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Or


François Grudet, agriculteur, inventeur de la culture en rond et en spirale, homme d’affaires ayant fait reculer le désert en Lybie sous Khadafi, puis dans de nombreux pays du Moyen Orient, endosse aujourd’hui le rôle de lanceur d’alerte en publiant Pour en finir avec l’utopie du bio, aux éditions Mareuil.
François Grudet est agriculteur, fils d’agriculteur, dont la famille est implantée dans la Beauce depuis toujours pour ainsi dire. Mais il est avant toute chose un amoureux de la terre. Sa conviction profonde pourrait bien se résumer dans cette maxime de Leonard de Vinci, placée en exergue de son livre : « Va prendre tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur ». Quant à sa devise, il l’emprunte au philosophe anglais Francis Bacon : « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant ! ». Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Tout d’abord, être à l’écoute des besoins de la plante cultivée, à chaque moment de sa croissance. Mais, les besoins d’une plante variant en fonction du terrain, il faut donc aussi connaître la nature du sol dans lequel elle est cultivée, grâce à des prélèvements effectués et analysés en laboratoire. C’est seulement en fonction des résultats de ces analyses qu’il est possible d’établir avec une précision extrême les besoins de la plante et surveiller sa croissance en ne lui prodiguant que ce dont elle a besoin et au bon moment. François Grudet appelle cela le « biberonnage ».
Passionné par son métier, il est aussi un inventeur. Il irrigue la terre en rond, technique américaine, mais il défriche également en rond. Contrairement à l’agriculture conventionnelle, américaine ou européenne, cette pratique de la culture en rond laisse entre les cercles des « as de carreaux », utilisables à d’autres fins (élevage ou cultures maraîchères), mais François Grudet ne laboure que les parcelles circulaires situées sous le bras de l’arroseur à pivot. Drainage circulaire, culture en rond et en spirale, donnent des résultats spectaculaires pour un coût très bas à l’hectare. C’est ainsi qu’il a par exemple accepté de verdir le désert libyen, en faisant pousser blé et luzerne sur du sable, seulement après analyse précise du sol et du sous-sol, lequel renfermait de l’eau en quantité, rendant le projet réalisable.
Pourquoi François Grudet qui a expérimenté depuis plus de 50 ans une agriculture privilégiant le long terme, se fait-il aujourd’hui lanceur d’alerte en dénonçant les dérives actuelles du bio ? Car enfin, n’était-ce pas pour notre plus grand bien, notre santé, que nous nous sommes lancés dans la révolution du bio ? N’est-ce pas pour sortir de l’agro-industrie et du système agro-alimentaire bourré de pesticides chimiques de synthèse ou pas, d’additifs, de sel ou de sucre non nécessaires que nous nous sommes convertis au bio ? N’est-ce pas pour lutter contre les cancers ou l’obésité que nous nous sommes engagés dans la révolution du bio ? En s’appuyant sur des sources officielles (Objectif du plan bio 2022, liste des produits de synthèse autorisés) et des tableaux comparatifs concernant l’impact économique de la filière, François Grudet nous éclaire sur les arcanes de ce bio désormais de masse : un bio au cahier de charges allégé et dont les méthodes de production sont très éloignées des promesses vendues aux consommateurs. Force est en effet de constater qu’il est en vérité très facile de contourner « si nécessaire » les textes officiels européens. Contrairement aux idées reçues, les producteurs de bio n’ont en réalité pas d’obligation de résultats, mais seulement de moyens. Les déclarations de bonne foi suffisent souvent à remplacer les contrôles scientifiques attendus. Des produits industriels sont homologués « bio » par centaines, alors qu’ils peuvent se révéler fort néfastes pour l’environnement et la santé, tout autant que leurs équivalents non bio. Bienvenue dans le monde du bio light, du faux bio, de la supercherie où les lois vertueuses votées en fanfare sont assorties de centaines de dérogations permettant le contournement des normes, où les labels « bio » sont étonnement généreux envers la chimie, voire la pétrochimie ! Bienvenue au royaume de l’agriculture bio où la simple bonne foi et l’absence de contrôle font souvent loi. Il y a là un parfum de scandale ! un biogate !
