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Or


Le télétravail prend son sens quand on ne peut pas se déplacer, mais le télétravail tend toutefois à devenir une modalité pérenne. Dans un article de l’Usine Digitale, on nous annonce un filtre de recherche d’emploi spécifique aux postes dont le télétravail est possible et, dans le même article, des mises à jour de Microsoft Teams anticipant le travail hybride, permettant par exemple de répondre à un rendez-vous avec option présentiel ou à distance.
Qu’est-ce qui fait que le télétravail se pérennise ? Ce n’est certainement pas grâce au paradoxe de Solow.
Les années 1980 ont été marquées par l’arrivée massive des ordinateurs dans le milieu de l’entreprise et prédisaient un profond bouleversement de l’économie.
Rien n’est moins sur car selon le prix Nobel d’économie Robert Solow
We see computers everywhere except in the productivity statistics
En d’autre terme, la croissance des innovations technologiques est très forte, lorsque la croissance de la productivité patine. Les outils technologiques ne permettent pas un regain de productivité, et les années 2000 l’ont encore prouvé.
Si le télétravail ne permet pas de regain de productivité en comparaison à une situation normale, donc hors pandémie, il ne sert pas non plus, c’est le moins que l’on puisse dire, le capital social et tous les moments informels du travail qui permettent d’échanger avec ses collègues et donnent de l’épaisseur à la collaboration. D’où ma question…
À quoi sert donc le télétravail ? Nous conduit-il vers un nouveau mécanisme du surtravail ?
Dans ce premier volet d’une série d’émissions consacrée au processus révolutionnaire impulsé par Thomas Sankara en Haute-volta, qu’il renomme Burkina faso, le pays des hommes intègres, on tentera de susciter la curiosité de l’auditeur.
Une révolution ? Pfffeu… Un capitaine à la tête d’un coup d’État qui se dit révolutionnaire ? Pfffeu… Derrière cette arrogance des Blancs européens, il y a un gros sens commun dominant qui n’est rien d’autre que la conscience aliénée des occidentaux, frères d’armes de l’impérialisme français en Afrique. Derrière la méconnaissance de cet homme chez les Français, se niche une responsabilité collective des français qui pillent les pays pauvres.
L’ignorance et la bêtise, que l’on voit à son paroxysme aujourd’hui avec le mauvais bouffon Zemmour, est la résultante de cette revendication de supériorité du Blanc face aux migrants alors que ces mêmes Français brisent les tentatives africaines d’indépendance et d’autonomie économique.
Cette semaine, on parle du morceau Mon Esprit Part En Couilles du groupe Expression Direkt sorti en 1994, quatrième et dernier volet d’un cycle en quatre temps consacré au mythique Rud Lion (Marc Gillas).
Du génie et du drame pour ce cycle consacré à l’essor de la culture hip-hop en France, des influences de Rud Lion jusqu’à ses retentissements dans la musique actuelle.
Encyclie – Cycle 9
Pour ce neuvième cycle on va parler de Rud Lion, et le programme est le suivant :
Du génie et du drame pour ce cycle consacré à l’essor de la culture hip-hop en France, des influences de Rud Lion jusqu’à ses retentissements dans la musique actuelle.
Cette semaine, on parle du documentaire Olé Olé Olé ! : A Trip Across Latin America de Paul Dugdale sorti en 2016, premier volet d’un cycle en quatre temps consacré aux Rolling Stones.
Blues, rock, censures, libertés et légendes, des influences des Stones jusqu’à leurs retentissements dans la musique actuelle.
L’Arabie saoudite est l’un des pays les plus secrets au monde. Les difficultés récurrentes à obtenir des informations sur ce qui s’y passe ont fini par décourager journalistes, chercheurs ou ONG de mener des enquêtes approfondies, des travaux de recherche ou des rapports circonstanciés. Que sait-on par exemple de la disparition des princes félons, des interventions militaires extérieures du pays au Bahreïn et au Yemen ? Qui sait que l’esclavage y fut aboli en 1962 ? Qui se souvient du blogueur Raif Badawi ?
