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  • 6 minutes avec Alia Chaker Mangeat, conseillère municipale du Centre en Ville de Genève - 07.10.2022

    Alia Chaker Mangeat, conseillère municipale du Centre en Ville de Genève, vient de déposer une résolution pour condamner la répression actuelle en Iran. Le pays est secoué depuis deux semaines par des manifestations, qui font suite à la mort d'une jeune femme de 22 ans, Mahsa Amini, après son arrestation par la police des mœurs, pour avoir laissé une mêche de ses cheveux dépassé de son voile.

    Qu'attendre de cette résolution, au-delà du symbole?

    "La résolution exprime également sa solidarité et son admiration envers le peuple iranien qui lutte contre ce régime théocratique et en soutien pour le combat des femmes pour plus de liberté. Je considère que la Ville de Genève avait comme devoir de déposer un texte comme cela" a expliqué sur Radio Lac, Alia Chaker Mangeat. "Je n'attends pas un changement de régime suite à la résolution du Conseil municipal mais je pense que toutes les petites actions sont importantes".

    Une mobilisation qui force l'admiration:

    "On voit que de plus en plus de jeunes filles qui participent à ce mouvement. Des collégiennes manifestent au péril de leur vie. C'est une situation exceptionnelle car il y a une mobilisation de toutes les couches de le population. La jeunesse et les femmes sont en première ligne mais pas seulement. Il y a vraiment l'ensemble de la population qui est mobilisée".

    La Ville de Genève qui se mobilise pour dénoncer la répression en Iran, mais qui est beaucoup plus mal à l'aise avec la fanzone de la coupe du monde au Qatar:

    "La fanzone a été conclue en 2017. Je suis assez partagée sur cette question: je comprends que l'on veuille supprimer cette fanzone, mais je comprends aussi, ceux qui disent que l'on a pris des engagements et que l'on ne peut pas l'annuler. Mais la situation intermédiaire qui consiste à dire, on garde la fanzone mais juste à côté on vous dit quand même qu'ils ont été salauds pendant l'organisation des terrains et des infrastructures. Je n'aime pas tellement cette situation intermédiaire"

    Alia Chaker Mangeat, conseillère municipale du Centre en Ville de Genève était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    8 min
  • 6 minutes avec Lynn Bertholet, présidente de l'association Epicène - 05.10.2022

    Le premier colloque international sur la santé et l’intégration sociale des personnes trans en Suisse romande est organisé du 5 au 8 octobre. Au programme, des conférences, des tables rondes, plus de 30 spécialistes venant du monde entier mais aussi trois conseillers d’Etat.

    La transidentité est-ce encore sujet à débat?

    "Malheureusement, un peu, oui" a estimé, sur Radio Lac, Lynn Bertholet, la présidente de l'association Epicène. "Il y a encore des gens qui ont l'impression que les personnes transgenres sont des personnes qui transgressent des règles, des règles qui n'existent pas tellement dans la nature".

    Parmi les termes abordés dans ce colloque, la prise en charge et l'accès aux soins des personnes trans: 

    "Cette prise en charge est très médiocre. Il y a la transition, elle-même, et le suivi médical. Le personnel n'est pas formé: il y a deux heures de formation sur l'identité de genre sur tout le cursus de formation des jeunes médecins. Pour la chirurgie, il n'y a aucune obligation de formation. Il y a seulement trois hôpitaux qui pratiquent ces chirurgies en Suisse".

    La question de l’autodétermination des jeunes est aussi abordé: 

    "Tous les parents doivent se poser la question de savoir si son enfant ne succombe pas à un effet de mode. C'est normal de se poser la question, mais il faut sortir de la posture idéologique. Il y a quelques médecins formés, selon des standards de soin qui ont évolué, pour trier un ressenti passager d'une dysphorie de genre".

    La présidente de l'association Epicène, Lynn Bertholet, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.


    8 min
  • 6 minutes avec Michel Matter, président de l'Association des Médecins de Genève - 04.10.2022

    La clause du besoin est en vigueur, à Genève, depuis le 1er octobre. Cette clause permet de planifier le nombre de médecins indépendants qui peuvent facturer à charge de l’assurance maladie obligatoire, en fixant des quotas.