François Grudet propose une alternative : l’agriculture raisonnée et scientifique, qui s’appuyant sur une analyse fine des besoins de la terre et des cultures, produit des aliments sans aucune toxicité pour un coût inférieur à celui du bio. Argument non négligeable ! Sans oublier que le fait de convertir 100% de la surface cultivable de la France au bio ne pourrait nourrir qu’un tiers de la population, renforçant le renchérissement des prix, la dépendance des ménages vis-à-vis des cours du marché mondial et de la fluctuation des prix des produits agricoles, et augmentant d’autant à l’échelle du globe l’insécurité alimentaire, les risques de pénuries et les famines.
François Grudet, Pour en finir avec l’utopie du bio, éditions Mareuil, 2021
Ce soir, dans Et pour cause ! nous vous proposons une rencontre exceptionnelle entre deux Queens.
Brö, rappeuse chanteuse et musicienne au talent indiscutable et Prichia, championne de France de Beat box qui s’ouvre à présent à de nouvelles expériences musicales.
Une rencontre riche, une impro à deux étonnante ! Et bien entendu, un retour sur leur parcours.
Nicolas Hémard est chauffeur routier, conducteur de car, instructeur auto-école, camion-école, bientôt éducateur mobilité vélo.
Commençons l’année avec des jurons. “Mais qu’est-ce qui fait ce con ?”. Vous vous l’êtes déjà certainement dit quand vous êtes au guidon de votre spad et que vous n’avez aucune idée des intentions de celui ou celle qui est devant vous.“Mais qu’est ce qui fait ce con ?” C’est aussi ce qui se passe dans la tête de celles et ceux qui conduisent des véhicules motorisés et qui n’ont aucune idée de vos intentions quand vous êtes à vélo.
Personne n’a le don de se mettre dans la tête de l’autre et pourtant nous devons tous cohabiter avec les autres usagers. A défaut de don, comprendre les contraintes des uns et des autres permettrait de mieux anticiper et mieux se positionner sur la route. Pour a minima plus de confort, au mieux plus de sécurité.
Pour comprendre ce qu’il se passe dans la tête d’un chauffeur routier, d’un conducteur de car, d’une automobiliste, d’un cycliste, ne faudrait-il pas s’adresser à quelqu’un qui est tout cela à la fois ? Si… C’est ce que nous vous proposons aujourd’hui au micro de Rayons Libres.
Nicolas Hémard a donc cette expertise rare, de savoir “ce que fait ce con” et surtout POURQUOI IL LE FAIT ? C’est vrai ça, posons-nous ces questions : “Mais qu’est-ce qu’il fait cet abruti au volant ? au guidon ?”. Mais pourquoi !?
Abel fait une pause (bien méritée) cette semaine, retrouvez donc sa chronique de la semaine dernière, les candidates à la présidentielle. Christiane, n’est d’ailleurs toujours pas clairement déclarée. Ira, ira pas ?
Ultra Vomit – KAMMTHAAR c’était en 2017, un morceau que ne renierait pas Asmoth et son équipe, aux manettes de cette émission Paroles de métalleux, émission diffusée sur cause-commune tous les vendredis à 21h00.
Pour suivre Nicolas, sur twitter notamment, cliquez là
Avec Anne-marie Dalle, bénévole spécialiste des questions d’asile et d’éloignement à la permanence de la Cimade Batignolles (Paris 17e), Stéphanie Farjon, juriste salariée de la Cimade intervenante au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil Amelot et des paroles de personnes retenues au CRA du Mesnil Amelot.
Qu’est-ce que la rétention administrative, dans quels cas enferme-t-on des personnes étrangères en vue de leur expulsion du territoire français ? Dans quelles conditions sont-elles retenues, combien de temps, quels sont leurs recours ? Après un tour d’horizon de ces questions, nous verrons ce que le Covid a changé dans la rétention et les conditions d’accès des professionnels aux personnes enfermées. Comme il y a un an, les Centres de Rétention Administrative (CRA), ces lieux d’enfermement créés en vue de l’expulsion forcée de personnes sans-papiers, deviennent des zones de contamination massive à la Covid 19, mettant potentiellement en danger la vie de personnes étrangères enfermées pour des raisons administratives – et non pénales. A Oissel, à Hendaye, au Mesnil-Amelot ou à Toulouse à Lyon Saint-Exupéry la situation est plus qu’alarmante.
