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« Nous n’avons pas peur » : Golshifteh Farahani et les femmes iraniennes défient les mollahs « Tout était interdit, mais aucune police ni aucune propagande n’a jamais pu dompter notre liberté d’esprit. » Née sous le régime islamique iranien à Téhéran en 1983, Golshifteh Farahani grandit dans un milieu artistique et engagé : ses parents — respectivement metteur en scène et comédienne — militent contre la monarchie puis contre le régime des mollahs. En 2008, elle devient la première Iranienne depuis 1979 à inscrire son nom à un générique hollywoodien, et apparaît sans voile dans le film « Mensonge d'État » de Ridley Scott. Un rôle qui lui vaut six mois d’interrogatoire et la confiscation de son passeport. L’actrice finit par fuir l’Iran, laissant derrière elle sa famille. C’est en France qu’elle choisit de s’installer, mais l’exil restera une expérience douloureuse : « On perd vraiment quelque chose de soi, on a une blessure qui ne guérira jamais, on la porte en soi jusqu’à la fin de notre vie. Désormais, ma seule maison, c’est moi. » Dans « Nous n’avons pas peur - Le courage des femmes iraniennes », publié aux éditions du Faubourg, elle est l’une des seize voix recueillies par les journalistes Natalie Amiri et Düzen Tekkal. Des témoignages qui racontent la lutte et l'espoir, depuis l’exil ou la détention. Golshifteh Farahani est notre invitée. Shein, Temu, Alibaba... : la guerre est-elle déclarée à la « fast fashion » ? Christophe Béchu, le ministre de la transition écologique, organise ce lundi un colloque pour s’attaquer à la fast fashion. Dans son viseur, les enseignes comme Shein, Temu, et Alibaba, figures de proue de ce modèle commercial : avec des produits à très bas coûts et des milliers de références ajoutées chaque jour, ces plateformes populaires auprès des plus jeunes représentent toutefois un danger écologique. Pour y remédier, une proposition de loi portée par le parti Horizons et prochainement débattue à l’Assemblée Nationale voudrait instaurer un malus écologique — jusqu’à 10€ — sur chaque vêtement vendu par ces plateformes. En parallèle, une interdiction de toute publicité pour ce type d’enseigne viserait à dissuader les consommateurs d’acheter sur ces sites. Alors que les marques d’habillement en France sont en crise, la loi « anti-Shein » pourrait-elle endiguer les ravages de la fast fashion ? Une taxe environnementale est-elle légitime ? Nos invités en débattent.
Enfin, retrouvez également les chroniques de Marjorie Adelson et Marie Bonnisseau ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Renaud Dély du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Shein, Temu, Alibaba... : la guerre est-elle déclarée à la « fast fashion » ? Christophe Béchu, le ministre de la transition écologique, organise ce lundi un colloque pour s’attaquer à la fast fashion. Dans son viseur, les enseignes comme Shein, Temu, et Alibaba, figures de proue de ce modèle commercial : avec des produits à très bas coûts et des milliers de références ajoutées chaque jour, ces plateformes populaires auprès des plus jeunes représentent toutefois un danger écologique. Pour y remédier, une proposition de loi portée par le parti Horizons et prochainement débattue à l’Assemblée Nationale voudrait instaurer un malus écologique — jusqu’à 10€ — sur chaque vêtement vendu par ces plateformes. En parallèle, une interdiction de toute publicité pour ce type d’enseigne viserait à dissuader les consommateurs d’acheter sur ces sites. Alors que les marques d’habillement en France sont en crise, la loi « anti-Shein » pourrait-elle endiguer les ravages de la fast fashion ? Une taxe environnementale est-elle légitime ? Nos invités en débattent.
28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Le samedi, Renaud Dély décrypte l’actualité avec un regard international, en compagnie de nos clubistes : Aysegul Sert, journaliste turco-américaine et enseignante à Sciences Po — Richard Werly, correspondant du quotidien suisse « Blick » — Hans Stark, professeur de civilisation allemande à Sorbonne Université — et le dessinateur de presse Patrick Chappatte.
