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Or


Louis Belenfant – Directeur du Collectif Vélo Île de France. À l’initiative du RER V.
Du gaz à tous les étages ! Du vélo à tous les niveaux ? On critique souvent l’administration publique, un mille-feuille administratif difficilement lisible. Personne n’est responsable de tout, tout le monde est responsable de rien. Intéressez-vous deux secondes au sujet du transport en Île de France et vous comprendrez que la tâche n’est pas aisée. Qui est responsable du périphérique ? À qui revient l’organisation du métro, du RER, des bus ? Quel pouvoir pour le maire d’arrondissement, pour la mairie centrale, la préfecture de police ? Une fois qu’une politique cyclable est décidée, qui est chargé de la mettre en œuvre ? Quels sont les meilleurs interlocuteurs ? Il y a quelques mois nous recevions Lucile Ramackers qui nous expliquait ces méandres. Si vous ne vous en souvenez pas, pas de panique, l’émission est écoutable là.
Pour que le plaidoyer vélo fonctionne (plaidoyer étant le mot pudique pour dire lobbying…), il convient donc de s’adapter à ces contraintes. Et d’adapter sa structure au mille-feuille administratif. Au niveau des instances nationales ce sont les fédérations. Pour les instances départementales, les comités départementaux. Pour les instances locales ce sont les associations.
Donc au niveau régional, que fait-on ? Du côté fédéral, c’est le comité régional qui gère. l’Île de France, la région s’est dotée depuis quelques années d’un Collectif Vélo Île de France qui devient son interlocuteur privilégié. Louis Belenfant, son directeur est l’interlocuteur de Valérie Pécresse.
Louis Belenfant porte le plaidoyer du vélo au niveau régional. Il représente les associations. Pourquoi ? À quoi sert-il ce collectif ? Quel bilan du vélo en 2021 ? Quels sont les projets pour 2022 ? Et Valérie Pécresse, qu’en pense-t-elle du vélo et de sa place dans la la cité et la région ?
Louis, nous évoque longuement ce gros projet, financé à auteur de 300 millions d’euros, le RER V
Pour tout savoir sur le Collectif Vélo Île de France rendez-vous sur leur site, là.
Abel nous parle des trois candidats aux élections présidentielles qui ont des affinités déclarées avec le vélo. Ces candidats sont des candidates ! (Et l’une d’elle est candidate mais en vrai on ne sait pas trop pour l’instant. Elle tergiverse. Et pourtant, lorsqu’elle fut ministre de la justice, elle se déplaçait régulièrement à vélo, entourée de gardes du corps eux aussi à vélo. Une ou deux voitures de protection, jamais bien loin).
Titre : QUEENISH / Artiste : SOULÉ
Essentiellement de la lecture
Jai Paul – He
En presque plateau, rétrospective des 7 albums d’Inhumate. Du grindcore avec des anecdotes de vie et de scène avec Christophe Grinder au micro.
Plus de 10 morceaux commentés à la vitesse de l’éclair. Attention, déconseillé aux oreilles sensibles
Pour commencer, une chronique sous forme de plongée dans le journalisme social aujourd’hui : comment les médias représentent-ils – et invisibilisent-ils la plupart du temps – les travailleurs et leurs conditions de travail ? Une question non sans rapport avec la thématique générale de cette émission : entre Acrimédien·ne·s, nous vous présentons en effet Les médias contre la rue, 25 ans de démobilisation sociale, le dernier livre de notre association paru en novembre aux éditions Adespote. Au menu : mépris des chiens de garde, lexique journalistique automatique par temps de grèves et de manifestations, micros-trottoirs sur quais de gare, déclarations d’amour des intervieweurs à « la-réforme » et mille et une autres méthodes médiatiques pour disqualifier et délégitimer un mouvement social, depuis le « plan Juppé » de 1995 à la réforme macroniste (avortée) des retraites de 2019, en passant par la Guadeloupe, la « Loi Travail », les Gilets jaunes et bien plus encore. Un livre que vous pouvez vous procurer en librairie ou en passant par la boutique en ligne d’Acrimed.
Eric Taladoire, historien, archéologue, professeur émérite à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, correspondant étranger de l’Académie mexicaine, directeur de collection aux British Archaeological Reports, publie Sale guerre. L’invasion du Mexique par les États-Unis (1846-1848) aux éditions du Cerf.
