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Or


Ce soir, le grand Bud sort de sa grotte avec Ulrich W. (Otargos, ex-Regarde Les Hommes Tomber…). Ulrich, compositeur, guitariste (et plein d’autres choses encore) nous livre sa vision musicale du Sludge, poisseux et lourd à travers son dernier projet : Blód (prononcé ‘Bloute’).
Une interview feutrée pour les amateurs de son travaillé !
Cette semaine, on parle du morceau Bonnie Hill de Jungle sorti en 2019, quatrième et dernier volet d’un cycle en quatre temps consacré à Jungle.
Un cycle soul avec aigus nappés et danses sucrées. Des esprits souples dans des corps souples, du milieu des années 70 à aujourd’hui.
Il y a un an, mai 2021, un séminaire se concluait par un appel “Au-delà des métropoles – Pour une société écologique post-urbaine” : le groupe d’organisations qui l’a lancé a ensuite décidé d’interpeller les partis, les fondations, les syndicats, etc. via cinq questions de manière à engager les débats qu’elles appellent de leur vœux — notamment à l’occasion de la période électorale, présidentielle puis législative, qui est ici en France d’actualité — pour pousser à des réflexions au-delà de l’écologie minimaliste souvent abordée.
Nous constatons un gigantisme sans limite incarné par la métropolisation qui tue et mutile le vivant
Il est question ici avec Guillaume FABUREL d’interroger les modes d’habiter la terre, nos rapports au logement, à l’installation dans les espaces, à l’assujettissement de nos corps, qui ont considérablement été transformés avec l’urbanisation généralisée du monde. Interroger la taille de la ville vivable, stopper l’extension des petites villes qui rejouent ce que sont les (trop) grandes, pour repenser des habiters urbains décents socialement et écologiquement. Tout un programme ! pas vraiment trouvé dans ceux des candidat·e·s aux élections, qui par nos délégations prennent des décisions et des orientations qui mettent à mal les envies d’auto-détermination et d’autogestion.
C’est l’une des question posées à des représentants de partis, les autres concernant l’artificialisation des sols, les moyens d’accueillir et de soutenir l’installation légère des celles et ceux qui choisissent de quitter les métropoles, incluant la relocalisation d’activités réellement nécessaires, et le ré-empaysannement de la société.
Au-delà de ces questions interpellantes, il s’agit par ce mouvement de mutualiser les altérités, différences, histoires, expériences, et d’imaginer d’autres organisations de vie, sans laisser personne de côté, en partageant les réalités de tous ordres pour décroître l’urbain, cesser de considérer les campagnes comme des décors ou les vivants comme des ornements, et se reformer toustes à des savoirs autres que ceux valorisés par l’urbain.
La suite, partie 2, avec les échanges et débats des participants est à venir.
Dans la partie 1 vous avez pu entendre les réponses aux questions d’interpellation élaborées par le collectif “Pour une société écologique post urbaine” ; voici la suite, partie 2, avec les échanges et débats des participants (Terre de Liens, CAC, Habicoop, Université rurale des Cévennes, UCL, etc.)
Il y a un an, mai 2021, un séminaire se concluait par un appel “Au-delà des métropoles – Pour une société écologique post-urbaine” : le groupe d’organisations qui l’a lancé a ensuite décidé d’interpeller les partis, les fondations, les syndicats, etc. via 5 questions de manière à engager les débats qu’elles appellent de leur vœux — notamment à l’occasion de la période électorale, présidentielle puis législative, qui est ici en France, d’actualité — pour pousser à des réflexions au-delà de l’écologie minimaliste souvent abordée.
Il y a un an, mai 2021, un séminaire se concluait par un appel “Au-delà des métropoles – Pour une société écologique post-urbaine” : le groupe d’organisations qui l’a lancé a ensuite décidé d’interpeller les partis, les fondations, les syndicats, etc. via cinq questions de manière à engager les débats qu’elles appellent de leur vœux — notamment à l’occasion de la période électorale, présidentielle puis législative, qui est ici en France d’actualité — pour pousser à des réflexions au-delà de l’écologie minimaliste souvent abordée.
On retrouve Guillaume FABUREL avec lequel on évoque, après les réponses des équipes de campagnes des candidats aux élections, les thèmes structurants autour des écologies politiques, et également des participant·e·s au mouvement et aux états généraux, qui interrogent le délégatif, le regard des ville et de métropoles sur la ruralité, la sobriété dans les villes, l’habitat réversible, la santé et l’environnement, le ré-empaysannement, …
Comment rêver les ondes au point d’imaginer remonter le temps ? Jusqu’où l’abstraction de l’esprit scientifique va-t-elle pour envisager de domestiquer l’onde, l’obliger à faire ce qu’il on veut, lui faire revivre sa vie passée.
Mathias Fink, physicien à l’ESPCI, spécialiste des ondes en particulier dans leur application biomédicale.
Henri Poincaré, 1908, Extrait de Sciences et Méthodes lu par Benjamin Penamaria
Luba Jurgenson, Vice-présidente de l’association Mémorial-France, écrivain, professeur de littérature russe à Sorbonne-Université au département des études slaves, directrice du Centre de recherche Eur’Orbem (cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane), publie Le semeur d’yeux. Sentiers de Varlam Chalamov aux éditions Verdier.
