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Grève ou pas grève à l’aéroport de Genève? C’est ce jeudi que le conseil d’administration doit décider s’il accepte ou pas le nouveau système de rémunération des employés. Des employés qui ont été clairs: en cas de “oui” à ce nouveau système de rémunération, ce sera la grève dès vendredi. Le directeur de l'aéroport, André Schneider, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"C'est une situation très difficile et je souhaite exprimer mes regrets et nos excuses suite aux potentiels problèmes que cette situation va générer. Nous sommes dans une situation compliquée, nous devons nous adapter et nous faisons face à une opposition totale de notre personnel qui refuse d'accepter que la situation a changé. Peut-être n'avons nous pas assez bien expliqué. Ce nouveau système ne va pas baisser les salaires, il conserve le renchérissement mais la progression, qui est plus du double que la progression future de l'aéroport, doit s'adapter".
Ce nouveau système de rémunération ne limite que la progression pour environ 200 employés, mais les salaires restent identiques. Sauf que cette progression, représente une annuité automatique de 2,5% sur vingt ans et la prime de fidélité.
"Nous avons engagé beaucoup de personnes a un niveau plus bas, soit 250 personnes qui vont avoir leur salaire augmenter. Nous voulons pouvoir reconnaître l'expérience d'une personne à l'extérieure, il y a là un vrai problème"
Les syndicats dénoncent un manque de négociation:
"Economiquement, nous avons un système que nous ne pouvons plus payer. Nous souhaitions discuter sur la façon de répondre à ce défi, mais les partenaires sociaux ont refusé le dialogue. Nous avons rallonger la période de négociation pour y parvenir, mais nous n'y sommes pas arrivés".
La justice genevoise a dit non au déménagement temporaire de l'académie du Servette FC. Le Tribunal administratif de première instance veut protéger la biodiversité du parc et invalidé les autorisations de construire de l'Etat. Il donne ainsi raison aux organisations locales et aux villes d’Onex et de Bernex, qui contestaient ce projet. La conseillère administrative d'Onex, chargée de l'aménagement, Maryam Yunus Ebener, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"Je suis soulagée et satisfaite de la situation. C'est une bonne nouvelle pour la population qui pourra continuer de profiter du plus grand parc urbain de Suisse. Avec l'arrivée de l'Académie du Servette, il y aurait eu une forte pression sur le parc des Evaux. Maintenant, nous pouvons continuer d'accueillir toutes ces personnes qui aiment profiter de la nature, du sport".
Il n'est donc plus possible de toucher au parc des Evaux?
"Pas du tout! Dimanche dernier, on a inauguré des terrains de paddle, parce qu'il y a une évolution des pratiques pour faire face au succès du paddle. Le parc des Evaux s'y adapte".
La Ville d'Onex craint-elle un recours de l'Etat?
"Je ne crains rien, je crois beaucoup en la cause. Même si l'Etat fait recours, j'ai bon espoir que l'on gagne. Tous les aspects du recours n'ont pas été étudiés par le TAPI. Il y a l'aspect de la mobilité qui a été retenu, mais il y a d'autres griefs".Avec cette victoire, c'est un peu la victoire de David contre Goliath:
"Je ne vais pas fanfaronner, on va rester humble dans la victoire. Cela veut dire que c'est une solution urgente qui a été choisie. L'Etat n'a peut-être pas calculé toutes les conséquences de cette décision."
La commission des affaires juridiques du National a accepté, lundi soir, deux initiatives parlementaires: l’une prévoit de réduire les possibilités de sous location pour les locataires, l’autre de simplifier la procédure de résiliation de bail en cas de besoin du bailleur ou un de ses proches. Le conseiller national socialiste, Christian Dandrès, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"Les bailleurs ont déposé quatre textes, avec une stratégie: faciliter les congés et bloquer la contestation du loyer. Dans la plupart des grandes villes, c'est quasiment impossible de trouver un appartement, si vous n'êtes pas dans les petits papiers de la régie. Beaucoup de personnes sont donc en sous-location. Si les bailleurs décident souverainement de résilier les baux, ce sont donc beaucoup d'appartements qui pourraient se retrouver sur le marché, avec un loyer beaucoup plus cher".
Si les quatre textes sont acceptés, l'ASLOCA menace de lancer des référendums:
"L'ASLOCA les a déjà préparés. Nous avons récolté 30'000 signatures pour demander aux autorités fédérales de stopper ces attaques sur les locataires. Les bailleurs font 10 milliards de loyers abusifs par année, car ils n'ont pas répercuté à la baisse, le taux hypothécaire".
Menace du côté du parlement, mais menace bien réelle du côté du montant de nos loyers. Le taux d’intérêt de référence vient d’augmenter de 0,25 points, à 1,5%. Faut-il craindre une envolée de nos loyers?
