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Or


Riche en archives et émaillé de citations savoureuses, son ouvrage Rage against the machisme est un bel outil de déconstruction d’un certain nombre de clichés quant aux combats féministes. Avec érudition et piquant, l’historienne nous prouve que les femmes ont toujours lutté pour être “la moitié de tout”.
Le livre parait en édition de poche début février
Quel crime a donc commis cet homme, arrêté le 8 août 2018 à Rochefort en terre, dans le village breton où il a vécu paisiblement depuis 8 ans après avoir fui l’Italie ? Aucun ! Il a pourtant été condamné à 13 ans de prison par la “justice” italienne en vertu des lois datant de l’époque fasciste (et toujours en vigueur) pour avoir participé à deux manifestations. La première à gênes en 2001 contre le G8 et l’autre à Milan quelques années plus tard. Aucune exaction ne peut lui être imputée durant ces deux rassemblements.
Si la France accepte d’exécuter le mandat d’arrêt européen d’un homme qui va passer plusieurs années en prison pour avoir simplement manifesté, c’est le signe que la justice de notre pays ne considère pas cette peine disproportionnée. Et cela pourrait laisser présager de ce qu’l adviendrait de celles-ci et ces qui oseraient à l’avenir descendre dans la rue…
Pour en savoir plus c’est ici
Dans cette émission, l’intention sociologique consiste à dépasser le degré zéro de la compétence politique pour prendre au sérieux le néant.
Le néant, ou la mort, la violence, la menace, la peur, le bouc émissaire, sont à l’ordre du jour depuis pas mal de décennies en Occident. Le migrant pauvre est la cible de toutes les attaques. Voilà le mal absolu. En s’adossant à la sociologie des médias, des pauvres et du dédoublement (qui sera expliqué…), on pourra suivre pas à pas le raisonnement qui nous conduit dans les méandres d’un fascisme qui rapproche fortement le petit guignol français du serial killer norvégien.
L’enjeu de cette émission est de montrer l’emprise de la haine dans les structures dominantes, lesquelles irradient tel où tel porteur, en l’occurrence le petit amuseur public. L’inversion sur le migrant ne peut fonctionner sans tout un ensemble architecturé de dispositifs de savoir-pouvoir qui activent la marionnette mais aussi hélas “les masses” contre le prolétariat étranger boucémissairé.
La théorie du dédoublement, on le verra, permet d’éclairer fortement le lien entre “la personnalité autoritaire” et son activation dans une démocratie qui croyait être préservée des monstres.
Ce soir nous recevons Moïra Sauvage co-présidente du collectif Ensemble contre le sexisme.
La 5ème journée nationale contre le sexisme aura lieu le mardi 25 janvier 2022. L’occasion d’échanger avec elle sur les actions prévues.
On croyait tout savoir sur les impressionnistes, et bien non! C’est ce que nous allons découvrir avec la brillante historienne de l’art Marine Kisiel.
Mais avant, observez ou imaginez ce tableau…
Dans un jardin, à l’ombre d’un arbre, une scène de déjeuner est temporairement désertée par ses convives. La table semblait accueillir deux personnes dont la présence récente se devine par la vaisselle laissée en l’état : sur la table, deux tasses disposées de part et d’autre, un verre vide, un petit pain grignoté, une coupe de fruits, une théière et un châle abandonné en un monticule sur le bord de la nappe.
À l’avant plan, notre regard butte sur une dessert en osier où sont déposés les restes de la collation ainsi que sur un banc où devait être installée l’une des convives. Placé à l’oblique, le banc souligne la profondeur de la composition qui guide le regard du spectateur tout en maintenant une distance. La place encore chaude de l’une des convives est dorénavant occupée par son ombrelle et son panier. Les deux dineuses ne sont forcément pas loin. Aux pieds de la table, un enfant s’amuse à empiler des tiges de bois. Il ne faudrait pas le laisser trop longtemps seul… Et en effet…. La suite de la scène se passe à l’arrière plan, à l’abri des regards, derrière une branche d’arbre dont l’ombre apportait un air de fraicheur au repas. Au milieu des buissons fleuris du jardin, aux couleurs ravivées par les rayons du soleil, deux jeunes femmes dont on ne distingue pas les visages se promènent.
Ce tableau de Monet est montré à l’occasion de la seconde exposition impressionniste en 1876, accompagné de la mention « panneau décoratif ». Rappelons qu’un panneau décoratif est censé avoir été commandé à un artiste pour venir orner une pièce précise d’un intérieur. Le peintre adapte ainsi son sujet aux contraintes du lieu désigné. Mais ce tableau que nous venons de décrire ne possède ni commanditaire ni lieu de destination au moment de son exposition. Alors pourquoi attribuer une fonction à un tableau qui ne semble remplir a priori aucune de ces caractéristiques ? Voilà une première interrogation.
