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Or


Avec Jean-Claude Mas, directeur de l’OIP
Depuis 1995, l’ONG française défend les prisonniers, lutte pour le respect des droits des détenus et plaide pour les alternatives à l’enfermement. L’OIP publie notamment le guide de prisonnier, les revu trimestrielle Dedans-dehors et de nombreux rapports à partir d’observations et de témoignages.
Aujourd’hui cet acteur indépendant connait de sérieuses difficultés financières qui pourrait le conduire à réduire drastiquement ses activités. L’OIP en appelle donc au soutien des citoyens pour soutenir ses actions. En effet, l’organisation a perdu 67% de ses subvention sen 10 ans. Les aides de l’État et des collectivités territoriales qui comptaient en 2014 pour plus de la moitié de ses ressources en représentent désormais moins de 20%.
Qui a intérêt à ce que soient tu le quotidien des personnes détenues ? Les condition déshumanisantes d’enfermement de toujours plus de personnes, avec une surpopulation carcérale qui atteint des niveaux record ? Qui voudrait faire taire les voix qui dénonce une politique pénale qui fait de l’emprisonnement sa clé de vouté, au prix d’un taux de récidive de plus de 60% ?
Ton chemin, voyageur se sont tes foulées,
Antonio Machado
« Et ne pas dégoupiller la grenade trop tôt, trop vite (…) en jouer ! »
Claire Heggen – lors d’un débat au Théâtre de la Marionnette à Paris Le Mouffetard, suite à la représentation de « L’Inventaire animé » en Mars 2024
Nous poursuivons notre échange avec Claire Heggen et Elsa Marquet Lienhart (AAC#42). Nous évoquons plusieurs créations du Théâtre du Mouvement (Encore une heure si courte, Blancs… sous le masque, Aeterna et L’inventaire animé, notamment).
Le Pierrot Lunaire d’Arnold Schönberg, interprété, mise en scène musicalement et dramatiquement chorégraphié par Elsa Marquet Lienhart, évoque son travail et ses récentes expérimentations d’un va et vient entre les musicalités, celles des sons comme celles des gestes, celles du mouvement.
Claire Heggen et Elsa Marquet Lienhart sont toutes les deux artistes pluridisciplinaires, mime, danseuse, chorégraphe, metteure en scène, scénographe, actrice, musicienne, instrumentiste, compositrice, pour essayer d’égrener tout ce qu’elles aiment et peuvent faire ensemble.
Formatrices, pédagogues exceptionnelles, maîtresses dans leurs arts et la façon de les transmettre, d’en donner les clés, d’ouvrir les portes et les « porté.es » – qu’il s’agisse de celles musicales ou de ceux corporels – et de créer de la musicalité, du contact, de la pensée, du mouvement, du rythme, du son, des images, des liens. Ah ! J’oubliais… elles sont toutes deux marionnettistes, évidemment ! Clowns aussi certainement… irrémédiablement !
Présentation (extrait) de L’Inventaire animé (création 2021)
Que faire alors du corps usuel du marionnettiste confronté à celui, fictif, de la marionnette ? Que doit-on regarder ? L’acteur marionnettiste ? La marionnette ? Ou la relation des deux ? Comment ça marche ? Comment organiser cette relation, entre discrétion et amplitude engagée ? Comment se mettre au service de qui, pour créer du sens, de la poésie, du drame ? Qu’est-ce que je fais faire à l’objet ?
Qu’est-ce que l’objet me fait faire ?
Lors de cette conférence mouvementée, nous ouvrirons notre boîte à outils, constituée d’un abécédaire ludique et d’une grammaire de la relation. Montrer, démonter, remontrer à partir de dé-monstrations techniques, extraits de spectacles, improvisations, jeux métaphoriques, pour donner à voir une pensée du geste, une pratique de l’altérité et une dramaturgie de l’entre-deux.
