Y'a de l'idée

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  • Horeca : pourquoi le chef namurois Guillaume Gersdorff lance un abonnement gastronomique ?
    L’idée est signée Guillaume Gersdorff, déjà connu pour avoir créé Ta mère la gaufre — la fameuse gaufre de Namur, aussi bien salée que sucrée. Cette fois, il propose de s’abonner… à sa cuisine.

    Son restaurant, Demain à Main, est un fast-food gastronomique qui revisite des plats de brasserie, des pâtes fraîches et des rolls briochés. Depuis peu, il propose un abonnement mensuel à 30 €. En échange, les clients bénéficient de deux repas et d’une boisson. L’abonnement est flexible : on peut utiliser ses deux repas en une seule visite ou les répartir dans le mois. La réservation se fait en ligne : un QR code, un sourire, et le repas est servi !

    Derrière cette formule originale se cache une vraie réflexion sur l’avenir de l’horeca. Le secteur a été fragilisé par les crises successives et les clients, de plus en plus volatils, jonglent entre promos et nouveautés. Cet abonnement gastronomique permet donc de fidéliser tout en assurant une stabilité financière. Une petite révolution inspirée du modèle des plateformes d’abonnement, mais appliquée à la restauration locale.

    Et cette tendance ne s’arrête pas à Namur. En France, d’autres initiatives prouvent que l’abonnement s’invite aussi à table.

    👉 Par exemple, Poiscaille, c’est l’équivalent d’un panier bio, mais pour les produits de la mer. Les abonnés reçoivent un “casier” de poissons et fruits de mer issus de la pêche durable, sans gros chalut, avec une rémunération juste pour les pêcheurs. Plus de la moitié du prix revient directement à ceux qui pêchent, et chaque livraison présente le visage de son pêcheur.

    Autre concept : Bean to Bar, un abonnement chocolaté créé par Alice Voisin, une entrepreneuse verviétoise passionnée. Chaque mois, quatre tablettes venues des quatre coins du monde arrivent dans la boîte aux lettres des abonnés. Derrière chaque chocolat, il y a une histoire, un producteur, une origine transparente et une rémunération équitable. De quoi fondre de plaisir en toute conscience.

    L’abonnement, hier symbole de consommation passive, devient ici un geste de soutien à des artisans, des restaurateurs et des producteurs engagés. Une manière de savourer autrement : avec du goût, du sens et de la fidélité.

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    Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
    4 min
  • Stay Close : une plateforme solidaire pour loger près d’un proche hospitalisé
    Il y a des moments dans la vie où tout ce qu’on souhaite, c’est simplement être près de quelqu’un qu’on aime. Mais quand cette personne est hospitalisée loin de chez nous, ce vœu tout simple devient vite un véritable parcours du combattant.

    Entre les trajets quotidiens, les nuits à l’hôtel, les locations d’appartements temporaires, la fatigue, le stress et la culpabilité de ne pas être assez présent… la situation peut vite devenir épuisante, moralement et financièrement. C’est pour répondre à ce besoin que deux Belges, Karen et Robin, ont créé Stay Close.

    Leur idée est née d’une histoire très personnelle : leur tante avait été hospitalisée dans une autre ville, et pour éviter à leur oncle de longs allers-retours, ils l’ont accueilli chez eux. Ils ont alors réalisé à quel point pouvoir rester proche change tout : retrouver un peu d’intimité, se reposer, se doucher, souffler, être à deux pas de l’hôpital… Ce simple confort du quotidien peut transformer la manière de traverser une épreuve.

    Stay Close s’adresse à tous ceux qu’on appelle les aidants proches, ces conjoints, parents, enfants ou amis qui accompagnent une personne malade. Rien qu’à Louvain, par exemple, plus de 55 000 patients sont hospitalisés chaque année, et parmi eux, des centaines d’aidants dorment parfois dans leur voiture ou renoncent à rester sur place faute de solution abordable. Dans le même temps, des chambres d’amis inoccupées existent tout autour des hôpitaux.

    C’est là que la magie opère : Stay Close agit comme un Airbnb solidaire, non commercial et fondé sur la générosité. L’aidant (ou un travailleur social) introduit une demande sur la plateforme, et celle-ci le met en relation avec une famille d’accueil disponible à proximité.

