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Or


Jean Burgermeister tente sa chance au Conseil d'Etat, sous les couleurs de la liste d'Union populaire. Un député qui a fait la une de l'actualité, pour sa participation à la grève des tpg, avec une plainte pénale à la clé. Lui, estime avoir été à sa place et se moque de déplaire. Jean Burgermeister était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Un candidat au Conseil d'Etat qui est sous le coup d'une plainte pénale, est-ce bien compatible?
"Une enquête a été ouverte pour avoir participé au piquet de grève des salariés des tpg. Avec l'inflation, sans indexation, on va avoir une baisse importante du salaire réel des salariés de ce canton. Ce devrait donc être une préoccupation majeure du Conseil d'Etat que de garantir les revenus des salariés de ce canton. Or, ça n'a pas été le cas, le Conseil d'Etat a même refusé le dialogue avec les fonctionnaires. J'ai participé à la grève pour apporter mon soutien à ces revendications. Je constate que le Grand Conseil nous a donné raison, nous avons obtenu l'indexation des salaires pour le public et le secteur subventionné. J'ai joué mon rôle, j'étais à ma place aux côtés de ceux qui luttent pour défendre leur salaire".
Jean Burgermeister a également participé à la manifestation contre le mal logement, rue Royaume. Manifestation où il a été molesté par la police:
"Je suis assez inquiet de l'attitude des policiers qui ont chargé ceux qui étaient rassemblés. J'ai participé à une manifestation non autorisée, mais cela ne justifie pas les nombreux coups de matraque (...) j'avais la tête en sang. Ce qui m'inquiète c'est la réaction de Mauro Poggia qui a décrété que je n'avais aucune question à poser! C'est invraisemblable!"
Le logement fait partie des dix grandes propositions de la Liste d'Union populaire, pour qui les PPE n’ont pas leur place sur les terrains publics. Quitte à mettre fin à la mixité sociale?
"On parle souvent de la mixité sociale quand on construit des logements à des prix abordables sur des terrains publics, on en parle assez peu à Cologny et Vandoeuvres. avec de véritables ghettos de riches. Pourquoi ne construirions-nous pas des logements à des prix accessibles au bord du lac. Je ne suis pas contre la mixité sociale, par contre la priorité doit être de construire des logements qui répondent aux besoins de la population. L'écrasante majorité de la population n'a pas les moyens d'être propriétaire et elle est touchée de plein fouet par la crise immobilière. L'Etat doit donc construire du logement locatif en premier lieu, mais aussi plus de LUP et de logements à loyer modéré".
Olivier Pahud tente, pour la seconde fois, sa chance au Conseil d'Etat, avec la volonté de placer le citoyen au centre de son programme. Olivier Pahud, candidat d'Evolution Suisse était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Olivier Pahud tente, de nouveau, l'élection au Conseil d'Etat... un an après s'être présenté dans le canton de Vaud:
"Je suis un homme engagé, bi cantonal: j'ai vécu autant de temps sur Vaud que sur Genève. Je pense Romandie même si Genève et Vaud sont deux cantons très différents. Genève est un canton petit mais, grand, dans son esprit".
Heidi.news a révélé qu'Olivier Pahud était proche des mouvements complotistes romands et partisan de la mouvance conspirationniste américaine, QAnon:
"Je suis complotiste du 33e degrés. Pour QAnon, je suis un homme curieux, je regarde les choses, je m'informe. Au niveau sociologique, c'est un mouvement exceptionnel, avec zéro franc, il a touché des milliers de personnes".
Dans son programme, Olivier Pahud souhaite miser sur l'habitat léger et les coopératives:
"C'est toujours compliqué, particulièrement à Genève, c'est pour cela que l'habitat léger est une solution intéressante. Il y a une véritable demande et cela permet de faire du développement sur la longueur".
Les Vert'libéraux comptent bien déjouer les pronostics aux élections cantonales... et ils comptent bien sur Marc Wuarin, pour créer la surprise au Conseil d'Etat.
Parmi les propositions, une politique ciblée de lutte contre la précarité qui tient compte des nouvelles formes de pauvreté:
"On constate une nouvelle forme de pauvreté, comme les working poors. Pour nous, c'est vraiment s'axer sur la réinsertion professionnelle ou encore la formation. Chacun doit pouvoir bénéficier d'une forme de stabilité et de liberté dans sa vie, grâce à un niveau de formation plus élevé. Lorsqu'on est au chômage, on doit avoir accès à des mesures de réinsertion, de reconversion professionnelle mais aussi la possibilité de lancer une entreprise tout en étant au chômage" a expliqué Marc Wuarin, sur Radio Lac.
Marc Wuarin s'est fortement engagé, en septembre sur la votation contre l’élevage intensif. Difficile de renouer le dialogue avec les agriculteurs, pour les aider à passer à la transition écologique:
"J'ai eu l'occasion d'aller à la rencontre des agriculteurs et de mieux les comprendre. On propose des aides financières vers ceux qui souhaitent se reconvertir vers une agriculture plus végétale"
Les Vert'libéraux veulent un développement régional concerté, avec une vision globale qui intègre les intérêts des régions frontalières à ceux de Genève au profit d’une meilleure collaboration transfrontalière. Genève a donc snobé la France voisine?
