Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Nicolas Roussellier : « Sur le budget, on peut saluer la méthode parlementaire, pas le résultat »
    Face aux crises, politique et institutionnelle, que nous traversons aujourd’hui, la méthode de compromis entre le gouvernement et les forces parlementaires employé par Sébastien Lecornu est une première dans l’histoire de la Ve République. Nicolas Roussellier, historien et enseignant à Sciences Po et Polytechnique était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour nous éclairer sur le sujet.Pour Nicolas Roussellier, la méthode Lecornu « est une surprise et plutôt une bonne nouvelle sur le fonctionnement parlementaire de notre Ve République, fonctionnement auquel on n’était absolument pas habitué. La Ve République est comme un moteur hybride, électrique et classique, elle peut marcher sur deux modes. Sauf que le mode parlementaire de fabrication du budget, on ne l’avait jamais connu. Il faut donc saluer toute la méthode qui est apparue. Simplement, la méthode aboutit à un résultat très faible, avec un budget médiocre, qui ne diminue pas le déficit ».Nicolas Rousselier considère que « le parlementarisme du XXIe siècle fait face à un budget beaucoup plus complexe que sous la IIIe République. À l’époque il n’y avait pas de budget de la Sécurité sociale. Sous la IIIe République, et même encore sous la IVe, la nature même du budget était compréhensible par un député ou un sénateur moyen. Il était à portée de connaissance humaine. Aujourd’hui il est impossible d’avoir la capacité à suivre tous les aspects de la fiscalité ».

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    22 min
  • L'intégrale du vendredi 12 décembre
    Au programme de cette édition : La colère agricole éclate en Ariège, des affrontements opposent agriculteurs et forces de l’ordre autour de l’abattage d’un troupeau contaminé par la dermatose nodulaire contagieuse. Cette colère peut-elle gagner l’ensemble du pays ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois.Retour sur une séquence politique marquée par l’adoption du budget de la Sécurité sociale. Victoire du Parlement ? Naissance d’une véritable culture du compromis ? Éclairage avec l’historien Nicolas Roussellier, enseignant à Sciences Po et à Polytechnique.Le Sénat examine le budget de la culture, alors que s’intensifient les interrogations sur l’entretien et la sécurité des grands musées, dont le Louvre. La sénatrice Else Joseph réagit.À la une de nos régions, choc et colère après la liquidation du fabricant d’électroménager Brandt. Plus de 700 emplois supprimés et tout un territoire fragilisé. Le président de la région Centre–Val de Loire, François Bonneau, nous en expose les conséquences.

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    1 hr 29 min
  • L'intégrale du vendredi 12 décembre
    Au programme de cette édition : La colère agricole éclate en Ariège, des affrontements opposent agriculteurs et forces de l’ordre autour de l’abattage d’un troupeau contaminé par la dermatose nodulaire contagieuse. Cette colère peut-elle gagner l’ensemble du pays ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois.Retour sur une séquence politique marquée par l’adoption du budget de la Sécurité sociale. Victoire du Parlement ? Naissance d’une véritable culture du compromis ? Éclairage avec l’historien Nicolas Roussellier, enseignant à Sciences Po et à Polytechnique.Le Sénat examine le budget de la culture, alors que s’intensifient les interrogations sur l’entretien et la sécurité des grands musées, dont le Louvre. La sénatrice Else Joseph réagit.À la une de nos régions, choc et colère après la liquidation du fabricant d’électroménager Brandt. Plus de 700 emplois supprimés et tout un territoire fragilisé. Le président de la région Centre–Val de Loire, François Bonneau, nous en expose les conséquences.

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    1 hr 29 min
  • Cédric Perrin : « Une alliance risque de se créer entre les États-Unis, la Russie et la Chine »
    La nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis a été rendue publique le vendredi 5 décembre, dont la publication ciblait clairement les politiques européennes. Donald Trump et son vice-président J.D. Vance déplorent « la censure de la liberté d’expression et la répression de l’opposition politique » avec le risque d’un « effacement civilisationnel de l’Europe ».Cédric Perrin, sénateur (LR) du territoire de Belfort et président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, rappelle qu’il « faut être conscient du basculement géopolitique auquel nous sommes en train d’assister, notamment ce week-end avec la revue stratégique de sécurité des États-Unis, qui est quasiment une trahison diplomatique, avec le risque de voir une alliance se créer entre les États-Unis, la Russie et la Chine, en oubliant évidemment l’Europe ».Cédric Perrin juge prioritaire que nous retrouvions « une autonomie stratégique, une souveraineté, une indépendance. La France est mieux lotie que les autres pays européens parce que nous avons la dissuasion nucléaire, mais cette dissuasion ne nous empêche pas évidemment de nous réarmer pour avoir une masse suffisante, non pas pour faire la guerre, mais pour être suffisamment dissuasifs pour éviter que la guerre ne nous soit imposée ».

