Michel Petrucciani n'a jamais eu le fétichisme de l'instrument. Dans une interview accordée à Denis Jeambar pour L'Express, il avouait même que le fait d'avoir joué un jour en Suisse sur le piano du célèbre Vladimir Horowitz ne l'avait pas tant bluffé que ça: "Le piano est vieux, il faudrait en changer", avait-il alors lâché... Il prenait toujours soin, en même temps, après chaque concert, de fermer le couvercle de son fameux Steinway modèle D auquel il est resté fidèle. Cette façon de ne jamais laisser le clavier à découvert mais aussi de se taire et de quitter la scène une fois le concert terminé, c'était aussi pour signifier que le silence, parfois, est la plus belle des musiques, ainsi que le relève son biographe, le pianiste et musicologue Benjamin Halay.
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