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Or


Le National étudie, ce mercredi, la motion Eitlin qui souhaite que les conventions nationales supplante les salaires minimum cantonaux.
Un texte qui signerait donc la fin de ces salaires minimum cantonaux:
"On parle de l'extension des conventions collectives, au niveau fédéral et de cela, seulement, pas totalement du dispositif conventionnel, en Suisse. Il y a une question qui se pose: peut-on continuer d'étendre des conventions collectives, au niveau national, pour certaines branches, alors qu'on a, au niveau cantonal, des dispositions sur le salaire minium. Par essence, une convention nationale comprend des dispositions sur les salaires. Au fond, avec cette motion, on pose la question de l'articulation du partenariat social, en Suisse: si on s'est mis d'accord au niveau national, il faut que cela l'emporte sur des dispositions cantonales" a expliqué sur Radio Lac, le directeur général de la FER Genève, Blaise Matthey sur Radio Lac.
N'est-ce pas remettre en cause, la volonté populaire? Les Genevois ont accepté à 58%, le salaire minimum, en septembre 2020:
"On aurait dû poser la question au niveau cantonale et au niveau fédéral. Est-ce démocratique de fonctionner de cette manière là? On peut aussi se poser la question. C'est ce que pose la motion Eitlin".
Selon les syndicats, cette motion pourrait faire baisser les salaires de 500 à 1000 francs, selon les branches. La différence serait compensée par les aides, payées par la collectivité.
"Aux syndicats, je dis: vous dites vous-même qu'il y une pénurie de main d'œuvre, vous savez bien que les salaires seront plus élevés. Le salaire minimum cantonal est une solution, en apparence, car je pense qu'à terme, il va niveler, par le bas l'ensemble des rémunérations et faire disparaitre un certain nombre de convention collective de travail".
Le directeur général de la FER Genève, Blaise Matthey, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
L’Assemblée de l’Université est en plein processus de désignation de son nouveau recteur. Il ne reste plus que deux candidats en lice, mais aucun issu de l'UNIGE... et cela fait beaucoup parler.
Un candidat étranger ne peut pas faire un bon recteur de l'Université de Genève?
"Un candidat étranger qui a le bagage, la réputation, la solidité et qui est connu de la maison et de nos autorités peut diriger l'Université (...)" a expliqué sur Radio Lac, Dominique Belin, ancien Premier Président de l'Assemblée de l'Université. "C'est difficile de se prononcer sur la compétence des deux candidats restants étant donné qu'ils n'ont rencontré personne, en dehors de l'Assemblée. Peut-être sont-ils compétents? Mais sont-ils capables d'établir un lien, une confiance, avec la communauté et nos autorités?"
La situation est tendue entre la communauté universitaire, sceptique sur les deux derniers prétendants et l'Assemblée de l'Université qui campe sur ses positions:
"C'est une succession d'erreurs: la première vient des professeurs internes à l'université qui n'ont pas fait acte de candidature; la deuxième c'est de décider si quelqu'un reste en lice en se basant par 45 minutes, d'entretien, par Zoom".
Quelle solution pour sortir de l'impasse?
"La situation actuelle pourrait aboutir à ce que l'un des deux derniers candidats soit désigné et que le Conseil d'Etat refuse. Pour l'autonomie de l'UNIGE, ce serait très mauvais. La seule solution qui s'impose, c'est de rouvrir l'appel à la candidature".
L'ancien Premier Président de l'Assemblée de l'Université, Dominique Belin, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Le Grand Conseil étudie, en fin de semaine, le budget. Un moment d'autant plus important que l'année dernière, le Législatif l'avait refusé, obligeant le canton a être géré sur les douzièmes provisoires.
"C'est important que Genève ait un budget et c'est vrai que sur ce point, Genève est toujours originale" a reconnu, sur Radio Lac, la conseillère d'Etat, chargée des finances, Nathalie Fontanet. "Quand j'en discute avec mes collègues des autres cantons, ils disent que Genève est l'un des seuls cantons où il est commun de ne pas avoir de budget".
Le budget qui présente un déficit d’un peu plus de 417 millions de francs, qui s’ajoute à une dette de plus de 12 milliards.
"On a hérité d'une dette consécutive à la recapitalisation de la caisse de pension des fonctionnaires et Genève est le seul canton romand contributeur. Il est plus facile de rembourser sa dette lorsqu'on reçoit des millions que l'on reverse trois milliards, en dix ans".
Ce projet de budget a aussi été marqué par un rebondissement: la commission des finances a fait capoter un accord obtenu entre Nathalie Fontanet et le Cartel intersyndical, en octroyant une annuité plus généreuse.
