Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • #03 – Liberté sur paroles
    Au programme de Liberté sur paroles lundi 22 novembre sur Cause Commune FM 93.1 en direct de midi à 14h

    Notre invitée est Jeanne Burgart Goutal, professeure de philosophie et spécialiste de l’écoféminisme (elle a publié en 2019 « Être écoféministe. Théories et pratiques » ed. L’Echappée, fruit de 7 années de recherches théoriques, d’immersions et d’expériences vécues. Elle nous présente son dernier né : ReSisters, un roman graphique réalisé en collaboration avec l’illustratrice Aurore Chapon, elle aussi engagée dans les luttes féministes, écologistes, et dorénavant écoféministes.

    L’histoire se déroule dans un univers légèrement dystopique (nous sommes en 2030, et le monde ne va pas mieux) et pourtant terriblement familier : pandémies, catastrophes naturelles et industrielles, plans sociaux et illusion de croissance infinie…Dans cette atmosphère pesante, sept personnages tâchent de vivre leur vie : Lila et Mehdi qui élèvent leur bébé Naëll sous le regard malicieux du chat Archimède ; Parvati qui est venue d’Inde pour ses études ; Sandy qui fait le ménage dans les locaux de la grosse entreprise dans laquelle Pierre travaille comme cadre. Alors que Pierre est sur le point d’obtenir une promotion, d’étranges messages apparaissent dans sa vie. Tour à tour menaçants ou exaltés, ils sont signés d’un mystérieux logo en forme d’abeille. De son côté, Lila décide de mener l’enquête. Au terme de ses recherches, elle atterrit dans un lieu onirique, peuplé de personnes en rupture avec le système « patriarcapitaliste ». Pour y faire face, les ReSisters s’inspirent des idéaux écoféministes pour réinventer le monde, le repenser et le régénérer.

    Émaillé de références théoriques et de pistes de réflexions, ce beau grimoire est une porte vers l’action concrète pour contrer le système patriarcal qui exploite conjointement les femmes et la nature.

    Dans la seconde partie de l’émission Pierre Motin, responsable plaidoyer à la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine évoque « le manifeste, pour la liberté de choisir librement les causes qu’elles défendent, signé par une quarantaine d’associations qui s’inquiète de la possibilité de se voir dissoutes ou privée de financements pour des motifs qui relèvent de la liberté d’opinion.  Concernant la dissolution récente du CCIF « le décret retient aussi à charge des propos tenus par des tiers sur les réseaux sociaux concernant, par exemple, le grief d’incitation à la violence contre les forces de l’ordre. Cela suffit, aux yeux du ministre de l’Intérieur, à caractériser une « stratégie » de l’association qui consisterait à susciter ces commentaires et à les maintenir ensuite « volontairement  » en ligne. De même ce sont les commentaires hostiles à la politique israélienne – qualifiés de discours « antisioniste » – qui « appelle[raient] des messages à teneur antisémite ». Le procès d’intention s’accompagne ici de l’amalgame volontairement distillé entre la critique d’Israël, l’antisionisme et l’antisémitisme », pointe le texte.

    D’ailleurs mi octobre, dans un rapport intitulé « Attaques, diffamation : décryptage des stratégies de délégitimation de la défense des Palestiniens » la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine mettait en lumière  les stratégies utilisées par les acteurs de la délégitimation et la manière dont ces attaques minent les libertés associatives.

    1 hr 52 min
  • #89 – Rdv à New York chez Arleen Schloss, au 330 Broome Street
    En plateau
    • Baptiste Brévart, artiste, co-auteur de Wednesdays at A’S, 330 Broome St. NY 1979-1981, Animosa
    • Guillaume Ettlinger, artiste, co-auteur de Wednesdays at A’S, 330 Broome St. NY 1979-1981, Animosa
    • Contexte

      A la fin des années 1970, le quartier du Bowery, dans le Lower East Side de New York souffre d’une réputation de coupe-gorge, depuis des décennies. Florissant au XIXème siècle, voie de passage quasi obligé pour tous les immigrants débarquant à Ellis Island, le quartier n’a cessé de se paupériser depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, au point de devenir le symbole du déclin d’une ville en grande difficulté financière. Les prix de l’immobilier s’y effondrent, une atmosphère permissive y règne, autant de facteurs favorisant l’installation de lieux alternatifs et celle de nombreux artistes à partir des années 1960. Parmi eux, Arleen Schloss et son compagnon « Cow Boy » Ray Kelly.