La Cimade demande à ce que les personnes soient libérées d’autant que les maintenir en rétention devient absurde puisqu’en raison de la fermeture des frontières pour cause de Covid, elles ne pourront pas être expulsées.
Avec Chloé Sublet, Morgane Marivoet, Camille Airvault trois étudiantes en Master 2 à l’université de Nanterre qui travaillent sur le sujet et organise une conférence sur « le viol comme arme de guerre au Congo » le mercredi 5 janvier à l’université de Nanterre.
Avec les témoignages de Justine Massika Biamba, présidente de Synergie des femmes victimes de violences sexuelles, plateforme qui regroupe plusieurs associations et qui œuvre depuis 20 ans, Mamy, coordinatrice de cette plateforme victime elle-même et survivante et Anita , membre du mouvement national des victimes de violences sexuelles, elle-même victime survivante et assistante médico-sociale dans une association.
Il s’agit de décrire les violences sexuelles en temps de guerre en République Démocratique du Congo, notamment à l’Est, dans la région de Kivu et leurs conséquences multidimensionnelles (sanitaires, sociales, économique, en terme d’exode rural permettant l’accaparement des richesse par les agresseurs…). Pour rappel, la République Démocratique du Congo est en guerre depuis 1996, et surtout depuis l’offensive de 1998, guerre qui dépasse les habitant.e.s. Le conflit serait le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale. Les femmes y sont victimes de violences sexuelles, de viols plus particulièrement, à tel point que l’ONU en vient même à surnommer la RDC la “capitale mondiale du viol : au Kivu, plus de 30 000 femmes avaient été violées au cours de la seule année 2008. Les femmes décédées suite à ces violences ne sont même pas comptabilisées…
Parler du viol comme crime de guerre en RDC, n’est pas sans enjeu : On entend par « crimes de guerre » violations graves du droit international humanitaire commises à l’encontre de civils ou de combattants ennemis a l’occasion d’un conflit armé international ou interne, violations qui entrainent la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs. Et le recours possible au droit international pour obtenir justice. Ce qui est nécessaire vu l’indigence du système judiciaire du pays.
Cette semaine Clara, Ethel et Léo discutent de :
The Retuses – MOR*
Gilles Boquérat, historien spécialiste de l’Asie du Sud contemporaine, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), a publié Le Pakistan en 100 questions, aux éditions Tallandier en 2018.
Le Pakistan a été fondé le 14 août 1947, au terme de la partition des Indes, sous la forme d’un Etat constitué de deux parties (le Pakistan occidental et le Pakistan oriental), séparées par près de 1600 km de territoire indien, ayant comme dénominateur commun la religion musulmane et comme capitale Karachi jusqu’en 1967. Gilles Boquérat rappelle que la partition des Indes a entraîné le plus grand transfert de populations de l’histoire du monde : 14 millions d’individus ont quitté l’Inde pour le Pakistan ou le Pakistan pour l’Inde en raison de leur religion. Certains n’arriveront jamais à destination. Le Pakistan se trouve réduit à sa partie occidentale en 1971 au terme de la guerre d’indépendance du Bengladesh. Islamabad devient la nouvelle capitale.
Créée sur une base confessionnelle, la République islamique du Pakistan (Islāmī Jumhūriyah Pākistān) nous place d’emblée devant la question suivante soulignée par Gilles Boquérat : le Pakistan n’existe-t-il que parce qu’on a voulu donner aux musulmans du sous-continent indien un Etat qui ne serait pas soumis à la volonté de la majorité indoue ? Si le Pakistan n’est pas un Etat théocratique, l’islam est néanmoins au centre du discours sur l’identité nationale et il constitue un élément indissociable de la cohésion des peuples et minorités composant le pays. A cet égard, l’islamisation renforcée de la société et du pays est considérée par les autorités comme l’antidote aux revendications régionalistes et aux mouvements autonomistes baloutche et pachtoune.
Entouré de l’Iran, l’Afghanistan, la Chine, l’Inde et la mer d’Arabie, situé à la croisée des régions de l’Asie du Sud, l’Asie centrale, le Moyen Orient, la Chine occidentale et l’océan Indien, le Pakistan est le cinquième Etat le plus peuplé du monde (250 millions d’habitants en 2030 ; 64% de sa population y a moins de 30 ans). Il est aussi le deuxième pays musulman du monde en termes démographiques, après l’Indonésie.