"Je le pense. On a un sentiment de supériorité qui n'est pas justifié. La France voisine fait partie intégrante du bassin de vie genevois. Une meilleure concertation permettrait également d'avoir un aménagement régional plus concerté. Il serait quand même plaisant d'avoir un bassin de vie genevois où Genève n'est pas le centre du monde".
Autre idée que Genève soit à la pointe dans la promotion du sport: avec des infrastructures sportives modernes et durables pour la population:
"On a un problème dans la promotion du sport dans le quotidien de la vie des gens. Il faut davantage d'heures de sport à l'école. Il y a aussi la question des infrastructures avec une planification assez mauvaise"
Marc Wuarin, le candidat des Vert'libéraux au Conseil d'Etat, était invité de Béatrice Rul, à 7h35 dans Radio Lac Matin.
Roland-Daniel Schneebeli se présente sous les couleurs de l'Elan Radical. Il compte bien faire revivre le Parti Radical, fondateur de la Suisse moderne.
Parmi ses propositions, revaloriser la fonction publique:
"Revaloriser ne signifie pas augmenter" a expliqué, sur Radio Lac, Roland-Daniel Schneebeli. "Avec la dette que nous avons, les fonctionnaires sont assez gâtés et on ne va pas augmenter leur salaire. Mais il y a quelques soucis, au niveau de la présence du personnel, dans certains départements. Il y a revalorisation à faire des fonctionnaires: on doit les respecter et on a un discours vis-à-vis de la population qui montre que l'Etat est au service des Genevois. L'Etat, ce sont les politiciens mais aussi les fonctionnaires. Il devrait être plus soutenus par le Conseil d'Etat et la population".
L'Elan Radical souhaite une augmentation des effectifs des police:
"Il faut rajouter des forces de l'ordre mais aussi se poser la question de la formation et je propose donc la mise en place, à Genève, d'un centre de formation. Je souhaite un centre pour la Romandie, mais on ne gère pas à Genève, les problématiques de la même manière qu'au fonds du canton de Vaud ou à Fribourg".
Le candidat de l'Elan Radical, Roland-Daniel Schneebeli, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
La conseillère nationale, Stefanie Prezioso, tente l'aventure "conseil d'Etat" pour la Liste d'Union Populaire.
Quel style souhaiterait-elle imprimer au Conseil d'Etat?
"Il faut être le relais de la colère sociale qui monte et des craintes de la population. On a, à Genève, le canton le plus inégalitaire de Suisse où les écarts sociaux entre les très très riches et les pauvres sont de plus en plus énormes. Il faut représenter ces milieux populaires là!"
Parmi les propositions de la Liste d'Union Populaire, la gratuité de l'électricité et de l'eau:
"Nous avons proposé que les gros consommateurs paient leur consommation, mais le ménage moyen ne paierait pas ni l'électricité, ni l'eau. Les plus gros consommateurs vont payer beaucoup plus. Par exemple, les gros propriétaires de villas, avec piscine et qui dépensent 300'000 m3 d'eau doivent payer plus que les familles qui vivent dans un petit appartement. Cela permet aussi de ne pas gaspiller"
La candidate la Liste d'Union Populaire, Stefanie Prezioso, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Antonio Hodgers se représente pour un troisième mandat au Conseil d'Etat. Et pour ses détracteurs, une réputation de bétonneur du canton:
"Ce que l'on oublie c'est que derrière ces nouveaux quartiers, il y a énormément d'espaces verts publics qui sont créés: 600 000 mètres carrés c'est dix fois le parc des Bastions que l'on va créer au PAV et au lieu d'être privatisés, ces espaces verts seront ouverts à tout le monde" a rappelé Antonio Hodgers, le conseil d'Etat chargé du territoire.
Antonio Hodgers déclarait, cet été que la machine économique genevoise devait ralentir pour moins attirée:
"Genève vit dans une contradiction entre vouloir attirer des entreprises multinationales, qui créent beaucoup d'emplois, mais le marché ne suffit pas donc on attire beaucoup de gens qui viennent travailler à Genève et qui se logent en France ou dans le canton de Vaud. C'est ce déséquilibre entre la place économique très attractive et la difficulté qu'a Genève, en même temps, à répondre à la crise du logement. Il ne s'agit pas de "casser" la croissance mais peut-être de la modérer et de favoriser les PME locales".
