Zone Arctique

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By Nelly GuidiciNews
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Zone Arctique episodes

  • Zone arctique : Dans les profondeurs de la glace arctique
    L'entretien présente un projet scientifique ambitieux développé par les universités du Manitoba et de l'Alberta, en collaboration avec des chercheurs danois et australiens. Ce projet a abouti au forage d'une carotte de glace à une profondeur impressionnante de 613 mètres sur la calotte glaciaire de Müller, située dans le Haut-Arctique canadien. Cette carotte de glace est notable car elle est la plus profonde jamais réalisée sur le continent américain, renfermant des archives climatiques précieuses. Ces échantillons de glace permettront de retracer l'historique climatique sur plus de 10 000 ans, offrant ainsi des aperçus cruciaux sur les tendances climatiques passées et les prévisions pour l'avenir, tant au niveau arctique que mondial.
    L'expédition, dirigée par la glaciologue Dorthy Dal Jensen de l'Université du Manitoba, a nécessité des années de préparation pour surmonter des défis logistiques considérables. Le site de forage, situé sur l’île Axel & Berg dans le Nunavut, a été choisi pour son altitude élevée, à environ 1800 mètres, et sa proximité avec l'océan Arctique. Ces caractéristiques sont essentielles pour la recherche, car elles garantissent la qualité et la pertinence des données collectées. La sélection du cap de Müller est stratégique : en raison de sa position géographique éloignée au nord, il offre un enregistrement de qualité sur l'évolution de la banquise, un indicateur clé du réchauffement climatique.
    En plus de la carotte principale, l'équipe a également extrait des carottes de glace à 70 mètres de profondeur, dirigée par Alison Christicello de l'Université de l'Alberta. Ces échantillons ont pour objectif d'analyser la pollution récente dans l'Arctique, notamment la présence de pesticides, de microplastiques et de produits chimiques industriels. Les résultats de ces analyses mettront en lumière l'impact des activités humaines sur l'environnement arctique au cours des deux derniers siècles, fournissant des données cruciales pour mieux comprendre les conséquences des actions humaines dans une région particulièrement vulnérable.
    Pour Dorthy Dal Jensen, ce projet est bien plus qu'une simple expédition scientifique ; il représente une avancée significative dans le domaine des sciences climatiques et environnementales. Les résultats des recherches pourront aider à éclairer les politiques d'adaptation futures pour les communautés arctiques, qui subissent les effets du changement climatique à un rythme alarmant. En effet, l'Arctique se réchauffe quatre fois plus rapidement que le reste du monde, rendant cette recherche d'autant plus urgente. L'entretien conclut sur la note du programme "Zone Arctic", qui vise à informer sur les enjeux du Grand Nord canadien, dirigé par Nelly Guidici.
    4 min
  • Zone arctique : Un projet novateur pour les enfants
    L'entretien met en lumière une initiative unique en son genre visant à promouvoir l'alphabétisation des jeunes enfants inuites et gwich’in dans les territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, baptisée « Uqausiqput Tusaallugu », ce qui signifie en inuktitut « Écoute notre langue ». Ce projet, qui débutera à la rentrée 2026, vise à toucher plus de 500 familles inuites de la région de Qikiqtani ainsi que 50 familles gwich’in des collectivités du Delta du Mackenzie.
    Chaque famille bénéficiera d’un kit d'alphabétisation minutieusement conçu pour les enfants en bas âge. Ce kit comprendra des livres illustrés, des cartes audio, et un lecteur interactif sans écran nommé le Yoto, spécialement adapté pour les plus jeunes. Les enfants recevront ainsi un total de 22 livres en inuktitut représentatifs des communautés de Qikiqtani, ainsi que 10 livres en gwich’in. Ces ressources visent à enrichir l'expérience linguistique des enfants, leur permettant de s'immerger dès leur plus jeune âge dans leur langue maternelle.