Claude Monet, Le déjeuner, Vers 1873, huile sur toile, 160 x 201 cm, Legs de Gustave Caillebotte, 1894, Musée d’Orsay.
Marine Kisiel, Docteure en histoire de l’art, conseillée scientifique à l’Institut nationale d’histoire de l’art (Inha), anciennement conservatrice au musée d’Orsay, elle a notamment été commissaire des expositions « Degas, danse, dessin » (2017), « Degas à l’Opéra » (2019) ou encore « James Tissot, l’ambigu moderne » en 2020.
Marine Kisiel, La peinture impressionniste et la décoration, Paris, ed. Le Passage, 2021.
Dans cette émission vous découvrirez CHANA, rappeuse de 20 ans originaire de Vitry-sur-Seine et qui se démarque par sa capacité à freestyler mais aussi pousser la mélodie en fonction des prods.
Une artiste dont on a pas fini d’entendre parler, elle nous expliquera son parcours et sa rencontre avec son producteur et manager qui a changé sa manière de travailler son Rap.
Cette semaine Bud reçoit Stéphane de Mineral Reflectance.
Cette semaine, on parle du morceau The Miseducation Of Lauryn Hill, extrait de l’album du même nom de la chanteuse américaine Lauryn Hill, second volet d’un cycle en quatre temps consacré à la soul « contemporaine ».
De la voix, de la subtilité, des textes incarnés et de la qualité instrumentale, de la fin des années 90 à aujourd’hui.
Une émission spéciale qui mérite d’être en podcast, diffusée, écoutée et réécoutée. Marius et Clément forment le duo Lullaby of Doom. Ils sont venus jouer pour vous faire découvrir leur univers : “une dernière berceuse avant la fin du monde“.
Marius est à la guitare électrique, Clément aux instruments électroniques.
Ils se sont connus durant des jam sessions organisées par le collectif Majama qui nous est présenté en plateau par Mathieu.
Dans cette émission, nous traitons d’un sujet primordial et difficile à appréhender : celui des paris sportifs et des manipulations des compétitions sportives. Nous tentons de répondre aux questions suivantes : est-ce que cela vaut le coup encore de suivre le sport de haut niveau ? Ou, est-ce que toutes ces compétitions sont truquées ? Qu’en est-il du sport amateur ? Est-ce que le phénomène s’aggrave ? Que pouvons-nous faire en termes de prévention, de lutte contre ces manipulations ? Comment appréhender un phénomène avec tant d’interactions internationales ? Où en est la France à ce sujet ? Est-ce que les Jeux Olympiques et Paralympiques de Pékin qui arrivent seront surveillés ?
En fin d’émission, nous faisons également un point géopolitique par rapport à ces Jeux de Pékin, à haute tension.
Le futur réacteur nucléaire, l’EPR de Flamanville, censé être livré fin 2022, est à nouveau décalé d’un trimestre (donc premier trimestre 2023).
Ce chantier du groupe EDF démarré en 2007 était censé être livré en 2012, nous en sommes à plus de dix ans de retard.
Et pourtant ce n’est pas de centrale nucléaire dont je voudrais avec notre invité mais des phénomènes qui aboutissent à ce genre de situations.
Nous vivons une époque de crise, de crise sanitaire bien sûr, mais aussi de crise économique donc seuls les établissements directement impacté se rendent compte mais dont nous serons très vite tous concerné lorsque les conséquences de la dette se feront sentir.
Il faudra travailler plus pour produire plus et créer plus de richesse, richesse que nous avons déjà dépensé.
Plusieurs solutions se présentent alors : on peut refuser cet état de fait, annuler la dette, la renégocier, revoir les modèles économiques. On peut faire davantage travailler les collaborateurs, déréguler le marché du travail et les plafonds horaires au risque de propager une épidémie de burn-out. Et puis enfin, on peut se demander si tout ce que l’on fait sert vraiment à quelque chose. Les tableaux de pilotages sur tableaux de pilotages, les réunions à répétitions, les PowerPoints que personne ne lit, il existe parfois une surcouche de travail sur le travail lui-même qui lui fait perdre tout son sens. Et participent des non-sens de l’organisation.
olivier Tirmarche
Olivier Tirmarche (2020), En finir avec le surtravail, le nouvel horizon de la productivité, Odile Jacob.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.