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Un ancien couvent transformé en centre d’hébergement en plein cœur de Paris, une gare routière abandonnée occupée par des coursiers à vélo dans le downtown montréalais, des commerces où l’on peut tester son activité pour pas cher le temps d’une saison à Bordeaux ou à Pointe aux Trembles ; voici quelques exemples « d’urbanisme transitoire ». Cette pratique se diffuse et cherche à réinventer la ville au Québec comme un peu partout en France. L’urbanisme transitoire va-t-il pourtant s’inscrire durablement dans la fabrique de la ville ? Est-ce une simple mode ? Et si l’occupation “temporaire” ou “transitoire” est née et se déploie principalement dans les métropoles, à quoi peut-elle servir en région, loin du cœur des villes ?
Dans le cadre et avec le soutien de la Commission permanente de coopération franco-québécoise, deux structures spécialisées dans ce domaine (Plateau Urbain et Entremise) s’interrogent et travaillent ensemble pour vous proposer un regard croisé sur ces pratiques, des deux côtés de l’Atlantique. Voyages, visites de site et rencontres professionnelles et universitaires sont l’occasion pour les deux structures de se livrer à la comparaison entre les contextes et les projets. Entre jeu des sept différences et divergences de fond, nous vous invitons à une approche inédite du sujet en plusieurs épisodes.
Aliou a traversé la Méditerranée en quittant le Sénégal. Devenu mineur isolé en Italie puis en France. C’est d’abord un clandestin. Puis il à régularisé sa situation.
Son parcours, les passeurs, la préfecture et l’envie de réussir sa vie tout simplement. Il sera en direct dans les studios
Coutumier de l’infiltration, le jeune journaliste s’était déjà fait embaucher dans différentes entreprises afin de raconter le quotidien des salariés qui y travaillent. Cette fois, c’est la formation d’adjoint de sécurité et le quotidien d’une brigade de police d’un quartier populaire qu’il a vécu pendant deux ans en se faisant embaucher en tant qu’adjoint de sécurité. Il raconte cette expérience « au raz du réel »
Léo, Alexis et Lucas vous proposent un hors-série autour du cinéaste Paul Thomas Anderson à l’occasion de la sortie de Licorice Pizza. Cette œuvre et l’ensemble de sa filmographie sont analysées.
En deuxième partie de l’émission, chacun apporte ses Tops et Flops des films de l’année 2021.
Haim – Summer Girl
Les moutons et les brebis sont les premier animaux domestiqués par Homo Sapiens. Nous trouvons des traces d’élevages ovins en 8 500 avant notre ère, période du Néolithique et de la sédentarisation des sociétés humaines (une partie du moins).
Bien plus tard entre le Xe et le XIIIe siècle, l’essor de l’économie drapière fait de la laine une matière première convoitée car l’industrie textile devient l’activité manufacturière la plus importante d’Europe. Elle est le moteur des transformation économique et sociales de la période moderne, à l’origine du capitalisme. Le mouton est ainsi une ressource stratégique pour les Royaumes en concurrence commerciale.
Le Mérinos est une race ovine dont la laine est connue pour être d’une excellente qualité. C’est le début d’une histoire racontée lors de l’exposition La guerre des moutons. Le Mérinos à la conquête du monde 1786-2021 aux Archives Nationales de Paris.
Le roi Louis XVI se procure de précieux mérinos et fonde la Bergerie Royale à Rambouillet qui se trouve au centre d’enjeux économiques, scientifiques et géopolitiques tout le long du XIXe siècle.
Pierre Cornu historien des sciences et co-commissaire de l’exposition nous raconte l’épopée de la Bergerie, les projets napoléoniens de construire une puissance industrielle du textile à l’échelle impériale et nous initie à cette longue et complexe histoire des rapport entre l’homme et les animaux d’élevage.
L’exposition est gratuite, vous pouvez aller la voir jusqu’au 18 avril 2022 à l’hôtel de Soubise de Paris.
Enileda Dory et Christian Guillerme, écrivain. Ambiance angoissante garantie avec du métal à lire ! Plongez avec nous dans un univers littéraire et musical à glacer le sang.
Hamit Bozarslan, historien et sociologue du fait politique, spécialiste du Moyen Orient, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), publie L’anti-démocratie au XXIème siècle. Iran, Russie, Turquie, aux éditions du CNRS.
Qu’est-ce que l’anti-démocratie au XXIème siècle ? Un nouveau concept qui éclipserait celui de « démocratie illibérale », de « l’autoritarisme mis à jour », de « l’État-cartel », du « régime hybride », de « l’autoritarisme compétitif », de « la démocratie autoritaire », ou bien de « l’autoritarisme démocratique » ?