    David Roberts, membre de la Société d'éducation linguistique des territoires du Nord-Ouest, souligne l'importance de la langue gwich’in. Pour lui, elle représente bien plus qu'un simple moyen de communication ; c'est un véritable vecteur d'identité et de culture qui renforce le sentiment d'appartenance. Il insiste sur le fait que ce projet fournit aux familles des outils essentiels pour transmettre leur langue avec fierté aux générations futures, contribuant ainsi à la préservation de leur héritage culturel.
    Louise Flaherty, cofondatrice d'Inhabit Media à Iqaluit et partenaire dans cette initiative, ouvre un débat crucial concernant l'accès à la langue pour les enfants. Elle déclare que tous les enfants ne sont pas en mesure d'entendre l'inuktitut à la maison, ce qui rend ce projet d'autant plus précieux. En facilitant l'intégration de la langue orale dans chaque foyer, l'initiative encouragera le développement linguistique chez les jeunes enfants tout en renforçant le lien entre la langue et la culture.
    Enfin, Ronald E. Ignace, commissaire aux langues autochtones du Canada, met en avant l'esprit d'innovation des peuples autochtones dans la protection et la promotion de leurs langues. Selon lui, ce projet incarne parfaitement cette nouvelle approche, illustrant comment les communautés autochtones peuvent mettre en œuvre des solutions pratiques pour préserver leur héritage linguistique.
    La capsule informative s’achève sur une note d’espoir et de détermination, soulignant que grâce à des initiatives comme « Uqausiqput Tusaallugu », les futures générations pourront non seulement apprendre leur langue, mais également s’imprégner de leur culture et de leur identité, contribuant ainsi à un avenir où la diversité linguistique est célébrée et maintenue vivante.
    3 min
  • Zone arctique : Deux espèces arctiques emblématiques en déclin
    Dans cet épisode, je vous invite à plonger dans les réflexions des membres du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) lors de leur récente réunion à Wendake, au Québec. Nous explorons les résultats de leur travail essentiel qui a conduit à la mise à jour de la liste des espèces menacées au Canada. Une attention particulière est accordée au harfang des neiges, un hibou emblématique du Québec, qui fait face à un chiffre alarmant de déclin de sa population au cours des trois dernières générations.
    Le harfang des neiges, qui migre vers le sud du Canada pour l'hiver, est un symbole aviaire de notre province et représente 95 % de la population mondiale de cette espèce. Cependant, plusieurs menaces, allant du changement climatique à l'utilisation de rodenticides, compromettent sa survie. Louise Blythe, coprésidente du sous-comité sur les oiseaux, explique comment la combinaison des effets du climat qui se réchauffe rapidement et des dangers en migration, tels que les collisions avec des structures humaines et l'empoisonnement, affectent le harfang tout au long de son cycle de vie.
    J'aborde également les réflexions de Gregory Rand, gestionnaire adjoint au Musée canadien de la nature, qui souligne la responsabilité du Canada dans la préservation de cette espèce arctique. Avec une population canadienne presque totale, il est essentiel d'agir pour inverser cette tendance de déclin et protéger notre biodiversité.
    En plus du harfang des neiges, le COSEPAC a aussi examiné le statut de la laimargue atlantique, connue sous le nom de requin du Groenland. Ce gigantesque requin, qui peut vivre plus de 270 ans et atteindre une taille impressionnante de 5 mètres, subit également les effets des changements environnementaux rapides et des pratiques de pêche commerciale. L'expertise de Bruce Lehman, coprésident du sous-comité sur les poissons marins, souligne la nécessité de mieux comprendre cette espèce complexe qui nécessite une approche conservatoire vigilante en raison de sa biologie unique.
    En conclusion, le harfang des neiges est désormais classé comme espèce menacée au Canada, tandis que la laimargue atlantique passe au statut d'espèce préoccupante. Nous discutons de l'importance critique de la surveillance et des actions de conservation renforcées pour ces espèces face aux enjeux du réchauffement climatique. C’est un épisode riche en informations qui rappelle notre responsabilité collective envers la faune canadienne.