Grande lectrice et spécialiste de Varlam Chalamov, Luba Jurgenson signe un remarquable essai Le semeur d’yeux. Sentiers de Varlam Chalamov. Elle nous invite à cheminer en compagnie de cette immense figure de la littérature russe dont la prose et la poésie n’ont pas seulement marqué l’universitaire qu’elle est, mais ont encore bouleversé sa propre écriture romanesque. En parallèle, paraissent Souvenirs de la Kolyma de Varlam Chalamov aux éditions Verdier, lesquelles poursuivent ainsi leur projet de publier l’intégralité des œuvres de cet écrivain.
Qui est donc Varlam Chalamov (1907 -1982) ? Fils d’un ecclésiastique, il est né à Vologda, une ville de relégation et de transit vers les lieux d’enfermement situés plus au Nord et à l’Est de la Russie, par laquelle pratiquement tous les opposants politiques au régime tsariste sont passés jusqu’à la Révolution d’Octobre 1917. Il participe à l’effervescence des premiers temps de la Révolution à Moscou, mais il est arrêté en 1929 et condamné à trois ans de camp pour diffusion du Testament de Lénine. Il est de nouveau arrêté en 1937, cette fois durant les purges staliniennes, et condamné à 5 ans de bagne, pour activité contre-révolutionnaire trotskiste, envoyé dans la Kolyma, cette région à l’extrême Est de la Russie, au-dessus du cercle polaire, intitulée « le pays de la mort blanche », où les prisonniers travaillant 16h par jour par moins 50, parfois moins 60 degrés, constituent la main d’œuvre gratuite asservie au développement industriel de la région. Il survit miraculeusement, mais est de nouveau condamné à dix ans de camp pour avoir dit d’Ivan Bounine, prix Nobel, exilé, que c’était un grand écrivain de la littérature russe. Hospitalisé, il parvient à bénéficier d’une formation d’aide-soignant et d’aide-médecin qui lui évite les conditions inhumaines du travail dans les mines aurifères, et lui permet de moins souffrir du froid et d’avoir moins faim. C’est alors seulement qu’il commence à écrire des poèmes d’abord puis des courts récits.
Il a 46 ans quand il est libéré après avoir passé vingt ans dans les camps. C’est un débutant en littérature, mais c’est là peut-être aussi sa chance dans un certain sens, souligne Luba Jurgenson. Car il a échappé au formatage des esprits soumis au strict respect du réalisme soviétique en art. Le seul bagage littéraire de Varlam Chalamov remonte au futurisme et à sa postérité, à la fin des années 1920. Ce qu’il éprouve, à son retour de la Kolyma, c’est précisément son absence de place en littérature, constat dont il fera le point originel et fondateur de son écriture. Il écrira à partir de cette absence de place, comprenant que la Kolyma est et sera le terrain et le terreau de son œuvre poétique. Son style est marqué par la fulgurance, qu’on retrouve aussi bien dans ses poèmes que dans sa prose : il s’agit de fragments, d’histoires courtes, où il est question de faim, de froid, de travail dans les mines, de truands, de marchands et de la pègre qui assure la police des camps et exerce pour ainsi dire un droit de vie et de mort sur les autres détenus.
Varlam Chalamov se fait l’inventeur d’une prose nouvelle, qui dira sans détour les choses. A ses yeux le roman est mort. Il appartient au passé. D’où le travail de sape auquel procède son écriture : aux antipodes de la construction romanesque ou chronologique qui trahit, travestit ou embellit. Comme s’il n’y avait ni césure ni fêlure ni solution de continuité. Sur la neige, le récit placé par Chalamov en tête de son grand œuvre, est à lire, précise Luba Jurgenson, comme un manifeste littéraire dans lequel « la nouveauté radicale de son travail littéraire est évoqué par l’image d’une trace déposée sur un terrain vierge et qui peut devenir une route. Le découvreur, l’explorateur s’est transformé en sapeur qui détruit les fortifications ennemies – les normes esthétiques en vigueur : il n’ouvre ce nouveau chemin qu’au prix de sa vie, et pour le refermer aussitôt ».
Pour Chalamov, le camp est une expérience entièrement négative et se distingue en cela de la prison. Pour Soljenitsyne, de dix ans plus jeune que lui et qui n’a pas d’expérience contestataire à son arrivée au Goulag, le camp et la souffrance qui y est endurée peuvent être rédemptrices. L’écriture de Chalamov dans sa recherche d’authenticité tente d’approcher au plus la désintégration du sujet, la rupture, la fracture du « sujet qui se manque à lui-même ».
ET :
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
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Cette semaine, Alex, Alexis et Khalid analysent :
La seconde partie de l’émission est consacrée à la sélection du Festival de Cannes que l’équipe de La lumière dans le fond couvrira sur place du 21 au 27 mai.
Françoise Hardy – Mon amie la rose
Clara Stern est chargée de projet à la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels des hauts de Seine. Une heure d’échange sur le rôle de ces structures qui sont au plus près des habitants, de leur quotidien et de leurs difficultés
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.