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Or


Dans ce quatrième volet consacré à la révolution burkinabe, on explore peu à peu les apports de cette figure unique de la rébellion africaine. Notamment en comparant les écrits du chercheur Otayek avec un point de vue théorique tout autre. Si la sociologie est un sport de combat disait Bourdieu, nulle part ailleurs il ne se découvre mieux que dans les positions des uns et des autres par rapport à l’impérialisme français en Afrique.
La réduction de l’autre à une personnalité autoritaire commençant sa présidence par un “coup d’État”, la critique de l’absence de pluralisme, le rejet de la population “sacrifiée” sont autant de projections ethnocentrées qu’il faut déconstruire
Georges Carpentier est né à Liévin en 1894. C’est un cht’iot, issu d’une famille modeste qui grandit joyeusement entre l’école, les plats de lapin au pruneaux de sa mère et les bagarres avec d’autres enfants. L’une d’elle change sa vie car il est repéré à 10ans en train de se battre par le professeur de gymnastique François Descamps. Ce dernier décide alors de le prendre sous son aile pour lui apprendre la gym et la boxe. Georges se révèle être un combattant hors norme “né pour boxer” écrit-il. Il enchaîne les victoires et devient le premier boxeur professionnel de France. Champion de France et d’Europe en 1911. Il n’a alors que 17 ans et il est le premier français à battre un anglais à ce niveau sur le ring. On compte 109 combats sur l’ensemble de sa carrière avec 14 défaites pour 88 victoires.
Carpentier a marqué l’histoire de la boxe et du sport.
Pourtant aucune biographie ne lui était consacrée jusqu’à la thèse de Stéphane Hadjeras puis son ouvrage, Georges Carpentier. L’incroyable destin d’un boxeur devenu star. Nous revenons sur la trajectoire l’athlète et ses combats les plus célèbres, notamment le match contre Jack Dempsey à Jersey-City en juillet 1921, analysé comme un évènement-monde lors duquel tout Paris vibrait pendant le combat pour le héro national.
La boxe est ainsi le miroir d’une société de la Belle Époque, chaque champion représente sa nation, les matchs cristallisent des concurrences internationales et à travers le travail de Stéphane Hadjeras, on comprend comment le sport-spectacle tel que nous le connaissons est né dans ces temps là.
Graeme Allwright – Qui a tué Davy Moore ?
Dans cet épisode vous découvrirez le collectif d’artistes intégralement issu de Paris centre, LE SECTEUR.
Le collectif est construit avec une majorité de rappeurs et rappeuses mais aussi d’artistes tournés vers la vidéo et l’image.
Une énergie poignante et des flows variés qui font de LE SECTEUR un des collectifs récents à suivre. En première partie d’émission vous comprendrez l’histoire de cette rencontre et en fin d’émission ce que cette rencontre engendre comme dommage lyrical aux studios!
En studio Dory présente un groupe à la frontière entre le rock et le métal pourtant Nothing But Real est bien réel. La preuve en son dans ce podcast riche en rebondissements. (Le chat a mangé le câble)
Nous allons joliment dériver en vous parlant en vrac et en travers de la chair, grâce à notre invitée Benjamine Weill, qui évoque avec nous, son amie décédée trop tôt, il y a déjà 15 ans, en octobre 2006, la philosophe Annie Leclerc. En 1974, Annie Leclerc écrit un livre charnière, un texte phare, Parole de femme. Elle lance un appel qui sera réédité en 2000 et pourrait l’être encore en 2021, tant son constat d’une société patriarcale et binaire reste d’actualité. Tant sa pensée est novatrice, son engagement avant l’heure… Avec Benjamine Weill, nous évoquons le grand tournant somatique ou une posture philosomatique qui a bouleversé la chaire française de philosophie après-guerre, surtout grâce à Maurice Merleau-Ponty (1908-1961).
L’Être est ce qui exige de nous création pour que nous en ayons l’expérience,
écrira Merleau-Ponty dans une note de travail… Citons parmi son œuvre bibliographique, La Phénoménologie de la perception, Les Aventures de la dialectique, l’Œil et l’Esprit, Le Visible et l’Invisible dont nous lisons quelques extraits… et tout cela enveloppé avec l’aide de rappeureuses évidemment ; car Annie Leclerc aurait adoré écouter et lire Kae Tempest par exemple, comme nous le laisse deviner Benjamine Weill…
En très peu de temps, nous évoquons la perception, le sensible et le charnel, la pensée complexe, l’obsession du binaire, l’éco-féminisme, Lacan et le pas tout, la philosophie de la chair et de la joie d’Annie Leclerc.
Philosophe également, Benjamine Weill aime le rap et le hip hop, elle a suivi leur émergence depuis les années 90 et cherche activement, à travers les questions liées à son travail social, à penser et défendre la culture Hip-Hop. Elle publie en ligne des articles sur son blog médiapart, HuffPost et hiya! . Elle a co-fondé l’association « Nous sommes hip-hop » et écrit « Au Mic citoyen.nes » coup d’essai rapologique, publié en 2020.
Au programme :
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Guillaume Martin est coureur professionnel au sein du peloton de la formation COFIDIS. Il est aussi philosophe (professionnel ?) au sein de l’écurie Grasset.
