Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Christine Lavarde : « Chaque année, le nouveau budget est le plus mauvais jamais voté »
    Le gouvernement s’est engagé à ne pas augmenter les franchises médicales, mais a parallèlement établi un arrangement sur la CSG (contribution sociale généralisée). Ce prélèvement sur les revenus des pensions retraites, du patrimoine ou de placements financiers est revu à la hausse, selon le souhait du Parti Socialiste. Un pas de plus vers le centre-gauche qui déplaît au centre-droite. Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine, déplore que le sujet soit actuellement de « savoir combien de milliards de déficit de moins on fait. On n’est pas dans une logique de remettre la Sécurité sociale à l’équilibre. Certaines branches à l’intérieur du budget sont excédentaires, par exemple la branche ‘famille’. Et alors qu’on a un vrai un problème de démographie, on va ponctionner la branche ‘famille’ pour financer d’autres branches du budget. L’année dernière on disait que le budget était le plus mauvais, je pense qu’on pourra répéter exactement cette phrase ».Christine Lavarde insiste sur le fait que pour Les Républicains : « les entreprises ne doivent pas être les vaches à lait de la fiscalité. Le recours à la fiscalité est ici une mauvaise réponse. À court terme, on a des recettes immédiates, mais sur le moyen terme c’est moins d’investissements dans les entreprises, moins de recrutements, donc des conséquences sur l’emploi et des délocalisations. On prend des décisions qui vont à l’encontre de la réindustrialisation qu’on avance ».

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    26 min
  • Nicolas Tenzer : « Une trêve en Ukraine serait un moyen pour la Russie de regagner des forces »
    La délégation américaine, menée par l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner, poursuit ses pourparlers depuis le 2 décembre pour tenter de trouver un accord de paix sur la guerre en Ukraine. Moscou et Kiev ont affirmé ce mercredi être prêts à poursuivre les discussions sur le conflit en Ukraine.Mais pour Nicolas Tenzer, essayiste et expert en géostratégie à Sciences Po : « Il n’y aura pas d’accord de paix, parce qu’il ne peut pas y avoir d’accord de paix avec la Russie. La paix permettrait à la Russie de se réarmer, et les Européens qui disent qu’il faut continuer à négocier sont dans un théâtre d’ombres, à répéter les vieux mantras diplomatiques, qui, avec la Russie, n’ont pas de sens. La Russie ne veut pas la paix. Et même si une sorte de trêve serait conclue, ce serait un moyen pour la Russie de regagner des forces. Pour s’en sortir, il faut gagner la guerre ».Nicolas Tenzer est également revenu sur la déclaration du président de la Fédération de Russie, qui se dit prêt à une guerre avec l’Europe si c’est ce que les Européens souhaitent : « Les déclarations de Vladimir Poutine, on ne les a pas assez écoutées, car cela aurait instruit les dirigeants européens sur ce qu’il voulait : la destruction totale de l’Ukraine, de l’Europe et du droit international. Et aujourd’hui, à chaque fois qu’il dit quelque chose, on en fait des choux gras alors qu’il répète ce que tout le monde sait. Il est toujours dans la menace pour nous dissuader de rétorquer et d’agir. Jusqu’à maintenant ça marchait, cela marche moins depuis deux ans ».

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    22 min
  • Municipales : élections locales ou nationales ?
    À l’approche des élections municipales, qui se jouent du 15 au 22 mars 2026, les débats budgétaires à l’Assemblée nationale et au Sénat prennent de plus en plus des tournures de tracts électoraux. Ces élections seront-elles davantage structurées comme une présidentielle anticipée, ou le vote suivra-t-il des enjeux plus locaux ?Tâm Tran-Huy, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat, rappelle que : « On a tendance à dire que le scrutin municipal est, pour de nombreuses villes, déconnecté de la vie politique national, avec notamment la prime aux sortants. Mais c’est vrai que ce scrutin va être bouleversé par le contexte politique, et c’est un sujet qui inquiète les Français et les maires. On a aussi tout le sujet du budget des collectivités, qui est revenu au congrès de maires, et qui impacte la campagne ».Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards déplore que « toutes les problématiques qui touchent le quotidien des gens ne sont pas présentes dans les campagnes menées par les différents acteurs municipaux. Ce dont ces derniers s’occupent pour le moment c’est la composition de leur liste et ‘avec qui je vais faire alliance ?’. On ne parle que de ça. On ne parle aucunement des difficultés que vont ensuite rencontrer les maires élus. Il y a une prise de force du national sur le local ».