Depuis sa création, le pays entretient des relations tendues avec l’Inde en raison notamment de prétentions concurrentes sur le Cachemire, et un référendum que l’Inde n’a jamais organisé dans la partie du Cachemire qu’elle contrôle, le Jammu-et-Cachemire. L’Inde et le Pakistan se sont affrontés à travers trois guerres depuis leur indépendance respective (1947, 1965, 1971). Autre différend, la perte du Pakistan oriental, lequel a bénéficié de l’aide indienne lors de sa guerre d’indépendance vis-à-vis du Pakistan occidental. Evénement de nature traumatique pour le Pakistan, comme l’est par ailleurs pour l’Inde sa cuisante défaite militaire face à la Chine en 1962.
Le Pakistan a su accroître son importance stratégique en devenant membre du Pacte de Bagdad et de l’OTASE au sein du système d’alliances occidentales dirigé contre l’expansionnisme du bloc soviétique, puis, en jouant un rôle incontournable lors de l’invasion soviétique de l’Afghanistan, en assurant la distribution des armes fournies par la CIA ainsi que la répartition du financement saoudien aux groupes combattant l’armée soviétique, et en choisissant de son propre chef quels en seraient les principaux bénéficiaires. L’ISI, l’organisation des services secrets pakistanais, gagnera alors sa reconnaissance internationale, avant que les autorités pakistanaises ne soient accusées de duplicité après le 11 septembre 2001 quand bien même elles offriront un soutien, certes mou, aux Américains durant leur guerre contre le terrorisme. Le pays qui dispose de l’arme nucléaire, depuis des essais concluants en 1998, n’a cessé de renforcer sa coopération avec la Chine, en participant au projet chinois de routes terrestres et maritimes transcontinentales.
Si le pays souffre aujourd’hui d’un déficit d’image à l’international (violence, attentats, corruption, duplicité), rappelons tout de même que dans les années 1960, les perspectives de développement du pays étaient considérées comme meilleures que celles de l’Inde. D’où la question : le Pakistan est-il devenu ou non, peut-il devenir ou non l’un des pays émergeants du continent asiatique et pour quelles raisons ? Quelles sont aujourd’hui ses opportunités notamment économiques? En quoi l’histoire du pays éclaire-t-elle les enjeux actuels et futurs ?
D’un point de vue géopolitique, quelles sont les forces et les faiblesses de ce pays qui considère que sa sécurité et profondeur stratégique dépendent de sa capacité à empêcher toute collusion entre l’Inde et l’Afghanistan ? Si le retour des Talibans au pouvoir est accueilli favorablement par Islamabad, la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan reste litigieuse, Kaboul ne reconnaissant toujours pas la ligne Durand. L’amitié indéfectible de la Chine pèse-t-elle à terme sur le potentiel d’indépendance économique du pays ? Le Pakistan, qui n’a pas reconnu l’Etat d’Israël, formait traditionnellement les armées des Etats du Golfe : quelles conséquences les accords d’Abraham peuvent-ils avoir dans ses relations avec les Etats signataires de ces accords ? Le Pakistan est-il devenu le terrain d’une lutte d’influence entre l’Iran avec qui le pays n’a pas de contentieux frontalier et qui comporte une importante minorité chiite, et l’Arabie saoudite dont dépend Islamabad pour le pétrole, les investissements et les revenus de sa main d’œuvre expatriée ?
ET
Si l’espèce humaine est embourbée dans la domination des Australopithèques, une unique expérience de transformation humaniste radicale d’une société a été expérimentée dans ce pays, plaçant les paysans pauvres au centre de toutes les attentions. Pourtant prisonnier du pire châtiment terrestre (un des pays les plus pauvres de la planète, exploitation économique par la France, corruption/pillage de l’État, crises politiques à répétitions, migration de main-d’oeuvre de la population vers d’autres Etats africains exploiteurs, taux de mortalité tout azimut au rouge, etc) imposé par le capitalisme, le néolibéralisme et quatre siècle de colonisations, ce petit État a connu pourtant une des expériences les plus improbables : celle d’avoir expérimenté une révolution.
