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Or


Notre invitée Raphaëlle Branche est professeur d’histoire à l’Université de Nanterre, spécialiste de la guerre d’Algérie. Elle est co-autrice du documentaire En guerre(s) pour l’Algérie avec Rafael Lewandowsky, diffusée sur arte.tv jusqu’au mois d’août 2022.
En six épisodes, la série revient sur la guerre d’indépendance entre 1954 et 1962. Ce sont 66 témoins qui racontent cette histoire : des jeunes français d’Algérie, de Métropole, des Algériens mobilisés au sein du FLN ou auprès de Messali Hadj, militant.es pacifiste, de l’OAS, militaires gradés, jeunes conscrits, Harkis ; ils et elles nous livrent leurs récits d’expérience et restituent comment ils ont vécus ces évènements.
Ce sont autant de trajectoires qui nous donnent à voir la pluralité des acteurs et des perceptions de la guerre. Raphaëlle Branche revient sur ce projet de documentaire, l’importance d’un récit par le bas de ce conflit et explicite, à l’aune de ses recherches sur les jeunes français mobilisés, différents aspects de ces générations “Guerre d’Algérie”.
Francis Lemarque – Quand un soldat
Émission, après émission, nous insistons sur le poids du sport, notamment du football, dans la société, dans tous les domaines.
Dans cette émission, nous le faisons avec des sujets d’actualité : la crise en Ukraine, avec l’agression de Vladimir Poutine, et la politique en France. Nous faisons des retours dans le temps, toujours utiles pour comprendre le présent. Nous parlons de soft-power, d’égalité femmes hommes, de personnalités politiques et de personnalités sportives, de personnalités souvent amatrices à la fois de sport et de politique. Nous illustrons les propos d’anecdotes parfois légères, parfois bien plus graves, mais toutes lourdes de sens.
Et, nous continuons notre fil rouge, avec l’éco-aventurière que nous suivons depuis février.
Les publications de Lukas Aubin sur cairn
Ce soir, Asmoth cuisine Fab aka Psycho pour Inexistence.
Aventure au clavier des années 80 pour du Dungeon Synth / Dark Synthwave. Tour d’horizon du genre bien établi chez les métaleux ainsi que l’historique de cette musique atypique.
Dans cet épisode vous découvrirez GOHU, rappeur dont l’écriture est une passion qui l’a amené à se dédier à la musique par la suite.
Au départ il était sur le tracé d’un parcours d’école de commerce mais ne s’est pas épanouie dans cette vie, il a donc fait le choix de modifier son chemin et d’aller vers la voie d’artiste.
De spectateur à acteur et d’auditeur à rappeur, GOHU, trentenaire, se lance dans la musique et créé un premier album en 2020. Il nous partagera d’ailleurs son expérience et les décisions stratégiques qu’il a prise par la suite.
Comme habituellement, GOHU nous proposera une session freestyle en fin d’émission, histoire de bien faire la promotion de son dernier projet « Vent de tempête ».
Cette semaine, on parle du morceau Up All Night de Sault sorti en 2019, troisième volet d’un cycle en quatre temps consacré à Jungle.
Un cycle soul avec aigus nappés et danses sucrées. Des esprits souples dans des corps souples, du milieu des années 70 à aujourd’hui.
Aude, Martha et Sandrine de l’Atelier des passages, conceptrices et réalisatrices de l’ouvrage Révolutionnaires, dans lequel elles ont cueilli ou recueilli, puis transcrit de l’oral à l’écrit six témoignages de femmes pleinement engagées dans des luttes révolutionnaires des années 1970 et 1980.
Aude, Martha et Sandrine, militantes féministes engagées, nées dans les années 1980 et 1990, présentent les témoignages de six autres militantes révolutionnaires qui pourraient être leur mère ou leur grand-mère : Andrea de Montevideo, Camille de Dijon, Herma d’Ulenkrug, Anne-Catherine de Lavaux, Marisa de Besançon et Maryvonne de Nantes. « Comment tes convictions, tes engagements révolutionnaires ont-ils modelé ta vie ? » C’est avec cette question fondatrice que l’Atelier des passages a initié à partir de 2013 une série d’interviews qui se poursuit, engageant ainsi un vaste chantier dont la publication de Révolutionnaires n’est qu’une première étape.