C’est une recherche artistique et pédagogique sur une grammaire de la relation corps vivant / corps marionnettique, fruit d’une réflexion, entre autre, sur la notion de « service » qui consiste, selon les enjeux dramaturgiques, à choisir les moyens pour centrer le regard des spectateurs sur le corps de l’acteur, ou bien sur l’objet marionnettique, ou encore sur la relation entre les deux. D’où la nécessité d’en nommer les principes en jeu et d’en établir une terminologie.
Cette recherche est aussi un envisagement des modes d’énonciation de l’acteur marionnettiste vis-à-vis de son objet, favorisant l’émergence d’esthétiques renouvelées, et l’éclairage d’une dramaturgie, de l’entre-deux de la rencontre de l’objet et du sujet.
Envisager, sélectionner, expérimenter, mettre en regard, énoncer, pour transmettre.
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Il y a un plan gouvernemental, qui veut promouvoir le sport pour tous, partout. C’est 500 millions d’euros pour 10 000 stades. Aujourd’hui on va donc parler infrastructure cyclable. Pas la piste cyclable qui va nous mener du point A au point B. Plutôt, celle qui va nous faire tourner en rond, en boucle. Celle qui est une destination en soit. Celle qui va donner envie de s’amuser sur un vélo. Si ça se trouve, nous tous qui faisons du vélo, on le fait parce que c’est amusant le vélo. Amusant avant d’être pratique ou économique ou même écologique. Si ça se trouve, celles ou ceux qui préfèrent leur voiture, ils (ou elles) n’ont jamais trouvé le vélo amusant. Mon invité d’aujourd’hui, son métier, est là. Rendre le vélo amusant. Nicolas Lovera est créateur de stades urbains, et si possible, pumptracks.
Petite finale ou grande finalité. L’étude mentionnée par Abel dans sa chronique est là.
Musique : I love it (Feat. Charli XCX) Icona Pop
Réalisation : Jérôme Sorrel / Montage final et mise en ligne : Olivier Grieco.
Plus vous ferez votre propre régime de signes, moins vous serez une personne ou un sujet, plus vous serez un « collectif », qui en rencontre d’autres, qui se conjugue et se croise avec d’autres, réactivant, inventant, suturant, opérant des individuations non personnelles.
Nietzsche d’après Gilles Deleuze
Sa présence advient par le corps, corps-objet qu’elle présente et représente, qu’elle re-présente encore car c’est au corps de questionner ses résistances intimes, au corps de montrer les transformations des individus, c’est au corps de se confronter aux objets, le corps encore qu’elle relie, attache, colle, aux matériaux, aux bâtiments, le corps qu’elle enroule et déroule autour d’un objet et d’une interrogation, le corps qu’elle conjugue maintenant aussi au langage pour relever, pour révéler, les décalages qui troublent, qui font confusion.
Pour Nataska Roublov le corps est (une) matière à réflexion(s), c’est par lui et les relations qu’il entretient ou entame avec les objets, qu’elle peut définir, par lui qu’elle désigne et identifie, discours, représentations normatives, c’est lui qu’ainsi mis en scène déconcerte, surprend, rend vertigineuses les approches et les perceptions qu’elle réveille.
Nataska Roublov est architecte, performeuse. En résidence à partir de septembre 2024 dans l’espace DOC!, elle présentera sa trilogie de l’inceste, divisée par 2 qui font 6 thèmes, La fille de l’est, La Fille de l’est au pays Désobéissance, et J’ai toujours rêvé d’avoir des cheveux élastiques, en collaboration avec l’artiste Feriel Boushaki.
« Il faut être loin et près à la fois. »
Étienne Decroux
« Pour moi, la pensée du mouvement nourrissait le mouvement de la pensée et inversement. Je retrouvais ainsi mon interrogation sur le « comment ? »
Claire Heggen
« Un art suppose une analyse, une décomposition, une recomposition (comme en chimie). *Tout est dans la manière. »
Paroles sur le mime – Étienne Decroux
Bonjour, et merci Claire Heggen, merci Elsa Marquet Lienhart, de nous accueillir à Pantin pour cette conversation, cet échange entre vous, avec nous. Vous avez un lien « fort », vous êtes mère et fille, toutes deux et en même temps !