    "Les interrogations sont nombreuses, les injustices sont criantes. Quelques jours avant la mise en place de cette clause du besoin, le responsable des jeunes médecins avouait ne rien savoir" a expliqué sur Radio Lac, Michel Matter, le président de l’Association des Médecins de Genève. "Genève est le premier canton, en Suisse, à appliquer cette clause du besoin qui est une demande fédérale. J'ai de vraies interrogations sur la qualité et l'accès aux soins".

    Le canton de Genève a la plus importante densité de médecins, de Suisse. Pas d'inquiétudes à avoir pour la qualité des soins, dans ce cas?

    "Non, mais ce que l'on souhaite c'est un vrai inventaire. Un médecin qui a indiqué 50%, pourra-t-il exercer à 70 ou 80%? Ce sont des réponses simples que l'on attend".

    La clause du besoin a déjà été utilisée de 2002 à 2012, sans problème:

    "Il y avait le gré à gré. Un médecin qui était à la retraite pouvait choisir son successeur. Là, on nous dit, ce sera le premier arrivé, le premier servit! Ca, ça ne marche pas! Il y a des sous spécialités, des domaines spécifiques, un travail doit être fait!"

    Michel Matter, le président de l'Association des Médecins de Genève était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    8 min
  • 6 minutes avec Yvan Perrin, Secrétaire général de l'UDC Genève - 03.10.2022

    Ueli Maurer va démissionner du Conseil fédéral, en fin d'année. C'est un peu de "l'UDC historique" qui s'en va.

    "Je pense, oui" a expliqué sur Radio Lac, Yvan Perrin, le Secrétaire général de l'UDC Genève et vice-président de l'UDC sous la présidence d'Ueli Maurer. "Avec Ueli Maurer, on a le dernier président fondateur de l'UDC. C'est lui qui a apporté la dernière pièce qui manquait sur l'échiquier politique suisse, au niveau cantonal. Historiquement, c'est lui qui a présidé le parti qui a obtenu le plus haut score au niveau fédéral".

    En quoi a-t-il transformé le parti?

    "L'essor qu'on a connu, en 2003, c'était surtout en Suisse Romande. Il y a eu deux conseillers nationaux, à Genève. Ueli Maurer avait compris la sensibilité latine: le discours peut-être le même et la forme différente. Sa grande force c'est d'être proche des gens!"

    Ueli Maurer qui n'a pas toujours été facile à gérer. Dernier exemple en date: l'UDC souhaitait une aide sur le carburant mais lui a estimé que le peuple pouvait payer...

    "Sur ce coup là, il ne nous a pas été d'un grand secours. Ueli Maurer est passé de président de parti à Conseiller fédéral. Il est chargé des finances et doit veiller à la bonne santé des finances de notre pays. Il a estimé en sa qualité de grand argentier qu'un "tel cadeau" aurait été trop onéreux pour la Confédération".

    Qui pour lui succéder?

    "J'espère que Nathalie Rickli sera élue. C'est une personne qui a laissé un excellent souvenir au Conseil National où elle débattait de manière vigoureuse mais toujours très bien informée. Elle fait de l'excellent travail, actuellement, au niveau du Conseil d'Etat zurichois."

    Yvan Perrin, le Secrétaire général de l'UDC Genève, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    8 min
  • 6 minutes avec Patrick Becker, Secrétaire général du Pouvoir judiciaire - 30.09.2022

    Le Pouvoir judiciaire organise  samedi,  une journée portes ouvertes de 9h30 à 17h au Palais de justice. 

    "Bien comprendre et bien connaître la justice, ce sont les objectifs de ces portes ouvertes. 60% des procédures sont des procédures civiles. En 2016, 2500 personnes étaient venues à ces portes ouvertes et cela leur avaient permis de mieux comprendre la justice en général" a expliqué, sur Radio Lac, Patrick Becker, le Secrétaire général du Pouvoir judiciaire.

    Pourquoi avoir attendu six ans avant d'organiser ces nouvelles portes ouvertes?