    5 min
  • Zone arctique : Prix inspiration arctique
    La 13e cérémonie annuelle des Prix Inspiration Arctique s'est tenue à Ottawa le 13 mai 2025, marquant un événement significatif pour les communautés autochtones du Canada. Cette cérémonie a récompensé un ensemble de projets innovants et culturellement pertinents, notamment dans le domaine de la santé, de l'éducation, et de la souveraineté alimentaire. Le projet qui a brillé lors de cette édition est le Bibiya Natsatku, qui a été attribué le grand prix d'un million de dollars.
    Le projet Bibiya Natsatku, porté par le Conseil des Premières Nations du Yukon, cherche à établir un espace de soins en santé reproductive spécifiquement dédié aux Premières Nations. Le nom du projet, qui signifie "maison du bébé en santé" en langue touchée du sud, reflète son objectif d'offrir des soins prénataux et post-nataux qui sont culturellement sécuritaires. Ce centre sera situé à Whitehorse et sera dirigé par des sages-femmes autochtones, intégrant des savoirs traditionnels qui ont été transmis au fil des générations. Jusqu'à présent, le programme, lancé en 2022, a permis à plus de 200 familles autochtones d'accéder à un soutien culturel, social et émotionnel, illustrant ainsi son impact positif sur la communauté.
    Le soutien financier reçu lors de cette cérémonie constitue une avancée majeure vers la reconnaissance des pratiques de soins traditionnels au Yukon. Cela souligne également un engagement croissant envers l'autonomie des peuples autochtones et le respect de leur savoir-faire. En plus de Bibiya Natsatku, un total de 12 projets provenant des trois territoires canadiens ont été récompensés pour une somme globale de 3 700 000 dollars. Ces projets touchent à divers domaines, tels que la souveraineté alimentaire, la gestion des changements climatiques, la revitalisation culturelle et l'éducation autochtone, démontrant la diversité et l'importance de l'innovation au sein des communautés du Grand Nord.
    L'événement, présenté par Nelly Guidici dans la capsule d'information "Zone Arctic", a permis de mettre en lumière ces initiatives cruciales pour le développement durable des territoires nordiques. Les membres de l'équipe du projet Bibiya Natsatku étaient présents à Ottawa pour recevoir leur prix, illustrant l'unité et l'engagement des Premières Nations dans la promotion de leur culture et de leur santé. Cette cérémonie ne se limite pas seulement à la remise de prix; elle symbolise également une reconnaissance collective des luttes et des triomphes des communautés autochtones à travers le Canada.
    3 min
  • Zone arctique : Le Danemark assure la nouvelle présidence au Conseil de l’Arctique
    Le 12 mai 2025 marquera un tournant significatif dans la gouvernance de l'Arctique, avec le Royaume du Danemark assumant la présidence du Conseil de l'Arctique, prenant le relais de la Norvège. Ce conseil, composé de huit États riverains de l'Arctique, se réunit tous les deux ans pour aborder les enjeux cruciaux concernant la région. Un examen des événements précédents montre que la présidence de la Russie du Conseil a été perturbée en raison de l'invasion de l'Ukraine, entraînant une suspension des activités pendant 15 mois. Ce n'est qu'avec le passage de relais à la Norvège que le conseil a pu retrouver un certain fonctionnement en mettant l'accent sur le dialogue, malgré un contexte géopolitique délicat.
    Sous la direction de la Norvège, des avancées significatives ont été réalisées grâce à l'implication active des six organisations autochtones permanentes. Cette collaboration a abouti à l'établissement de procédures décisionnelles écrites, favorisant ainsi la reprise des travaux des groupes. La reprise des réunions officielles en février 2024 a permis aux États membres, aux communautés autochtones et aux scientifiques observateurs de se retrouver et d'échanger sur des problématiques essentielles pour l'Arctique. Cet effort de réengagement souligne la résilience et la capacité des acteurs arctiques à travailler ensemble face aux enjeux communs.