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    31 min
  • Jean Hingray : « Nous sommes contraints d’accepter la suspension de la réforme des retraites »
    Édouard Philippe, patron d’Horizons, membre de la coalition gouvernementale, a annoncé ce 2 décembre que son groupe ne votera pas le budget de la Sécurité sociale en cas de suspension de la réforme des retraites. Un ultimatum qui pose la question : va-t-on vers un rejet du texte dans l’Hémicycle ?Jean Hingray, sénateur (Union Centriste) des Vosges, dit avoir « été un peu étonné de cette annonce d’Édouard Philippe. Sur la suspension de la réforme des retraites, nous sommes au pied du mur, nous ne pouvons pas faire autrement que l’accepter. Il faut que certains groupes politiques admettent la situation de la France telle qu’elle est. On nous demande de faire des efforts budgétaires conséquents dans nos collectivités, il faut que l’État le fasse aussi ».Également membre de la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport, Jean Hingray a réagi à la manifestation du 11 octobre dernier, où plusieurs milliers de bénévoles et de salariés du monde associatif et du milieu sportif ont manifesté à travers le pays pour dénoncer des coupes sans précédent : « On ne peut que partager cette opinion. C’est un peu plus de 25% du budget national alloué au sport qui est supprimé, notamment pour les plus jeunes au travers du pass sport. Mais en même temps, on doit trouver de l’argent dans tous les budgets, donc il faut que chacun se responsabilise ».

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    27 min
  • Laurent Jacobelli : « Le Parti Socialiste a un revolver sur la tempe du Premier ministre »
    La course contre-la-montre se poursuit pour voter les deux projets de loi de finances de l’État (PLF) et de la Sécurité sociale (PLFSS), qui doivent constitutionnellement être promulguées avant le 31 décembre. Malgré les risques de rejet du PLFSS à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a maintenu qu’il n’aurait pas recours à l’article 49-3.Laurent Jacobelli, député de la Moselle et porte-parole du Rassemblement National, explique les raisons pour lesquelles le RN ne votera pas le budget : « M. Lecornu appelle à la cohérence, mais il faut une cohérence entre les discours et les actes. Le Parti Socialiste a un revolver sur la tempe du Premier ministre, et celui-ci accepte notamment une augmentation de la CSG. Or, il soutenait qu’il ne fallait pas matraquer les Français et faire peser le risque fiscal sur tous nos concitoyens. Vous voyez bien que le Premier ministre est plus occupé à s’agripper à son siège et à sauver les sièges du Parti Socialiste qu’à défendre les Français ».Laurent Jacobelli est revenu sur la polémique autour d’un éventuel projet de « labellisation des médias » : « Le président de la République a depuis longtemps une tentation de contrôle des médias, souvent par le biais des réseaux sociaux, et ce depuis l’affaire Benalla. Il n’a jamais supporté que l’on révèle que son homme fasse le coup de force dans les rues de Paris. Et depuis, il a une méfiance vis-à-vis de la presse qu’il ne contrôle pas. Je rappelle qu’il y a seulement 11% des Français qui lui font encore confiance, et c’est ce moment qu’Emmanuel Macron choisit pour parler de ‘labellisation des médias’ ».

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    22 min
  • L'intégrale du jeudi 4 décembre
    Au programme de cette édition : Sébastien Lecornu maintient sa ligne. Il refuse d’utiliser l’article 49.3 pour faire adopter le budget de la sécurité sociale à l’Assemblée nationale et appelle les parlementaires à la cohérence. Peut-il être entendu alors que certains dans son propre camp, à l’image d’Edouard Philippe, lui font défaut ? Analyse de nos éditorialistes Michaël Darmon et Emilie Zapalski.L’entretien : Quelle est la réaction du Rassemblement national à cette position ? Voteront-ils contre les budgets, quel que soit leur contenu ? Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national et député de la Moselle, répond à ces questions.Le Sénat poursuit l’examen du budget. Le budget du sport, de la jeunesse et de la vie associative est en net recul. Le sénateur centriste des Vosges Jean Hingray fait le point.A la Une de nos régions : Dans le Cher, un maire innove pour maintenir sa maternité en activité¿: il propose une prime pour encourager les naissances dans sa commune, à Saint-Amand-Montrond. Le maire Emmanuel Riotte explique cette initiative.

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    1 hr 29 min
  • Emmanuel Capus : « On ne reconnaît plus le Sénat, il est à l’initiative de la majorité des taxes »
    Le Sénat poursuit l’examen du budget. D’ores et déjà de nombreuses nouvelles taxes ont été votées par la Chambre haute pourtant plutôt mesurée d’habitude sur la hausse de la fiscalité : augmentation de la taxe sur la gaz, taxe sur les croisières internationales, augmentation de la taxe sur les petits colis, hausse de la taxe spéciale sur les contrats d’assurance des automobilistes, élargissement de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, prolongation de la contribution différentielle sur les hauts revenus, création d’une taxe sur les holdings et création d’un nouvel ISF.Face à une telle avalanche de nouvelles recettes, Emmanuel Capus, sénateur (Horizons) du Maine-et-Loire fustige « un Sénat que l’on ne reconnaît plus. Je l’ai dit avec fermeté dans les débats, et c’est ce qui m’a étonné, c’est que la grande majorité de ces taxes, ont été à l’initiative de la droite sénatoriale. On ne s’attend pas à ce que la majorité sénatoriale vote autant de nouvelles taxes. On a déjà les impôts les plus élevés de l’OCDE. On a bien compris que la situation économique ne permettait pas de les baisser, mais on aimerait au moins ne pas en créer de nouveaux ».Alors que les débats se tendent à l’Assemblée nationale en deuxième lecture du budget de la Sécurité sociale, Emmanuel Capus rappelle que « si le texte voté par l’Assemblée nationale suit la copie du Sénat, les députés Horizons le voteront. Mais la réforme des retraites est un de nos points de blocage, incontestablement. Il y a donc de très grandes chances que si les socialistes maintiennent leur position sur la suspension de la réforme des retraites, le budget ne soit pas voté ».