Après avoir démontré, pendant 4 émissions, que tout avait été fait par les élites politiques, les médias et aussi, hélas, pas mal de chercheurs occidentaux, pour invisibiliser cet “évènement”, il devient nécessaire de poser le cadre théorique : celui de la révolution. Avec cette focale, l’auditeur aura les outils nécessaires pour appréhender le sens des émissions ultérieures développant chaque dimension de cet OVNI politique.
Il est temps de prendre conscience que la révolution impulsée par le capitaine Sankara constitue une expérience unique dans l’histoire de l’humanité. Car, pour la première fois, l’intérêt au désintéressement était présent. Probité, sacrifice, intelligence, lutte en faveur des pauvres. Un modèle. Le monde des “Blancs” saura-t-il le reconnaître ? Saura t-il reconnaître qu’il a écrasé cette promesse ? La France la première…
Belkacem Meziane, musicien professionnel, enseignant, conférencier et chroniqueur pour Soul Bag et New Morning Radio, est l’auteur notamment de Night Fever, 100 hits qui ont fait le disco, paru aux éditions Le mot et le reste, en 2020.
Alors que les discothèques sont de nouveau fermées pour une durée indéterminée, en raison de la crise sanitaire, nous poursuivons avec Belkacem Meziane le cycle d’émissions consacrées à la fabuleuse histoire du disco, ses origines, son âge d’or et son héritage, le disco demeurant encore aujourd’hui l’essence profonde de ce qu’on appelle la dance music.
New York, 1974. Les communautés gay, noire et latine se côtoient et se mélangent sur les dancefloors des nouveaux temples de la nuit appelés « discothèques », lieux de libération sexuelle et des paradis artificiels, où les DJs font danser, chaque week-end, sur de la soul, du funk ou des raretés afros et latines, une foule venue oublier les tourments d’une époque en pleine crise économique et existentielle. Chocs pétroliers de 1973 et 1979, fin des Trente Glorieuses (1945-1975), crise économique et sociale, publication des Pentagon Papers (1971) par le New-York Times et le Washington Post, scandale du Watergate (1972-1974), fin de la guerre du Vietnam (1955/1965-1975) de plus en plus contestée par l’opinion publique, y compris par certains de ses vétérans, séquelles de la guerre, etc. Une époque qui n’en a pas encore fini avec la ségrégation raciale et les discriminations, la pauvreté qui n’a jamais quitté certains quartiers. Une époque où l’homosexualité ne peut s’afficher publiquement. Une époque qui devient aussi plus individualiste, où l’on danse pour chasser le spleen, pour rêver, le week-end, d’une ascension sociale qui vous est refusée dans la semaine, pour briser le plafond de verre (une expression qui apparaît aux Etats-Unis à la fin des années 70), pour se libérer du carcan social, pour s’affirmer et pour exprimer paradoxalement sa passion de vivre, le désir d’une autre vie, l’appétence pour un autre monde.
Au commencement de cette aventure, raconte Belkacem Meziane, il y a la fameuse soirée du 14 février 1970 au Loft, laquelle est considérée comme l’acte de naissance du phénomène disco. Emblématique, cette Saint-Valentin de 1970 est porteuse de deux éléments essentiels dans le disco : le thème de l’amour qui sera le grand mot d’ordre du disco et le rôle capital des DJs dans la constitution d’un répertoire disco originel. C’est donc ainsi que le 14 février 1970, le célèbre DJ David Mancuso inaugure son club new-yorkais, The Loft, en organisant la soirée Love saves The Day. C’est un club ouvert d’emblée à tous, contrairement aux clubs sélects de la jet-set. On y vient afin d’écouter et danser sur une musique rare, de qualité et qu’on entend nulle part ailleurs, proposée par cet ancien hippie, véritable créateur de tendances musicales, et chez qui tous les autres DJs importants du disco vont se former. Grâce aux DJs, des titres musicaux connaissent des succès phénoménaux jusqu’à se hisser au n°1 des Top 100, grâce à leur passage en discothèques, bien antérieur à celui en radio. Lancés en discothèques, ils sont ensuite repris sur les ondes.
Dans Night Fever, Belkacem Meziane replace le disco dans son héritage soul, funk, gospel primordial, et le confronte aux différentes sensibilités qui le font grandir pour devenir un style à part entière. Il souligne le rôle des producteurs, dont quelques-uns de génie, eux-mêmes musiciens, dans l’émergence du disco, une musique conçue en studio, faite d’arrangements, avec la participation de musiciens chevronnés.