Hamit Bozarslan souligne que cette profusion conceptuelle témoigne d’abord du fait que les démocraties sont en crise, discréditées, attaquées, remises en cause, brutalisées, de l’intérieur et de l’extérieur, à des degrés divers. Afin de faire avancer le débat et la compréhension de ce qui se passe actuellement, il suggère l’emploi du terme d’anti-démocratie pour souligner « la particularité de certains régimes du XXIème siècle qui se considèrent explicitement comme des réponses nationales, anti-universalistes, viriles et guerrières au système démocratique, « cosmopolite », « efféminé » et « corrompu » ». Parmi les anti-démocraties contemporaines, Hamit Bozarslan se focalise sur trois pays : l’Iran, La Russie et la Turquie. Trois régimes qui, sans rejeter le principe des élections, sans supprimer le parlement, la Cour constitutionnelle, la cour des comptes, etc. parviennent à les vider de « leur charpente institutionnelle d’autonomie, interdisant dans la pratique toute possibilité de contrôle et d’équilibre des pouvoirs, de même qu’une quelconque alternance politique ».
Autre caractéristique de ces trois régimes, l’absence de relation apaisée avec le passé et en particulier leur XXème siècle. On constate dans les trois cas étudiés la volonté de restaurer dans sa prétendue pureté originelle la nation pensée comme « une entité organique » qui aurait été dévoyée par la trahison de ses élites occidentalisées. A cela s’ajoute aussi une volonté de revanche sur l’histoire se traduisant par une forte nostalgie impériale et la tentative de restaurer/instaurer une hégémonie régionale au nom d’une mission historique. A cet égard, ces anti-démocraties se distinguent de la Chine, une anti-démocratie d’un autre type, dictature numérique et régime visant à l’hégémonie mondiale, en paix avec son histoire, sa grandeur passée étant considérée comme rétablie et la révolution maoïste intégrée dans sa continuité historique millénaire en tant qu’épisode de délivrance nationale.
En quoi ces régimes anti-démocratiques ont-ils des traits communs avec les nationalismes ou totalitarismes du passé ? En quoi sont-ils néanmoins différents, issus de leurs contextes historiques respectifs, et de leur temps, en se prêtant de fait moins facilement que par le passé à des projets d’organisation et d’encadrement total de la population ? Hamit Bozarslan explique comment l’individualisme moderne et post-moderne limite l’emprise « organique » de ces régimes sur leurs sociétés qui peuvent être séduites par les discours guerriers ou complotistes de leurs dirigeants, sans pour autant obéir à ses injonctions de politique nataliste, vouloir se sacrifier et mourir pour la nation ou accepter la militarisation des économies nationales. C’est la raison pour laquelle se multiplient le recrutement de milices et forces paramilitaires pour mener les guerres, que se développent les mécanismes de corruption ou clientélistes permettant au « chef » de disposer du soutien inconditionnel d’un bloc hégémonique, qui lui est redevable de sa richesse et son pouvoir. Quant à la question sociale, elle est occultée par une représentation religieuse du monde dans laquelle la pauvreté est une fatalité, et non pas un scandale. En guise de redistribution des richesses, la charité et l’aumône permettent aux plus démunis de ne pas mourir de faim et de froid.
Quel avenir pour ces régimes anti-démocratiques confrontées à des difficultés économiques croissantes mettant en évidence les écarts entre les discours symptomatique d’une volonté de puissance et la réalité ? Quelles constances structurant ces régimes révèlent leur rhétorique mobilisatrice, guerrière, menaçante, au-delà ou malgré les déclarations de circonstance ? Quelles perspectives néanmoins entre une réforme impossible, car elle signifierait la fin de ces régimes, et une révolution imminente improbable, tant les diverses forces d’opposition et formes de résistance sont réprimées, affaiblies et isolées?
ET
Cette semaine, on parle de deux concerts de Jorja Smith en 2018, l’un au festival de Coachella et l’autre à la Maison de la Radio, premier volet d’un cycle en quatre temps consacré à la soul « contemporaine ».
De la voix, de la subtilité, des textes incarnés et de la qualité instrumentale, de la fin des années 90 à aujourd’hui.
Dans cette émission vous découvrirez DJADO MADO, artiste originaire du Plan à Valence qui se démarque par les sujets qu’il aborde dans es textes.
Comme il le dit, DJADO MADO est un jeune à l’ancienne qui Rap l’Afrique et la Street. Nous retracerons ensemble son parcours depuis ses premiers textes jusqu’à la sortie de son dernier projet « NOOR 2 ».
La session freestyle sera animée par des frappes lyricales clamées par l’artiste au micro !
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.