"On a négocié pendant plusieurs semaines, nous avions trouvé un accord avec une indexation de 2,44% et une annuité versée en cas de comptes 2022 positifs. La commission des finances a décidé que le Conseil d'Etat n'était plus l'employeur mais que c'était, elle, l'employeur... Elle n'a pas accepté l'accord et a décidé d'accorder, de suite l'annuité. Ils se sont foutus de la figure des collaborateurs.. Si le budget ne devait pas être voté, il n'y aurait pas d'accord (...) aujourd'hui, il n'y a pas d'accord avec le Conseil d'Etat, dans ce sens"
Nathalie Fontanet, conseillère d'Etat chargée des finances, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Les dépôts des listes, pour les élections cantonales de 2023, sont possibles depuis lundi. Des élections plus ouvertes que jamais, avec une Droite plus fragmentée que jamais:
"Avec une Droite aussi fragmentée, ça augmente mécaniquement les chances de la Gauche et ça va surtout rendre plus difficiles, pour ces partis de droite, l'accès au Grand Conseil avec le quorum de 7%. Plusieurs formations pourraient n'avoir pas de députés" a expliqué, sur Radio Lac, Pascal Sciarini.
Le PLR, en perte de vitesse, à Genève, pourrait-il perdre son statut de "premier parti de droite"?
"Ca m'étonnerait car il reste LE grand parti de droite. Il est le seul, à droite, à avoir la garantie d'atteindre le quorum. Pour le reste, le centre, l'UDC, le MCG, les Vert'libéraux ou encore la formation de Pierre Maudet n'ont pas de garantie. Le Centre a voulu reconstituer l'Entente historique qui a toujours existé, à Genève, entre la composante catholique et la composante laïque. L'enjeu était de savoir: est-ce qu'on ouvre à l'UDC, ou plutôt vers les Vert'libéraux? Je comprends le Centre, pour qui une alliance avec l'UDC, serait contre nature".
Pierre Maudet fait également son grand retour pour ces élections:
"On verra déjà plus clair, au soir du premier tour: est-ce que sa liste va réussir à faire une percée suffisante pour passer au Grand Conseil. Quant à lui, tout est très très ouvert: il a fait un excellent score à l'élection complémentaire. A priori on pourrait imaginer qu'il a encore plus de chance à une élection ouverte à sept. Maintenant, il y a eu sa condamnation par le Tribunal fédéral: est-ce que les Genevois vont accepter d'élire quelqu'un qui a été condamné? Cela pourrait porter préjudice à sa campagne".
Une campagne également marquée par les changements de camps: Laurent Seydoux quitte les Vert’libéraux pour Pierre Maudet, Philippe Morel et Magali Orsini au MCG, Guy Mettan l’UDC.
"Il s'agit de changement à droite. On pourrait dire le fait qu'il y ait tant de formations désormais cela donne de nouvelles possibilités pour changer et retrouver une formation qui correspond à sa propre idéologie ou qui donne plus de chance, car il y a aussi un calcul opportuniste".
Le Samedi du Partage c'est ce week-end, à Genève. Une récolte particulièrement importante, cette année:
"C'est un événement majeur de la vie de la Fondation mais cette année, avec l'augmentation des bénéficiaires, ce samedi revêt une importance considérable" a expliqué, sur Radio Lac, le directeur de la Fondation Partage, Marc Nobs.
La Fondation Partage a confectionné près de 4800 cabas, par semaine, depuis le début de l’année. C’est 300 de plus qu’au pic de la pandémie. Les bénéficiaires sont passés de 12'100, l'année dernière, à 13'600, cette année:
"Le nombre de bénéficiaires augmente et nous n'avons pas de signaux qui nous montrent que la situation va s'améliorer. Une bonne partie de la société genevoise est précarisée. Les gens qui travaillent et qui ont des salaires modestes n'arrivent plus à joindre les deux bouts: on a des augmentations de partout. Toute cette frange de la population tombe dans une petite précarité qui les rend vulnérables. Le profil des bénéficiaires a clairement changé en deux ans".
L'inflation touche particulièrement les denrées de première nécessité:
"On est sur une double peine: on a une augmentation du coût des produits que l'on achète toutes les semaines, pour les cabas et l'on a une augmentation des bénéficiaires, ce qui met la Fondation en difficultés"
Marc Nobs, le directeur de la Fondation Partage, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Une étude de la commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse montre que trois quarts des jeunes se disent intéressés par la politique et en font. Mais dans des projets locaux ou globaux, au détriment de l'engagement dans des partis:
"Les partis ne sont pas dépassés. Il faut juste les faire connaître aux jeunes, c'est pour cela que nous avons créé l'association Politika" a expliqué sur Radio Lac, Davit Ghukasyan, vice-président de l'association Politika. Cette association a été lancée par plusieurs jeunes, issus de six partis différents, mais a partisane. Nous allons promouvoir la politique directement auprès des jeunes, leur expliquer comment fonctionne la politique, comment on s'engage au sein d'un parti pour une cause, une initiative, un référendum. Ce que signifient ces outils que nous avons à notre disposition".