Vous êtes toutes les deux artistes pluridisciplinaires, mime, danseuse, chorégraphe, metteure en scène, scénographe, actrice, musicienne, instrumentiste, compositrice, pour essayer d’égrener tout ce que vous aimez et pouvez faire ensemble. Vous êtes aussi des formatrices, pédagogues exceptionnelles, maîtresses dans vos arts et la façon de le transmettre, d’en donner les clés, d’ouvrir les portes et les « porté.es » – qu’il s’agisse de celles musicales ou de ceux corporels – et de créer de la musicalité, du contact, de la pensée, du mouvement, du rythme, du son, des images, des liens. Ah ! J’oubliais… vous êtes toutes deux marionnettistes, évidemment ! Clowns aussi certainement… irrémédiablement !
Claire, quand tu es sur scène, tu crées avec ton public ce « surcroît », celui dont parlait Étienne Decroux, je crois : « Et le reste vous sera donné par surcroît »… phrase biblique qu’il aimait citer… il y a un vide, un silence, un possible, un creux, une vague, un en devenir, un tissage invisible que tu soulignes, un quelque chose, une suspension, un surcroît qui agit ? Sur les bords, dès que tu joues, dès que ça joue. Comment ça marche ?
Du Gaz à tous les étages, au vélo à tous les niveaux. Quand on évoque l’expression “Plan Vélo” on entend souvent “Plan Vélo National”. L’intention politique est alors impulsée par un ministère. Parfois c’est au niveau de la Première Ministre (Elizabeth Borne), parfois, souvent au niveau du ministère de la transition écologique (en ce moment, c’est Christophe Bêchu). A l’autre bout du spectre, les Plans Vélos ont en parle au niveau Municipal. Paris (par exemple) avec Anne Hidalgo (Bertrand Delanoë et pourquoi pas Jean Tiberi aussi comme l’évoquait Abel Guggenheim). Ou Grenoble, ou Lyon. Entre le niveau national et municipal, est-ce le désert cyclable ? C’est ce que nous allons voir au niveau départemental, avec nos invités du jour. Ils travaillent au département des Yvelines. Le 78, est-ce la terre de tous les vélos ?
Abel est dans la place, comme toujours.
Musique : Ben DJ Thinkin’ Bout You
Patrick Crespel dans le parc de la cité Universitaire de Paris
Après la promenade contée dans le parc de la Cité Universitaire que Patrick Crespel à donné le 19 mars dernier, nous écoutons avec vous les meilleurs contes qu’il y dit. Et les meilleurs contes des conteurs de l’émission.
Patrick Crespel – l’Âne et la Lune
Patrick Crespel – l’Oiseau qui Parle
Corinne Romain-Sonove – Chronique et poésie : Les Fontaines
Ariel Tiebaut – Les Siffleurs d’Oiseaux
Patrick Crespel – La Montre
Patrick Crespel – La Méditerranée
Envie d’une ballade contée avec PAtrick Crespel ?
L’annuaire du conte sur paris, sa région : Cabaret Contes
Il était une fois une lumière sociologique qui irradia le monde. Pas Weber, pas Marx pas Goffman ou pas Elias.
Une œuvre collective sublime réunissant des militants, des chercheurs, des dessinateurs, tout un monde de traqueurs. Des Traqueurs ? Mais qu’est-ce que c’est ? C’est une nouvelle espèce de penseurs, acharnés, précis et pétris d’ironie. Ils ont inventé un langage, accessible au plus grand nombre, sans rien renoncer de la précision scientifique.
Sur la forme, c’est une bombe.
Ces gens-là vous troquent le néolibéralisme comme jamais, en illustrant le livre des mille facettes de la démolition actuelle entreprise par les élites politiques et les capitalistes : la “caste managériale public-privé”.
C’est sur le fond, une synthèse qui résonne comme un procès.
