Ce lundi 31 mars, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Marine Le Pen à quatre ans de prison dont deux ans ferme assortis d’une amende de 100 000 euros pour détournement de fonds publics. Cette décision est assortie d’une peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Le président du groupe socialiste au Sénat et sénateur (PS) du Nord, Patrick Kanner, reconnaît que « ça tombe mal pour elle », tout en affirmant qu’il ne s’agit pas d’une « décision politique ». Il insiste : « L’agenda électoral de Madame Le Pen ne peut pas s’imposer à l’agenda judiciaire. » Selon le sénateur du Nord, « il y a eu des faits condamnables », donc « il faut respecter la sanction ». Toutefois, il souligne que cette inéligibilité n’empêche pas le Rassemblement national de présenter un candidat. « Le positionnement politique du RN, que je combats, pourra être présent à l’élection présidentielle, comme dans n’importe quelle autre élection », précise-t-il. Patrick Kanner déplore par ailleurs les réactions du RN, qui évoque une atteinte à la démocratie. Il y voit une forme de « trumpisation » de la vie politique et conclut : « Trump ou le RN, pour moi, c’est kif-kif. »
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