Spécialiste du Mexique, Eric Taladoire met en cause une série de fausses évidences relatives à la guerre qui opposa le Mexique et les États-Unis, entre 1846 et 1848. Elles bousculent, moins d’un demi-siècle après leur création, le récit national des États-Unis, champions de la liberté des peuples. Le livre qu’il consacre à cette sale guerre ne se contente pas de nous faire connaître un épisode trop ignoré de tous, mais il contribue également à rendre davantage intelligible certaines crises internationales actuelles, proches de ce contexte ou bien éloignées.
Le 4 juillet 1776, les États-Unis d’Amérique proclament leur indépendance et s’affranchissent de la Couronne britannique. Le pays, alors faiblement peuplé, forme un ensemble hétérogène, et recherche un équilibre constitutionnel et institutionnel entre État fédéral et États membres, jaloux de leurs prérogatives en matière de pouvoirs locaux. Le pays a par ailleurs diversement vécu la guerre d’indépendance. Les États du nord, à la frontière du Canada, ont été bien plus touchés par les combats que les États du sud, par ailleurs plus riches et esclavagistes.
L’achat de la Louisiane à la France, en 1803, change la donne : les États-Unis découvrent alors qu’ils sont à la tête d’un immense territoire. L’exploration transcontinentale de Meriwether Lewis et William Clark (de 1804 à 1806) traverse pour la première fois d’est en ouest les Etats-Unis jusqu’à atteindre par voie terrestre la côte Pacifique. « C’est à partir de cette prise de conscience de l’immensité des territoires que naît un mouvement de colonisation continu qui va peu à peu évoluer vers un expansionnisme, puis vers une véritable politique impérialiste, dont le Mexique fera les frais en 1846-1848 », précise Eric Taladoire.
Ancienne possession espagnole, le Mexique proclame son indépendance en 1821 et abolit aussitôt l’esclavage. En 1823, les Etats-Unis énoncent la doctrine Monroe. C’est une déclaration de politique étrangère par laquelle ils assurent le Vieux continent de leur non-ingérence dans les affaires européennes (l’isolationnisme américain), mais par laquelle également ils s’instaurent unilatéralement en protecteur de l’Amérique du nord (et donc du Mexique, de l’Oregon, etc.) et de l’Amérique du sud. En 1845, la notion de Manifest Destiny, expression que l’on doit au journaliste new-yorkais John O’Sullivan, lève toute ambiguïté sur l’attitude conquérante (dite « mission civilisatrice ») et la politique de plus en plus agressive des États-Unis à l’égard de ses voisins.
Le Mexique, divisé entre libéraux et conservateurs, forces centrifuges et centralisatrices, ne parvient pas à créer un équilibre institutionnel entre États fédéral et États fédérés, entre pouvoir central et provinces. Il est en outre incapable de mettre fin à l’insécurité chronique de sa population. Après avoir notamment fait venir et s’installer plusieurs vagues de colons américains dans la région du Texas, il perd cette province qui proclame son indépendance, en 1827. Annexé par les États-Unis en 1845, le Texas devient le 28ème État américain. Le Mexique déclare alors la guerre aux États-Unis, en 1846. Il est vaincu deux ans plus tard et perd la moitié de sa superficie.
Eric Taladoire fait la lumière sur les circonstances dans lesquelles s’effectue la guerre de conquête des territoires mexicains. Méconnue, oubliée, cette dernière a pourtant laissé des séquelles profondes de part et d’autre du Rio Grande : au Mexique, aux États-Unis, mais aussi auprès de la première minorité américaine que constituent les hispanophones. En raison de sa violence, de la disproportion des forces, des atrocités commises, du racisme à l’œuvre (racisme s’exerçant à l’encontre des Mexicains), de la discrimination des catholiques par les protestants (WASP contre catholiques mexicains ou irlandais), du prototype de guerre impérialiste qui se met en place, au milieu du XIXème siècle et se prolongera bien au-delà.
La guerre contre le Mexique est-elle vraiment le premier conflit extérieur dans lequel s’engagent les États-Unis ? Quid de la Floride ?
La guerre de Sécession qui opposera de 1861 à1865 les États du Nord aux États confédérés du Sud, abolitionnistes aux esclavagistes, peut-elle, oui ou non, se lire comme une conséquence possible du traumatisme de la guerre faite au Mexique, deux décennies plus tôt ?