    Le principe repose sur le modèle du « payez ce que vous pouvez » : il n’y a aucune obligation financière. Certains hôtes accueillent gratuitement, d’autres acceptent une petite participation pour couvrir les frais, mais toujours dans un esprit d’entraide et de respect mutuel.

    Et au-delà du logement, ce projet met aussi en lumière une réalité trop souvent invisibilisée : celle des aidants proches, ces héros discrets qui accompagnent au quotidien un proche malade, parfois au prix de leur propre santé mentale et physique.

    Avec Stay Close, Karen et Robin ont voulu créer plus qu’une plateforme : une chaîne de solidarité. Un moyen simple, concret et humain de rappeler qu’en période de maladie, la proximité est aussi un soin.

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    4 min
  • Santé mentale et procrastination : comment et pourquoi arrêter de tout remettre au lendemain ?
    Ce 10 octobre, c’est la Journée mondiale de la santé mentale. Une journée pour sensibiliser, encourager les bonnes pratiques et, surtout, réduire les préjugés encore trop nombreux. Mais au fait, c’est quoi exactement, la santé mentale ?

    Ce n’est pas seulement l’absence de maladie. Selon l’Organisation mondiale de la santé, c’est un état de bien-être qui permet à chacun de s’épanouir, de faire face aux stress de la vie et de contribuer à sa communauté.

    Pour mieux comprendre ce que recouvre cette notion, le psychologue Sacha Bachim publie Psycho Détox – 50 idées reçues sur la santé mentale qui vous retournent le cerveau (éditions Eyrolles). Un livre qui démonte les clichés les plus ancrés : non, procrastiner ne rend pas plus zen, l’argent ne fait pas forcément le bonheur, et nos crises ne nous définissent pas.

    Parmi les conseils du livre : s’arrêter quelques minutes par jour pour se demander “Comment je vais ?”, écrire ses ressentis, prendre l’air, voir un ami, marcher, ou simplement ne rien faire. Des petits gestes simples, mais essentiels pour entretenir son équilibre psychologique.

    Et si vous avez tendance à remettre les choses à plus tard, Sacha Bachim vous invite à essayer la technique des “72 heures, 3 minutes et 5 secondes” :

    • Si vous voulez lancer un projet, commencez-en la première étape dans les 72 heures, sinon il y a de fortes chances que vous ne le fassiez jamais.
    • Si une tâche prend moins de 3 minutes, faites-la immédiatement pour libérer votre esprit.
    • Et quand vous sentez la flemme monter, comptez 5 secondes à rebours… et démarrez avant d’atteindre 1.
    Autre idée reçue : “L’argent fait le bonheur.” Pas si simple. Bien sûr, le manque de moyens peut générer du stress, mais au-delà d’un certain seuil, le lien entre richesse et bien-être s’estompe. Les gagnants de loterie ou les grands sportifs témoignent souvent d’un pic de bonheur à court terme, suivi d’un retour au niveau initial. À l’inverse, beaucoup trouvent un vrai équilibre après un échec ou un drame, en cultivant ce qu’on appelle la résilience.

    Comme le rappelle l’auteur, “nous ne sommes pas nos crises”. Le mot “crise”, d’ailleurs, signifie à la fois danger et opportunité en chinois. Il ne s’agit pas de nier la douleur, mais de reconnaître qu’un “après” est toujours possible, à condition de prendre soin de soi, de bien dormir, de bien manger et de s’entourer des bonnes personnes.

    La santé mentale, finalement, c’est ça : une dynamique, un équilibre fragile qu’on peut entretenir chaque jour.

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    4 min
  • Trouver l'amour sans swiper : le slow dating, ou comment redonner du sens (et du temps) aux rencontres
    Vous connaissez le speed dating ? Eh bien, voici son opposé : le slow dating. Une manière plus douce, plus humaine et plus authentique de faire des rencontres. Parce que beaucoup en ont assez de « swiper » sur Tinder comme on choisirait un produit en ligne, certains cherchent une autre voie : celle du temps, du regard, de la conversation.

    En Belgique, Laurie Degryse a décidé de créer cette alternative. Avec Etincelle de Vie, elle organise des slow datings, où les échanges se font en vrai, dans la nature ou autour d’un café. L’idée est simple : se rencontrer autrement, loin des écrans, sans pression ni superficialité.