    "C'est un gros travail. Les salles d'audience sont quasiment fermées dès ce vendredi. Cela mobilise l'institution et freine l'institution judiciaire, on ne peut donc pas l'organiser trop régulièrement"

    La justice genevoise concerne aussi et surtout le quotidien:

    "Pour la filière administrative, le contrôle de l'administration cantonale d'un citoyen. Deux procès fictifs seront donnés, dans la journée. Des magistrats, des greffiers vont participer à ces procès fictifs, avec des scénarios, du brigandage. Les magistrats ne peuvent pas s'exprimer de manière générale et c'est donc une occasion, pour eux, d'être en contact avec le public et ils le font avec beaucoup de plaisir"

    Patrick Becker, le Secrétaire général du Pouvoir judiciaire, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    7 min
  • 6 minutes avec Denis Berdoz, directeur général des TPG - 29.09.2022

    Un préavis de grève a été déposé aux TPG pour le 12 octobre. Les syndicats réclament une indexation totale de leur salaire de 1,2%, dès septembre, et une prime de 400 francs net. Une journée qui s'annonce galère pour les usagers: 

    "Ca sera une journée difficile, d'autant plus que la fonction publique appelle à la grève ce jour là. Il faudra prendre un certain nombre de précaution: marche à pied, vélo et télétravail. Nous travaillons à un service minimum à offrir à la population qui reste à définir en fonction du résultat de l'appel aux volontaires. Il faudra improviser jusqu'à la dernière minute mais le but est vraiment d'offrir un service minimum" a expliqué, sur Radio Lac, Denis Berdoz.

    Une grève qui pourrait être suivie:

    "Les signaux sont effectivement assez forts. Nous négocions depuis décembre passé avec les syndicats sur la question de l'indexation des salaires. Après neuf mois de discussion, deux des organisations du personnel des TPG ont adhéré à la décision de l'entreprise et deux, pas, avec une situation assez tendue"

    Les syndicats assurent être toujours ouverts aux discussions:

    "Les discussions sont, bien évidemment, toujours ouvertes. L'entreprise est dans les chiffres rouges et ne peut pas offrir plus que 0,6% d'indexation et une prime. Les statuts des TPG prévoit que l'on tienne en compte de l'inflation de l'année précédente. Ces dernières années, l'évolution des salaires aux TPG a été supérieure d'un peu plus d'un pour cent à l'évolution des prix genevois. Même en ne donnant "que" 0.6%, on constate qu'il y a un peu plus "d'1% d'avance" des salaires des employés TPG par rapport à l'évolution des prix".

    Le directeur général des TPG, Denis Berdoz, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    7 min
  • 6 minutes avec Mauro Poggia, conseiller d'Etat chargé de la santé

    Les primes maladies vont augmenter de 4,7%, à Genève, l'année prochaine. C'est beaucoup mais moins que la moyenne nationale de 6,6%... avec une lassitude de la population face à des augmentations régulières.

    "J'ai l'impression de venir chaque année dire la même chose (...) Je fais tout ce que je peux avec les moyens qu'on nous donne avec la maîtrise des coûts, comme la régulation de l'installation de nouveaux cabinets médicaux. Il y a une suroffre, à Genève et Bâle Ville, cantons où les primes sont les plus élevées. Nous sommes à plus du double de la moyenne suisse pour les spécialistes (...) Mais les effets restent modérés"  a expliqué le conseiller d'Etat chargé de la santé, Mauro Poggia, sur Radio Lac.

    Cette augmentation des primes nous est présentée à cause de la hausse de ces coûts:

    "C'est un peu simpliste" pour Mauro Poggia. "Dans ce cas, quand il y a des excédents de recettes parce que les primes ont été estimées trop élevées pour couvrir les besoins, il faudrait rendre l'argent à ceux qui l'ont versé. Or, ce n'est jamais le cas. C'est un clapet à sens unique. Le trop percé va dans les réserves, qui sont calculées au niveau fédéral. Il va dans un gros pot commun qui n'est pas utilisé comme il devrait. Le canton a une vision assez diminuée de ce qui se fait avec ces réserves. On sait qu'entre le 1/1/21 et le 1/1/22, les réserves ont diminué de 300 millions. Il reste tout de même 12,1 milliards de francs de réserve donc 4,6 milliards de plus que le minimum exigé par la loi. Où sont passés ces 300 millions? Des pertes boursières? De l'argent utilisé pour certains cantons qui auraient sous estimé les coûts de la santé? On en sait rien! Mais l'on peut dire, que ces réserves sont peu utilisées pour les coups durs alors qu'elles nous étaient présentées comme telles".