    Le Danemark, à l’aube de sa présidence, a affiché des ambitions claires lors de la présentation de ses priorités le 11 avril dernier à Nuuk, la capitale du Groenland. Le futur président du Conseil, Kenneth Hogg, a insisté sur l'importance de maintenir la stabilité et de favoriser la coopération dans cette région particulièrement vulnérable. Il a également souligné que le travail coopératif entre les États arctiques, les communautés autochtones, le Groenland et l'ensemble du Royaume du Danemark est vital pour atteindre des résultats tangibles en faveur de l'avenir de l'Arctique.
    Cinq grands axes ont été identifiés comme étant prioritaires pour la présidence danoise : le développement économique durable, la transition énergétique, la protection des océans et de la biodiversité, la lutte contre les effets du réchauffement climatique, et la coopération avec les peuples autochtones. Parmi ces défis, la gestion de l'accroissement du trafic maritime dans la région s'avère cruciale. Cette réalité pose des risques accrus d'accidents maritimes, de pollution et de nuisance sonore sous-marine. Afin de faire face à ces défis, le Danemark projette de réévaluer les recommandations en matière de sécurité des navires, en mettant un accent particulier sur les situations d'urgence et en intégrant les connaissances des peuples autochtones pour améliorer les préparatifs et les réponses en cas de crise.
    Sarah Olsvig, présidente du Conseil circumpolaire inuit et partie prenante de la rencontre à Nuuk, a rappelé que le Conseil de l'Arctique est le fruit d'une vision partagée : celle d'un Arctique pacifique. Elle a réitéré l'importance de la coopération au sein du Conseil pour garantir la stabilité dans cette région sensible. Les efforts déployés et les priorités établies pour la présidence danoise ajoutent une nouvelle couche de complexité et d'espoir à l'édifice du dialogue et de la collaboration arctiques en ces temps incertains.
    4 min
  • Zone arctique : Trois territoires, deux couleurs
    L'élection fédérale du 28 avril 2025 a révélé des résultats fascinants au sein des trois territoires canadiens, soulignant à la fois une certaine continuité et des changements notables parmi les élus. Dans le Yukon, le député sortant Brendan Hanley, représentant du Parti libéral, a remporté son second mandat avec une majorité impressionnante de 53% des voix. Sa campagne s'est concentrée sur les tensions croissantes entre le Canada et les États-Unis, un sujet qu'il considère comme essentiel pour la souveraineté économique du pays. Hanley a évoqué la nécessité d'une approche collaborative entre le Yukon et l'Alaska, cherchant à maintenir des relations stables malgré l'incertitude politique engendrée par l'administration de Trump. Il a souligné l'importance de défendre les intérêts canadiens tout en continuant à favoriser les relations amicales avec les États-Unis.
    Ensuite, au Nunavut, la compétition s'est avérée particulièrement serrée. Laurie Idlout, députée néo-démocrate en poste, a réussi à conserver son siège avec une avance inquiétante de seulement 77 voix face à sa rivale libérale, Kilikwak Kabluna. Idlout a exprimé sa gratitude envers les électeurs et a mis en avant l'importance de voter, surtout dans un contexte mondial volatile. Cette élection témoigne de l'intérêt croissant des habitants du Nunavut pour les enjeux politiques, malgré un faible taux de participation.
    Quant au territoire des Nord-Ouest, le paysage politique a connu un changement de leadership. Rebecca Halti, ancienne mairesse de Yellowknife, a été élue avec près de 54% des voix, succédant à Michael McLeo, qui a choisi de se retirer après avoir servi trois mandats. Halti a promis de se concentrer sur des questions cruciales telles que le logement, le développement des infrastructures et la réponse à la crise des drogues qui affecte le territoire. Son engagement à prioriser ces enjeux majeurs révèle une volonté d'adresser les besoins pressants des collectivités locales.
    L'analyse des taux de participation aux élections révèle aussi des tendances intéressantes. Le Yukon a enregistré un taux de participation record de 73,6%, tandis que les Territoires du Nord-Ouest ont affiché 54,7%. En revanche, le Nunavut a une fois de plus lutté avec une participation relativement basse, atteignant seulement 36,8%, bien que ce chiffre soit légèrement en hausse par rapport aux élections précédentes. En 2021, le Nunavut avait en effet connu le taux le plus bas de participation électorale au Canada, à 29,4%, ce qui suscite des questions sur l'engagement civique des électeurs dans cette région.
