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  • 6 minutes avec Marc Brunn, du Collectif d’associations d’habitants de quartier - 07.06.2023

    Le PLQ Acacias 1 prévoit plus de 2200 logements avec pour la plupart, des immeubles de maximum 6 étages, une place piétonne de 7600 m2 ou encore la Drize remise à ciel ouvert... Du moins sur le papier, selon  un collectif d'associations d'habitants du quartier qui a lancé un référendum. Marc Brunn, membre de ce collectif était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    "C'est vrai qu'il y a une place mais elle est sur un parking souterrain. Il a fallu huit ans pour que l'on pense à créer une place, dans le quartier. Comme elle est sur un parking souterrain, il y aura beaucoup de difficultés pour qu'il y ait des arbres. De nombreux immeubles sont plus hauts que les tours de Carouge. Il y a une tour de 67 mètres soit la hauteur de la tour de la Tv et une tour du 93 mètres plus haute que celle du Lignon. Et au pied de ces tours, il y a 20'000 m2 de surface commercial. L'Etat joue le promoteur, avec beaucoup trop de surfaces commerciales, qui seront chères. Nous demandons plus de logements et moins d'activités mais aussi des espaces verts réels".

    Davantage de logements, sans grandes constructions, comment faire?

    "A partir du moment où l'on réduit les surfaces commerciales, on peut très bien faire 2400 logements, au moins, avec un parc de 10'000 m2, mais aussi écarter les bâtiments et faire que l'air circule et ainsi éviter les ilots de chaleur".

    Le PLQ a tout de même été revu, suite aux critiques. Avec une densité abaissée au cœur du quartier, la forme des îlots des immeubles a été repensée avec des immeubles moins hauts: 

    "Le PLQ a été, effectivement, modifié, mais en réalité il y a 5% de surface bâtie en moins. Ce que l'on a enlevé à certains endroits, on l'a rajouté à d'autres. D'où ces trois immeubles qui font 53 mètres de haut. C'est le règne de l'ombre, la plupart du temps!"

    340 arbres vont être plantés et la Drize sera à ciel ouvert:

    "340 arbres, cela paraît énorme mais on en a abattus 113 aux Vernets, sur un périmètre beaucoup plus petit. Il faut un grand parc pour le divertissement des gens et pour le refroidissement. A Berne, on recommande des parcs de 10'000 m2. Dans ce cas, pas de difficulté à doubler le nombre d'arbres!".

    8 min
  • 6 minutes avec Céline Zuber-Roy, président du Grand Conseil - 06.06.2023

    Céline Zuber-Roy est la nouvelle présidente du Grand Conseil. Une première pour une femme, depuis 15 ans.  Céline Zuber-Roy était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    "C'est assez étonnant qu'il n'y ait pas eu de femme à la tête du Grand Conseil, depuis 15 ans. C'est important de montrer à la population que les femmes peuvent accéder aux plus grandes fonctions (...) J'ai présidé la prestation de serment du Conseil d'Etat qui est une belle cérémonie comme Genève sait les faire, tous les cinq ans. C'était un honneur de pouvoir présider cette séance".

    Dans son discours, Céline Zuber Roya insisté sur  «la désobéissance civile qui n’est pas une option dans notre démocratie». En clair, tout ne peut pas être fait, sous prétexte d’urgence climatique.

    "Non, tout ne peut pas être fait. C'est contre-productif. On est un des pays les plus démocratiques au monde, il y a de nombreux outils. Cela n'avance à rien de bloquer des familles devant le tunnel du Gothard, cela agace juste! Les décisions sont prises par la majorité dans le respect des minorités. Sinon on ne peut plus vivre ensemble!"

    Carouge a célébré, lundi soir, l'accession de Céline Zuber Roy à la présidence du Grand Conseil ainsi que la nouvelle conseillère d'Etat, Anne Hiltpold:

    "Je crois que c'est unique qu'une commune ait la fois, une accession au Conseil d'Etat et à la présidence du Grand Conseil et en plus de deux femmes. Carouge a vraiment les choses en grand: nous sommes arrivées en tram historique, un défilé dans Carouge, la fanfare municipale et plusieurs centaines de personnes qui sont venues. Un moment émouvant!"