Comment mettre en lumière des récits de femmes souvent invisibilisées ? Qu’elles viennent d’Allemagne, d’Uruguay, de Suisse ou d’Italie, les militantes interrogées ont le sentiment que leur histoire n’a pas vraiment d’importance, alors qu’elles ont activement pris part localement, au niveau national ou international, à l’histoire mondiale du mouvement syndical ou des mouvements révolutionnaires en lutte contre l’oppression, la domination, l’exploitation. Pourquoi considèrent-elles spontanément que sortir leur engagement de l’anonymat n’en vaut pas la peine ? Comment corrigent-elles ensuite leur posture par une nouvelle question : « Comment parler de tout ça sans se vautrer dedans ? ». D’où vient cette pudeur ou humilité ? Ne faut-il pas plutôt demander d’où vient leur immense dignité ? Comment digèrent-elles la confiscation et l’occultation de leur rôle dans l’histoire des soulèvements populaires et des luttes révolutionnaires ? Comment leurs récits racontent-ils, et jusqu’à quel point, une histoire intimiste et féministe ? Car c’est bien l’histoire qui s’exprime et se transmet à travers la pluralité des récits singuliers collectés. Une histoire vivante, s’inscrivant dans la contingence du monde, où l’on se raconte « avec prudence », parce qu’on agit avec prudence, cette dernière renvoyant à une éthique mobilisant l’intelligence critique et le jugement dans l’engagement, le choix du combat, de ses formes et moyens.
Chemin faisant, on revisite nos représentations de ladite grande histoire et de ladite petite histoire, et l’on repose avec force la question de la centralité de la transmission quand il s’agit d’un héritage de luttes sociales et politiques qui n’existeraient pas sans le combat déterminé et durable de ces femmes. En jeu, la transmission intergénérationnelle, mais pas que ! Les récits de ces militantes, celui de leurs luttes trouvent ici et maintenant un écho auprès des plus jeunes générations, laissant une trace mémorielle de leurs engagements respectifs. Mais l’urgence n’est pas seulement de recueillir le témoignage des anciennes avant qu’elles ne disparaissent. L’urgence est aussi celle de trouver comment transmettre vivant le flambeau des luttes entre générations et au sein des mêmes générations par contagion, émulation, motivation, sensibilisation.
À cet égard, l’approche d’Aude, Martha et Sandrine marque un point. Leur démarche est exemplaire dans la qualité de leur écoute. Le travail effectué dans le passage de l’oral à l’écrit en compagnie de celle qui témoigne, conduit à un véritable partage d’expérience dans lequel toutes les protagonistes sont impliquées jusqu’au bout. Elles ne s’approprient pas le témoignage lorsqu’elles le restituent, elles en sont les co-autrices tout au plus, évitant le surplomb dominant, dans une fluidité des échanges qui engage.
Atelier des passages – Révolutionnaires. Récits pour une approche féministe de l’engagement, éditions du commun, 2022. (Postface de Ludivine Bantigny : L’engagement dure longtemps. Comment changer la vie vraiment ?)
« Contre les requins, mon corps m’appartient… Transphobie d’État, on en veut pas ! »
Numéro spécial d’Accords aux corps qui va à la rencontre des TDS (Travailleur.euses du sexe), et interroge ce mercredi 13 avril 2022, en direct. Place Pigalle, un petit groupe de femmes trans colombiennes chantent leur lutte avec un « venceremos » adapté à la situation, et que tout le monde reprend. En route vers République, le rassemblement est organisé en ce jour anniversaire principalement par deux associations, Acceptess.t et Strass, syndicat du travail sexuel créé en 2009. En effet, six longues années depuis l’adoption de la loi dite de « Pénalisation des clients de la prostitution » promulguée le 13 avril 2016, loi considérée « abolitionniste », rapportée par la députée Maud Olivier qui en élabore la proposition dès 2013.
« Si la loi avait pour but de donner un nouveau regard sur la prostitution en se développant autour de la lutte contre le proxénétisme et la traite, l’amélioration de la prise en charge des personnes victimes de prostitution, la mise en place de mesures de sensibilisation et de prévention et la responsabilisation des clients, six ans plus tard les travailleuses du sexe s’indignent face aux risques sanitaires auxquels elles sont exposées et à la précarité économique extrême dans laquelle elles plongent. » Dans la marche, le micro est tendu à Mimi, Cadyne, Loredana, Mylène Juste, Axelle de Sade, travailleuses, activistes ou sympathisantes qui témoignent de la précarisation renforcée ces dernières années, qui racontent la violence et la misère conjuguées à la crise sanitaire, et leur lutte contre une loi pour le moins contre-productive et qu’elles estiment criminelle pour leur minorité mais pas seulement…
Un cri de détresse ? Un appel à ne rien lâcher et à s’encourager entre les deux tours des élections présidentielles.
Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires
De l’Esprit des lois (1748) de Charles de Secondat, baron de Montesquieu
Cause commune a le plaisir de recevoir un économiste du réseau Des économistes atterrés.
Dany Lang, maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord, rattaché au Centre Économique Paris Nord (CEPM), est spécialiste en économie internationale et analyses post-keynesiène, membre fondateur de ce réseau d’économistes critiques portant les valeurs de l’État social.
Il vient de publier, sur le site des économistes atterrés, un document très précis sur le programme d’E. Macron, Sur le programme de Macron, le loup sous une peau de mouton.
Cette émission révèle les dimensions du néolibéralisme impulsé depuis les années 1970, avec ceci prêt que, dans le nouveau programme, le président sortant prétend redécouvrir les services publics. Info ou intox ?
À noter que, toujours sur le site des économistes atterrés, une note intitulée Programmes de l’extrême-droite : néolibéraux, nationalistes et tout sauf populaires, s’attaque aux programmes des deux principaux candidats d’extrême droite du premier tour, Marine Le Pen et Éric Zemmour.
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Kim Tschang-Yeul, Goutte d’eau sur sable, 1974, coll. Particulière.
Aujourd’hui je reçois le philosophe et mathématicien, Olivier Rey mais avant, une petite histoire…
Peut-être connaissez-vous le peintre Kim Tschang Yeul. Né dans un petit village de l’actuelle Corée du Nord, il sert comme soldat durant les conflits sino-japonnais de la deuxième guerre mondiale et reste profondément marqué par les atrocités auxquelles il assiste. Dans les années 60, après un détour par New-York, il arrive à Paris où il cherche encore sa voie artistique. Il raconte qu’une nuit, dans son atelier, pour apaiser un réveil angoissé, il pose une de ses toiles à l’envers pour y jeter de l’eau qui se répartit en d’innombrables gouttes. Il voit alors se créer un tableau. Le phénomène est, pour lui, si étonnant qu’il se met à peindre ces gouttes d’eau. Pendant 50 ans, il ne peindra plus que cela. Des gouttes d’eau. Des gouttes ovales, rondes, molles, colorées, monochromes, des gouttes joyeuses, naïves, réalistes, abstraites, des larmes aussi. Des gouttes d’eau pour laver sa mémoire des images obsédantes de guerres, de cadavres, de corps chancelants, d’amis déchiquetés sous ses yeux par des obus. Des gouttes d’eau pour se laver de cette violence et remplacer d’urgence les ténèbres par la vie. Bachelard dit qu’ « une goutte d’eau puissante suffit pour créer un monde et pour dissoudre la nuit. L’eau ainsi dynamisée, poursuit-il, est un germe ; elle donne à la vie un essor inépuisable ». Kim Tchang Yeul utilisait l’eau comme une consolation, pour réparer son âme.
Mais comment appliquer la réciproque ? C’est aujourd’hui l’eau qui est menacée. En tant que ressource naturelle bien sûr, mais également dans sa dimension poétique, selon notre invité. L’eau réduite, dans sa définition, à sa formule chimique aurait été « dépoétisée » dirait Bachelard. Quelles conséquences cette « dépoétisation » a-t-elle sur nos vies ? Comment réparer l’eau ? Et comment l’art peut-il devenir un des outils de cette réparation ?
Loin du simple manuel écologique, l’ouvrage de notre invité, montre comment la science moderne a petit à petit vidé l’eau de sa substance symbolique et imaginaire. Réhabiliter l’aura de cet imaginaire donc, pour rendre sa dignité à l’eau, « renouer avec des parts de nous-même auxquelles nous avons perdu accès » c’est tout l’enjeu de l’ouvrage de notre invité.
Olivier Rey, philosophe et mathématicien, chercheur au CNRS, enseignant à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, vient nous parler de son dernier ouvrage, Réparer l’eau, publié chez Stock en 2021.
Stéphane Dujardin
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.