Inscription de l'IVG dans sa Constitution : la France va-t-elle faire école ? « Le Sénat a écrit une nouvelle page du droit des femmes. Ce vote est historique, nous serons le premier pays au monde à inscrire dans sa Constitution cette liberté pour les femmes à disposer de leurs corps ». 267 voix pour, cinquante contre. Mercredi 28 février, au Sénat, la Chambre haute a voté en faveur de l’inscription de la « liberté garantie » pour les femmes d’avoir recours à une IVG à l’article 34 de la Constitution. Salué par le Garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti, ce résultat ouvre donc la voie à une réunion du Congrès à Versailles, lundi 4 mars. Pour faire aboutir cette révision de la Constitution, une majorité devra être trouvée chez les parlementaires. Ce serait une première au monde. Cette mesure est-elle purement symbolique comme certains opposants à cette inscription le soutenaient ? La France va-t-elle au contraire faire école alors que le droit à l’IVG est menacé dans plusieurs pays ?
Troupes au sol en Ukraine : faut-il redouter une escalade Poutine/Macron ? « Il n’y a pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre » Ces quelques mots d’Emmanuel Macron, prononcés lundi soir après la conférence de soutien à l’Ukraine à l’Élysée, ont suffi pour lever le tabou de l’envoi de soldats au sol en Ukraine. Un discours qui n’a cependant pas convaincu le chancelier allemand Olaf Scholz, et encore moins le président russe Vladimir Poutine, qui a répliqué : « Nous avons aussi des armes, ils le savent. Et ces armes peuvent atteindre des cibles sur leur territoire. Ce qu’ils font maintenant, essayer d’effrayer le monde entier, représente un risque d’un conflit avec l’utilisation d’armes nucléaires. Ce qui signifie la destruction de la civilisation ». La France risque-t-elle l’escalade avec la Russie ?
Valérie Brochard nous donne des nouvelles de nos très chers voisins européens : ce week-end, direction l'Angleterre où une patiente a dû s'arracher elle-même une douzaine de dents, faute de trouver un dentiste. Face aux tarifs trop élevés des praticiens dans le privé et la liste d'attente interminable pour des rendez-vous dans le public, le système de santé britannique est en crise.
Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision allemande qui révèle l'arrestation de Daniela Klette, une criminelle recherchée depuis plus de trente ans. Membre présumée de la « bande à Baader » — une organisation terroriste allemande d'extrême gauche — elle fait l'objet d'une enquête pour tentatives de meurtres et braquages, à 65 ans.
Ce week-end, Olivier Boucreux décerne le titre d’employé de la semaine à Oleg Orlov, dissident russe et grande figure de la défense des droits humains dans son pays. À 70 ans, il vient d'être condamné à deux ans et demi de prison dans une colonie pénitentiaire.
« Sur la trace de la chouette d'or » : il ne s'agit pas d'un album de Tintin, ou du dernier Indiana Jones, mais de la plus longue chasse au trésor du monde… Et le butin est estimé à au moins 225 000 euros ! Avec l'aide d'un livre d'énigmes, les joueurs doivent retrouver la statuette d'une chouette, probablement enterrée en Moselle. Mais après 31 ans de recherche, aucun « chouetteur » n'a encore trouvé cette mystérieuse cachette, comme le raconte Alix Van Pée.
Si vous pouviez discuter avec la philosophie en personne, que lui demanderiez-vous ? Dans son livre « Raisons et sentiments », Ilaria Gaspari a choisi de lui parler d'amour. À travers le personnage de Mina, une libraire empêtrée dans une relation compliquée, la philosophe aide le lecteur à faire son éducation sentimentale pour vivre l'amour avec joie, sans omettre la souffrance qui peut en faire partie. Comment savoir que l’on est amoureux ? Peut-on tomber amoureux de l’amour ? La fidélité est-elle si importante ? Elle répond à toutes vos questions !
