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Or


« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
« (…) il faut bien commencer par s’occuper du socle si l’on veut en finir avec la statuaire triomphante ! Contrairement au jardin et ses envies de liberté, le socle exprime ici notre résistance à vouloir déconstruire. Dans Art. 13, la statue de la pièce est aussi particulière. Elle évoque cette vénération de nos sociétés occidentales pour le corps. Elle est une sorte de célébration de notre maîtrise contemporaine et libérale du corps qui le sculpte et le commercialise. »
Phia Ménard – avril 2023
« Vous ne savez pas marcher, vous ne savez pas courir, et il va falloir voler »
Hervé Diasnas – la danse clandestine
Phia Ménard est circassienne, jongleuse, chorégraphe, danseuse, metteure en scène et interprète, fondatrice de la Cie NON NOVA.
Avec Phia Ménard, nous allons évoquer l’incroyable performance de Marion Blondeau dans ART.13. Comment dans son parcours, le mouvement, la danse qui la danse, se font là, percent des trous, luttent, confrontés à l’indécence d’un terrain hostile, jardin à la française flambant neuf et sa cohorte de machines bruyantes et destructrices. Terre d’accueil ? Ou dernier spot pour les jeux olympiques ? Comment, avec son doudou qu’on devine un Lapin et qu’elle veut décoincer du socle immense de la statue qui l’écrase, cette figure, étrange étrangère, telle une Alice, au lieu qui la nie, tente de ré-habiter le pays et peut-être réinventer l’endroit où survit ce « ça qui est merveilleux », la situation est clownesque, beckettienne !
La façon de faire, l’arte povera, de la cie Non Nova, un théâtre à vivre autant qu’un théâtre à voir, est depuis toujours radicale et subversive, elle ne laisse pas tout le monde à l’aise, loin de là… La cie Non Nova fabrique un cirque autrement, une sempiternelle parade, un cortège de transformations, de questionnements, des sabbats de sorcières, des rituels de femmes en lutte face à des murs, ou encore des Parthénon entiers à déconstruire, une « maison mère » fragile, des pluies, du vent, des rafales de vent, des blocs de glace, des brouillards, des figures qui se battent et conspirent, tentent la conjuration des frontières, touchent les limites, débordent, défont les récits, trouvent une langue. Laquelle, celle de nos communs ? Dans la quête et débrouillardise pour survivre, tout raconte déjà, c’est du brut, tout vrille, tout devient possibles, possiblement trouées, trous d’air, trous en terre, trouées de lumière.
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
l’esprit du charbon est-il dans le saucisson ?
Je ne sais pas si ça bouillonne mais en tout cas ça charbonne. Les créateurs de mode disent tous s’inspirer de ce qu’ils voient dans la rue. Ce qu’ils ressentent de l’air du temps. ils l’interprètent. Ils le dessinent. Le vélo ça devrait être comme la mode, sans jamais être à la mode. Ce qui est intéressant quand on observe le vélo, ses acteurs, ses institutions, ses pratiquants, ses usagers c’est de constater une sorte de grand écart. D’un côté, on peut ressentir une certaine lourdeur, le poids des habitudes, “le vélo, ça fonctionne comme ça”. Un manque d’audace général. On respecte les codes. On se prend au sérieux. Le vélo, c’est sérieux.
Et puis quand on observe les pratiquants, les usagers, ils s’en foutent des codes. Juste parce que le vélo ça n’a peut-être pas besoin d’être si sérieux. Est-ce que le vélo c’est d’abord une histoire de potes. Une envie de partir, de sortir, de vivre des trucs ensemble ? Et si Louis Derrien et Agathe Bondil tenaient ce genre de propos ? Écoutez-les vous verrez. (oui écoutez avec les oreilles et voyez avec les yeux, c’est la magie de la radio).
Musique : Big Soul – Le Brio (Branchez la guitare)
Réalisation : Jérôme Sorrel / Montage final et mise en ligne : Olivier Grieco.
Pour retrouver Charbon cycling sur instagram, c’est là.
Cette semaine nous allons à la rencontre d’Albert. C’est le nom de code d’un projet de modèles d’IA générative spécialement déployés et entrainés pour les services publics français. L’administration française d’État configure ses propres outils IA pour mieux servir les administrés !
C’est Pierre-Étienne Devineau, ingénieur, mathématicien, spécialiste en data science, aujourd’hui responsable scientifique et technique à la direction interministérielle du numérique (DINUM), en charge de développer et de déployer des algorithmes au sein des services publics qui nous fait découvrir Albert.
Concrètement comment l’État utilise l’IA générative ? Comment ces nouveaux outils peuvent aider les agents publics à mieux servir les usagers ? La France arrivera-t-elle ) à mettre en place tout cela en restant indépendante vis-à-vis des grands acteurs du numériques ? L’administration est-elle souveraine dans l’usage de l’IA pour les services publics ? Avons-nous vraiment les compétences au sein de l’Etat pour réaliser ce type de projet ?