Pierre Conesa et Sofia Farhat racontent l’enquête qu’ils ont menée au cœur de la stratégie diplomatique de l’Arabie saoudite. Si, à partir des années 1980 et 1990, et jusqu’au 11 septembre 2001, elle se déploie surtout régionalement, attentive à contrôler les médias arabes, les journalistes et les voix dissidentes, ainsi qu’à promouvoir la chaîne Al-Arabiya, contre sa concurrente Al-Jazzira financée par le Qatar, elle devient beaucoup plus offensive, quand il s’agira de faire face au fait que quinze des dix-neuf terroristes des attentats du 11 septembre sont saoudiens et que le pays diffuse, depuis des décennies, le wahhabisme/salafisme partout dans le monde. Le résultat du déploiement de cette nouvelle stratégie de communication porta ses fruits, puisqu’en fin de compte Ryad fit l’objet de peu de critiques internationales. Le pays ne fut jamais dénoncé comme un Etat voyou ni figurant dans un quelconque axe du mal. Quels liens particuliers le pays entretient-il avec les Etats-Unis depuis la découverte du pétrole ? Que nous apprend l’histoire de ce royaume, berceau du wahhabisme, depuis sa création et refondation lors de la dislocation de l’Empire ottoman durant le premier conflit mondial : la conquête du Hedjaz dans les années 1920 avec la prise des villes saintes de La Mecque et Médine mettant fin à mille ans de chérifat hachémite (lignée descendants du grand-père du prophète) ; la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz donnant naissance à l’actuelle Arabie saoudite en 1932 ; la découverte du pétrole en 1938 ; la lutte contre le nassérisme et le socialisme arabe ; la prise de la Grande Mosquée de La Mecque, en novembre 1979, par des fondamentalistes islamistes inaugurant ainsi un cycle de violences, qui, dans sa matrice sunnite, se prolonge dans les guerres des années 80, la guerre civile algérienne des années 90, les attentats du 11 septembre 2001, et jusqu’à nos jours avec Al-Qaïda et l’Etat islamique ?
Comment le pays a revu toute sa communication en recrutant des cabinets de lobbying, en contractant avec les cinq plus grandes sociétés internationales de relations publiques (trois américaines et deux françaises), sachant qu’il ne disposait pas, par ailleurs, de diaspora pouvant lui servir de relais dans la mise en place d’un vaste réseau d’influence ?
Que nous apprend l’étude des Saoudi Cables ou Saoudi Leaks ? Sofia Farhat qui les a traduits et analysés, expose notamment comment s’explique le traitement différencié dans la presse arabe de la retentissante affaire Khashoggi, du nom de ce journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, longtemps proche du pouvoir, tombé en dissidence ou en disgrâce depuis 2017 et l’avènement de Mohammed ben Salmane, alias MBS, au statut de prince héritier et dirigeant de fait du pays. Exilé aux Etats-Unis, le journaliste obtient la nationalité américaine et tient une chronique dans le Washington Post. Il est assassiné dans les locaux du consulat d’Arabie saoudite, à Istanbul, le 2 octobre 2018, dans de sordides conditions, dégradant passablement l’image du pays à l’étranger. Si l’affaire fit grand bruit dans le monde occidental, elle eut aussi ses répercussions dans le monde arabe. Ainsi, en Irak, pays dépendant de l’argent saoudien pour sa reconstruction, on ne traita pas l’affaire Khashoggi de la même façon qu’au Liban. La rivalité entre l’Iran et l’Arabie saoudite dans le pays du Cèdre se refléta dans la façon dont les médias locaux couvrirent l’affaire, selon leur proximité ou leurs affinités politiques avec l’Arabie saoudite ou bien avec l’Iran. Comment, de son côté, la presse tunisienne a-t-elle couvert l’événement ?
Quelles sont en France les cibles du lobby saoudien ? Si l’opinion publique lui importe assez peu, les hommes politiques, les décideurs, les acteurs économiques, les faiseurs d’opinion, les élites des communautés musulmanes concentrent en revanche toute son attention. Demain, après avoir racheté Newcastle, l’Arabie saoudite parviendra-t-elle à acheter l’Olympique de Marseille (OM) ?
ET :
Retrouvez Bud au micro pour l’interview du groupe de métalcore français Mirizon. La formation propose une fusion de style vers le ‘core avec l’influence de violon, de chants clairs et de chants saturés.
La pratique de l’hypnose est autant une manière de vivre qu’une pratique thérapeutique. Celle ou celui qui pratique l’hypnose pour soi aime jouer avec ses perceptions.