    7 min
  • 6 minutes avec Claire Dal Busco, directrice adjointe de la fondation Au cœur des Grottes - 02.06.2023

    Un homme qui a tenté de poignarder sa femme, mardi au Petit Lancy ; deux femmes poignardées à mort dans le canton de Vaud. Une multiplication de terribles faits divers, en Suisse Romande, qui interroge. Claire Dal Busco, la directrice adjointe de la fondation Au cœur des Grottes, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35. dans Radio Lac Matin.

    "Dans de nombreux cas, les féminicides arrivent après de nombreux cas de violence déjà existantes au du couple qui amène jusqu'à la mort. Cette violence déjà présente doit être prise en charge avant".

    La notion de viol vient d’être revue par les chambres fédérales. C’est la notion de refus, avec la prise en compte de l’état de sidération, et non du consentement, qui a été retenue:

    "C'est une première étape. La prise en compte de l'état de sidération était indispensable parce que c'était un élément, jusqu'ici, défavorable à la victime. Cette prise en compte permet d'intégrer les mécanismes psychiques d'une personne".

    En fait-on assez, en Suisse, pour protéger les femmes?

    "On peut toujours faire mieux, en terme de sensibilisation, d'informations voire d'éducation. Il faut que les victimes aient accès aux informations nécessaires pour sortir de ces violences. Le Coeur des Grottes accompagne au quotidien une quarantaine de femmes et une trentaine d'enfants. On leur propose un hébergement, une sécurité mais aussi un accompagnement avec des professionnels spécialisés".

    La Fondation occupe un nouvel immeuble, dans le quartier de la gare:

    "Ce nouvel immeuble nous permet de rassembler l'ensemble des personnes accueillies dans un même lieu. En distinguant le lieu d'hébergement du lieu des consultations, cela permet de conserver un cocon de sécurité dans lequel les personnes peuvent penser à leur quotidien".

    7 min
  • 6 minutes avec le nouveau maire de Genève, Alfonso Gomez - 01.06.2023

    Alfonso Gomez devient maire de Genève, en ce 1er juin. Avec deux priorités, les enjeux climatiques et les droits humains. Toutes les manifestations organisées par la Ville seront quasiment végétariennes, y compris le 1er août Alfonso Gomez était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin. 

    "Il y aura la traditionnelle saucisse de veau, le 1er août mais je pense que c'est un point très important dans la lutte contre le CO2. L'alimentation représente 30% des ces émissions, selon le GIEC. Manger végétarien, ce n'est pas un sacrifice! L'idée est de faire découvrir la cuisine végétarienne. Nous voulons revenir à de grands banquets républicain où la population se réunit et discute de grands enjeux. Nous savons que le changement climatique est là et qu'un certain nombre de mesures doivent être prises. Ces banquets doivent servir de moment d'échange"

    Un moment fort en émotion, quand on devient maire de Genève:

    "Beaucoup de choses me reviennent à l'esprit: mon parcours, ma famille et le courage de ceux qui se sont opposés à la dictature. Je pense aussi au courage des personnes qui migrent. C'est un grand moment car je ne suis pas née dans ce pays, j'y suis arrivé à 13 ans et pour ce pays, ce canton et cette ville qui vit des échanges et de la migration, pour moi c'est un moment très fort"

    7 min
  • 6 minutes avec Michael Andersen, député UDC - 30.05.2023

    La loi climat, soumise à votation le 18 juin prochain, prévoit d’atteindre le net zéro d’émission de gaz à effet de serre, d’ici 2050. Avec pas moins de deux milliards, de francs, sur dix ans de la Confédération, pour aider les particuliers et les entreprises à réduire leur impact carbone. Une loi à laquelle s'opposent l'UDC et le député Michael Andersen, invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    "Cette loi va devenir prohibitive pour atteindre ces objectifs: interdiction du mazout, essence, diesel et toute énergie fossile. Elle va aussi mettre en danger la sécurité d'approvisionnement énergétique de notre pays. Une étude de l'EPFZ montre que cette loi coûterait 6500 francs de plus, par personne, et par an".

    Cette loi prévoit un accompagnement financier pour les entreprises et les particuliers:

    "La Confédération va mettre deux milliards pour aider, mais Boston Consulting Groupe chiffre ces mesures à 387 milliards. Qui va payer? On n'est pas à l'abri d'une augmentation des taxes pour financer ces mesures".