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    27 min
  • Laurent Fabius : « Il n’y a pas d’action efficace sur le climat sans accompagnement social »
    Laurent Fabius, ancien Premier ministre et ancien président du Conseil Constitutionnel, était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Suite à la COP30, il revient sur les négociations diplomatiques internationales pour lutter contre le réchauffement climatique. Il y a 10 ans, le 12 décembre 2015, Laurent Fabius annonçait lors de la COP21 l’adoption de l’Accord de Paris par 196 nations pour limiter l’augmentation de la température à 2° Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.Pour Laurent Fabius : « L’Accord de Paris est le plus grand accord diplomatique depuis 20 ans à l’initiative de la France. C’est le pilier fondamental de l’action contre le réchauffement climatique. Ce qui me frappe lorsqu’on revoit les images lors de la signature, c’est l’émotion des ministres qui étaient dans la salle. Il y avait là le monde entier, et ils sautaient de joie, ils s’embrassaient, car tout d’un coup, il y avait une fenêtre qui s’ouvrait ».Laurent Fabius a souligné l’inefficacité de l’écologie punitive en taxant les consommateurs avec l’exemple des Gilets Jaunes : « Les centaines de milliers de gens qui sont obligés de se servir de leur voiture, même s’ils sont écologistes, ils nous ont dit que c’était bien gentil, mais impossible. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il n’y a pas d’action efficace sans accompagnement social. Et c’est vrai au niveau du monde. En Europe, nous sommes des pays relativement riches, mais les gouvernants africains ils n’acceptent de nous aider sur le climat qu’en contrepartie de technologies et de financements ».

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    23 min
  • Après la Sécu, le défi du budget de l’État
    Le budget de la Sécurité sociale a été voté à l’Assemblée nationale avec 247 voix pour, 234 contre et 93 abstentions. Le texte budgétaire poursuit sa navette parlementaire et revient au Sénat, ce vendredi 12 décembre. La majorité de sénateurs centristes et de droite ont prévu de rejeter d’emblée le texte pour qu’il soit adopté définitivement par l’Assemblée nationale dès le 16 décembre. Mais le deuxième texte budgétaire, le budget de l’État, saura-t-il trouver la même voie pour être adopté ?Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, juge que « ce sera différent pour le budget de l’État. Dans ce budget il y a vraiment un critère d’appartenance à l’opposition ou à la majorité de gouvernement. Mais l’issue qu’a su trouver la Sécurité sociale peut permettre de créer une forme de consensus. En tout cas, la méthode adoptée par Sébastien Lecornu était nécessaire pour arriver à un accord, et elle restera peut-être comme le début d’une mutation de la politique française, qui trouvera une résonance bien plus significative que ce que nous vivons aujourd’hui ».Bérengère Bonte, journaliste politique, considère qu’il « reste un certain nombre d’inconnues sur le budget. Et la bienveillance des socialistes sur la Sécurité sociale n’est pas acquise en considérant qu’ils n’ont pas obtenu pour le moment de taxe Zucman ou d’équivalent. Sur la Sécurité sociale, le Parti socialiste a eu sa suspension de la réforme des retraites et Les Républicains ont eu quelques baisses d’impôts, tout le monde en avait dans sa besace. Sur le budget de l’État, tout reste à faire ».

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    30 min
  • L'Intégrale du jeudi 11 décembre 2025
    Il y a 10 ans était signé l’accord de Paris sur le climat. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? L’écologie est-elle remise en cause, notamment par la Présidence Trump ? Nous recevons l’artisan de cet accord, l'ancien Premier Ministre Laurent Fabius. Quid du budget de nos armées en cas d’enlisement des débats budgétaires ? Pourra-t-il être augmenté pour faire face à la menace russe ? Nous interrogeons le Président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat Cédric Perrin.Enfin dans le Club des Territoires, focus sur la méthode de Sébastien Lecornu. Après le vote du budget de la Sécurité sociale, le Premier Ministre fera-t-il coup double en faisant passer le budget de l'Etat actuellement examiné au Sénat ? L’équation s’annonce plus compliquée à résoudre, et les débats pourraient se prolonger en janvier annonce le gouvernement qui refuse d’utiliser le 49.3. Analyse avec nos éditorialistes Michaël Darmon, éditorialiste politique Public Sénat - I24News et Bérengère Bonte, éditorialiste politique.