    Dans l'ensemble, ces élections mettent en lumière des dynamiques politiques singulières au sein des territoires canadiens, où l'héritage des dirigeants en place est mis à l'épreuve, tout en soulignant la nécessité d'engager les électeurs dans un cadre démocratique souvent marqué par des défis et des opportunités.
    4 min
  • Zone arctique : Les maires unis pour le climat
    Dans cette interview, 124 élus municipaux de tout le Canada ont fait entendre leurs voix en adressant une lettre ouverte aux dirigeants des six partis politiques fédéraux. Ce geste collectif n’est pas une manœuvre politique visant à favoriser un parti en particulier, mais plutôt un appel urgent à l'action face à la menace croissante du réchauffement climatique qui affecte les municipalités à travers le pays. M. Hendricksen, maire adjoint de Yellowknife, a joué un rôle clé en organisant l’évacuation de la ville pendant les incendies dévastateurs de l'été 2023. Il insiste sur l'importance pour le futur gouvernement, quel qu'il soit, de prendre ces préoccupations au sérieux et d'apporter des changements tangibles dans la gestion des crises climatiques.
    L’interview aborde également le sentiment de frustration de M. Tom McLennan, conseiller municipal de Yellowknife, qui déplore que les enjeux climatiques aient été marginalisés lors de la campagne électorale. La décision visant à éliminer la tarification du carbone pour les consommateurs à partir d'avril 2025, sans la mise en place d'une alternative solide pour lutter contre le changement climatique, souligne selon lui un manque de vision et de préparation. Les signataires de la lettre font des recommandations spécifiques pour renforcer les communautés face aux changements climatiques, incluant la nécessité de développer un réseau électrique propre à l'échelle nationale. Cela permettrait non seulement de lutter contre la crise climatique, mais aussi de créer des dizaines de milliers d'emplois dans le secteur de l'énergie renouvelable, en garantissant des retombées économiques significatives pour les collectivités locales.
    Parmi les autres recommandations, la construction de deux millions de logements écoénergétiques est mise en avant. Une meilleure isolation des bâtiments permettrait de réduire considérablement les factures d'énergie tout en diminuant l'empreinte carbone. La lettre appelle également à l'élaboration d'une stratégie nationale de résilience, d'intervention et de reconstruction, afin que les communautés soient mieux préparées à faire face à des catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes. Les trois territoires du Canada, déjà touchés de manière disproportionnée par les effets du réchauffement climatique, nécessitent des solutions sur mesure, car les défis énergétiques sont particulièrement complexes dans le Nord.
    M. Hendricksen souligne l'urgence de repenser les approches actuelles, car le statu quo ne répond plus aux besoins des collectivités. Les élus municipaux de toutes tailles unissent leurs voix pour appeler à un changement radical dans la manière dont la question du climat est abordée au Canada. L'interview se conclut sur une note d'espoir, avec la conviction que des actions concrètes peuvent encore être mises en place pour bâtir un avenir durable et résilient face aux défis environnementaux. Cette discussion met en lumière l'importance d'écouter les voix locales dans les décisions politiques qui touchent directement leur avenir.
    4 min
  • Zone arctique : Comment les partis politiques se projettent dans l’Arctique ?
    Cette conférence se penche sur les perspectives des grands partis politiques au Canada concernant les enjeux cruciaux de l'Arctique, à l'approche d'une élection imminente. Chaque parti présente une vision unique qui mélange souveraineté, défense, développement économique et relations avec les communautés autochtones. Nous explorons en détail les différents projets et idées qui façonnent l'avenir de cette région stratégique.