Nous avons posé toutes ces questions et bien d’autres à Pierre-Étienne Dévineau qui nous a répondu en toute transparence.
Programmation musicale : Garlaban
A Token of gratitude de The Radio Dept
Réalisation : Jérôme Sorrel / Montage final et mise en ligne : Olivier Grieco.
« Parlez-moi d’IA » est un programme de vulgarisation de la data et de l’IA. Les échanges sont le moins technique possible. L’émission prend la forme d’un dialogue entre Jean-Philippe CLEMENT et son invité.e. où ils cherchent à comprendre et expliquer ce qui change dans nos vies, dans nos métiers, dans notre société avec cette évolution technologique de la data et de l’IA. En 30 minutes, ils essayent de mieux comprendre ces nouveaux outils sous leurs aspects sociétaux, culturels, sociaux, éthiques et pourquoi pas politique. C’est le voyage de Candide en IAstan.
Aidez-nous à améliorer cette émission en répondant au questionnaire des auditeurs ici.
4e émission en direct vendredi 3 mai 2024 de 20 h à 21 h (voire jusqu’à 22 h).
Le thème : les émissions de Cause Commune sur les cultures numériques
Avec également Antanak dont le local est à côté du studio de la radio.
Lors de l’émission, vous pouvez nous appeler en direct au 09 72 51 55 46 ou intervenir sur le salon web dédié à l’émission.
À l’oreille :
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Virgile Caillet en pleine présentation (2019)
C’est paradoxal, d’un côté, la dernière fois que l’on a vu autant de cyclistes à Paris ou ailleurs, c’était probablement dans l’entre deux guerres. De l’autre, le marché du vélo est en berne. D’un côté, l’État n’a jamais mis autant d’argent pour soutenir le vélo et son développement. En même temps il n’a jamais mis autant d’argent pour soutenir la voiture, l’avion… Le marché mondial du vélo est sur un plateau.
Et la France ? Comment le marché du cycle en France se porte-t-il ? Spoiler : ça va pas fort, c’est pas comme St-Yorre.
Avec nous Virgile Caillet, secrétaire Général de l’Union Sport & Cycles. Ce syndicat professionnel vient de présenter son Observatoire du cycle 2023 ce matin. Tentons de lire un peu entre les lignes ce qui a été présenté. Le vélo, un marché de plomb ? et quels remèdes ?
Pour avoir quelques chiffres posés, un article sur weelz.fr vous attend, là.
Musique : Coup d’fouet Christophe
Réalisation : Jérôme Sorrel / Montage final et mise en ligne : Olivier Grieco.
Dans cette émission, des personnalités hors du commun nous livrent des témoignages glaçants, avec pudeur, quant à leur jeunesse difficile au sein de leur famille et leur construction ou reconstruction par le sport, leurs combats aussi.
Depuis le début de l’année 2024, nous allons doucement vers les Jeux, en parlant de ceux qui les font, les ont faits, en rêvent : nous avons ainsi abordé les relations des jeunes avec le sport, la relation enfant-parent-entraîneur, notamment avec des parents qui ont voulu être des champions eux-mêmes, l’engagement de sportifs de haut niveau, dans l’histoire et aujourd’hui. Nos invitées vont illustrer cela
Tony Estanguet, le président de Paris 2024, aime à le répéter « le sport peut changer des vies ». On le vérifie régulièrement à cette antenne. Et on essaie de faire que cela soit pour le mieux, et non pour le pire. Il en sera beaucoup encore question dans cette émission. Et cette expression est d’ailleurs utilisée par 2 de nos invitées dans leur ouvrage.
Mes plus vifs remerciements aux trois intervenantes pour leur courage, leur pugnacité et surtout leur confiance. Elles viennent nous transmettre des histoires douloureuses, des parcours compliqués, des messages importants, ce qu’elles ont fait et veulent faire de tout cela. A ne pas manquer.
Un grand merci à Jérôme Sorrel pour la réalisation.
Dans cet épisode, nous évoquons ce documentaire sur les travailleurs du clic et de l’IA, « En attendant les robots », qui fait beaucoup parler de lui dans les festivals, avec ses très nombreuses sélections et des prix prestigieux. Il est désormais disponible pour le grand public sur plusieurs plateformes.
Avec l’IA, il y a différentes sortes de mythes qui ont été réactualisés. Il y a notamment celui de la fin du travail fastidieux pour les humains, remplacés par des machines.
Ce déclassement, ce remplacement des humains par les machines fait peur. On voit de plus en plus de services d’IA qui proposent de faire plus ou moins bien des tâches à la place des travailleurs ; dans la traduction, dans l’audiovisuel, dans l’administratif d’entreprise…
Il fait peur mais il fascine aussi. Car l’argumentaire pour rendre cela acceptable est de dire que cela remplace les tâches à faible valeur ajoutée et automatisable. Cela va libérer l’humanité. A tel point que Sam Altman, le patron d’Open AI, la boite derrière ChatGPT, a dit récemment qu’il fallait de nouveau réfléchir au concept de revenu universel car l’IA pourrait nous permettre cette société sans travail usant.
