. Un pays où les seniors, nombreux à être en bonne santé, disposent de temps… et choisissent de le mettre au service des autres.
Un chiffre, une idée, un sourire : parfois, c’est tout ce qu’il faut pour changer une vie — ou un pays entier.
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