Enfin, ne manquez pas la une hexagonale de la semaine et la question très intéressante de David Castello-Lopes. 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Comment l’agriculture française est-elle devenue un champ de bataille politique ? Longtemps présentée comme « une et indivisible », les crises successives font aujourd'hui apparaître une agriculture française divisée entre plusieurs modèles. Trois principaux syndicats s'opposent : la FNSEA, qui défend une agriculture productiviste tournée vers l’exportation, la Coordination rurale — très à droite — qui revendique un positionnement « anti-écolo » et la Confédération paysanne qui dénonce le modèle intensif et défend l’environnement. Le dialogue semble d'autant plus compliqué que chacun porte un agenda politique de plus en plus revendiqué. Si la FNSEA reste l’interlocuteur privilégié du gouvernement, la Coordination rurale est aujourd’hui accusée de rouler pour le RN face à une Confédération paysanne qui n’a jamais caché ses sympathies avec les partis de gauche. Pour ou contre l'écologie, le libre-échange ou les méga-bassines… Dans la perspective des élections européennes, comment rassembler des agriculteurs que tout semble diviser ? Est-il encore possible de trouver un consensus ? Nos invités en débattent.
28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
« La Louisiane » : ces femmes que l'Histoire de France a oubliées « Adolescente je lisais beaucoup Zola, Stendhal, Balzac. Ils ont été des sources précieuses pour écrire mon premier roman. » C'est à 14 ans que Julia Malye écrit son premier ouvrage — « La fiancée de Tocqueville » — un récit d'Histoire romancée à la Jean Teulé. Publié un an plus tard, le livre connaît un certain succès et gagne le Prix des lycéens au Salon du livre du Touquet. À vingt ans, elle part pour l’Oregon et suit un master de création littéraire pendant deux ans. C’est une visite en Louisiane qui lui inspire son futur roman : « Je suis tombée sur l’histoire de ces femmes envoyées [dans cet État] au début du 18e siècle. […] Je n’avais jamais entendu parler de ces dizaines de femmes qui s’étaient portées volontaires pour venir épouser un inconnu à des milliers de kilomètres de chez elles. » Après huit ans de recherches sur ces Françaises de la Salpêtrière envoyées pour peupler la colonie de la Nouvelle-Orléans, Julia Malye publie « La Louisiane » aux éditions Stock. Un roman qu'elle a d'abord écrit en anglais. « Ce qui m'intéressait beaucoup, c'était vraiment de voir dans quelle mesure l'on raconte des choses différentes d'une langue à une autre ». Julia Malye est notre invitée. Comment l’agriculture française est-elle devenue un champ de bataille politique ? Longtemps présentée comme « une et indivisible », les crises successives font aujourd'hui apparaître une agriculture française divisée entre plusieurs modèles. Trois principaux syndicats s'opposent : la FNSEA, qui défend une agriculture productiviste tournée vers l’exportation, la Coordination rurale — très à droite — qui revendique un positionnement « anti-écolo » et la Confédération paysanne qui dénonce le modèle intensif et défend l’environnement. Le dialogue semble d'autant plus compliqué que chacun porte un agenda politique de plus en plus revendiqué. Si la FNSEA reste l’interlocuteur privilégié du gouvernement, la Coordination rurale est aujourd’hui accusée de rouler pour le RN face à une Confédération paysanne qui n’a jamais caché ses sympathies avec les partis de gauche. Pour ou contre l'écologie, le libre-échange ou les méga-bassines… Dans la perspective des élections européennes, comment rassembler des agriculteurs que tout semble diviser ? Est-il encore possible de trouver un consensus ? Nos invités en débattent. Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et Marie Bonnisseau ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Le Qatar : de moins en moins petit, de plus en plus incontournable ? Dix milliards d’euros : c’est la somme que le Qatar s’engage à investir dans l’économie française à l’horizon 2030. Transition énergétique, intelligence artificielle, industrie culturelle… Mais aussi conflit entre Israël et le Hamas : les sujets évoqués entre l’émir qatari et Emmanuel Macron sont nombreux. Arrivé mardi 27 février, Tamim ben Hamad Al Thani effectue sa première visite en France depuis son accession au trône en 2013. Et pour cause : pays aussi petit que le département de la Gironde, le Qatar est pourtant de plus en plus grand sur la scène diplomatique. La crise au Proche-Orient en est la parfaite illustration : décisif lors du premier cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en novembre dernier — qui a permis de libérer quatre-vingt otages israéliens et 240 prisonniers palestiniens — le Qatar tente une nouvelle fois, avec les États-Unis, l’Égypte et Israël, de négocier un autre accord. En parallèle, le Hamas a aussi établi son siège à Doha, la capitale du pays. Alors soupçonné d’entretenir l’islam radical, comment traduire l’ambiguïté de l’émir qatari ? Comment ce pays de la péninsule arabique a-t-il réussi à devenir aussi central ? Nos invités en débattent. 