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Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
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Albert Einstein en était convaincu « le physicien n’est rien d’autre qu’un philosophe qui s’intéresse à certaines choses particulières ; sinon, ce n’est qu’une sorte de technicien ».
Les sciences sont des disciplines qui partagent avec la philosophie le même objectif de viser la connaissance par des justifications rationnelles. Et pourtant, sciences et philosophie sont également des disciplines qui s’excluent l’une l’autre. Par exemple, au lycée, on fait la part belle à la philosophie dans le bac littéraire.
Par ailleurs si chaque science partage avec ses acteurs une méthodologie qui fait consensus, nous ne compterions pas sur la philosophie pour faire voler un avion ou fonctionner un ordinateur.
Et pourtant la philosophie a des choses à raconter à propos des ordinateurs justement. Si les connaissances scientifiques peuvent produire des algorithmes, elles ne peuvent pas s’interroger sur la façon dont ils questionnent notre libre arbitre, par exemple.
Les questions que soulèvent la recherche scientifique actuelle ne donne pas cette impression. L’infiniment grand comme l’infiniment petit bouleversent notre rapport au réel, à l’espace et aux temps, tant est si bien que l’on pourrait envisager, comme Stephen Hawking que c’est maintenant la science qui porte l’étendard des grandes questions de l’humanité du XXIe siècle.
Frank Vignali et Xavier Flambart fondateurs de Latte lie vélo – vélociste à Charenton le Pont
Nous allons tenter aujourd’hui avec mes deux invités une émission en deux parties. Ils sont vélocistes. Ils sont aussi ceux qui font partie des “conversions professionnelles” pour se tourner vers l’industrie du cycle.
Dans la deuxième partie, on va tenter de voir quelle est la place d’un vélociste dans la ville, dans un quartier pour que l’on puisse parler d’un système vélo. Que doivent-ils faire pour s’intégrer dans leur ville, dans le tissu économique et politique local.
Dans cette émission est évoquée la Gazette de Bougival et son dossier spécial vélo. Votre curiosité est insatiable ? Bonne nouvelle, en cliquant sur ce lien vous pouvez lire et parcourir cette Gazette. (L’actu des chats Bougivalais est en page 7).
Une piste cyclable de référence, ou pas… celle de Sébasto.
Wonderful life par Imany extrait de l’album Voodoo Cello
À leur boutique, Latté Lie Vélo, au 28 rue de Paris Charenton le pont (09.53.55.75.40) et les suivre sur Instagram : IG : Lattelievelo
Avec Dominique Dimey, auteure, compositrice interprète on parlera du grand poète qu’était son père Bernard Dimey, de Montmartre qu’il a beaucoup fréquenté et des artistes, nombreux et talentueux qui ont chanté ses textes. On peut citer Gréco, Mouloudji, Salvador, Montand, Ferrat… et Dominique sa fille qui a retrouvé sur le tard ce père pour le moins… atypique. Une rencontre que celle qui est aussi comédienne a porté sur scène dans la pièce de théâtre De père en fille.
On parlera aussi avec Dominique de son engagement en faveur des droits des enfants. Elle est en effet porte parole de l’UNICEF et son dernier disque en date Droits devant sort à la veille de la journée internationales des droits de l’enfant le 20 novembre prochain.
On fera le point avec elle sur les enjeu de la protection de l’enfance en France et dont le monde, qu’elle a sillonné pour défendre cette cause.
Dans la seconde partie de l’émission on écoutera Shue Aiello, coréalisatrice avec Catherine Catella de Un paese di Calabria un film documentaire sorti en 2017 sur Riace un havre de paix pour les réfugiés où maire décida de céder des logements vides à ceux qui avaient besoin d’un toit, quelle que soit leur origine ou la couleur de leur peau. C’est ainsi que la communauté de Riace devint la première à accueillir convenablement des réfugiés, à les héberger comme des êtres humains et non comme les statistiques d’une catastrophe mondiale. Dans le film, ce village et ses habitants incarnent l’espoir d’un futur meilleur.