    L’été, Laurie propose des balades à la Citadelle de Namur. Dix participants – cinq hommes et cinq femmes – se retrouvent au pied du téléphérique, montent ensemble, puis redescendent à pied pendant environ deux heures. L’objectif ? Discuter vingt minutes avec chaque personne, dans un cadre agréable.

    Et pour éviter les silences gênants, Laurie a prévu des cartes-question : « Crois-tu en l’astrologie ? », « Tu partirais vivre à l’autre bout du monde ? », « D’accord ou pas d’accord avec cette affirmation ? ». Ces cartes permettent d’aller au-delà des petites phrases toutes faites et d’aborder ce qui compte vraiment.

    Au milieu de la balade, une pause collation offre un moment libre : certains continuent leur discussion, d’autres papotent en groupe. L’ambiance est légère, bienveillante, souvent ponctuée de rires. Et à la fin ? Si le courant est bien passé, rien n’empêche de reprendre contact.

    Mais pour que tout se déroule dans le respect, Laurie impose trois règles d’or :

    1. Confidentialité : les prénoms et e-mails échangés restent privés.
    2. Bienveillance : on répond toujours, même pour dire non, poliment.
    3. Respect : un refus est un refus, on n’insiste pas.
    Ces principes simples garantissent une atmosphère sereine, où chacun se sent libre d’être soi-même.

    Laurie propose des sessions pour les 30-45 ans et les 40-55 ans.

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    4 min
  • Voyager en train sans stress : Rail Trip, des Belges qui réinventent le tourisme slow et durable
    Et si, cette année, vous troquiez l’avion pour un moyen de transport plus écologique : le train ? Certes, il est parfois un peu (voire beaucoup) plus cher, mais il offre un confort, une lenteur et une sérénité que l’avion a oubliés depuis longtemps. Regarder le paysage défiler, prendre le temps d’arriver, voyager autrement… C’est cette philosophie qu’ont adoptée Estelle et Fabian, un couple belge passionné de rail et de découvertes.

    Tout a commencé simplement : ils voyageaient en train pour le plaisir. Leurs amis, séduits par leurs récits et leurs itinéraires, ont commencé à leur demander conseil. Puis les demandes se sont multipliées. Ils ont alors décidé d’en faire leur métier. C’est ainsi qu’est née Rail Trip, une petite entreprise belge spécialisée dans la planification de voyages en train à travers l’Europe.

    Leur concept est simple et authentique : ils n’organisent que des voyages qu’ils ont eux-mêmes testés. Du coup, chaque parcours est "testé et approuvé". De la Hongrie à la Slovénie, en passant par la République tchèque – avec un train de nuit direct Bruxelles-Prague – ou encore l’Italie et ses Dolomites, ils parcourent le continent pour dénicher des trajets pittoresques, des étapes insolites et des hébergements charmants. Cet automne, ils mettront le cap sur la Sicile.

    Et les enfants dans tout ça ? Pas un problème. Leurs trois petits voyageurs de 4, 8 et 11 ans les accompagnent souvent. Quand on leur demande leur destination préférée, la réponse fait rêver : le nord de la Norvège, accessible uniquement… en train !

    Quant à Estelle, son coup de cœur est pour Innsbruck, en Autriche : une ville méconnue, entourée d’Alpes majestueuses, à taille humaine, riche en culture et accessible en train de nuit Nightjet depuis Amsterdam. En un téléphérique, on passe de la ville aux sentiers de montagne.

    Leur conviction de départ était simple : ne plus prendre l’avion, pour des raisons écologiques. Aujourd’hui, Rail Trip est la seule entreprise francophone en Europe à organiser exclusivement des voyages en train. Une vraie fierté belge !

    Estelle et Fabian s’occupent de tout : itinéraires, logements, activités et même assistance en cas de correspondance ratée. Bien sûr, cela a un coût – le train reste parfois plus cher – mais comme le rappelle Estelle, en adaptant l’itinéraire, il est possible de voyager à prix raisonnable. Et puis, c’est une autre manière de concevoir le voyage : plus lente, plus locale, plus respectueuse de la planète.

    Et qui sait ? Plus nous serons nombreux à choisir le rail, plus l’offre se développera, les prix baisseront et ce mode de transport redeviendra accessible à tous.