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    1 hr 29 min
  • Ian Brossat : « Les députés communistes ont eu raison de s’opposer au budget dans sa copie finale »
    Le budget de la Sécurité sociale a été voté par l’Assemblée nationale ce mardi 9 décembre. Le texte a été approuvé par les groupes Ensemble (macronistes), MoDem (centristes), le Parti Socialiste et le groupe LIOT (indépendants). Il a été rejeté par La France Insoumise, le Parti Communiste, l’Union des Droites d’Éric Ciotti et le Rassemblement national. Les élus d’Horizons, Les Républicains et les Écologistes ont été divisés, mais se sont majoritairement abstenus. Ian Brossat, sénateur (communiste) de Paris et porte-parole du PCF, constate « qu’un certain nombre de combats que nous avons mené, notamment contre les franchises médicales, ou l’augmentation du temps de travail, avancés par les sénateurs de droite, ont été mis en échec. La copie budgétaire est positive. Est-ce que pour autant il fallait un vote positif ou une abstention ? Je pense que les députés communistes ont eu raison de s’opposer à ce PLFSS dans sa version finale ».Ian Brossat fustige la manière dont est perçue la « méthode Lecornu » dans les médias : « Si le Parlement avait été véritablement respecté, la réforme des retraites aurait été purement et simplement abrogée. Il y a de fait une majorité à l’Assemblée nationale pour l’abroger, mais jamais il n’a été permis que ce vote ait lieu. Les députés communistes ont fait voter une résolution qui n’a pas de valeur contraignante pour se prononcer sur la réforme des retraites. Donc il y a encore du chemin pour que ce soit vraiment le Parlement qui dirige le pays ».

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    25 min
  • Marine Tondelier : « La méthode Lecornu consiste à ménager la chèvre et le chou »
    L’Assemblée nationale a voté le budget de la Sécurité sociale à 13 voix près, ce mardi 9 novembre : 247 pour, 234 contre et 93 abstentions. Ce sont 18 voix favorables du parti Les Républicains qui ont fait pencher la balance, alors que le président du groupe à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, avait appelé à s’abstenir.Marine Tondelier ignore « qui gagne réellement à la fin avec ce budget de la Sécurité sociale. Vous voyez bien que la méthode Lecornu qui consiste à ménager la chèvre et le chou en permanence, à voter des amendements avec la gauche, d’autres avec la droite et l’extrême droite, conduit à la fin à quelque chose qui n’est pas satisfaisant. Je suis extrêmement fière que les Écologistes ait été une force d’interposition entre Emmanuel Macron et les Françaises et les Français de l’autre côté ».Au total, ce budget de la Sécurité sociale cumule à lui seul en prévision 20 milliards d’euros de déficit. Pour Marine Tondelier « c’est la responsabilité du gouvernement parce qu’il n’a pas accepté les propositions sur la partie recette. Et quand vous refusez de taxer les plus riches, quand vous mettez beaucoup d’exonérations, forcément ça grève des recettes. Donc à dépense constante, ça fait plus de déficit. Normalement sur les exonérations, l’État compense sur la Sécurité sociale, et là il le fait imparfaitement. Ce budget de la Sécurité sociale est artificiellement en déficit parce que l’État ne verse pas à la Sécurité sociale les compensations qu’il devrait ».

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    26 min
  • L'intégrale du mercredi 10 décembre
    Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu signe une première victoire politique : les députés approuvent le budget de la Sécurité sociale sans recours au 49.3, dans un scrutin serré. Est-ce aussi une victoire pour la démocratie parlementaire et pour la culture du compromis ? Ce vote rebat-il les cartes alors que la gauche et le socle commun se divisent ?Analyse avec Elizabeth Martichoux et Benjamin Morel.Le texte est adopté grâce aux voix socialistes et à l’abstention des écologistes, une position vivement critiquée par LFI et le RN. La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, répond et détaille sa ligne.Autre réaction, celle du porte-parole du Parti communiste, le sénateur Ian Brossat, opposé au budget. Avec lui, nous revenons aussi sur le budget de l’immigration voté au Sénat.A la une de nos régions, un souffle de légèreté et d’esprit de fête : direction Colmar, où le marché de Noël attire un large public malgré une météo peu hivernale. Le maire, Éric Strautmann, nous en présente les coulisses.

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    1 hr 29 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…