      Qui est Arleen Schloss ? Née en 1943, c’est une artiste aux pratiques hybrides, multimédia, travaillant sur l’alphabet, le langage et la diction, toujours à l’affût de nouvelles pratiques artistiques. Le loft new-yorkais qu’elle a acheté au 330 Broome Street, pour une poignée de dollars, est une ancienne manufacture de mannequins, qui fut autrefois une école. Il devient à la fin des années 1970 un lieu d’expérimentation hors du commun. Arleen y reçoit tous les mercredis, pendant 18 mois, une programmation hybride de concerts, performances, lectures, expositions ou projections. Chaque semaine, des flyers, réalisés sur la photocopieuse de Tod Jorgensen, annoncent l’événement, égrenant une liste hétéroclite d’artistes plus ou moins connus du mythique underground new-yorkais. Chaque mercredi, on croise ainsi au 330 Broome Street des personnalités telles que Glenn Branca, Alan Vega, Kim Gordon, Thurston Moore, Liquid Liquid, Jean Basquiat, Aï Weïweï, etc.

      Trente ans plus tard, Baptiste Brévart et Guillaume Ettlinger, qui vivent entre Paris et Hanovre, rencontrèrent Arleen, chez elle, en 2011. De leur amitié durable naquit progressivement l’idée originale d’entreprendre un travail archéologique sur la mémoire évanescente de ce lieu d’expression et d’expérimentation hors normes. Ils ont rassemblé un grand nombre de témoignages exceptionnels et documents inédits. Avec la précieuse collaboration de Pauline Chevalier, historienne de l’art, et Guillaume Loizillon, musicologue et compositeur, ils retracent l’histoire des arts parallèles du légendaire underground new-yorkais.

      À l’oreille
      • Arleen Schloss – How she sees it (3 :40)
      • Bush Tetras – Too many Creeps (4 : 05)
      • Liquid Liquid – Rubbermiro
      • Y Pants – Off the Hook (2 :16)
      • Glenn Branca – The Spectacular Commodity (12 :39)
      • Pour aller plus loin

        Baptiste Brévart et Guillaume Ettlinger, Wednesdays at A’S, 330 Broome St. NY 1979-1981. Avec la collaboration de Pauline Chevalier et Guillaume Loizillon, Animosa, 2021

        1 hr 1 min
      • #137 – Le vélo, y’a pas d’âge pour apprendre
        En plateau (ou presque)

        Yannick Saunier

        Contexte

        Crédit photo : Camille Millerand – vélo école de Montreuil

        Il n’y a pas longtemps je titrais un billet sur Weelz! “Le vélo est-ce une chance ou une opportunité ?”. En gros, je considère le vélo, sa pratique comme une rencontre. Nous tous qui pédalons au quotidien, ou souvent, ou même tout le temps, on ne se rend pas assez compte de la chance que l’on a. La chance d’aimer cette machine, d’aimer pédaler. D’aimer toutes les promesses qu’elle transporte, les promesses qu’elle remplit. Ici chez Rayons Libres, tous nos invités, ou presque, ont cette relation spéciale avec le bicloune. Peu importe leur âge, peu importe comment ils abordent ce sujet, peu importe les pratiques. Je crois qu’ils ont tous un point commun, avoir appris à faire du vélo dans leur jeunesse. Nous recevions même Cyril, formateur vélo à Lyon spécialisé dans l’apprentissage du vélo auprès des jeunes. Le gouvernement a compris l’enjeu. Il soutient un programme “Savoir Rouler”, qui s’adresse aux enfants avant leurs dix ans. L’objectif ? Chaque enfant scolarisé saura pédaler (ou à peu près) dans un environnement urbain avant son passage au collège. Maintenant… il faut trouver des éducateurs ! Et ce n’est pas une mince affaire.