Peut-être qu’on y arrivera un jour mais pour le moment, on en est bien loin. Plusieurs études et enquêtes ont démontré que pour le moment, l’IA a encore énormément besoin des humains pour fonctionner, pour être entraînée, pour être supervisée.
D’ailleurs, ce besoin d’humain avant la révolution du travail, notre invité du jour en a fait un documentaire de fin d’études qui s’appelle « En attendant les robots ». Le film fait actuellement le tour des festivals et c’est une avalanche de prix.
Programmation musicale : Garlaban
Gmaps du groupe Cowboyy
Voix de Eliza : Lisa Bretzner
Réalisation : Jérôme Sorrel / Montage final et mise en ligne : Olivier Grieco.
« Parlez-moi d’IA » est un programme de vulgarisation de la data et de l’IA. Les échanges sont le moins technique possible. L’émission prend la forme d’un dialogue entre Jean-Philippe CLEMENT et son invité.e. où ils cherchent à comprendre et expliquer ce qui change dans nos vies, dans nos métiers, dans notre société avec cette évolution technologique de la data et de l’IA. En 30 minutes, ils essayent de mieux comprendre ces nouveaux outils sous leurs aspects sociétaux, culturels, sociaux, éthiques et pourquoi pas politique. C’est le voyage de Candide en IAstan.
Aidez-nous à améliorer cette émission en répondant au questionnaire des auditeurs ici : https://linktw.in/RnCBIv
En mars 2022, dans une maison d’arrêt des Comores, douze hommes ont écrit des poèmes et fait de la musique. Ils ont créé et défendu un spectacle au pied des grilles de la prison. Puis, ils se sont promis de continuer à porter leurs textes et leurs voix partout, tout le temps. Étienne et Samy les ont ramenés en Auvergne, ils en ont fait un spectacle “Nos grilles” et ils nous en parlent à la radio.
“Nos grilles est un projet de Semer en Territoire, avec le soutien précieux et l’amitié de l’Alliance Française de Mutsamudu et de l’Ambassade de France aux Comores.
En septembre 2021, l’Alliance Français de Mutsamadu, aux Comores, a invité l’association auvergnate Semer en Territoire à mener sur l’île d’Anjouan une expérimentation poétique similaire à celle menée au sein de l’hôpital Psychiatrique Ste Marie de Clermont-Ferrand.
Après peu de recherche, nous avons compris que le seul dispositif d’encadrement psychologique de l’île était la maison d’arrêt de Koki, située à une dizaine de kilomètres dans les terres. Peut-être avons-nous mal compris. Dans tous les cas, un travail de médiation a été mené au sein de la prison pour former un groupe de volontaires.
L’Ambassade de France aux Comores disposant d’un dispositif de soutien à la modernisation des prisons de l’archipel, s’est également associé au projet et à l’invitation lancée pour permettre la venue de deux intervenants, ainsi avons-nous voyagé en duo.
Le groupe composé de six prisonniers, de trois poètes, de deux musiciens et d’un animateur culturel a ainsi écrit des poèmes, imaginé des dispositifs de chants, de déclamation, pendant deux semaines puis a proposé une performance inédite au sein de la maison d’arrêt le 22 mars 2022.
Rapidement, la question s’est posée de la suite de ce projet joyeux, enthousiasmant. Nous avons convenu que chacun à son endroit devrait continuer à porter cette expérience, notre rencontre, notre fraternité autodénommée Karibu Vanille. Petit Boss, un des prisonniers récemment libéré fréquente maintenant un atelier de Slam. Slafouète et Ibrahim, les deux poètes, portent de nouvelles expérimentations similaires auprès des publics scolaires d’Anjouan.
L’Alliance Française de Mutsamudu a organisé à l’occasion des célébrations du 50e anniversaire de l’Institution une grande exposition de photographies, des textes et d’enregistrements du projet.
Nous, Étienne Russias et Samy Chantelauze Yassine, défendons maintenant les textes écrits sur scène dans une performance musicale et littéraire : Nos grilles. La lecture y est accompagnée d’enregistrements, des voix, des chants, et de musique live.
Le texte de la performance, augmenté de quelques poèmes inédits, et les photos que Samy Yassine a prise à Anjouan a été publié en un recueil en novembre 2022 aux Éditions puydomoises L’Ire de l’Ours .
De nouvelles dates et opportunités de restituer le travail mené sont en cours de dessin. A chaque fois que c’est possible, nous proposons d’associer des ateliers d’écriture poétique à la performance, reproduisant ainsi les dispositifs imaginés à Anjouan et vérifiant à chaque fois que nous sommes tous poètes”
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.