Et si on en parle aujourd’hui c’est que le maire de ce village Mimmo Lucano est menacé d’être jeté en prison. En 2018, il a été arrêté et placé en résidence surveillée sur ordre du ministre de l’Intérieur d’extrême droite, Matteo Salvini. Il est accusé d’avoir organisé des mariages de convenance pour aider des femmes déboutées du droit d’asile à rester en Italie. La justice reproche également à l’ex-édile de ne pas avoir fait d’appel d’offres pour la gestion des déchets du village et de l’avoir attribuée à des coopératives liées aux migrants.
Le 30 septembre 2021, Mimmo Lucano est condamné à 13 ans de prison et à 500 000 euros d’amende pour “escroquerie, abus de biens sociaux, fraude aux dépens de l’État et aide à l’immigration clandestine », une condamnation politique démesurée alors même que le tribunal a reconnu qu’il ne s’était pas personnellement enrichi.
Face au climat de montées des haines racistes et xénophobes que connaissent l’Italie, la France et bon nombre de pays européens, il est impérieux que ceux qui, comme cet élu, ont défendu les droits de l’homme les plus élémentaires et transformé un village mourant en lieu de vie, continuent à être salués pour leur action et leur courage plutôt que transformés en délinquants pour satisfaire l’extrême droite.
C’est pourquoi une soirée de soutien à Mimmo est organisée ce mercredi à la bourse de travail à Paris. Il sera présent avec à ses cotés, Patrick Chamoiseau, Eric Fassin, Cédric Herrou.
Entretien avec Gérard Blaize au sujet du Katsugen Undo ou « Mouvement », tel que pratiqué et enseigné par son fondateur japonais Haruchika Noguchi Sensei (1911-1976).
Durant ses stages d’aikido, Gérard Blaize propose de pratiquer le « Mouvement » ou « Katsugen Undo » (traduction littérale du japonais : mouvement d’origine de la vie). De retour sur les tatamis, après de longs mois de restrictions sanitaires, il nous raconte son expérience et nous parle de Noguchi Sensei… “Grâce au Katsugen Undo, je me suis sensibilisé à cette capacité du corps humain de rétablir son équilibre par des mouvements indépendants de la volonté”.
Dans son dojo, Noguchi invitait à écouter beaucoup de musique, notamment l’œuvre immense et exceptionnelle de Jean-Sébastien Bach, à toustes celleux qui passaient là, venaient échanger et découvrir un certain art de nourrir leur vie, et contribueraient plus tard à propager l’expérience sensible du Seitai partout ailleurs dans le monde, comme le fait Gérard depuis les années 70.
Gérard BLAIZE, 7ème Dan Aikikai de TOKYO – 5ème Dan MASAKATSU BO-JUTSU, décerné par HIKITSUCHI Michio Sensei (Bo du fondateur de l’Aikido) – 7ème Dan JODO (École SHINDO MOUSSO) a vécu au Japon 5 ans et demi. En Aïkido, il est élève de HIKITSUCHI MICHIO Sensei, seul professeur à avoir directement reçu le grade de 10ème Dan de KAISO UESHIBA MORIHEI.
Gérard est le premier non-japonais à avoir reçu le grade de 7e Dan de l’Aïkikaï de TOKYO. Il enseigne à Paris et propose de nombreux stages en France et dans le monde. Il est l’auteur des livres “Recherche du geste vrai”, et “Des paroles et des écrits du fondateur de l’Aïkido à la pratique”. Il a été présenté avec son professeur HIKITSUCHI MICHIO Sensei dans l’émission de Bernard Martino : Les Chants de l’invisible.
Texte lu dans l’émission : à propos du chapitre de Tchouang-Tseu « Principes pour nourrir sa vie » et « Le Rhume et ses bénéfices » de Haruchika Noguchi – traduit et édité par l’École de la Respiration d’Itsuo Tsuda
C’est un mot qu’on aimerait ne pas connaitre. Génocide.
