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Le lapin de garenne et le lièvre d'Europe sont de la même famille, les Léporidés, mais ce sont deux espèces très différentes.
Le lièvre est deux fois plus lourd (5 kg), et court deux fois plus vite (70 km/h).
Il mène une vie solitaire… tandis que le lapin vit en colonie (garenne).
Le lapin de garenne creuse des terriers pouvant abriter plusieurs dizaines d'individus.
Le lièvre d'Europe ne creuse jamais de terrier. Il passe la journée dans une légère dépression du sol appelée gîte.
En cas de fuite, le lièvre court, le lapin préfère rejoindre son terrier.
les levrauts naissent poilus, yeux ouverts (nidifuges) tandis que les lapereaux naissent nus et aveugles (nidicoles) !
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Invitée : Hélène Dupuy, de la SFEPM, la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères.
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📖Si cet épisode t'a passionné.e, d'autres pépites t'attendent dans le livre de Marc Mortelmans, Nomen, l'origine des noms des espèces (Ulmer 2024).
📖Marc est aussi l'auteur d'En finir avec les idées fausses sur le monde Vivant (Éditions de l'atelier 2024).
🃏Baleine sous Gravillon a créé TerrAnimalia, un jeu de société sur la biodiversité.
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💚"On aime ce qui nous a émerveillé et on protège ce qu'on aime."
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Conférence, animation, workshop, stage, collab ou synergie ? [email protected].
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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À l'occasion de la journée mondiale des oiseaux migrateurs, BSG rediffuse les quatre premiers épisodes de cette saga en 12 épisodes. Une espèce sur deux d'oiseau est en déclin. La France est un lieu de passage essentiel, pourtant les chasseurs hexagonaux font carton plein, avec le record européen d'une soixantaine d'espèces chassables !
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Comment étudier les migrations?
L’observation directe des individus en vol est le premier outil utilisé, le plus simple et le plus ancien. Chaque année, de nombreux ornithos / birdwatchers du monde entier scrutent le ciel de l’aube au coucher du soleil pour dénombrer les oiseaux et identifier les espèces de passage. Ces «sites de migration» sont souvent des cols de montagnes, des promontoires côtiers, des caps…
Le baguage des oiseaux est, quant à lui, l’outil le plus connu. Il s’est démocratisé à partir du début du 20e siècle. il consiste à poser une bague métallique munie d’un numéro unique autour de la patte de l’oiseau. Lorsqu’un oiseau est capturé (avec de grands filets tendus entre deux perches), le bagueur réalise des mesures biométriques telles que le poids, la masse de graisse, la longueur de l’aile, l'âge, le sexe. Ainsi, si l’individu est recapturé ou observé plus tard par d’autres ornithologues, l’oiseau pourra alors être identifié. Cela permettra de déterminer le trajet effectué par ce dernier.
3e méthode: le marquage coloré ne peut être appliqué sur des petits oiseaux. Cette technique possède l’avantage de ne pas avoir à procéder à la recapture de l’oiseau, le numéro de bague ou la combinaison de couleur étant visible à distance. Il peut également s’agir de marques placées sur les ailes (rapaces), le cou (oie) ou sur le bec des canards par exemple.
Le radio-tracking GPS (ou radio-pistage) consiste en la pose d’un émetteur ou d’une balise GPS sur l’oiseau. La précision de ce type de système peut varier de quelques kilomètres à quelques mètres seulement pour les balises GPS Argos par exemple qui renseignent la position de l’oiseau à 150 mètres près ! Inutile de dire que ça coûte cher.
Ces différentes techniques ont permis de récolter des données très précises sur les voies empruntées lors de la migration, la période sur laquelle elle s’étend, les stratégies de migration, la façon dont les oiseaux appréhendent les obstacles… Toutes ces informations constituent une base de données essentielle pour l’étude du comportement de ces espèces.
Une meilleure compréhension permet de mettre en place des mesures de protection et de conservation adaptées et ainsi agir concrètement en faveur de la biodiversité, par exemple, au lieu de les flinguer comme du ball trap vivant.
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Notre invité Adrien de Montaudouin est ornithologue et fondateur de l’association CPAL. Il nous a contactés en 2021 pour proposer un sujet sur sa passion, et c’est aujourd’hui chose faite... par lui et avec lui !