Guillaume n’est pas le premier philosophe que nous recevons au micro de Rayons Libres, nous avons eu Raphaël Verchère, ou encore Olivier Haralambon, lui aussi cycliste et philosophe, épisode à écouter là. Guillaume Martin est un coureur professionnel, meilleur Français sur les 2 derniers Tours de France, il est aussi philosophe, il vient de publier chez Grasset “la société du peloton. Philosophie de l’individu dans le groupe”. Dans cet ouvrage, son troisième livre, il nous pour propose une analyse de la place du vélo, du peloton, de l’individu dans la société. Une réflexion aussi sur les paradoxes de nos sociétés : la lutte entre les aspirations personnelles et le bien commun.
Évidemment, voici un livre intelligent que vous pouvez lire à 125 RPM, sans vous en rendre compte. Les questions du jour sont donc :
En 200 pages sont abordés, entre autres, l’opposition entre l’individu (et son besoin d’émerger du groupe) et le groupe composé d’individualités, qui œuvrent pour le même objectif. Une relation complexe se dessine avec le peloton (ou le groupe). Le coureur (ou l’individu) a besoin de lui pour avancer. D’un autre côté, le peloton, le groupe oppresse. Comme l’individu a besoin de la société, de l’autre pour vivre et s’accomplir et pourtant, l’autre, c’est l’enfer, quelle solution?
Qui aborde les enjeux de nos démocraties… “Ecartelé entre les instincts et la loi la morale ou le politiquement correct”. Par l’exemple des élections de Trump ou Bolsonaro, Guillaume souligne notre incapacité à “faire commun”. Ce qui compte, c’est faire du bruit… pour attirer l’attention à soi.
Un livre qui aborde les trois enjeux majeurs de notre époque, le drame de l’homme moderne. “Perdu entre la poursuite de son bien personnel immédiat et les conscience des maux que générera cette quête […] comment concilier fin du mois et fin du monde, pensée individuelle et pensée collective ?”
Évidemment est aussi soulevé dans ce livre (et cette émission) la question de l’utilité du cyclisme professionnel, ces contradictions…
Il s’interroge sur le fonctionnement de la cyclosphère sur Twitter. Le fonctionnement de cette communauté est-il comparable à d’autres communautés (philatélistes ? Passionnés de violon)… Pro ou antivax ? Aussi pourquoi la cyclosphère est-elle si friande du deuxième degré ? Cela ne dessert-il pas le message porté ?
Summer Wine proposé par Nancy Sinatra et Lee Hazelwood c’était en 1968. Morceau remis au goût du jour par Carla Luciani et Alex Kapranos en 2020…
Nil SAUSER était intervenu ici déjà en avril 2021 ; il est accompagné ici de Sivan HALEVY. Tous deux travaillent dans l’association ADEPT qui depuis 1969, “favorise la promotion sociale, économique, professionnelle et culturelle des personnes appartenant au milieu Tsigane ou Voyageur”.
Sont évoquées ici les problématiques, déjà décrites mais qu’il nous faut répéter, auxquelles doivent faire face les voyageurs et voyageuses ainsi que des événements récents, qui ont fait l’actualité : notamment les paroles prononcées par le Président Macron lors de son ‘Beauvau de la sécurité’ en juillet 2021 —– où comment criminaliser les personnes pour les stigmatiser et les empêcher de vivre : obliger à l’errance pour reprocher l’errance et l’irrégularité d’installation, empêcher de se poser pour reprocher de ne pas être posé·e, ne pas respecter ni faire respecter la loi (ici celle de 2000 dite Besson sur les espaces d’accueil) pour pousser l’autre à être hors la loi (= trouver des lieux hors d’aires qui n’existent pas), etc.
Les pratiques de survie et de résistance sont souvent les mêmes : s’installer ‘illégalement’ mais légitimement quelque part, parce que l’État, qui devrait se substituer aux villes aux régions aux départements pour appliquer la Loi, continue de poursuivre administrativement avec l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) celles et ceux qui cherchent des terrains. La vie des personnes et des familles évolue, pas la Loi ni les réglementations…
Alors que les “émeutes” font rage dans les “départements français d’Amérique”, le sociologue se doit de déconstruire la production médiatique et politique des “monstres” “casseurs”.
Il s’agit de faire comprendre comment se produisent et circulent les violences sociales. En croisant les enquêtes réalisées, celles des autres chercheurs et mes propres expériences du sous-prolétariat, je propose une analyse des violences capitalistes et impériales qui sont au fondement des rebellions.
Pour autant, rien n’est encore expliqué, car il faut montrer la circulation des violences, notamment leur internalisation dans les familles et les mécanismes de leur reproduction, lesquels piègent les sous-prolétaires eux-mêmes. Il sera possible de traduire ces violences en attitudes, et voir comment on devient fou dans un tel monde.
On finira par un retour sur le monde universitaire, lequel n’est pas épargné par ces violences de classe et de race, le plus incroyable étant qu’elles touchent aussi les “sociologues critiques”.
Valérie Lagrange – Folie
Cette semaine Alexis, Léo et Marie discutent de :
Grand Rapid – Les oiseaux d’Hawaï
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.