        Et comment on fait quand on ne sait pas pédaler et qu’on a 30 ou 40 ans ? Il y a bien quelques programmes, quelques initiatives (le coup de pouce vélo proposait une formation “remise en selle”). N’empêche que ne pas savoir pédaler est la  première bonne excuse, acceptable et imparable. “Je ne fais pas de vélo… parce que je ne sais pas faire”. C’est d’ailleurs probablement la seule excuse acceptable avec “j’ai pas envie”. Yannick, au micro aujourd’hui a décidé d’apprendre. il s’y met, sur un coup de tête, ou presque. Pourquoi ? Comment ? Est-ce difficile ? Est-ce intimidant ? Est-ce un début de changement de vie ? Plein de questions pour Yannick.

        Agenda : Quelles infos… quoi faire, que lire, que voir cette semaine
        • Déjà pour certains, certains, cocher dans votre agenda le congrès de la FUB, à Tour les 10 et 11 février prochains,
        • Cocher aussi Gueret Dans la Creuse le 27 février 2022 pour l’AG de la FFCyclisme
        • La FFVélo, je n’ai pas trouvé,
        • J’ai fait un tour au salon des Maires la semaine dernière, au cas où on oublierait que le vélo, c’est tellement de pratiques différentes, qu’il faut 3 fédérations. De quoi perdre Yannick !
        • Allez, pareil, notez dans vos agendas 18 & 19 février, ce sera à Nantes et c’est le Congrès des Boites à vélo
        • webinar organisé par vélo&territoire “Développer le tourisme à vélo dans les territoires” le 26 novembre de 10h00 à 11h00. Inscrivez-vous avant le 24 novembre.
        • À l’oreille

          N.E.R.D. – Hypnotize You

          La chronique d’Abel

          Un pas de côté, un point de vue, comme souvent pour voir le vélo, les aménagements, la cohabitation sous un angle différent. Aujourd’hui Abel nous évoque le plan vélo Paris.

          30 min
        • #09 – 1, 2, 3 Soleil ! Les cours Oasis à Paris et Philadelphie
          Contexte

          Dans ce nouvel épisode de Villes, Vivants, on s’intéresse à l’émergence des cours d’école oasis à Paris et Philadelphie. La ville de Paris réaménage des cours d’école et de collèges – initialement réduites à un carré de béton – en mosaïque de jeux et d’espaces végétalisés, aux sols perméables à l’eau de pluie, apportant vie et fraîcheur. En arrière-plan des cours d’école oasis cependant, le changement climatique, la chaleur et à la sécheresse urbaine planent sur le futur de la ville. En fin d’émission, on visite la cour d’école de Henry C. Lea, à Philadelphie.

          1,2,3, soleil, arrêtez tout et accompagnez-moi par les oreilles dans les cours d’école du changement climatique.

          Au micro

          Raphaëlle Thiollier, Designer de services en architecture éducative, Cheffe de projet « OASIS », Cédissia About Cheffe du Pôle Innovation et Bâtiment Durable de la Ville de Paris, Stephanie Chiorean, chercheuse au département de l’eau de la ville de Philadelphie.