Autre enseignement de cette étude: Plus les jeunes se sentent écoutés et pris au sérieux, plus ils s'intéressent à la politique.
"Les jeunes sont écoutés par les partis politiques mais il faut aller les chercher ces partis. Avec cette association, nous voulons guider ces jeunes. Parmi nos membres, il y a des députés, des conseillers municipaux qui ont une certaine expérience. Au sein de mes activités, j'a constaté que c'est en discutant directement avec les jeunes qu'on arrive à les intéresser à la politique".
Les jeunes se désintéressent de la politique pour passer à des actions, comme la grève contre le climat:
"Peut-être qu'ils n'ont pas d'autres solutions. Une partie de la population regrette ces actions plus radicales. Il faut donc montrer le chemin pour qu'ils connaissent les autres solutions démocratiques"
Davit Ghukasyan, vice-président de l'association Politika, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Les transports, sujets de tension à Genève, entre conseillers d'Etat. Luc Barthassat ne cache plus ses critiques vis-à-vis de son successeur Serge Dal Busco.
"Il y a un moment, il faut arrêter le petit ton diplomatique et mettre les problèmes sur la table et surtout les solutions qui existent. Je rappellerai à Serge Dal Busco qu'on lui a donné tous les dossiers en main (...) que l'on avait négocié avec tout le monde et on avait mis en place cette vision globale. Avec notamment la traversée du lac! En dix ans, nous pouvions se payer la traversée du lac avec l'assurance d'être remboursé par Berne! Monsieur Dal Busco demande un milliard pour la rénovation des bâtiments, nous en discutons depuis dix ans! Il aurait fallu le mettre dans le plan décennal des investissements et pas aller vers le Grand Conseil, dans une période plus que précaire pour dire "maintenant, je m'occupe des choses", non! On n'est pas dans la réaction, on doit être dans la préparation, dans l'innovation"
Jaloux de Serge Dal Busco, Luc Barthassat?
"Quand on dénonce les choses, on a toujours une image de quelqu'un qui est jaloux, qui a des rancœurs. On est dans une situation grave, à tous les niveaux! On parle depuis dix ans, de ces problèmes! On est étonné de voir arriver tous ces problèmes, alors que l'on savait que cela allait arriver. Le problème, c'est que nous ne travaillons pas les uns avec les autres"
Alors, Luc Barthassat, candidat au Conseil d'Etat:
"Officiellement, non, mais officieusement, c'est vrai que l'on en discute. On a toujours envie quand on veut que les choses changent! J'attends la décision de mon parti CIVIS"
Luc Barthassat, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
La COP 27 s’est achevée, dimanche matin avec deux points importants: l’objectif de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 degrés d’ici 2050 mais aussi la création d’un fonds spécifique pour les pertes et dommages des pays les plus pauvres, directement impactés par ce réchauffement climatique.
Quentin Knight, membre de la délégation suisse à la COP27, représentant de la jeunesse, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Le 27 novembre, les Saconnésiens sont appelés à se prononcer sur un référendum sur une délibération acceptée par le Conseil municipal en novembre 2021 cédant à l’État cinq terrains pour mener l'extension du tram, jusqu’au Grand Saconnex.
"Nous avons assisté à toutes les séances depuis 2019. Le projet a évolué dans le sens de l'élargissement (...) Nous posons le problème des nuisances que pose cette infrastructure gigantesque et que le Grand Saconnex a été maltraité dans cette affaire" a expliqué sur Radio Lac, Didier Duret, le mandataire du comité référendaire, qui s'oppose à ce projet. "On nous a répondu que les alternatives n'étaient pas imaginables et ce pour toutes les variantes que nous avons proposées : notamment l'utilisation des pistes cyclables actuelle. Les Saconnésiens ont l'impression qu'ont introduit le changement climatique sur leur territoire, que l'on va créer un véritable ilot de chaleur en détruisant ces arbres".
Ce tram fait partie d'un projet global avec de nouvelles voies cyclables, de nouveaux espaces publics et piétons.
"Nous ne voulons pas jeter à la poubelle tout ce projet. Nous comprenons les enjeux mais nous voyons ce que cela signifie pour le Grand Saconnex: cette voute arborée qui descend la route de Ferney. Comme par hasard, quand on rentre en Ville de Genève, cette voute est préservée. Quand on arrive sur le territoire du Grand Saconnex, elle est détruite. Une des nuisances majeures, c'est la fermeture de la route de Ferney entre Morillon et l'Hôtel InterContinental (...) cela va reporter plus de 12'000 voitures dans les quartiers".
Didier Duret, mandataire du comité référendaire était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
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Tous les matins, sur Radio Lac, Béatrice Rul reçoit, à 7h30, celles et ceux qui font l’actualité. Politique, économie, sport, ils viennent, tous, en discuter pendant 6’ sur Radio Lac… et sans…