Hôpital, cantines pour les enfants, forêts, sauvetage et pompiers, écoles et Universités, autoroutes et toutes les routes, maternités, tout est passé au peigne fin. Ils ont leurs mots pour le dire ce “massacre”, disséqué avec leurs lamelles de biologistes devant un patient qui meurt : les services publics. Lisez les portraits incroyables, documentés, des “killers”, c’est à dire aussi des petites mains, des intermédiaires. La valeur du service public est la bible séculière attendant son Armageddon.
Entre les formations très techniques de data scientists ou de développeurs d’IA et les formations de plusieurs jours au prompt engineering et à la création visuelle, il existe encore peu d’initiation et de démarche présentielle de mise de pied à l’étrier.
C’est pour cela que nous avons souhaité aller à la rencontre d’une formatrice qui s’est donné pour mission de sensibiliser un maximum de personnes curieuses. Cette formatrice m’a permis de venir assister à un de ses ateliers pour comprendre les motivations et le ressenti de ses stagiaires face à l’IA.
Pour cet épisode 28, nous avons donc rencontré Sophie Arasse, une artiste, une motion designer, spécialiste et formatrice sur Adobe Première et After Effects, qui a souhaité partager sa découverte et son enthousiasme pour l’IA générative avec des groupes d’utilisateurs souhaitant être accompagnés dans leurs premiers pas.
C’est d’ailleurs la 1ère recommandation du rapport de la commission de l’intelligence artificielle remis au président de la République le 13 mars 2024 : « Recommande n°1 : Créer les conditions d’une appropriation collective de l’IA et de ses enjeux en lançant un plan de sensibilisation et de formation de la nation. »
On ne peut qu’être d’accord ici avec cet objectif. C’est d’ailleurs en partie l’objectif de Parlez-moi d’IA. Monsieur le président, n’hésitez à dire à toute la nation d’écouter Parlez-moi d’IA lors de votre prochaine allocution. Plus sérieusement et concrètement comment on fait ?
Pour aller dans ce sens, Microsoft annonce dans la foulée de cette recommandation le lancement de son plan « A vous l’IA ». Dixit Microsoft, un grand mouvement de mobilisation nationale pour démocratiser l’adoption de l’IA. Dans les faits, l’objectif de former 100.000 français, actifs comme étudiants, chefs d’entreprise comme salariés, associations ou encore entrepreneurs sociaux. Pourquoi pas mais il va falloir aimer le e-learning et les formations en ligne sur Emploi Store (pour les demandeurs d’emploi), sur LinkedIn Learning et les MOOCs de Mandarine Academy.
C’est surement très bien mais cela laisse encore beaucoup de monde sur le côté de la route. Ceux qui ont besoin de présentiel. Ceux qui apprécient le contact humain pour se faire embarquer sur cette nouvelle route.
Et bien pour ça, il existe des formatrices et des formateurs, souvent des passionnés, des artistes, comme Sophie Arasse, qui ont envie de transmettre leur passion et leur savoir-faire en séances présentielles. Nous sommes allés assister à son atelier et rencontrer ses stagiaires. On vous emmène découvrir les ateliers d’initiation à l’IA générative.
Programmation musicale : Garlaban
Mixing Paint, de Human interest
Voix de Eliza : Lisa Bretzner
Réalisation : Jérôme Sorrel / Montage final et mise en ligne : Olivier Grieco.
« Parlez-moi d’IA » est un programme de vulgarisation de la data et de l’IA. Les échanges sont le moins technique possible. L’émission prend la forme d’un dialogue entre Jean-Philippe CLEMENT et son invité.e. où ils cherchent à comprendre et expliquer ce qui change dans nos vies, dans nos métiers, dans notre société avec cette évolution technologique de la data et de l’IA. En 30 minutes, ils essayent de mieux comprendre ces nouveaux outils sous leurs aspects sociétaux, culturels, sociaux, éthiques et pourquoi pas politique. C’est le voyage de Candide en IAstan.
Aidez-nous à améliorer cette émission en répondant au questionnaire des auditeurs ici : https://linktw.in/RnCBIv
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.