    Le Nouveau Parti démocratique (NPD) plaide pour une refonte complète de la politique de défense canadienne, mettant l'accent sur la souveraineté arctique et l'indépendance industrielle. Parmi ses propositions, l'annulation du contrat d'achat des avions de chasse F-35 au profit de leur fabrication locale est notable. Le NPD ambitionne d'atteindre 2% du PIB en dépenses militaires d'ici 2032, tout en priorisant le bien-être des soldats et des anciens combattants, ainsi que le développement des communautés nordiques. La construction de 5000 logements pour les militaires, l'établissement de nouveaux ports arctiques et de stations de recherche, ainsi qu'une coopération renforcée avec les gouvernements territoriaux et autochtones pour améliorer les infrastructures et les services de santé dans le Nord, figurent dans leur programme. De plus, le NPD envisage une réforme du recrutement militaire et une relance des initiatives diplomatiques.
    Le Parti conservateur, quant à lui, concentre ses efforts sur le renforcement de la présence militaire dans l'Arctique. Une de ses propositions phare est l'établissement d'une base permanente à Iqaluit, capable d'accueillir une escadre complète de F-35. Le parti prévoit également l'acquisition de nouveaux brise-glaces polaires, le doublement des effectifs de rangers à 4000, ainsi que la modernisation des installations militaires dans le Nord, y compris l'achat de nouveaux sous-marins, hélicoptères et centres de soutien.
    Le Parti libéral se concentre sur la modernisation des forces armées canadiennes, proposant d'améliorer les conditions de travail des militaires, notamment en matière de salaire, de santé et de logement. En parallèle, le parti projette de développer une flotte de drones, sous-marins et brise-glaces plus performants. Le Parti libéral souhaite également élargir le mandat de la garde côtière pour inclure des missions de sécurité en Arctique et soutient des projets de transition énergétique réalisés en partenariat avec les communautés autochtones, tel un corridor énergétique et un doublement du programme de garantie de prêts pour les autochtones.
    Enfin, le Parti vert se positionne sur une approche axée sur la durabilité et la souveraineté autochtone. Il propose de suspendre l’acquisition des F-35 pour explorer d’autres alternatives, ainsi que la création d’un corps national de défense civile. Le parti appelle à l’arrêt de tout nouveau projet lié aux combustibles fossiles, en faveur d’un réseau électrique entièrement propre à l'échelle canadienne. En outre, il prône une relation de nation à nation avec les communautés autochtones et la mise en place d'unités dirigées par celles-ci pour gérer les questions de souveraineté et d'urgence dans l'Arctique.
    Cette capsule d'informations, animée par Nelly Guidici, offre un aperçu exhaustif des positions des grands partis face à des défis contemporains cruciaux et aux opportunités à saisir dans la région arctique du Canada.
    4 min
  • Zone arctique : Conférence sécurite
    Dans cet épisode, nous discutons de la toute première conférence sur la sécurité en Arctique qui s'est tenue à Whitehorse, organisée par l'Institut canadien de la sécurité arctique. Cette rencontre a rassemblé une cinquantaine de participants issus des secteurs public et privé, ainsi qu'une dizaine d'intervenants de renom, y compris le Premier ministre du Yukon, Ranj Pillai, et le consul général des États-Unis à Vancouver, Jim DeHart. Chacun a apporté une perspective précieuse sur les enjeux de sécurité qui touchent le Nord canadien dans le contexte géopolitique actuel.
    Le Premier ministre a ouvert la conférence en soulignant l'importance croissante de la région arctique, notamment en raison de la demande mondiale pour des minéraux essentiels. Il a averti que ces ressources attirent l'attention de divers États, tant alliés qu'adverses, soulignant les tensions croissantes entre le Canada et les États-Unis. En particulier, Jim DeHart a exprimé ses préoccupations concernant l'intérêt grandissant de la Chine pour les ressources de l'Arctique, qualifiant le pays d'adversaire potentiel. Il a insisté sur la nécessité d'une collaboration avec le Canada dans le cadre du NORAD pour contrer ces enjeux.