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    27 min
  • « Labellisation » des médias : pourquoi une telle polémique ?
    La polémique, après les propos d’Emmanuel Macron sur la proposition de « labellisation » des médias ne dégonfle pas. Reprenant une proposition issue des Etats généraux de l’information, le chef de l’Etat avait précisé que cette labellisation devait être faite par des professionnels et non par l’Etat. Droite et extrême-droite sont vent debout contre cette idée.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat considère que « la labellisation n’est pas une bonne idée, chacun peut en convenir. D’ailleurs tout ce qui émane d’Emmanuel Macron est radioactif. Il devrait éviter de faire des propositions aussi importantes. La détestation qu’il inspire, qui est considérable, et il ne s’en rend pas compte, fait que tout ce qu’il propose est disqualifié dans l’instant. Donc pour les besoins de l’information, il devrait l’éviter.De son côté, Françoise Degois, éditorialiste politique affirme que : « Emmanuel Macron est en colère. Moi je le sais. Il considère qu’il est un génie incompris dans sa démarche. Aucun président de la République ne doit s’emparer de ce sujet. Ça ne peut pas être un sujet porté par un politique, et a fortiori par Emmanuel Macron. L’image qui s’est construite de lui varie entre la manipulation et le mépris de la presse ».

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    25 min
  • L'intégrale du mercredi 3 décembre
    Dans l’entretien : Sébastien Lecornu cherche à obtenir un compromis sur le budget de la Sécurité sociale. Les socialistes sont-ils prêts à s’engager ? Le député et candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, nous répond. Le Premier ministre peut-il réellement compter sur l’appui de toute la majorité, alors que les alliés d’Horizons refusent de voter le budget de la sécurité sociale en raison, notamment, de la suspension de la réforme des retraites ? Le sénateur Horizons Emmanuel Capus détaille les lignes rouges de son groupe.Enfin dans notre débat : Emmanuel Macron envisage-t-il de labelliser les médias ? Le gouvernement dément, tandis que Bruno Retailleau dénonce une dérive et appelle à la vigilance. Débat entre nos éditorialistes Elizabeth Martichoux et Françoise Degois.A la une de nos régions : quel avenir pour Brandt ? Une audience doit déterminer le sort de 700 salariés. Le président de la région Centre–Val de Loire, François Bonneau, évoque les enjeux pour les usines concernées.

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    1 hr 29 min
  • Emmanuel Grégoire : « Rachida Dati doit démissionner de son ministère pour faire campagne »
    L’échéance électorale du 15 mars 2026 pour les municipales approche. La course s’est engagée entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati pour briguer la mairie de Paris. Emmanuel Grégoire, député et candidat (Parti Socialiste) à la mairie de Paris était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ».Emmanuel Grégoire refuse catégoriquement toute union avec La France Insoumise, même au second tour : « Je ne peux pas travailler avec quelqu’un qui lance sa campagne en disant ‘il ne faut pas de maire socialiste à Paris’. Et ce n’est pas valable qu’à Paris. C’est un sujet de confrontation dans toutes les grandes villes de France, avec deux stratégies de gauche. Ce ne sont pas des gauches irréconciliables, puisque ce sont les électeurs qui se retrouvent et qui font un choix. À Paris, nous devons séduire des gens qui ont voté Jean-Luc Mélenchon ou Emmanuel Macron. Je veux m’abstraire, me mettre au-dessus des querelles de partis : mon seul adversaire c’est la droite. Pour que Paris reste à gauche, il faut voter notre liste ».Emmanuel Grégoire accuse « Rachida Dati d’instrumentaliser à outrance son ministère au service de sa campagne. Je crois que personne n’en est dupe. Cela renvoie à quelque chose d’assez profond dans l’image qu’elle dégage : elle se croit tout permis. Je ne parle pas de ses affaires et de son renvoi en correctionnel, ça c’est le travail de la justice. Mais jamais un ministre n’a fait campagne pour une élection aussi majeure. Elle doit démissionner ».

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    24 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…