Ce lundi, dans Et pour Cause, nous aurons le témoignage d’un réfugié qui a fuit la tuerie initiée par Pol pot. À 12 ans, il a traversé la jungle pour rejoindre la Thaïlande. Avant de rejoindre la terre d’accueil française après un passage en camp thaïlandais.
Plus que jamais d’actualité, l’histoire de Long Hoa, son parcours de réfugié, est à écouter et à partager dans ce nouveau numéro, de Et pour cause.
Cette semaine, on parle du morceau Bittersweet Symphony du groupe anglais The Verve sorti en 1997, troisième volet d’un cycle en quatre temps consacré aux Rolling Stones.
Blues, rock, censures, libertés et légendes, des influences des Stones jusqu’à leurs retentissements dans la musique actuelle.
Dans ce nouveau numéro de Parole de Métaleux, Dory reçoit le groupe PhonoPaths.
Quand nourriture et métal se mêlent, nous avons droit à des histoires de belettes mais surtout à une musique qui déménage. Entre expérimentations et influences diverses, PhonoPaths transporte l’auditeur vers de nouvelles contrées.
Un beau tour de force !
Meryem Sebti, spécialiste de philosophie médiévale de langue arabe, chargée de recherches au CNRS, collabore à l’EPHE et publie Prophétie et gouvernement du monde, dans la collection Islam/Nouvelles approches des éditions du Cerf.
Meryem Sebti présente Avicenne (980-1037) dont l’apport à la pensée occidentale est incontesté. Le philosophe persan est souvent comparé à l’autre figure majeure de la philosophie médiévale de langue arabe, Averroès, le philosophe cordouan (1126 – 1198) et qui lui est postérieur. Avicenne est né le 7 août de l’an 980, à Afshéna, près de Boukhara, dans la province de Transoxiane, l’actuel Ouzbékistan. Il meurt en juin 1037 à Hamadan, en Iran.
Durant sa petite enfance, il étudie l’arithmétique chez un marchand herboriste, expert en calcul indien. Ayant une bonne mémoire, le jeune garçon finit par surpasser son maître en calcul et en mathématiques. Sous la conduite du maître Abu Abdallah Ennatili, il s’initie au Coran, aux auteurs arabes et à la philosophie, en commençant par l’Isagogè de Porphyre (un petit traité pédagogique de vulgarisation de la philosophie d’Aristote). À l’âge de dix ans, il maîtrise ainsi le Coran, l’arithmétique, la géométrie d’Euclide, et des bases de la philosophie comme la logique. Il se lance tout seul dans des études difficiles comme l’Almageste de Ptolémée.
Il a 14 ans quand un ami médecin lui apporte les traductions des œuvres d’Hippocrate, qu’il aurait lu d’un trait, nuit et jour. Doté d’une mémoire phénoménale, il lit aussi toutes les traductions de Galien. À l’âge de 16 ans, il est brillamment reçu médecin à l’école de Djundaysabur où professent des médecins de toutes confessions : juifs, chrétiens, mazdéens et musulmans. À 17 ans, il donne des cours à l’hôpital de Boukhara qui sont suivis par des médecins étrangers.
Avicenne est appelé auprès du prince Nouh ibn Mansour souffrant. Il diagnostique une intoxication par le plomb des peintures décorant la vaisselle du prince et réussit à le guérir. Il est alors autorisé à consulter la riche bibliothèque royale des Samanides.
En un an et demi, il acquiert la connaissance de tous les auteurs anciens disponibles. Il bute cependant sur la Métaphysique d’Aristote qu’il ne comprend pas, mais il surmonte cette difficulté en découvrant les commentaires d’Al Farabi, raconte-t-il dans son (auto)biographie. Il s’intéresse aussi à de nombreuses sciences, comme l’astronomie, l’alchimie, et la psychologie. Ses disciples l’appelaient cheikh el-raïs, c’est-à-dire le « prince des savants », le plus grand des médecins, le Maître par excellence, ou encore le troisième Maître (après Aristote et Al Farabi).