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Hervé Le Corre, le maître du roman noir, nous entraîne dans un futur infernal « Fonctionnaire, je suis resté attaché à la ville où je suis né. [...] Je n’ai pas un destin d’aventurier, ni fait trente-six métiers. » Fils d’un ajusteur et d’une femme de ménage — aussi bénévole auprès des exilés et militante pour la contraception dans les années 1970 — Hervé Le Corre découvre la littérature à dix-sept ans en lisant Gabriel García Márquez. Il décide alors de se servir de l’écriture pour « fixer [ses] vertiges, comme disait Rimbaud ». Publié en 2005, « L’homme aux lèvres de saphir » — l’histoire d’un meurtrier qui, au printemps 1870, reproduit les crimes de « Maldoror » du comte de Lautréamont — est son premier grand succès. Aujourd’hui devenu l’un des grands noms du roman noir, dans la lignée du maitre du genre Jean-Patrick Manchette, Hervé Le Corre signe son premier roman d’anticipation, « Qui après nous vivrez » aux éditions Rivages. L’histoire de quatre générations de femmes, du 19e siècle à l’année 2120, plongées dans le chaos du monde et confrontées à la brutalité des hommes. Il est notre invité. Le Qatar : de moins en moins petit, de plus en plus incontournable ? Dix milliards d’euros : c’est la somme que le Qatar s’engage à investir dans l’économie française à l’horizon 2030. Transition énergétique, intelligence artificielle, industrie culturelle… Mais aussi conflit entre Israël et le Hamas : les sujets évoqués entre l’émir qatari et Emmanuel Macron sont nombreux. Arrivé mardi 27 février, Tamim ben Hamad Al Thani effectue sa première visite en France depuis son accession au trône en 2013. Et pour cause : pays aussi petit que le département de la Gironde, le Qatar est pourtant de plus en plus grand sur la scène diplomatique. La crise au Proche-Orient en est la parfaite illustration : décisif lors du premier cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en novembre dernier — qui a permis de libérer quatre-vingt otages israéliens et 240 prisonniers palestiniens — le Qatar tente une nouvelle fois, avec les États-Unis, l’Égypte et Israël, de négocier un autre accord. En parallèle, le Hamas a aussi établi son siège à Doha, la capitale du pays. Alors soupçonné d’entretenir l’islam radical, comment traduire l’ambiguïté de l’émir qatari ? Comment ce pays de la péninsule arabique a-t-il réussi à devenir aussi central ? Nos invités en débattent. Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et Marie Bonnisseau ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Uniforme à l’école : outil pour plus d’égalité sociale ou gadget réactionnaire ? Un blazer sombre frappé du logo personnalisé de leur établissement, un pull, deux polos blancs, un pantalon, un bermuda, et une jupe pour les filles. Voilà l’ensemble du kit de vêtements gratuits distribué pendant les vacances d’hiver aux familles des 700 élèves de quatre écoles élémentaires de Béziers qui expérimentent aujourd’hui « l’uniforme à l’école ». Une initiative saluée par Robert Ménard, maire de la commune de l'Hérault, qu’il espérait depuis dix ans. Pour les partisans de l’uniforme, la tenue unique peut contribuer à « renforcer l’égalité » à l’école, en gommant les distinctions sociales apparentes avec les vêtements, et peut participer à « lutter contre le communautarisme ». En Martinique, où la tenue unique a été adoptée dans la quasi-totalité des établissements scolaires du secondaire sans être obligatoire, le choix fait d’ailleurs plutôt consensus. Les opposants à l’uniforme dénoncent quant à eux « une réponse de façade à un problème de fond, qui ne permettra en rien de résoudre les difficultés et les échecs des élèves ». Emmanuel Macron, qui y est favorable, envisage de généraliser la « tenue unique » à l’école en 2026 en France, si les résultats de l’expérimentation sont concluants. Gadget ou révolution ? On en débat.