ET
Joel Akafo, réalisateur Ivoirien nous présente son documentaire Traverser, qui sort en salles le 5 janvier 2022. Il s’agit du deuxième volet d’une trilogie réalisée par Joël Akafou, après Vivre riche (2017). Le troisième volet est en cours de développement et aura pour thème le retour. Le film est axé sur la réussite – ou non – de la traversée clandestine des Alpes, de l’Italie vers la France.
Rencontre avec Cédric Herrou, qui fait vivre à son échelle la liberté, l’égalité et la fraternité. Dans son livre “Change ton monde” (ed Les liens qui libèrent), il témoigne de cette expérience citoyenne qui lui a valu un harcèlement policier et judiciaire instigué par les représentants de l’État qui ne goutent peu qu’on les rappelle à la loi.
Philippe Aubin éducateur à la mobilité Vélo
Vous vous souvenez ? Forcément vous vous souvenez, il y a un mois, le 22 novembre nous recevions au micro de Rayons Libres Yannick Saunier, un jeune homme de 45 ans qui n’a jamais pédalé de sa vie. Il décide d’apprendre. Il veut juste, faire comme les autres Lyonnais qu’il croise le week-end : “se promener le long du Rhône, de la Saône”. Et puis, en cours d’apprentissage, il se dit que le vélo sera super pour aller au boulot. Il s’adresse à une association qui prodigue des cours pour apprendre à pédaler. Pour apprendre il ne se tourne pas vers le club de cyclotourisme, il n’envisage pas de grimper le col de la Croix de Fer. Non il se tourne vers une association spécialisée vers le vélo urbain et la mobilité à vélo.
Si vous ne vous souvenez pas, pas de panique, l’émission est écoutable là.
Ils sont un peu partout en France. Chez Pro Vélo Sud IDF ils s’appellent Benoit Carrouée, Vincent Sadot, Vincent Descamps, Karim Rezgui, Carole Silvertand et Youssef Mounchit. Ailleurs, il y a Cyril aussi, que nous recevions, il y a quelques mois, ici. Ils ont choisi ce métier, apprendre aux autres à pédaler. Pour leur donner un peu d’autonomie, beaucoup de liberté. Ils ont choisi ce métier par amour du vélo (enfin on peut le penser), par goût de la transmission, par goût des autres. Ils forment les futurs cyclistes. Ils forment aussi les techniciens de voiries, les élus, pour leur expliquer en quoi on reconnait un bon aménagement d’un mauvais aménagement cyclable. Ils ont un diplôme, un CQP, ils ont donc la légitimité pour le faire. Des éducateurs mobilité vélo il va en falloir beaucoup dans les mois qui viennent. Pour délivrer les objectifs du gouvernement. le Savoir Rouler et l’ambition que tous nos enfants aient suivi une formation vélo avant d’entrer au collège. Idem auprès du programme OEPV, Objectif Employer Pro-Vélo. Parce qu’ils sont nombreux les français à savoir pédaler un joli dimanche matin d’été pour aller acheter le pain sur leur lieu de vacances. Ils sont nombreux à ne pas se sentir suffisamment à l’aise à l’idée d’enfourcher un vélo, le matin pour aller au boulot, pendant l’heure de pointe.
Savoir pédaler en VTT ou dans un peloton, est-ce une garantie de savoir pédaler dans un environnement rempli de motorisés ? Dans un environnement congestionné ? Y aurait-il plusieurs façons de savoir pédaler ? Et y aurait-il des techniques différentes pour apprendre ? Comment le moniteur de Yannick s’y prend pour transmettre son savoir ? Philippe Aubin est éducateur à la mobilité vélo, il œuvre au sein de l’association Pro vélo Sud Ile de France, il pourrait être l’éducateur de Yannick. Le votre peut-être ! Il va nous raconter son métier, ses missions, ses joies et ses difficultés aussi.
Sémantique sur le vélo. Electrique, sans assistance électrique, Speedbike, musculaire. Sommes-nous à deux doigts que le Vélo à Assistance Électrique devienne la norme ?
Naturopathe, Sega Bodega Featuring Charlotte Gainsbourg
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.