Parmi ses œuvres majeures, rédigées principalement en arabe classique, citons l’encyclopédie médicale Qanûn (« Canon de la médecine ») et ses deux encyclopédies scientifiques le Livre de la guérison (de l’âme) et Danesh-e Nâma (« Livre de science »). Dans son Qanûn, il opère une vaste synthèse médico-philosophique avec la logique d’Aristote, combinée avec le néo-platonisme, élevant la dignité de la médecine au rang de discipline intellectuelle, compatible avec le monothéisme. Son influence sera prédominante dans l’Occident médiéval latin jusqu’au XVIème siècle et se prolonge en ce début du XXIème siècle, dans le cadre de l’islam, mais aussi en philosophie, épistémologie et sciences cognitives.
Meryem Sebti appelle tout d’abord notre attention sur cette extraordinaire histoire de la transmission qui relie philosophes grecs, philosophes néo-platoniciens et philosophes médiévaux de langue arabe. Elle s’effectue grâce à un immense élan de traduction ininterrompu. Tous les textes canoniques de l’Antiquité ont été traduits directement du grec à l’arabe, ou bien en passant par le syriaque.
L’originalité d’Avicenne est d’avoir recours à la philosophie pour expliquer la place métaphysique de la prophétie. Car c’est sur la doctrine de la prophétie du penseur que se concentre l’étude pionnière, à plus d’un titre, de Meryem Sebti. En s’appuyant sur une analyse rigoureuse du système métaphysique d’Avicenne, elle dévoile l’essence de la nature du prophète, dont la présence dans le monde sensible manifeste pleinement la continuité ininterrompue qui le relie au monde céleste. Loin d’être retiré du monde et indifférent à sa souffrance, Dieu est une source d’amour provident qui veille sur le monde sensible en y faisant advenir le prophète, porteur de la Loi. Transmetteur de la vérité révélée, il a pour prérogative de fonder la cité juste.
Quelle est alors la place du philosophe dans la Cité ? Héritière de la philosophie grecque, la philosophie arabe développera deux voies distinctes quand il s’agit de penser la place du philosophe dans la Cité. Pour Al-Farabi, le philosophe est législateur : le philosophe est Roi dans la Cité. Si Avicenne pose la nécessité de l’exégèse coranique, en précisant qu’elle revient au philosophe, ce dernier est en revanche en retrait par rapport aux affaires de la Cité. Sa vocation réside dans la contemplation.
La Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Santé (DASES) à la Mairie de Paris agit depuis plusieurs années sur l’analyse des pratiques et des changements induits dans les relations sociales par le numérique. Les échanges enregistrés, qui sont ici pour la radio découpés en deux émissions, sont la retranscription d’un séance dite inaugurale qui s’est tenue le 10 novembre 2021. Préparée et orchestrée par Mike RACKELBOOM, chargé de mission à la sous-direction de l’insertion et de la solidarité à la DASES, cette séance pose quelque jalons avec des points de vue différents sur les actions menées ou à mener pour les accès par toutes et tous aux technologies numériques — au-delà des constats que tou·te·s partagent globalement sur le fait que cet accès n’est toujours pas garanti, alors que depuis 2005 les écarts n’ont cessé de s’accroître en même temps que le numérique évoluait grandement dans nos sociétés.
Dans la première émission, on entend les introductions et rappels de enjeux pour la ville de Paris par Léa FILOCHE, élue en charge notamment de la lutte contre les inégalités, entourés de quelques partenaires des travaux sur le numérique, puis en deuxième partie une séquence en regards croisés de Dominique PASQUIER, sociologue, et Margot BEAUCHAMPS, spécialiste en sciences sociales.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.