    La Suisse ne doit donc pas agir?

    "Ces dix dernières années, la consommation de CO2 a diminué de 20%, dans le pays. L'Etat doit commencer à balayer devant sa porte: on veut augmenter les citoyens de manière indirecte".

    7 min
  • 6 minutes avec Pierre Nicollier, président du PLR Genève - 26.05.2023

    Pierre Nicollier a été élu président du PLR Genève. Avec un premier objectif: mener à bien la campagne pour les élections fédérales, d'octobre. Pierre Nicollier était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    "Le PLR version Pierre Nicollier va conserver ses valeurs. Mais nous travaillerons sur des projets, on va ramener le débat politique, au centre, auprès de nos membres et de la population"

    L'inflation est la priorité numéro des Suisses. Quelles sont les propositions du PLR pour aider les Genevois à faire face à l'inflation?

    "Une baisse d'impôts est en cours d'élaboration. Il s'agit de libérer la charge qui pèse sur les ménages. La grande alliance de droite avait comme point d'orgue de travailler sur cette baisse d0impôts et cela va arriver rapidement".

    Une alliance de droite pour le Conseil des Etats?

    "Les sénateurs actuels ne représentent pas toute la population. Il est donc légitime de vouloir récupérer un siège. On fera tout notre possible pour avoir une large alliance"

    7 min
  • 6 minutes avec Laurence Fehlmann Rielle, conseillère nationale - 25.05.2023

    Le Conseil fédéral a mis en consultation, mercredi, un projet pour renforcer la transparence dans la fixation des primes maladie. Et parmi les mesures, les cantons devraient pouvoir donner leur avis. La conseillère nationale, Laurence Fehlmann Rielle, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    "C'est une mesure qui va dans le bon sens. Elle permet d'éclaircir comment les assurances maladies fixent les primes. Les cantons pourront donner leur avis mais ce ne sera pas décisionnel".

    Dans le même temps, les HUG et les cinq autres hôpitaux universitaires du pays ont lancé un véritable cri d’alarme mardi et demande une augmentation de 10% des tarifs versés par les assurances maladie, pour couvrir les coûts. Avec une augmentation à prévoir, pour les assurés: 

    "On a un système de santé de bonne qualité. L'ambulatoire est payé les primes, les hôpitaux par les cantons. Il y a donc une réflexion à avoir pour uniformiser les deux systèmes".

    Est-ce la fin du système LAMal?

    "C'était un bon système, au départ, car on obligeait tout le monde à avoir une assurance de base, que tout le monde puisse avoir accès à des soins de qualité et remboursés. Quand la LAMal a été créée, les primes représentaient 6% du revenu des personnes, maintenant, cela peut représenter 20% des revenus. D'où notre initative pour plafonner les primes à 10% des revenus".

    7 min
  • 6 minutes avec Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale Verte - 24.05.2023

    Des voies supplémentaires sur l'A1 ; une hausse des tarifs des CFF et une desserte directe vers l'Arc jurassien supprimée... Les annonces se multiplient sur la mobilité et pas en faveur de l'environnement pour la conseillère nationale Verte, Delphine Klopfenstein Broggini, qui était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin

    Le tarmac de l'aéroport a été occupé, mardi matin, par des activistes de Greenpeace pour dénoncer la tenue du salon internationale des jets privés, actuellement à Cointrin. Une action que soutien Delphine Klopfenstein Broggini?

    "C'est une action qui appartient à Greenpeace, mais la question de la mobilité aérienne doit être considérée, aujourd'hui. Elle émet environ 17% de nos émissions de CO2 donc c'est clairement un secteur qu'il faut prendre en considération et particulièrement les jets privés. Il faut l'aborder d'une manière ou d'une autre, personnellement, je l'aborde de manière politique".

    Le Conseil fédéral a accepté une motion pour l’élargissement de l’A1, avec une voie supplémentaire, dans chaque sens, entre Genève et Lausanne. C'est donc la fin des bouchons sur cet axe?