    L'incident survenu en février 2023, où des objets volants non identifiés ont traversé les espaces aériens canadiens et américains, a également été une source de discussion. L'abattage d'un objet cylindrique au-dessus du Yukon a révélé des lacunes dans les systèmes de communication d'urgence, entravant la capacité des autorités à alerter les leaders des Premières Nations locales. Nick Glesby, administrateur du réseau de défense et de sécurité de l'Amérique du Nord et de l'Arctique, a déploré le manque de communication proactive avec les Rangers et les communautés autochtones, ce qui a entraîné une occasion manquée de renforcer les liens avec ces gardiens du savoir.
    En réponse à ces événements, le NORAD a depuis modifié ses procédures pour améliorer la détection des objets dans l'espace aérien nord-américain. Toutefois, des incertitudes demeurent quant à l'origine de l'objet abattu au Yukon, car les débris se trouvent dans une zone montagneuse difficile d'accès, ce qui a empêché leur récupération. Cet épisode met en lumière non seulement les défis contemporains en matière de sécurité en Arctique, mais également l'importance de la coopération entre les gouvernements et les communautés locales pour assurer la protection et la gestion des ressources dans cette région stratégique.
    C'était Zone Arctic, votre source d'information sur les enjeux cruciaux du Grand Nord canadien, animée par Nelly Guidici.
    5 min
  • Zone arctique : Étudier l’Antarctique pour mieux comprendre l’Arctique
    Au cours de cette conférence, nous explorons les détails d'une expédition de recherche inédite effectuée par une équipe multidisciplinaire de 15 scientifiques canadiens, ayant eu lieu entre le 21 février et le 18 mars 2025. Ce groupe, regroupant des chercheurs de trois ministères fédéraux et de six universités canadiennes, a navigué à bord du navire NCSM Margaret Brooke de la Marine Royale canadienne pour mener des travaux de recherche dans des domaines variés tels que l'océanographie, la géologie et l'étude des contaminants. Cette mission avait pour objectif principal d'examiner les effets du réchauffement climatique à l'échelle des deux pôles, en particulier par l'analyse du recul des glaciers et la traçabilité de la circulation des produits chimiques et plastiques, y compris les microplastiques dans les océans.
    L'étudier l'Antarctique devient un moyen essentiel pour mieux appréhender les évolutions de l'Arctique. Les glaciers actuels de l'Antarctique servent ainsi de miroirs sur les glaciers arctiques du passé, permettant aux scientifiques de reconstituer le tableau des changements environnementaux prévus. Alexandre Normandeau, chercheur à la Commission géologique du Canada et membre de cette expédition, souligne l'importance critique des glaciers antarctiques, qui présentent une caractéristique géographique particulière : leur proximité avec la côte. Alors que la majorité des glaciers arctiques sont maintenant situés sur la terre ferme, l'Antarctique révèle un aperçu précieux des paysages glaciaires arctiques tels qu'ils existaient il y a environ 5000 ans.
    L'expédition a permis de récolter une gamme d'échantillons cruciaux, notamment d'air, de glace, de neige, d'eau, de sédiments et même de planctons. Ces échantillons sont conservés dans des compartiments réfrigérés à bord du navire, qui traverse actuellement le canal de Panama pour regagner Halifax, où il est attendu en mai 2025. James, le chef de l'expédition, indique que les premiers résultats des analyses de ces échantillons devraient être disponibles d'ici l'automne suivant, apportant des informations critiques sur l'état actuel et passé des environnements polaires.
    La collaboration efficace avec la Marine royale a été un élément clé de cette expédition, et des projets pour des missions futures en Antarctique sont déjà à l'horizon. Céline Guéguen, professeure titulaire au département de chimie de l’université de Sherbrooke et membre éminent de l’expédition, partage que l'objectif est d'établir un programme de recherche durable et régulier, en planifiant des visites tous les deux ou trois ans. Cette structuration vise à apporter une contribution significative à la recherche sur le changement climatique, participant ainsi à l'élaboration d'un calendrier prévisible quant aux futures actions en Antarctique.
    4 min

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La chronique d'actualité sur les enjeux de la région Arctique. Une production de Médias ténois pour https://www.radiotaiga.com.