    Parce qu’au fond, voyager en train, c’est déjà une manière de faire bouger le tourisme.

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    4 min
  • Nobel, montagnes russes et pierres aux reins : quand la science fait sourire et réfléchir
    Chaque automne, la planète scientifique est en effervescence : c’est la saison des Prix Nobel ! Physique, chimie, médecine, littérature, paix et économie… six distinctions qui honorent celles et ceux dont les idées ont changé le monde. Mais derrière ces prix mondialement connus se cache une histoire inattendue, née d’un drame.

    Alfred Nobel, ingénieur et chimiste suédois, voit son frère mourir dans une explosion de nitroglycérine. Bouleversé, il se lance dans une quête : rendre cette substance instable plus sûre. C’est ainsi qu’il invente la dynamite, une avancée qui permet de creuser des tunnels, construire des routes et faire progresser la science. Mais son invention, utilisée aussi pour la guerre, lui vaut un surnom terrible : « le marchand de mort ».

    Décidé à laisser une image plus positive de lui, Nobel rédige un testament surprenant : il veut que sa fortune serve à récompenser ceux qui auront contribué au progrès de l’humanité. En 1901, les premiers Prix Nobel sont remis.

    Mais un siècle plus tard, la science se voit offrir un miroir décalé : les Ig Nobel. Créés en 1991 à l’université d’Harvard, ces prix parodiques récompensent des recherches à la fois loufoques et rigoureuses. Leur devise ? « Faire rire, puis réfléchir ».

    Parmi les études primées, certaines sont dignes d’un scénario de film : en 2018, des chercheurs ont prouvé que les montagnes russes pouvaient aider à expulser des calculs rénaux ! En utilisant de faux reins en silicone dans les attractions d’un parc Disney, ils ont découvert que le fameux train de la mine était le plus efficace.

    D’autres lauréats ont fait léviter une grenouille grâce à un champ magnétique, démontré que les bébés tètent plus quand leur mère mange de l’ail, ou encore observé que les couche-tard sont plus narcissiques que les lève-tôt. En 2025, des chercheurs ont été salués pour avoir montrer que les rayures de zèbres font fuir les mouches. Pour le prouver, ils ont fait le test sur des vaches. D'autres ont prouvé que le vol des chauves-souris était alteré par l''alcool (tout comme l'écholocation). Alcool qui, consommé à faible dose, pourrait aussi améliorer notre accent dans une langue étrangère (d'autres chercheurs l'ont montré).

    Si ces recherches font sourire, elles rappellent surtout que la science commence souvent par une idée étrange. Et certains de ces chercheurs farfelus ont fini par décrocher un vrai Nobel ! C’est le cas d’Andre Geim, qui, après avoir fait léviter une grenouille, a reçu le Nobel de physique pour ses travaux sur le graphène.

    Longtemps considérés comme moqueurs, les Ig-Nobel sont aujourd’hui devenus un symbole d’audace et de créativité. Ils célèbrent la curiosité sous toutes ses formes et rappellent qu’une idée, même insolite, peut faire avancer la connaissance.

    Entre sérieux et dérision, les (Ig-)Nobel nous prouvent que la science, parfois, a aussi le droit de nous faire rire.

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    4 min
  • Commerce équitable et circuit-court : et si on se tournait vers les réseaux de vente directe ?
    C’est la Semaine du commerce équitable, et c'est une bonne occasion de parler de ces réseaux qui bouleversent notre façon de consommer : les plateformes de vente directe. Leur principe est simple : mettre en lien producteurs et consommateurs sans intermédiaires, pour des produits de qualité, rémunérés à leur juste prix.

    Un exemple bien connu : La Ruche qui dit Oui, née en 2011. On choisit sa « ruche » en ligne, on passe commande (œufs, légumes, fromage, pain, miel, etc.), puis on récupère son panier lors du jour de distribution. Ce modèle repose sur la rencontre : on discute avec les producteurs, on découvre leurs méthodes, on sait d’où vient ce qu’on mange. Et surtout, on soutient des producteurs locaux, rémunérés correctement et libres de fixer leurs prix.