    "Chaque nouvelle route amène son nouveau trafic. Le risque c'est que le trafic se redensifie et que  les bouchons reviennent. La population doit être amenée à se déplacer autrement, il faut donc l'accompagner. Il y a des alternatives dont le ferroviaire pour les longs trajets. La moitié des trajets en voiture fait moins de cinq kilomètres donc vous pouvez choisir d'autre manière de vous déplacer".

    Les CFF ont annoncé une augmentation de leurs tarifs, tout en réduisant les liaisons directes depuis Genève:

    "Ces décisions sont regrettables. La liaison directe entre Genève et Bâle a été supprimée, il y a quelques années, et on ne l'a jamais retrouvée. Mais nous avons le réseau ferroviaire le plus développé au monde. On a réussi à faire un maillage extraordinaire à travers tout le pays".

    8 min
  • 6 minutes avec Davide de Filippo, président de la CGAS - 22.05.2023

    L'initiative 1000 emplois propose de créer 1000 emplois, chaque année, dans les collectivités publiques si le taux de chômage atteint 5% mais aussi de favoriser la diminution du temps de travail pour tous à 32 heures. Davide de Filippo, président de la CGAS, et porteur de l'initiative était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin. 

    "C'est une proposition réaliste car elle est très mesurée, contrairement à ce que dit la droite. 1000 emplois par an, lorsque le taux de chômage est de 5% c'est tout simplement répondre à la problématique du chômage, à Genève, et c'est accélérer la transition écologique. Il n'y a rien d'artificiel à répondre aux besoins de la population. Le Grand Conseil, droite y compris, a voté un crédit d'investissement d'un milliard pour la rénovation thermique des bâtiments de l'Etat. Mais cette même droite a refusé les postes qui doivent aller avec pour mettre en œuvre ces investissements. C'est complètement irréaliste et irresponsable"

    La demande de main-d’œuvre est déjà très forte, notamment dans le secteur de la rénovation énergétique des bâtiments. Pourquoi ne pas laisser se faire une régulation naturelle?

    "On voit bien que le marché en terme de chômage ne résout rien. Quant à la transition écologique, si on compte sur le marché, on peut attendre encore longtemps".

    Les opposants à cette initiative, parlent d'un coût de six milliards sur dix ans, alors que les initiants assurent que cette mesure ne dépasserait pas les 100 millions:

    "C'est de la manipulation totale. Le problème avec ces six milliards, c'est la droite table sur un taux de chômage pendant dix ans. On n'est pas à ce taux là, aujourd'hui, et penser que nous resterions à 5% c'est gommer l'effet dynamique de l'initiative. Ils additionnent les coûts annuels de la mise en œuvre de l'initiative, c'est grossir artificiellement les chiffres."

    7 min
  • 6 minutes avec Alexandre de Senarclens, député PLR - 16.05.2023

    L'initiative " Pour une contribution temporaire de solidarité sur les grandes fortunes" propose de soumettre  les fortunes imposables de plus de 3 millions de francs à une contribution de solidarité de 0,25% sur la part de la fortune dépassant 3 millions. Et ce pour dix ans. Avec un gain espéré de 200 millions, par an, pour le canton. Mais pour la Droite, cette initiative va surtout faire fuir les grandes fortunes qui paient l'essentiel de l'impôt à Genève. Le député PLR, Alexandre de Senarclens, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    "Les plus riches contribuables du canton paient déjà largement plus de la moitié de ce dont a besoin l'Etat pour financer le filet social, les écoles, les hôpitaux, les subsides d'assurance maladie. A Genève, la pyramide fiscale est très aiguisée, les gros contributeurs paient une très large part du budget de l'Etat. Ca n'a aucun sens d'augmenter les impôts. En 2022, l'Etat de Genève a fait un boni de 1,3 milliards de francs donc l'Etat de Genève n'a pas besoin d'une hausse d'impôts. Cette hausse serait de 50%, selon le texte des initants. Ces grandes fortunes vont comparer avec les autres cantons et à un moment, ils vont déménager. La classe moyenne va devoir payer l'adition".

    Cet impôt de solidarité pourrait rapporter 350 millions de francs, selon les initiants:

    "Ce montant est complètement illusoire. J'étais président de la commission fiscale quand on a traité cette initiative: si les dix personnes les plus touchées par cette initiative, ce serait 200 millions de moins dans les caisses de l'Etat. Est-ce que ça a du sens?"

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