    Le conseiller d'Etat chargé de la santé, Mauro Poggia, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    9 min
  • 6 minutes avec Isabelle Eichenberger: la réforme de l'AVS acceptée

    La réforme de l'AVS a été acceptée à 32'000 voix, près. Les femmes vont donc travailler jusqu'à 65 ans. Le Conseiller fédéral, socialiste, Alain Berset, a donc réussi à faire passer la première réforme sur ce sujet, en 25 ans.

    "Alain Berset était porteur de ce message au nom  du Conseil fédéral. Mais mis à part lui, l'ensemble de la Gauche était uni contre ce projet" a assuré, sur Radio Lac, la conseillère nationale Verte, Isabelle Pasquier Eichenberger. " Quand c'est un résultat sur le fil, c'est encore plus décevant. La déception est pour toutes ces femmes qui sont le plus précarisées, dans le domaine de l'emploi,  au moment de la retraite. Ce sont ces femmes là qui reçoivent, aujourd'hui, une  claque. Cette réforme, elle a été votée par une majorité d'hommes au parlement, par une majorité d'hommes au niveau de la population.  Ce sont des hommes qui ont encore pu imposer leur vision".

    Avec un Röstigraben sur cette question: tous les cantons romands ont rejeté cette réforme de l'AVS:

    "C'est une vrai scission du pays sur ce domaine là. Est-ce que la sensibilisation pour les questions sociales, est plus fortes dans les cantons latins? Peut-être qu'il n'y avait pas de figure porteuse en Suisse alémanique pour s'opposer à cette réforme".

    Les femmes de Gauche appellent à manifester, ce lundi midi, à Berne. Les femmes socialistes disent ne pas vouloir  "laisser passer ce résultat”.

    "Il faut voir une perspective à long terme (...) Le message est surtout de continuer de lutter contre les inégalités salariales qui se reflètent dans l'AVS. Les femmes font moins de travail rémunéré, elles sont cantonnées dans des métiers où elles gagnent moins d'argent. Le Parlement est en train de décider pour la LPP: 1/3 des femmes ne touchent pas le 2e pilier et quand elles le touchent, elles perçoivent moitié moins que les hommes".

    La conseillère nationale, Isabelle Pasquier Eichenberger, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    7 min
  • 6 minutes avec Darius Azarpey, membre du comité central de "Projet Genève"

    Projet Genève. C’est le nom de cette nouvelle association, créée jeudi, pour redynamiser Genève. Des associations, dans ce domaine, il y en a déjà beaucoup, qu'apporte de plus, Projet Genève?

    "Une association de plus ça ne fait jamais de mal. La nôtre se veut un peu une faîtière c'est-à-dire que nous allons regrouper des associations d'horizons différents. On va avoir des acteurs économiques, de la nuit, culturels, de l'événementiel. Il y a un comité central et un comité politique qui est représenté par des personnalités politiques de tous bords" a expliqué, sur Radio Lac, Darius Azarpey, membre du comité central de Projet Genève.

    Concrètement, comment redynamiser Genève?

    "Avec le départ du salon de l'Auto ou la fermeture des terrasses à minuit, on a de vrais signaux qui nous poussent à agir. Il va falloir se demander si l'on veut que Genève reste une place attractive ou ne plus être animée? On souhaite mener des tables rondes avec des acteurs de l'événementiel et du tourisme. On souhaiterait composer ce front d'opposition et être une force de proposition avec des projets comme l'aménagement des quais de la Rade ou une semaine de la restauration. Il va falloir qu'on soutienne nos restaurateurs avec un festival de la restauration avec de nouvelles offres ou réduction et pousser la communication à consommer locale".

    Projet Genève souhaite aussi un réaménagement des quais de la Rade:

    "Est-ce qu'on aimerait que cette Rade soit un lieu de touriste ou la réserver aux citoyens et riverains? La question se pose vraiment! On peut demander le retour des Fêtes de Genève, une piétonnisation, une végétalisation des quais".

    Darius Azarpey, membre du comité central de Projet Genève, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    8 min

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