          Voix française de Stephanie Chiorean : Pauline Guillemet-Senkel
          Musique à l’écoute
          • Ani Kuni – Polo&Pan
          • El Ninõ – Djeuhdjoah & Lieutenant Nicholson
          • Pour aller plus loin
            •  Les cours oasis parisiennes sur le site de la ville de Paris https://www.paris.fr/pages/les-cours-oasis-7389 et sur le site du conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement https://www.caue75.fr/ateliers-a-l-ecole/ateliers-cours-oasis
            • Un article de MétéoFrance le phénomène d’îlot de chaleur urbain : https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/magazine/pourquoi-fait-il-plus-chaud-en-ville-qua-la-campagne-la-nuit
            • Sur la gestion des eaux pluviales dans la ville de Paris : https://www.paris.fr/pages/le-plan-parispluie-5618
            • L’intérêt de la désimperméabilisation et de la renaturation des sols sur le site du Cerema https://www.cerema.fr/fr/actualites/desimpermeabilisation-renaturation-sols-nouvelle-serie et sur le site de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse https://www.eaurmc.fr/upload/docs/application/pdf/2018-05/ae_osons_desimpermeabiliser_sols_a5_print_3.pdf
            • La carte des noues, jardins de pluie et autres infrastructures vertes pour gérer les eaux pluviales de la ville de Philadelphie : https://phl-water.maps.arcgis.com/apps/webappviewer/index.html?id=c5d43ba5291441dabbee5573a3f981d2
            • Une vidéo de Mark Maimone, chef de projet du plan de renaturation de la gestion de l’eau pluviale de la ville de Philadelphie : https://www.youtube.com/watch?v=9d_BxHviwwY&t=2s
            • Le réaménagement de la cour de l’école Henry C. Lea sur le site de Community Design Collaborative : https://cdesignc.org/guides/schoolyards/case-studies/lea et sur le site du service de l’eau de la ville de Philadelphie : https://water.phila.gov/blog/planting-day-crowns-project-improve-school-green-infrastructure-smip-grant
            • Les morceaux de textes cités
              • Élisée Reclus, Histoire d’un ruisseau suivi de Histoire d’une montagne, Arthaud poche – Les fondamentaux de l’écologie, paru le 17/05/2017, 448 pages.
              • Freesound
                • Cinematic deep bass rumble, Erh, 20/08/2007
                • Waterdrop, Porphyr, 15/06/2013
                • Jillys sonar, NoiseCollector, 03/08/2015
                • Kadel 3, Erh, 02/03/2007
                • BBC Sound Effects
                  • Bbc News Sound Effects Tape – Small group children Channels: 1
                  • Crowds – Children Playing, small noisy group. Channels: 2
                  • Youtube
                    • Kendrick Lamar – Money Trees Instrumental (Reproduced By J. Harris), 23 oct. 2012, J. Harris
                    • L’Impératrice — LE DÉPART (version acoustique), 8 mars 2017, L’Impératrice
                    • Ratatat – Wildcat, 16 mars 2015, Clapham Junction
                    • Pink Floyd – Another Brick In The Wall (HQ), 5 juil. 2010, mongchilde
                    • Captés sur l’INA Madelen
                      • Une école comme les autres, 16’, 03/07/1964, collection : Cinq colonnes à la une, auteur-réalisateur : Jacques Gérard Cornu Production : Radiodiffusion Télévision Française
                      • Le Mythe du cancre, 44’, 25/02/1971, Réalisateur : Jacques Brissot, Producteur Marc Gilber, Production : Office national de radiodiffusion télévision française
                      • L’École buissonnière, 1h51, 01/01/1949, Réalisateur : Jean Paul Le Chanois, Auteur de la musique originale : Joseph Kosma Production : Coopérative Générale du Cinéma français, Institut national de l’audiovisuel
                      • 56 min
                      • #26 – Une histoire environnementale de l’Empire Romain
                        Contexte

                        Marguerite Ronin est historienne au CNRS. Elle a soutenu sa thèse en 2014 : “la gestion commune de l’eau dans le droit romain. L’exemple de l’Afrique romaine et de l’Hispanie. Ier siècle avant – Ve siècle après JC”. Dans cette émission, Marguerite nous partage son travail et les enjeux de sa recherche en histoire environnementale.

                        Ce champ historiographique interroge les interactions des sociétés avec leurs environnements naturels à différentes époques et dans différents contextes. Comment s’y prendre pour des époques aussi anciennes que celle de l’Empire Romain ? A travers les textes juridique, Marguerite explore la régulation de l’usage de l’eau dans certains territoires romains et y décèle les interactions entre différents acteurs ainsi que des conflits liés à l’eau. Les normes juridiques de gestion de l’eau écrites par les Romains ont traversé les siècles jusqu’à notre époque. Or ce droit ne protégeait pas la ressources en tant que telle mais un usage économique et un bien patrimonial.

                        La discussion se poursuit autour de plusieurs enjeux environnementaux de l’Empire : l’exploitation de minerai, de bois ou l’augmentation démographique qui demande une production agricole croissante. Ces questions témoigne de la richesse de l’histoire environnementale à toutes les périodes.