Nos épisodes se basent sur l’excellent livre d’une autre jeune ornithologue, Maxime Zucca: La migration des oiseaux, comprendre les voyageurs du ciel.
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Tous les épisodes de la saga Migrations des oiseaux :
https://bit.ly/migrations_1_leg_defs_BSG
https://bit.ly/migrations_2_typ_dir_BSG
https://bit.ly/migrations_3_voi_zones_BSG
https://bit.ly/migrations_4_met_etudes_BSG
https://bit.ly/migrations_5_pilotg_nav_BSG
https://bit.ly/migrations_6_prepa_BSG
https://bit.ly/migrations_7_records_BSG
https://bit.ly/migrations_8_curiosites_BSG
https://bit.ly/migrations_9_ete_BSG
https://bit.ly/migrations_10_automne_BSG
https://bit.ly/migrations_11_hiver_BSG
https://bit.ly/migrations_12_printemps_BSG
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🐳 Notre but est de faire connaître le Vivant, pour mieux donner envie de le protéger : https://baleinesousgravillon.com/liens-2
À l'occasion de la journée mondiale des oiseaux migrateurs, BSG rediffuse les quatre premiers épisodes de cette saga en 12 épisodes. Une espèce sur deux d'oiseau est en déclin. La France est un lieu de passage essentiel, pourtant les chasseurs hexagonaux font carton plein, avec le record européen d'une soixantaine d'espèces chassables !
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On the road again: la migration des oiseaux, 3e épisode. Adrien raconte les grands axes, les grandes directions, les grands obstacles sur la route !
Dans leur vaste majorité, les oiseaux migrent selon un axe Nord/Sud. Ils nichent dans les régions situées au Nord, qu’ils quittent à l’automne pour leurs quartiers d’hivernage situés plus au Sud.
On considère 3 grands “systèmes” ou zones de migration:
le continent américain
l’Asie et Océanie
l’Eurasie/Afrique
Ces 3 systèmes présentent de nombreuses différences, qui concernent notamment les différents obstacles qui les composent.
Les oiseaux du système Eurasie/Afrique traversent des chaînes de montagnes et l’immense désert Sahara, qui barre le continent africain.
Les oiseaux américains choisissent entre un détour par l’Amérique centrale ou un raccourci dangereux (sans filet) par le golfe du Mexique.
Les oiseaux d’Asie doivent contourner l’Himalaya, puis traverser des océans.
Les oiseaux de l’hémisphère Nord migrent du Nord vers le Sud. Du froid vers le chaud, du frigo vide au garde-manger plein. Les oiseaux de l’hémisphère Sud font l'inverse. Ce sont les migrations “australes“.
Elles sont toutefois d’une ampleur moindre et ce pour une raison toute simple: la surface des terres émergées est 5 fois moins grande dans l’hémisphère Sud que dans l’hémisphère Nord! Seuls les oiseaux du sud de l’Afrique, de l’Amérique du sud et de l’Australie vont migrer. Leurs migrations sont plus courtes et les voies plus variables, très dépendantes des conditions météos.
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La migration des oiseaux est un mouvement saisonnier régulier entre des zones de nidifications et d’autres zones, les quartiers d'hivernage, plus cléments pour la survie.
Il s’agit d’un cycle annuel rythmé par les saisons et lié à la photopériode (rapport entre la durée du jour et de la nuit).
On distingue deux types d’oiseaux migrateurs :
Les migrateurs longue distance. Les plus connus chez nous sont les migrateurs transsahariens dont les quartiers d’hivernages se situent au sud du Sahara. Il s’agit principalement d’insectivores dont la ressource vient à manquer dans l’hémisphère nord en hiver.
Les migrateurs courte et moyenne distance. Cette catégorie effectue des trajets beaucoup plus courts allant de quelques dizaines à quelques milliers de kilomètres. Par conséquent, ces espèces migrent plus tardivement que les migrateurs au long cours.
Ce 2e épisode est consacré aux différents types, ainsi qu'aux différents axes et directions de migration.
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La moitié des 10.000 espèces d'oiseaux migrent... de quelques mètres à 80.000 km par an !
Pourquoi migrer? Pourquoi les oiseaux vont si loin, pour revenir quelques mois plus tard? Comment font-ils pour trouver leur route de jour comme de nuit, pour traverser les océans, pour survivre à de si longs voyages?