Pour résoudre la crise du logement, de nombreux candidats préconisent la transformation de toutes les surfaces de bureau en logements, comme facilitée par la loi:
"C'est déjà fait en partie mais la plupart de ces surfaces de logement sont au bord de routes très bruyantes ou sur les axes de transport de marchandises dangereuses et la loi fédérale interdit d'y mettre du logement"
Le conseiller d'Etat sortant, Antonio Hodgers, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Teo Frei est le plus jeune des candidats au Conseil d'Etat et porte les couleurs de solidaritéS, du Droit au Logement et du Parti du Travail. Il a pourtant déjà annoncé ne pas vouloir siéger pas dans «cette institution défaillante au service d’un capitalisme destructeur»:
"Cette campagne est l'occasion de faire entendre notre programme. C'est l'occasion de faire entendre d'autres voix, de porter nos combats et de défendre une Gauche radicale forte au Parlement. Ce qui nous différencie de l'autre liste, c'est que la nôtre est une liste militante, nous sommes actifs sur le terrain alors que l'autre liste regroupe des élus qui sont déconnectés des mouvements sociaux" a précisé Teo Frei, sur Radio Lac.
Parmi les propositions portées, les TPG gratuits, l’accès au logement pour les plus démunis, la semaine de 32 heures dans les administrations sans baisse de salaire:
"Il y a aussi de nombreuses propositions nouvelles: un revenu de transition écologique pour permettre à des personnes qui travaillent dans des secteurs polluants de se reconvertir vers un secteur d'avenir. Cette personne recevrait donc un salaire pendant toute la durée de cette formation. Sur la gouvernance, on veut intégrer davantage les usagers dans les services publics, mais aussi des assemblées citoyennes pour favoriser la discussion".
Le candidat de solidaritéS, du DAL et du Parti du Travail, Teo Frei, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Xavier Magnin, le candidat du Centre, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin. Parmi ses propositions, un Département de la Durabilité:
"Ce sera un département transversal, qui parlera environnement mais aussi construction. Ce Département permettrait d'améliorer la discussion entre services".
Parmi les priorités de Xavier Magnin, la formation:
"Il y a plusieurs axes de travail: une meilleure information auprès des jeunes et des parents, mais aussi travailler avec les entreprises qui pourraient expliquer dès l'école primaire quels sont les types de métier qui sont les plus intéressants".
Xavier Magnin souhaite également faire baisser les prix des loyers pour les locataires et les commerces:
"Il y a déjà un système qui permet de contrôler les prix pendant dix ans, c'est donc aller plus loin. Pour qu'il y ait plus de propriétaires, il faut aussi agir sur les prix des terrains".
Xavier Magnin veut aussi que les infrastructures sportives soient enfin à la hauteur de Genève:
"Il faut avoir une volonté de convaincre pour faire avancer les différents projets. Le sport d'élite, sport loisir, sport santé, est essentiel".
La candidate PLR fait de l'instruction un axe fort de campagne et notamment l'école primaire dès 3 ans, reste la question de savoir où les accueillir:
"On trouvera des solutions mais ce modèle existe déjà au Tessin où les enfants partagent les classes de 3 à 5 ans. On peut aussi discuter avec les communes qui disposent de locaux pour les crèches. Je pense qu'il faut miser et investir l'éducation, c'est payant à terme. On voit que les enfants qui ont bénéficié d'une place en crèches, sont mieux armés au moment où ils commencent l'école."
En matière de fiscalité, son programme plaide pour une baisse des impôts pour les personnes physiques, une baisse de la moitié de l’impôt sur la fortune, une réduction de la fiscalité pour encourager l’entreprenariat… donc des rentrées fiscales en moins:
"On n'a pas une crise des recettes mais des dépenses. Genève est le canton qui exploite le plus le potentiel fiscal. On doit tout faire pour maintenir une fiscalité raisonnable et une gestion raisonnée des deniers publics."
Concernant la mobilité, une des proposition est de développer des parkings relais proches des gares du Léman Express:
"On doit tout faire pour les gens utilisent le Léman Express mais on doit éviter que les gens se rendent seuls au centre-ville dans les voitures. Et s'il faut revenir à la charge pour financer les parkings relais en France voisine, pourquoi pas..."
La candidate socialiste, Carole-Anne Kast, compte faire avancer la problématique du logement, à travers les élections cantonales:
"Il faut développer des choses que l'on n'a pas encore fait aujourd'hui. Le logement est une des rares politiques publiques que l'on peut autofinancer, avec des logements à prix coutants, pas subventionnés mais le loyer couvre les coûts du logement, de l'emprunt hypothécaire... C'est le modèle hypothécaire des coopératives. Ca peut-être de la propriété privée sans but lucratif".
Concernant les entreprises, Carole-Anne Kast est favorable à une hausse des impôts:
"Il n'y a pas très longtemps, ces entreprises payaient le double d'impôts, qu'elle n'en paient aujourd'hui. Ce dumping fiscal est aujourd'hui pointé du doigt par l'OCDE: 16% d'impôts c'est un taux correct".
Quant à l'Etat`?
"Il faut un état plus agile. La judiciarisation des relations administratives entre l'Etat et le citoyen a conduit à une multiplication de normes, de sécurité(...) L'enjeu est de redonner de l'autonomie aux fonctionnaires pour qu'ils puissent agir plus rapidement et soit plus efficace. Les normes fixées par le Parlement alourdissent le fonctionnement de l'Etat".
La candidate socialiste Carole-Anne Kast était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
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