                        Bibliographie/Filmographie/Podcasts
                        • le blog de Marguerite Ronin La nature de l’Empire : https://natemp.hypotheses.org/date/2021/11
                        • Ella Hermon, La colonie romaine : espace, territoire, paysage : les Gromatici entre histoire et droit pour la gestion des ressources naturelles, Presses Universitaire de Franche-Comté, 2020
                        • Monique Clavel-Lévêque et Ella Hermon, Espaces intégrés et ressources naturelles dans l’Empire Romain, Presses Universitaire de Franche-Comté, 2004
                        • Jean-Baptiste Fressoz, Frédéric Graber, Fabien Locher et Gregory Quenet, Introduction à l’histoire environnementale, La découverte, 2014
                        • Sur les enjeux de l’eau aujourd’hui : https://www.youtube.com/watch?v=E894IUSvf7I
                        • À L’OREILLE :

                          • Bonobo – El Toro
                          • The Comet is Coming – Ascension
                          • 1 hr
                          • #10.4 – Sympathy For The Devil, de The Rolling Stones
                            Contexte :
                            Cycle 10 : Les Rolling Stones

                            Cette semaine, on parle du morceau Sympathy For The Devil des Rolling Stones sorti en 1968, quatrième et dernier volet d’un cycle en quatre temps consacré aux Rolling Stones.

                            Blues, rock, censures, libertés et légendes, des influences des Stones jusqu’à leurs retentissements dans la musique actuelle.

                            Les morceaux
                            • Jackpotes 2000 – 113
                            • Sympathy For The Devil (extrait de The Rock’n’Roll Circus) – The Rolling Stones
                            • A Song For Jeffrey – Jethro Tull
                            • No expectations – The Rolling Stones
                            • One + One – Jean-Luc Godard (extrait)
                            • Sympathy For The Devil (extrait de The Rock’n’Roll Circus) – The Rolling Stones
                            • 15 min
                            • #18 – TAK
                              Au micro

                              Ce soir, Parole de métaleux reçoit Worzo Silveir et Yannick Laudy pour le groupe de progressive métal TAK.

                              TAK est un mélange unique d’influences métalliques (du heavy standard, au Dream Theater, et j’en passe) mais surtout ce qui fédère TAK, c’est son engagement politique et écologique.

                              Les textes ont étés composés par l’écrivain Saad Jones !

                              Thème

                              Ben Guinchi & Death Throne – Parole de métaleux thème

                              58 min
                            • #120 – JIMMY LE J
                              Au micro

                              Dans cet épisode vous découvrirez JIMMY LE J, rappeur venu tout droit de Argelès-sur-Mer pour nous parler de son dernier projet en date « Le Jour J vol.1 ».

                              Un EP qu’il nous présente au travers de l’échange où il nous explique l’histoire du projet mais aussi du live où il interprète plusieurs titres.

                              Un artiste déterminé et à découvrir sans attendre !

                              1 hr
                            • #01 – C’est l’histoire de Maurice
                              Contexte

                              Aujourd’hui et pendant que Dagobert met sa culotte à l’envers, on raconte l’histoire de Maurice l’empereur Byzantin.

                              Alors qu’il rédige son livre, le Strategikon, tranquille dans son palais, Khosrow le Shah des Perses arrive à sa cour pour se plaindre du terrible Bharam Chobin. Maurice le rassure mais les problèmes intestinaux de l’empire Byzantin vont le rattraper.
                              Son frère Pierre arrive à son tour au palais pour le prévenir qu’un légionnaire est en passe d’usurper son trône.

                              Vous vous demandez sans doute c’est quoi encore cette histoire dans C’est quoi cette histoire? Cette fois on vous emmène au pays de l’apocalypse zoroastrienne, en passant par les premières hérésies chrétiennes et l’avènement du prophète Mahomet.

                              28 min
                            • #88 – Être une femme aujourd’hui au Liban
                              En plateau

                              Sofia Farhat, analyste géopolitique, spécialiste du monde arabe.

                              Contexte

                              Sofia Farhat s’attache à démontrer en quoi le genre et l’intersectionnalité sont non seulement une des manières possibles d’aborder l’actualité libanaise aujourd’hui, mais encore en quoi cette approche est particulièrement pertinente et éclairante pour qui veut comprendre les enjeux sociétaux. Bien entendu, on se méfiera des généralisations hâtives, source d’erreur. S’agissant des femmes au Liban, il n’y a pas une homogénéité dans l’appréhension de la condition féminine. Les situations diffèrent selon la classe, la catégorie sociale, la communauté d’appartenance, la nationalité, le statut (natives, réfugiées, employées de maison venant d’Afrique et dont les passeports sont confisqués, etc.). L’extrême fragmentation d’une société multiconfessionnelle, compartimentée, hiérarchisée, a du reste empêché pendant longtemps les femmes de formuler collectivement des revendications au niveau national, en dépassant l’enfermement de chacune d’entre elles dans leur communauté d’origine.