    Mais comment trouver des produits qu’on ne cultive pas en Belgique, comme des oranges, des avocats ou des mangues ? C’est là qu’intervient Crowdfarming, plateforme espagnole née avec une idée originale : proposer aux consommateurs d’« adopter » un arbre fruitier ou une parcelle agricole. Moyennant une contribution annuelle (par exemple 40 € pour un avocatier), l’agriculteur s’engage à envoyer chaque saison une partie de la récolte à votre domicile. Vous recevez vos caisses d’avocats directement du producteur, accompagnées de nouvelles de « votre » arbre, parfois même de photos de la récolte.

    Cette formule d’abonnement change tout pour les producteurs : au lieu de dépendre des fluctuations du marché, ils peuvent anticiper leurs revenus, investir dans des techniques agricoles plus durables, améliorer la qualité de leurs sols et maintenir des cultures respectueuses de l’environnement. C’est aussi une sécurité financière qui réduit leur vulnérabilité face aux aléas climatiques ou économiques.

    Depuis peu, La Ruche qui dit Oui et Crowdfarming ont fusionné. Ensemble, ils rassemblent déjà 1,5 million de consommateurs et près de 10 000 producteurs. Le modèle est clair : 80 % du prix payé par le consommateur revient directement au producteur – un chiffre bien supérieur à celui des circuits traditionnels où les intermédiaires captent la majorité de la valeur ajoutée.

    Concrètement, cela signifie que nos fruits, légumes et autres produits ne sont plus de simples marchandises anonymes, mais des produits avec une histoire. On sait qui les a cultivés, dans quelles conditions, et on contribue à une agriculture plus humaine et durable.

    En unissant leurs forces, ces deux pionniers du circuit-court proposent une alternative crédible au système alimentaire dominant. Et pour nous consommateurs, c’est aussi une manière de redonner du sens à nos assiettes, de réduire l’impact écologique de nos choix et de renouer avec un commerce plus transparent et équitable.

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    4 min
  • Cancer du sein et Octobre Rose : une séance de sport adaptée pour accompagner les femmes touchées, conseils et témoignages
    Chaque année, 10 000 femmes apprennent qu'elles ont un cancer du sein. Heureusement, la recherche avance à grands pas et les chances de guérison sont de 90% quand la maladie est diagnostiquée à un stade précoce.

    Le mois d'Octobre Rose vise à rappeler toute l'importance du dépistage. il met aussi en lumière toute une série d'initiatives qui soutiennent les femmes (et les hommes!) touchées par la maladie. Parmi elles, il y a cette séquence de sport à laquelle Y'a de l'idée a assisté. Cette séance était spécialement pensée pour des femmes ayant vécu l’épreuve du cancer. Car si les traitements affaiblissent le corps et minent le moral, l’activité physique reste pourtant un précieux allié pour la récupération et le mieux-être.

    C’est ce qu’a rappelé Nele Adriaenssens, coordinatrice de la revalidation oncologique à l’hôpital UZ. Oui, après une opération ou des traitements lourds, retrouver le chemin du sport est difficile. Mais selon elle, il est essentiel de bouger, à son rythme, avec douceur, pour stimuler le corps et retrouver confiance. Le mouvement, même adapté, devient alors une thérapie à part entière.

    Sur place, nous avons aussi rencontré Véronique, une professeure de fitness en rémission. Pour elle, transmettre son expérience et accompagner d’autres femmes est une évidence. Elle-même sait combien le sport aide non seulement à renforcer le physique, mais aussi à alléger l’esprit et à retrouver le sourire et la confiance en soi.

    Mais peut-on vraiment tout faire après un cancer ? La réponse est nuancée. Certains exercices sont à proscrire, comme les extensions de poids au-dessus de la tête après une opération. En revanche, des alternatives existent : travailler avec des charges légères, privilégier des mouvements sécurisés, et surtout écouter son corps.

    Ce besoin d'écoute et d'adaptation, les participantes l’ont ressentie, à l’image de Cynthia. En récidive, elle doit composer avec des inflammations liées à ses traitements. Sa sœur Shirley, en rémission, l’accompagnait pour partager ce moment fort en émotions.

    Ces témoignages rappellent que l’activité physique n’est pas un luxe, mais une ressource précieuse. Elle aide à retrouver force, énergie et estime de soi. Et au-delà du corps, elle rassemble, crée du lien et redonne espoir. Même les hommes, qui représentent environ 1 % des cas de cancer du sein, ne sont pas oubliés dans ce message d’encouragement et de solidarité.