"Une augmentation de 0,25% de ce taux, permet aux bailleurs d'augmenter de 3% les loyers. Sachant qu'à cela s'ajoute l'inflation. Mais cela vaut la peine de faire vérifier les majorations"
SURVAP et actif-trafiC ont organisé, jeudi soir, un rassemblement festif au 22 rue des Pâquis, pour célébrer l’AN 01 du dégrappage. Les membres des associations ont installé des plantes dans des bacs à l’endroit du dégrappage, puis défilé dans les Pâquis, avec visite guidée et plusieurs arrêts explicatifs sur la situation de la végétalisation du quartier. Alain Riesen, de SURVAP, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"Il fallait fêter ce dégrappage! Nous voulons mettre en évidence les ilots de chaleur. En 2022, il y a eu plus de 15'000 décès. Ce dégrappage est une manière de montrer la direction que doivent prendre les autorités publiques. Il est urgent de dégrapper, de végétaliser parce que la végétalisation permet de diminuer les effets de la canicule! "
Ce dégrappage aurait pu être dramatique, si une conduite de gaz avait été touchée:
"Nous avons fait très attention. Nous avons fait un dégrappage de surface et il n'y a aucune danger. Il est extrêmement important de dégrapper dans les rues fermées des Pâquis. Le quartier reste très minéralisé. Le dégrappage en surface, avec une végétalisation bien organisée est très rapide. On a dégrappé cinq places de parking en deux heures. Les pouvoirs publics ont la possibilité de le faire".
La Ville de Genève passe pourtant à la végétalisation. À Villereuse, une microforêt de 360 m², le réaménagement d’un parking aux Eaux Vives:
"Nous sommes très contents mais il faut accélérer le travail! L'intensité et la fréquence de la chaleur est à l'ordre du jour! Les ilots de chaleur tuent plus que les incendies, les inondations... c'est un ennemi invisible qui atteint des millions de personnes, dont des travailleurs".
Le député MCG, Skender Salihi, a lancé une pétition pour que le revêtement du sol de la plaine de Plainpalais soit remplacé par du gazon. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"Cette pétition a été lancée sur un ras-le-bol général des habitants et des commerçants. Le déclic a été le Street food festival où on a pu se rendre compte que le gore, qui génère une poussière immense, pouvait être un frein aux activités. A cause de la poussière, de la chaleur que ce gore dégage en été (...) on avait les baskets qui chauffent! On souhaite qu'une partie du gore soit remplacée par de l'herbe: il n'est pas question d'un gazon terrain de foot, mais d'une prairie comme dans les autres parcs du canton".
Un risque de faire de Plainpalais, un parc à chiens?
"Les gens sont disciplinés et ils ne vont pas en profiter".
Le gore a été installé pour permettre l'organisation d'événements comme le cirque Knie ou les forains:
"Nous ne voulons pas tout rendre vert, seule une partie. Le cirque Knie et les forains conserveraient un endroit, sans endommager la pelouse".
Qu'en est-il du coût?
"Le coût va être un gros débat. Pour l'heure, je ne peux pas articuler un chiffre. On est en train d'étudier avec des architectes, pour essayer de chiffrer ce projet pour qu'il coute le minimum".
La pétition a récolté 255 signatures en deux jours.
Le Cartel intersyndical a envoyé une lettre au nouveau Conseil d’Etat, avec ses enjeux prioritaires et ses revendications. La présidente du Cartel intersyndical, Geneviève Preti, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"On espère que c'est un nouveau redémarrage du partenariat social. Nous avons deux demandes de négociation et nous demandons un calendrier pour pouvoir discuter. On laisse s'installer le Conseil d'Etat mais l'on veut des réponses. On peut communiquer à nos collègues, mais sous des conditions drastiques. Là, on vient de nous dire que nous n'avons pas le droit de signer une pétition!"
Où en est le projet G'Evolue, de réforme du système d’évaluation et de rémunération de l'Etat?
"Pour évoluer, il faut mettre les fondations de la maison. Nous avons six personnes qui travaillent dans une commission technique paritaire et pour les épauler, on va constituer des groupes pour que chaque fonction soit représentée. Le travail est en cours et vous aurez prochainement des nouvelles"
Priorité des priorités: respect des annuités et indexations. Cette année, l'accord négocié avec le Conseil d'Etat a été torpillé par les députés:
"Avec le recul et le résultat des comptes 2022, l'assemblée des délégués du Cartel a décidé de ne plus négocier sur les annuités. Sans arrêt, on nous dit qu'il n'y a pas d'argent mais on veut baisser les impôts. Il y a un moment, ça suffit! Les annuités sont inscrites dans la loi, c'est une progression salariale."
Le photographe, Niels Ackermann, est de retour d'Ukraine. Il est venu témoigner de la situation sur place, à Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"La situation est paradoxale. Comme ici, c'est le printemps, avec cette vie estivale qui se prépare, des gens sur les terrasses, dans les restaurants (...) et puis, quasiment tous les soirs, des alertes aux bombardements. Ces attaques sont prises très au sérieux par les Ukrainiens, avec des missiles qui ne sont pas interceptées et qui peuvent tomber sur des immeubles d'habitation".