                              La mobilisation massive de la rue libanaise, en octobre 2019, fut de ce point de vue un grand tournant. Elle a permis aux femmes de toutes les confessions et origines sociales de se retrouver, fréquenter, connaître, et assumer de lutter pour leurs droits. Combien sont-elles dans un pays de quatre millions d’habitants ? Difficile de répondre car le dernier recensement effectué au Liban remonte à 1932 ! A l’initiative des autorités mandataires françaises, il a permis d’établir une cartographie du pays, à partir de critères ethniques et religieux, laquelle sert jusqu’à ce jour à déterminer le nombre de députés que chaque communauté peut envoyer au Parlement. Les femmes au Liban ne peuvent pas transmettre leur nationalité à leur enfant, privilège masculin, destiné à empêcher les femmes de se marier en dehors de leur communauté d’origine. L’enfant qui n’est pas reconnu par son père, n’a donc pas de papier et ne peut être scolarisé.

                              Les Libanaises jouèrent ainsi un rôle capital dans le mouvement de contestation civile. Elles furent à l’avant-garde dans la revendication d’une société laïque, d’une conception de la citoyenneté affranchie du cadre étroit et contraignant du communautarisme. Ce sont elles qui prirent aussi en charge les questions d’ordre logistique dans les manifestations : ravitaillement en eau et nourriture, garde d’enfants, pour que les manifestations se poursuivent sans interruption. Vivant dans un pays où elles font face quotidiennement à des coupures d’eau et d’électricité, elles ont développé une ingéniosité, un savoir-faire, des compétences qu’elles mirent à profit afin d’organiser et coordonner le mouvement qui n’aurait pu se prolonger autant sans l’engagement et le soutien des femmes descendues dans la rue.

                              Elles sont néanmoins aujourd’hui les premières victimes de la crise économique, de la flambée des prix, du chômage, des pénuries des médicaments, de l’immense détresse frappant une population dont les trois quarts vivent désormais en-dessous du seuil de pauvreté. Ces difficultés actuelles s’ajoutent à celles qui étaient déjà notoirement connues : l’absence d’égalité professionnelle entre femmes et hommes, les discriminations à l’emploi, la difficile réinsertion sociale et professionnelle des femmes après une perte d’emploi, etc.

                              En dénonçant les inégalités dont elles étaient victimes, en brisant les tabous, en luttant contre les discriminations qu’elles subissent, les violences conjugales ou sexistes, elles ont aussi contribué à souligner les nombreux paradoxes et contradictions dont souffrent la société et le système libanais. Dans le sillage de leurs revendications, elles ont su également faire entendre la voix d’autres minorités discriminées, LGBT, transgenres, réfugiées, employées de maison, personnes en situation de handicap. Elles ont porté sur la place publique le scandale de l’oppression et de la répression, tantôt visibles, tantôt occultées. Elles ont aussi par leur mobilisation, aux côtés d’ONG locales, notamment après l’explosion du 4 août 2020, montré l’inefficience de l’Etat, l’incurie des pouvoirs publics réduits à requérir l’aide de puissances étrangères pour éteindre un incendie. Seront-elles demain le fer de lance d’une révolution politique et sociale dans un pays qui s’enfonce de plus en plus profondément dans une crise multidimensionnelle dont on ne voit pas la fin ? Quel rôle pour la diaspora libanaise forte de 15 millions d’hommes et de femmes ?

                              À l’oreille
                              • Mashrou’ Leïla– Lil Watan
                              • Khaled Mouzanar– Mreyte ya mreyte
                              • Frida– Bint el Kol
                              • Pour aller plus loin
                                • Pierre Conesa, Sofia Farhat, Haouès Séniguer et Régis Soubrouillard, Le lobby saoudien en France. Comment vendre un pays invendable, éditions Denoël, 2021
                                • ET :

                                  • Radio Cause commune, Le monde en question, n°86
                                  • 1 hr 13 min

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