Pourquoi modifier nos états de conscience ? Qu’est-ce la pratique de l’hypnose apporte à notre invité, Kevin Finel, qui la pratique et la partage largement autour de lui ?
Kevin Finel, fondateur de l’A.R.C.H.E
“La vie Voyage” d’Andrée Chédid, interprété par Eve Laudenback
Charif Majdalani, écrivain libanais, chef du département des Lettres françaises de la faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Saint-Joseph à Beyrouth, publie Dernière oasis aux éditions Actes Sud.
Dernière oasis est le huitième roman du Libanais Charif Majdalani. Un roman qui a bien failli ne jamais voir le jour. Si sa rédaction fut entreprise avant la plongée du Liban dans l’actuelle crise politique, économique et sociale, l’ampleur de cette crise dans un pays qui n’en manqua pas tout au long de son existence centenaire, ébranla la plume de l’écrivain pourtant confirmé. Comment produire de la fiction romanesque quand son pays s’effondre, se noie, dans l’indifférence des nations et l’incompétence, doublée de cynisme, de ses dirigeants politiques, aussi immuables que corrompus ? Face à un tel collapse, face à la détresse réelle des gens, comment écrire et publier quelque chose comme : « La marquise sortit à cinq heures » ?
Charif Majdalani se mit ainsi début juillet 2020 à l’écriture d’un carnet de bord, Beyrouth 2020. Journal d’un effondrement, publié à l’automne de la même année, aux éditions Actes Sud. Un journal qui fut à son tour contrarié, brutalement interrompu, un mois plus tard, par l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020 : il porte en conséquence, dans sa chair pour ainsi dire, la césure indélébile entre un avant et un après l’explosion. Que faire quand l’histoire, la brutalité des événements et la violence s’invitent dans la vie d’un écrivain et ses projets d’écriture ? Se complaire dans des dilemmes sans fin ? Partir ou rester au Liban ? Écrire ou ne pas écrire ? Abandonner la fiction romanesque pour un autre type d’écriture, celle du journal, genre littéraire à part entière, choix assumé d’un texte qui reste, malgré tout, destiné à être lu ? Sans abandonner pour autant la rédaction de son journal, dont la suite fera peut-être l’objet d’une nouvelle publication, le romancier trancha en faveur de la fiction romanesque et décida de publier le manuscrit de Dernière oasis.
Dans ce roman écrit à la première personne, le narrateur est un marchand d’art, spécialiste de l’Antiquité orientale, qui accepte la douteuse invitation, sonnant comme un défi, de venir expertiser les morceaux d’une frise assyrienne et de têtes sculptées provenant vraisemblablement de l’antique Khorsabad. Trésor de guerre ? Pillage ? Toujours est-il que pour accomplir sa mission, le narrateur se rend dans le nord de l’Irak, à la veille de la prise de la plaine de Ninive et de la chute de Mossoul entre les mains de Daesh, à l’été 2014. Dans un décor surréel, suranné, il attend la venue d’un certain général qui devrait lui en dire davantage. Cette attente devient matière à réflexion. Et clin d’œil au Désert des Tartares de Dino Buzzati. Si le temps semble avoir suspendu son vol, l’imagination s’empare des esprits pour échafauder toutes sortes de théories sur le rôle et la fonction des hommes dans l’histoire. L’histoire se répète-t-elle ? Tout est-il écrit d’avance ? Que peuvent les humains sur le cours des choses ? Y a-t-il de bonnes ou de mauvaises décisions ? L’analyse rétrospective d’un événement est-elle en mesure de nous livrer une vérité, d’indiquer par exemple, dans l’advenue de ce dernier, ce qui relève respectivement du pouvoir d’action d’un individu et du hasard, de l’aléa, de la pure contingence ? De quoi sommes-nous vraiment responsables ? De notre bonne ou mauvaise lecture (interprétation) des événements ? Que signifie notre volonté ou notre désir de rendre intelligible le théâtre du monde, envers et contre tout ? Autant de questions qu’il n’est plus temps de se poser quand l’histoire s’accélère et que le narrateur bascule dans l’horreur, le rocambolesque et les intrigues d’un polar sur la scène du Moyen Orient. Faut-il rechercher du sens à tout prix ? Question tragique et/ou tragi-comique ? Pourquoi la littérature en disant le monde, met-elle fin au chaos ? Serait-elle notre dernière oasis ?
ET :
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.