Au fil des épisodes nous répondrons à mille questions. Nous commençons par les bases:
Les oiseaux ne sont jamais strictement migrateurs ou strictement sédentaires. Chaque espèce l’est plus ou moins. Certaines oscillent entre le haut et le bas d’un sapin, d’autres traversent un hémisphère.
Au sein de chaque espèce, il existe des migrateurs totaux dont l’ensemble de la population participe à la migration et des migrateurs partiels dont une partie seulement migre.
La migration des oiseaux est directement liée à la disponibilité des ressources alimentaires, dans un climat plus doux et plus clément.
On distingue deux types de migration :
La migration prénuptiale, en hiver (de janvier à juin), vers l’hémisphère nord. Les espèces migratrices quittent leurs quartiers d’hivernages pour rejoindre leurs zones de reproduction / Nidification.
La migration postnuptiale, en automne, vers l’hémisphère sud. Les oiseaux se rendent dans les zones d'hivernage (climat plus doux, nourriture plus abondante).
Si la migration est aujourd’hui bien comprise, grâce au suivi GPS des individus, elle a longtemps intrigué les savants… Comment expliquer l’apparition ou la disparition soudaine de certains animaux à un moment de l’année ?
La ressemblance entre plusieurs animaux a été une première piste d’analyses farfelues. Par exemple, il était imaginé que le coucou gris, migrateur, se transformait l’hiver en épervier.
Plus étonnant encore, on pensait que les hirondelles passaient l’hiver dans la vase des étangs. Cela pourrait être lié au fait qu’au printemps les hirondelles revenant de migration passent beaucoup de temps au niveau des étangs pour se nourrir des insectes émergents.
Dernière originalité : le lien créé entre les oies bernaches hivernantes en Russie et les anatifes (des crustacés et non des coquillages). Les Grecs pensaient que l’anatife était une jeune oie qui grandissait tout l’hiver sous cette forme avant de naître au printemps. L’Anatife tire d’ailleurs son nom de cette légende et du nom de la famille des oies et des canards en latin : les Anatidés.
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Qui connaît vraiment les petites bestioles de nos jardins ? La plupart sont des "invertébrés". Ce terme a été proposé en 1801 par le naturaliste français Jean-Baptiste Lamarck, un précurseur de la théorie de l'évolution, avant Darwin.
Ce terme définit 95 à 97 % des espèces animales de la planète uniquement… par ce qu'elles n'ont pas, par un manque !
C'est comme si l'on appelait les mammifères "non-poissons".
Par ailleurs, les invertébrés ne forment pas un groupe cohérent, homogène : une méduse, une araignée, un escargot et un papillon sont bien plus différents entre eux qu'un poisson et un mammifère.
En biologie, "invertébré", comme "poisson" n'est pas valide ; c'est juste un terme pratique, habituel.
Dans nos jardins, les "invertébrés" sont d'indispensables "ingénieurs". Ils assurent la majeure partie de la décomposition et du recyclage de la matière organique, de la pollinisation et de la régulation naturelle des ravageurs dans un jardin.
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Invitée : Ludivine Delamare, naturaliste basée en Bretagne (Ekho Delamare)
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Ce terme définit 95 à 97 % des espèces animales de la planète uniquement… par ce qu'elles n'ont pas, par un manque !
C'est comme si l'on appelait les mammifères "non-poissons".
Par ailleurs, les invertébrés ne forment pas un groupe cohérent, homogène : une méduse, une araignée, un escargot et un papillon sont bien plus différents entre eux qu'un poisson et un mammifère.
En biologie, "invertébré", comme "poisson" n'est pas valide ; c'est juste un terme pratique, habituel.
Dans nos jardins, les "invertébrés" sont d'indispensables "ingénieurs". Ils assurent la majeure partie de la décomposition et du recyclage de la matière organique, de la pollinisation et de la régulation naturelle des ravageurs dans un jardin.
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C'est comme si l'on appelait les mammifères "non-poissons".
Par ailleurs, les invertébrés ne forment pas un groupe cohérent, homogène : une méduse, une araignée, un escargot et un papillon sont bien plus différents entre eux qu'un poisson et un mammifère.
En biologie, "invertébré", comme "poisson" n'est pas valide ; c'est juste un terme pratique, habituel.
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