Qu’est-ce que le Rio Grande ? Un front, une frontière, le résultat de la construction des États-Unis ? Lieu mythique et fantasmé du cinéma américain, le Rio Grande sépare, dresse un mur ou érige une barrière. Le pays qui se trouve au-delà du Rio Grande, au sud de la frontière incarne le mal, le territoire de tous les dangers, des hors-la-loi, des fugitifs. Quant à la représentation du Mexicain, colportée par l’industrie cinématographique hollywoodienne, elle est stéréotypée de manière encore plus violente et dégradante que celle des Indiens. Lieu commun durable du cinéma américain, à de très rares exceptions près.
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Intervenir en directVous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
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Volkan Tanaci apiculteur, à vélo, fondateur de citybzz
Allez, débarrassons nous tout de suite des jeux de mots que ne renieraient pas la Fédération Française du Calembour. Aujourd’hui, une émission qui va faire le Buzz, on va tenter de ne pas sombrer dans le rush et vous proposer une émission qui va vous rendre happy. Culture urbaine.
On les voit sillonner nos villes, (nos campagnes ? j’avoue je ne sais pas trop), ces entrepreneurs chevauchant leurs vélos cargos. Ils ont choisi le vélo pour se déplacer au quotidien. Filer d’un chantier à un autre, d’un jardin à un autre, d’un rendez-vous à l’autre. Ils exercent des métiers divers. Assurément, il y a quelques années, avant que le vélo cargo n’existe ils se seraient probablement tourné vers une solution de mobilité plus traditionnel, moto, voiture, fourgonnette. Pour eux choisir le vélo cargo est une évidence. Plus qu’un gimmick, qu’une astuce marketing “pour faire dans l’air du temps”, leur vélo est un outil de locomotion, une solution pour vivre leur métier autrement. Ils sont libraires, restaurateurs, plombiers, laveurs de carreaux, menuisiers, tapissiers, esthéticiennes, coach de sports, architectes… Volkan Tanaci qui est au micro aujourd’hui avec nous, est apiculteur. Il produit du miel parisien.
C’est un choix. Est-ce un choix raisonnable ? Est-ce rentable d’être un cyclo-entrepreneur ? Est-ce facile ? Au delà de l’argent, quelles sont les motivations ? Les petits plus et les gros moins de faire ce choix d’exercer, son métier, à vélo ? Nous allons aborder ses questions aujourd’hui. Volkan n’est pas le porte-parole du collectif les boites à vélo, simplement il va nous raconter son expérience, ce que lui apporte le choix du vélo cargo pour exercer son métier au quotidien. Sans aucun doute, il va nous confirmer que les limites du vélo ne sont que celles que nous nous imposons.
Un feu orange peut avoir plusieurs nuances. Etre vert foncé, vert clair, vert-orangé, orange, orange foncé, orange rouge. Le risque quand il devient trop rouge ? Qu’il devienne orange sanguin.
Good 4 U de Ntsako Featuring P-Monie de la house, sortie en Avril 2020.
Dans l’émission Liberté sur paroles :
Henry Masson, président de la Cimade revient sur l’histoire et les missions de l’association crée durant la seconde guerre mondiale. Il insiste notamment sur le rôle de la Cimade pour informer les personnes enfermées en rétention sur leurs droits et possibilités de recours et sur les devoirs d’alerte et de plaidoyer que se sont donnés les salariés, bénévoles et exilés de la Cimade quant à la politique migratoire aussi inhumaine qu’irrationnelle de l’Europe et de la France en particulier.
Focus sur un média libre. Présentation du café pédagogique avec François Jarraud, le fondateur de ce site d’information sur l’éducation créé en 2001.
Jean-Luc Coudray, philosophe et essayiste nous parle de son guide philosophique des déchets (éditions i) dans lequel il propose une réflexion profonde, subtile et fine non dénuée d’humour sur le gaspillage actuel. Jean-Luc Coudray montre, que le déchet n’est pas une anomalie mais fait, au contraire, partie du système qu’il finit par structurer économiquement, symboliquement et culturellement.
Guillaume est éleveur de vaches blondes d’Aquitaine en Bretagne avec plus de 350 bêtes. Le monde rural, les bons produits, ses difficultés. Un monde où les 35 heures n’existent pas.
En direct ce soir, il témoigne de son quotidien et de son amour des animaux et de la nature.
Sébastien Tellier – La ritournelle (générique)
Cité dans l’émission, le site Internet de l’exploitation de Guillaume à retrouver par ici
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.