    Comme le résume si bien résumé Véronique, l’instructrice : bouger, c’est déjà un pas vers la reconstruction.

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    4 min
  • Un livre qui lutte contre les stéréotypes de genre : "Et toi, tu veux faire quoi plus tard?"
    Quand on demande aux enfants ce qu’ils veulent faire plus tard, les réponses sont souvent colorées de stéréotypes. Pompiers et astronautes pour les garçons, infirmières ou institutrices pour les filles. Et pourtant, les passions et les métiers n’ont pas de genre. C’est ce que démontre le livre Et toi, tu veux faire quoi plus tard ?, paru chez Albin Michel et signé par Audrey Derquenne, avec des illustrations pleines de fraîcheur de Marie-Lou Lesage (@les_ptites_meufs).

    Ce guide des métiers pas comme les autres s’attaque aux idées reçues. Sur la couverture, on découvre des femmes dans des métiers encore trop perçus comme masculins : cheffe de caserne pompier, astrophysicienne, secouriste de montagne, menuisière… À l’intérieur, chaque portrait met en avant des parcours réels, souvent semés d’embûches mais toujours inspirants.

    On y croise Amandine, conductrice poids lourd. Après un premier essai sur une bétonneuse, elle se prend de passion pour ce métier, affronte les remarques sexistes, réussit son certificat de transport et fonde avec son compagnon une entreprise florissante de camions céréaliers. On découvre aussi Pascal, passionné de cuisine devenu esthéticien à 50 ans. Son choix de réorientation, atypique, prouve qu’il n’est jamais trop tard pour embrasser une nouvelle vocation.

    Le livre donne également la parole à Willy, sage-femme, ou Vinh, prothésiste ongulaire : autant d’hommes qui ont choisi des métiers souvent associés aux femmes. Tous racontent leur déclic, leurs difficultés mais aussi la fierté d’exercer une profession qui leur ressemble.

    Chaque portrait est accompagné d’un encadré pratique : principales missions, qualités requises, niveau d’études… De quoi aider les lecteurs à mieux comprendre le quotidien de ces métiers et à se projeter, sans se laisser limiter par les clichés.

    Et toi, tu veux faire quoi plus tard ? n’est pas qu’un simple livre de témoignages, c’est un outil pédagogique et inspirant qui ouvre le champ des possibles, pour les jeunes… et pour les adultes qui les accompagnent.

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    4 min
  • Solidarité : des détecteurs de logement et des propriétaires solidaire qui aident les réfugiés à trouver un toit
    Depuis plus de 30 ans, l’asbl Convivial agit à Bruxelles pour faciliter l’installation durable des réfugiés et primo-arrivants. Car s’intégrer passe par l’apprentissage de la langue, l’accès à l’emploi… mais avant tout par un toit. Le logement, première étape vers une vie digne et autonome, reste pourtant un défi immense.

    Convivial propose deux manières concrètes d’agir :

    • Devenir “détecteur de logement”, c’est simplement rester attentif : signaler à l’association un panneau à louer, un bien libre mentionné dans une conversation, une annonce repérée… Autant de pistes précieuses pour trouver des logements disponibles. Pour le devenir : [email protected] ou 0488 20 31 05
    • Être “propriétaire solidaire”, c’est accepter de louer un bien à un prix raisonnable, en partenariat sécurisé avec l’association. Convivial s’occupe de la garantie locative, des assurances, de la rédaction du bail et reste disponible en cas de souci, rassurant ainsi propriétaires comme locataires. Pour le devenir : [email protected] ou 0488 20 31 05


    Car pour les réfugiés, l’accès au logement est encore plus complexe : pas ou peu de réseau, méconnaissance du marché, préjugés de certains bailleurs… L’objectif de Convivial est clair : multiplier les opportunités grâce à des citoyens mobilisés et créer des mises en relation sécurisées.

    Intéressé ? Le 1er octobre, une soirée de rencontre aura lieu dans les locaux de Convivial à Anderlecht dès 18h30 (Place de la Vaillance 15D) Au programme : présentation du projet et témoignages de propriétaires déjà engagés.

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« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable.

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