28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
« Il reste encore demain » : le film phénomène italien sur les violences conjugales « Elle a pris un thème qui relevait d’une avant-garde et a permis à tout le monde de s’en emparer : c’est révolutionnaire ». Plus fort qu’« Oppenheimer », plus fort que « Barbie », « Il reste encore demain » — « C’è ancora domani » — a créé la surprise au box-office italien en octobre dernier. Avec plus de cinq millions d'entrées, le premier long-métrage de Paola Cortellesi en tant que réalisatrice a conquis le cœur d’une grande partie de son pays. Celle qui a débuté sa carrière au théâtre dans les années 1990 avant de se faire connaître à la télé sous Berlusconi interprète ici le rôle principal de son propre film : une femme qui s’émancipe d’un mari autoritaire dans l’Italie de 1946. « Une histoire d’aujourd’hui, à savoir une profonde subordination à l’homme qui se comporte en propriétaire de la femme (…) une histoire qui nous concerne tous, avec différentes nuances de patriarcat », à découvrir dans les salles françaises à partir du 13 mars. Paola Cortellesi est notre invitée. Uniforme à l’école : outil pour plus d’égalité sociale ou gadget réactionnaire ? Un blazer sombre frappé du logo personnalisé de leur établissement, un pull, deux polos blancs, un pantalon, un bermuda, et une jupe pour les filles. Voilà l’ensemble du kit de vêtements gratuits distribué pendant les vacances d’hiver aux familles des 700 élèves de quatre écoles élémentaires de Béziers qui expérimentent aujourd’hui « l’uniforme à l’école ». Une initiative saluée par Robert Ménard, maire de la commune de l'Hérault, qu’il espérait depuis dix ans. Pour les partisans de l’uniforme, la tenue unique peut contribuer à « renforcer l’égalité » à l’école, en gommant les distinctions sociales apparentes avec les vêtements, et peut participer à « lutter contre le communautarisme ». En Martinique, où la tenue unique a été adoptée dans la quasi-totalité des établissements scolaires du secondaire sans être obligatoire, le choix fait d’ailleurs plutôt consensus. Les opposants à l’uniforme dénoncent quant à eux « une réponse de façade à un problème de fond, qui ne permettra en rien de résoudre les difficultés et les échecs des élèves ». Emmanuel Macron, qui y est favorable, envisage de généraliser la « tenue unique » à l’école en 2026 en France, si les résultats de l’expérimentation sont concluants. Gadget ou révolution ? On en débat. Enfin, retrouvez également les chroniques de Xavier Mauduit et Marie Bonnisseau ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
Aide européenne à l’Ukraine : c’est maintenant ou jamais ? « Plus que jamais, nous nous tenons fermement aux côtés de l’Ukraine. » Voilà déjà deux ans que la guerre contre la Russie a débuté. L’occasion pour la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, en déplacement samedi à Kiev, aux côtés des Premiers ministres canadien, belge et italien, de réaffirmer son soutien à Volodymyr Zelensky. « Financièrement, économiquement, militairement, moralement » : si les dirigeants du G7 partagent cette volonté de coopération — Emmanuel Macron organise d’ailleurs une réunion de soutien ce lundi, à Paris, en compagnie d’une vingtaine de dirigeants européens — cet appui sur tous les plans semble pourtant ne pas suffire. L’armée ukrainienne vient de concéder une défaite en perdant la ville d’Avdiivka, à l’est du pays, alors que la reconquête des territoires perdus en 2022 dans le Donbass paraît aujourd’hui illusoire. Résultat : en Europe, 20 % des personnes interrogées pensent que la Russie finira par l’emporter. L’Ukraine arrivera-t-elle à gagner ? Nos invités en débattent. 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio.
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