Après un an de guerre, quel est l'état d'esprit de la population:
"Les Ukrainiens ont appris à souffrir depuis des siècles. Ce n'est pas la première fois qu'ils sont envahis. Ils apprennent à gérer le présent et le mieux possible. Après un an de conflit, la société reste extrêmement mobilisée pour récolter de l'argent pour payer des choses basiques ou des choses plus sophistiquées comme un satellite de surveillance. Il garde en tête que le pays est toujours en guerre, le pays doit se défendre".
L'Ukraine a entamé la contre-offensive:
"Pour les Ukrainiens, ils vont reconquérir les territoires perdus. Ils savent que c'est possible, ils ont un bon équipement et un fort soutien de l'Ouest. Dans le même temps, les cimetières militaires sont des paysages terrifiants avec beaucoup de pertes. Ils savent que s'ils gèlent le conflit, la Russie recommencera comme en 2014, mais ils savent que cela aura un coût humain énorme".
Ce 14 juin, c'est la grève féministe, dans tout le pays. Les femmes sont appelées à cesser le travail, dans tout le pays, avec trois moments forts, à 10h46, 13h33 et 15h24. Parmi les revendications, le retrait de la réforme AVS 21 ou encore l’égalité salariale. A Genève, le cortège partira de Plainpalais à 17h, pour suivre le quai des Bergues, puis la place Longemalle. Une mobilisation qui s’achèvera par une grande soirée festive, toujours à Plainpalais. Ines Forster Maleka, membre de la grève féministe était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"A travers cette grève, les femmes exigent, de nouveau, l'égalité salariale, des rentes plus justes mais aussi l'inscription du droit à l'avortement, dans la constitution. Pour l'égalité salariale, la part inexpliquée est de 48%. La différence des rentres entre femme et homme s'explique aussi par la dévalorisation des métiers à majorité féminin et les temps partiels".
Il s'agit de la 3e grève nationale, en moins de 30 ans. Quelle utilité?
"Cette grève montre la colère face à l'inaction politique, et peu de choses ont changé. Avec même un recul, avec l'adoption d'AVS 21 et le recul de l'âge de la retraite à 65 ans, pour les femmes".
Le PLR, Pierre de Boccard est le nouveau président du Conseil municipal de la Ville de Genève. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h35. dans Radio Lac Matin.
"Être président du Conseil municipal, c'est une certaine responsabilité, avec 200'000 concitoyens. On sait qu'on a une certaine responsabilité avec 80 conseillers municipaux à gérer, ce n'est pas toujours facile. Au moment de mon élection, quand j'ai reçu le nombre de votes, 73 conseillers municipaux sur 77 ont voté pour moi, j'étais assez ému. Ca montre que j'ai fait des choses, que les gens me respectent au sein du Conseil municipal".
181e président du Conseil municipal de la Ville. Et dans son discours, il a cité comme axe prioritaire de son année de présidence, la qualité de vie des habitants de Genève:
"Chaque quartier de la Ville mérite un espace redonné aux habitants et aux commerces. Il faut savoir, par exemple, quand on enlève une voiture, où on la reloge. On doit cela à nos habitants. Tout le monde ne peut pas se passer de voiture"
Pierre de Boccard se dit favorable à une gouvernance collaborative, veut faire de Genève un modèle de solidarité et appelle à protéger la nature de Genève:
"Genève est une ville forêt, avec tous ces parcs, le Rhône, le lac. Il faut préserver et développer cet environnement là et surtout ne pas le dégrader".
Une priorité, pour cette année de présidence?
"Il faut mener une réforme pour mettre un minutage à tous les groupes et ainsi rendre un budget plus qualitatif dans sa présentation".
Le PLQ Acacias 1 est soumis à votation le 18 juin prochain. Il prévoit plus de 2200 logements avec des immeubles de 6 étages à 10 étages mais aussi une tour de 67 mètres, une de 93 mètres et au pied 20’000 mètres carré de surfaces commerciales. Robert Cramer, président de la Fondation du PAV, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
"Il y a beaucoup de logements car c'est l'objectif de ce PLQ. On va faire 77% de logements sur la totalité des constructions. Mais on ne peut pas faire que du logement: il y aura moins de 5% de bureaux, 6% de commerces et des petits commerces. Dans ce quartier, la plupart des surfaces sont propriétés de la Fondation PAV: on dit donc ce que nous voulons à la personne qui construit! On va exiger qu'au pied des immeubles, il y ait des commerces avec un certain nombre de services. Il y aura aussi 12% d'activités, le long de la route des Jeunes, et ce seront des activités artisanales. Des activités qui vont dans le sens du développement durable".
Les référendaires parlent, eux, d'une Fondation PAV, promoteur, qui cherche les profits:
"Les logements, dans ce quartier, sont au minimum 62% de LUP. Le prix de tous les autres logements est contrôlé car nous sommes dans une zone de développement. Pour la partie commerciale, c'est nous qui décidons. Si l'objectif est d'avoir des activités artisanales, les loyers seront très bon marché. La Fondation PAV n'a pas d'objectif de rentabilité!"
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